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Affinerie, haut fourneau dite Forge Basse, puis scierie, puis usine de noir pour fonderie, puis usine de produits pyroligneux dite S.A. des Produits Pyroligneux de Bologne

Dossier IA52070313 inclus dans Généralités réalisé en 1989

Fiche

  • Logement de contremaître (R) vu depuis le sud-est
    Logement de contremaître (R) vu depuis le sud-est
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • four industriel
    • salle des machines
    • entrepôt industriel
    • atelier de réparation
    • hangar industriel
    • pièce de séchage
    • cheminée d'usine
    • transformateur
    • bureau
    • vestiaire d'usine
    • cour
    • logement patronal
    • logement de contremaître
    • logement d'ouvriers
    • passerelle
    • magasin industriel

Dossiers de synthèse

Précision dénomination usine de noir pour fonderie
usine de produits pyroligneux
Appellations dite Forge Basse, puis usine de produits chimiques dite S.A. des Produits Pyroligneux de Bologne
Destinations scierie, usine de produits chimiques
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, four industriel, salle des machines, entrepôt industriel, atelier de réparation, hangar industriel, pièce de séchage, cheminée d'usine, transformateur, bureau, vestiaire d'usine, cour, logement patronal, logement de contremaître, logement d'ouvriers, passerelle, magasin industriel
Dénominations affinerie, haut fourneau, usine de produits chimiques
Aire d'étude et canton Haute-Marne - Bologne
Hydrographies Marne dérivation de la
Adresse Commune : Bologne
Lieu-dit : Forge Basse
Adresse : 10-14 rue des Pyroligneux
Cadastre : 1828 E 73 à 77 ; 1980 ZD 22 à 38

Usine métallurgique mentionnée au 18e siècle ; reconstruction vers 1823. Restauration du haut fourneau en 1839 ; en 1847 (date portée), restauration à nouveau et installation d'une nouvelle soufflerie. L'atelier de fabrication (B) porte la date 1855. En 1886, cessation de toute production métallurgique. Etablissement d'une scierie dans l'ancienne forge en 1897 ; fabrique de noir pour fonderie après 1902 ; fabrique de produits pyroligneux à partir de 1910. Cheminée d'usine édifiée en 1910 ; hangar installé en 1919 ; tour de distillation bâtie vers 1930 ; four continu et séchoir installés vers 1952 ; bureau bâti vers 1960. Cessation d'activité en 1984 ; site signalé désaffecté en 1989, lors de l'enquête initiale. En 2013 (complément d'enquête), plusieurs bâtiments (notamment A, B, E, F, H et I) sont trouvés détruits. Haut fourneau et affinerie au charbon de bois ; four à puddler introduit vers 1830 ; spécialité de l'usine vers 1860 : accessoires pour locomotives ; installation d'une turbine de 30 CV en 1897 ; production d'électricité à partir de 1900. En 1989 (enquête initiale), présence d'une turbine d'une dynamo et d'une machine à vapeur portant l'inscription anciens ateliers Legavrian Crepelle et Garand 1889 expositions universelles Paris 1900 machines à vapeur Corliss et Wheelock ; productivité accrue par le four continu installé vers 1952. 1834 : 29 ouvriers ; 26 hommes et 4 enfants employés en 1847 ; 1858 : 30 ouvriers ; 1984 : environ 40 ouvriers.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1847, porte la date, daté par source, daté par tradition orale
1855, porte la date
1910
1919

Site industriel desservi par embranchement ferroviaire. Tour de distillation (C) : brique creuse, pan de fer ; hangar (J) : en rez-de-chaussée, métal en couverture ; bureau (W) : en rez-de-chaussée, enduit. Cheminée d'usine (M) de 30 mètres de haut, en brique. Les bâtiments A, B (anciens ateliers de fabrication en rez-de-chaussée, shed), E (salle des machines, en rez-de-chaussée, en brique), F (entrepôt), H et I (hangars) n'existent plus en 2013.

Murs pierre
brique
brique creuse
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
moellon
pan de fer
Toit tuile mécanique, tuile plate, ardoise, métal en couverture
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvrements charpente métallique apparente
charpente en bois apparente
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
shed
croupe
demi-croupe
lanterneau
pignon couvert
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
Énergies énergie hydraulique
énergie thermique
énergie électrique
turbine hydraulique
machine à vapeur à piston
moteur électrique
Typologies rectangulaire, arc segmentaire, arc plein-cintre
États conservations établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété privée
Éléments remarquables machine de production

Annexes

  • HISTORIQUE

    18e siècle : La forge basse est la propriété du baron du Thiers.

    An 9 : La forge basse comporte deux feux et un fourneau.

    1813 : Mme Crozat de Thiers, veuve de Béthune, possède la forge basse composée d'un haut fourneau, de deux feux de forge, d'un bocard et d'un patouillet.

    1823 : La forge est reconstruite sur un nouveau plan. L'un des feux, qui ne roulait pas depuis de nombreuses années, est remis en activité.

    24 mai 1824 : Décès de la marquise de Béthune.

    1825 : Vente de la forge basse par les héritiers à Mion-Bouchart.

    Vers 1830 : Installation d'un four à puddler.

    1834 : L'usine est composée d'un patouillet, d'un haut-fourneau au charbon de bois, d'un four à puddler, d'un foyer d'affinerie au charbon de bois, d'un marteau de 350 kg, d'une roue à godets et de trois roues à aubes, force 19. L'usine occupe 29 ouvriers. 1835 : Mion dirige la forge avec Huin.

    1839 : Le haut-fourneau est restauré. Béguinot date l'équipement à l'air chaud du fourneau de cette époque.

    1844 : Mion vend l'usine à Lavocat.

    1845 : La forge se compose d'un four à puddler, de deux foyers de réchauffage, d'un marteau de 350 kg, de deux marteaux de 250 kg et d'un martinet de 120 kg.

    1847 : Le haut-fourneau est restauré. Une nouvelle soufflerie est mise en place. A cette date, 26 hommes et 4 enfants travaillent à la forge.

    1858 : 30 ouvriers.

    Vers 1860 : La forge basse produit des tampons, essieux et accessoires pour locomotive. Elle détient des brevets d'invention et de perfectionnement pour la fabrication des tampons de Wagons et des essieux.

    1870 : Peu après cette date, d'après Béguinot, le haut-fourneau s'éteint.

    1886 : Cessation de toute production métallurgique.

    11 mai 1894 : Frison achète l'usine. Elle consiste en une grande halle qui abritait autrefois les marteaux, un bâtiment qui servait de maréchalerie, un bâtiment distribué en 4 logements d'ouvriers, un bâtiment qui abritait les deux roues de la soufflerie, l'ancien haut-fourneau, un petit bâtiment qui abritait la machine soufflante, un ancien logement de contremaître, un petit bâtiment situé entre les deux biefs qui servait de logement d'ouvriers, un petit bâtiment ayant servi de tournerie.

    1er janvier 1897 : Frison loue à Fouilloux une partie de l'usine, dont l'ancienne halle à marteau qui servira de scierie. Fouilloux y installe une turbine de 3° chevaux. Il fabrique également des sièges.

    1898 : Frison est autorisé à installer une turbine électrique (celle-ci existe toujours).

    1900 : La forge basse procure l'électricité au village de Bologne.

    13 octobre 1902 : Octave Roux achète la forge basse pour y établir une usine de noir pour fonderie. Ce noir est obtenu grâce à des cylindres broyeurs, mus par l'énergie hydraulique, à partir de charbon minéral, végétal et de plombagine.

    Roux possède une usine de ce type à Haybes dans les Ardennes et à Aublain en Belgique

    1909 : Création de la S.A. des produits pyroligneux de Bologne au capital de 150 000 F.

    1910 : Installation d'une usine de distillation de bois en vase clos ayant pour but principal la fabrication de l'acide pyroligneux ou méthylène.

    La cheminée en brique est élevée la même année.

    1919 : Construction d'un hangar de fabrication américaine. Henri Chemin dirige l'usine.

    Vers 1925 : Incendie à la suite duquel sont refaits les toits de l'ancienne forge et de l'ancienne halle qui abritait le haut-fourneau et qui sert alors à la distillation de l'alcool de bois.

    Vers 1930 : Création de la tour de distillation.

    Vers 1952 : Création du four continu, du séchoir et du hangar de stockage du charbon de bois.

    Vers 1960 : Création d'un bureau à côté d'anciens logements transformés en vestiaire et salle d'archive.

    1984 : Cessation d'activité. Une quarantaine d'ouvriers licenciés.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Marne. Annuaire de la Haute-Marne. 1859-1860.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes
  • AD Haute-Marne : J125, J207. Fonds Savonret (?).

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : J125, J207
  • AD Haute-Marne : 145M 144. Etablissements dangereux, insalubres ou incommodes. Produits chimiques (fabriques de). 1867-1915. [145S 44].

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 145M 144
  • AD Haute-Marne : 209 M9. Industrie. Statistique industrielle. 1825, 1828, 1834.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 209 M9
  • AD Haute-Marne : P 254. Valeur locative des maisons et usines. 1838-1847.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : P 254
  • AD Haute-Marne : Série Q. Hypothèques. Vol. 1282, art. 32.

    Vol. 1282, art. 32 Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : Série Q
  • AD Haute-Marne : 130S 28. Bologne. Moulins et usines.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 130S 28
  • Archives privées. Actes de ventes. Photos.

Bibliographie
  • BEGUINOT, Pierre. Une grande industrie haut-marnaise disparue : la production de la fonte et du fer. Chaumont, 1979. 293 [263] pages.

    p. 96-99