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Ancienne abbaye de Chéhéry

Dossier IA08002524 réalisé en 2015

Fiche

Ancien domaine du chapitre métropolitain de Reims, l’ancienne villa de Chéhéry (08- Châtel-Chéhéry) a été donnée par les chanoines à Gonthier, abbé de la Chalade, afin qu’il y construise un monastère de son ordre. Fondée en 1147 en rive droite de l’Aire (dioc. de Reims) à peu de distance du diocèse de Verdun, en tant qu’arrière-petite-fille de Clairvaux via Trois-Fontaines, l’abbaye fut néanmoins placée sous la paternité de cette dernière à partir de 1189. Chéhéry devint un établissement d’importance moyenne dont il est bien difficile aujourd’hui de retracer l’histoire qui ne se saisit que par bribes tant ses archives ont été amoindries par les différents conflits, et dont les restes ont été soustraits à la Révolution par de peu scrupuleux acquéreurs. L’essentiel de ce qui a pu être tiré de l’oubli provient des recherches louables, tant bibliographiques qu’archivistiques, menées par J. Jailliot entre 1895 et 1903 (”Recherches sur l’abbaye de Chéhéry”, Revue d’Ardenne et d’Argonne, 1895 à 1903). Tous les auteurs qui ont suivi se sont largement inspiré de ses travaux quand ils ne les ont pas purement et simplement recopiés (Leriche, 1979). Parmi les principaux donateurs, on compte les seigneurs de Cornay, qui avaient soumis le patronage de leur chapelle castrale à l’abbé, ainsi que ceux de Landres et de Termes. Mais avant que la Champagne ne passe à la couronne, ce sont les comtes de Grandpré qui avaient la garde de Chéhéry et qui furent à l’origine de plusieurs domaines, notamment les granges de Sérieux et d’Ariétal (08- Exermont), sans compter divers biens fonciers et revenus dans les paroisses avoisinantes. L’abbaye reçut par ailleurs en 1276 de Saint-Remi de Reims un vaste territoire entre Aire et Aisne, forestier pour l’essentiel (environ 2000 arpents), qu’elle retira de son prieuré Saint-Thomas de Vienne [-la-Ville -51] et qui servit à la constitution de la grange du Mesnil (08- Châtel-Chéhéry) (Jailliot, op. cit., 1896, p.14-16 et P.J. n°XIII, 1897, p. 45-46). Cette donation importante engendra ultérieurement plusieurs conflits d’usages avec les communautés villageoises riveraines, en particulier celles d’Apremont (08) et Montblainville (55). L’abbaye y exploita quelques temps la petite ferme de Merdusson, dans la dépendance du Mesnil (1581). Avec Pleinchamp, sans doute ferme héritière de la grange abbatiale, les Granges (08- Châtel-Chéhéry) et Chaudron (08- Exermont) complétèrent le dispositif temporel. Quelques documents laissent entrevoir une prise d’intérêts dans les activités artisanales locales car l’abbaye disposait d’une forge sur l’Aire dès le XIVe siècle, traitant le minerai tiré à Gesnes (55), ainsi que de la verrerie de Mayage, située dans le vallon du ru homonyme, à l’est de son domaine (08- Exermont). La particularité morphologique du temporel de Chéhéry fut d’être à la fois très concentré et périphérique : la localisation des granges souligne en effet le contour du domaine abbatial acquis (cf. carte du temporel ill. IVR21_20150800555NUCA) sans jamais en occuper le centre, abstraction faite de l’espace communautaire d’Exermont. C’est que le cœur du domaine était forestier et cela jusqu’au milieu du XIXe siècle au moins comme le montrent les planches cadastrales (AD08, 1825) et la carte d’État-Major (mi-XIXe s.) qui indique encore sans ambiguïté ”Bois de Chéhéry”. Le bois de Montrebeau (entièrement replanté) et la petite forêt domaniale de Baulny sont les derniers vestiges de ce grand espace forestier que les moines avaient préservé. Ce plateau en rive droite de l’Aire est aujourd’hui presque entièrement déboisé, fruit de la révolution agricole du XXe siècle. Seule la grange d’Ariétal a conservé intact son patrimoine forestier, devenu domanial : l’espace agraire est resté confiné dans son étroite vallée, conférant à la forêt l’importance que les moines lui accordaient en tant que ressource essentielle.

Passées les grandes donations du XIIIe siècle, l’abbaye s’orienta vers l’acquisition de seigneuries comme celle d’Apremont en 1320, et de revenus, notamment de dîmes à percevoir sur des terres nouvellement défrichées, ou encore le patronage de paroisses ; au XIVe siècle, l’abbé devint ainsi collateur des églises de Cornay, Exermont, Fléville et Châtel. Dès lors, peu de choses distinguèrent encore Chéhéry d’une autre abbaye bénédictine. Ces revenus, ajoutés au patrimoine forestier, constituèrent la base des ressources employées aux rétablissements après les destructions, et ce dès la guerre de Cent-Ans. De fait, l’abbaye ne fut taxée que de 240 £ sur ses bénéfices en 1372, soit la valeur la plus faible de tous les établissements cisterciens masculins de Champagne du nord. Pendant que les troupes rançonnaient la vallée en 1384, les moines trouvèrent refuge au château de Cornay. Un siècle plus tard, presque tous les villages étaient désertés. Varennes-en-Argonne, qui comptait environ 2000 feux avant la peste noire, était réduit à 300 habitants en 1484. Même sans information précise sur l’abbaye durant cette période, le doute d’avoir échappé aux calamités n’est pas permis. La période suivante ne fut pas meilleure. Avec la mort en 1546 du dernier abbé régulier Adam Lambin commença la Commende qui greva durablement les revenus de l’abbaye. Le monastère fut brûlé et saccagé en 1552, puis à nouveau pillé en 1636. L’enquête réalisée en 1657 par le sieur Terruel sur l’état de la contrée est éloquente pour Chéhéry : « abbaye ruinée ; territoire bon et médiocre, 490 arpents ; prés, 140 ; vignes, 3 ; bois, 1800 ; nulle charrue ni habitants ; sont retirés aux lieux circonvoisins ; labourent quelques terres audit lieu, aussi le maître de la forge près Chéhéry qui paye sa part du quartier d’hiver pour le labour qu’il fait audit terroir. Le lieu est tout démoli, ne restant en tout que l’église » (Jailliot, op. cit., p. 114-115). Les moines vécurent semble-t-il plus d’un siècle dans un monastère ruiné car les travaux de reconstruction définitive ne furent pas engagés avant le milieu du XVIIIe siècle. Dom Guyton, lors de sa visite en 1744, rapporte que l’abbaye « n’est pas bastie » (”Un moine voyageur en Argonne au XVIIIe siècle”, Horizons d’Argonne, n°47, 1983, p. 11), ce qu’il faut entendre comme un état encore provisoire. Et pourtant, les moines ne ménagèrent pas leurs efforts depuis plusieurs décennies comme en témoignent les deux procès-verbaux de visites menées par le prieur de Trois-Fontaines, Dom de la Hupproye, en 1686 et 1692 (AD10, 3 H 193). L’état des bâtiments lors de la première visite (1686) est déplorable : « l'eglise [est] bruslée et ruinée (…) et en outre nous avons remarqué que la muraille soubstenant l’aisle du coste du cloistre est tombée au mois de mars suivant à cause de l’incendie qui avoit precédé [en 1683 « par le feu du ciel »]. De plus nous avons reconnu que lesdits Religieux ont travaillé a restablir les lieux proche l’eglise et adjacents qui avoient esté beaucoup endommagés par l’incendie ; mesme ont fait couvrir tout a nœuf les cloistres qui avoient esté ruinés après en avoir fait construire deux costés en arcade ance de panier, les deux autres menacant ruine entierre comme aussy la grande porte de la cour régulière qui est de mesme construction avec de la pierre de taille et actuellement nous avons trouvé les ouvriers qui travailloient a l’édification d’une escurie au lieu et place de celle que l’incendie leur a consommée et dont ils ne peuvent se passer pour leurs besoings et aux reparations d’une brèche très considérable arrivée aux murailles de l’enclos régulier, ce qui ne peut se faire qu’avec de grandes despenses ». On apprend ensuite que les retards sont dus aux procès que l’abbé commendataire intente aux moines continuellement au sujet des charges. Lors de sa seconde visite quatre ans plus tard, ledit prieur constate que malgré les entraves de l’abbé « un grand corps de logis dont la muraille est mitoienne avec un des costés du cloistre » est en cours de construction, lequel doit accueillir en bas « une belle grand salle et au dessus on y doibt pratiquer des chambres pour les hostes et par dessus lesdittes chambres l’on fera un grand grenier. (…) la toiture est une mansarde couverte d’ardoises ». Outre de nombreuses réparations faites à la toiture du dortoir et du cloître, à l’écluse de leur moulin endommagée par le flottage du bois, les moines ont prévu de faire bâtir une ferme entière avec une grande grange, des écuries et un logement pour le fermier. C’est sans doute ce chantier permanent que dom Guyton évoque encore en 1744. Il faudra encore attendre la publication par Bauny du pouillé du diocèse de Reims en 1776 pour apprendre que l’église et le couvent viennent d’être reconstruits à neuf, une reconstruction que J. Jailliot rapproche d’Igny III au point d’y voir le même modèle (Jaillot, 1896, p. 24). Les efforts enfin consentis furent bientôt vains : sur ordre du Directoire, les 5 religieux encore présents en 1791 quittèrent les lieux un à un. Hormis le mobilier et nombre de terres et prés épars, l’immobilier fut vendu d’un seul tenant. L’ensemble fut adjugé au sieur Gérard de Melcy, avocat et procureur au parlement de Paris, natif de Clermont-en-Argonne, le 28 février 1791 pour 611 100 £, somme en grande partie réglée grâce à la dépréciation des assignats (H. Manceau, "Grandeurs et misères des vieilles pierres ardennaises : en Argonne, l'abbaye de Chéhéry", L'Automobilisme ardennais, septembre-octobre 1952, n°86, p. 16). Après le départ des derniers moines, le nouveau propriétaire fit démolir l’église et les cellules des moines pour transformer les bâtiments en une belle demeure, sinon en château. C’est l’état du domaine tel qu’on peut encore le voir aujourd’hui (ill. IVR21_20150800009NUCA).

Histoire architecturale de Chéhéry

L’état ancien de l’abbaye, antérieur aux destructions de l’époque moderne, c’est-à-dire le monastère médiéval, n’est pas connu. Les quelques pièces sculptées (claveaux d’ogives, bases de colonnettes entre autres, cf. ill. IVR21_20150800558NUCA) déposées ici ou là dans l’ancien préau ne suffisent pas à combler cette lacune et invitent plutôt à souhaiter une campagne archéologique in situ. Toutefois, il ne faut pas négliger la représentation en tibériade que J. Jailliot a publiée en 1896 (ill. IVR21_20150800556NUCA). Cette vue, exécutée d’après un tableau du début du XVIIe siècle alors conservé au château de Cornay, montre Chéhéry vers 1636. Il s’agit du seul document graphique connu de l’abbaye avant la reconstruction complète du XVIIIe siècle, ce qui suffit à en souligner l’importance. L’organisation primitive de l’abbaye y est bien perceptible : comme il est d’usage chez les cisterciens, l’église est au point le plus élevé, en l’occurrence au nord (et donc le cloître au sud) par rapport à la localisation du ruisseau des Granges, longeant le carré abbatial par le sud pour aller se jeter dans l’Aire. L’église, vraisemblablement à trois nefs, présente encore les caractéristiques d’un édifice médiéval, contrairement aux trois autres ailes qui ont déjà été remaniées suivant les besoins et le goût moderne. D’autres bâtiments, fermant une grande cour, se greffent sur l’aile des moines (aile est) en l’outrepassant vers le sud, recouvrant ainsi le ruisseau. Il faut peut-être voir là un ancien complexe lié à l’infirmerie (et aux latrines) mettant à profit le collecteur pour l’évacuation des eaux usées. Les lieux réguliers sont entourés de communs à divers endroits sauf à l’ouest dont l’espace est entièrement occupé par un jardin clos, à l’angle nord-ouest duquel les bâtiments de la porterie sont bien identifiables, notamment le grand portail composé d’une porte charretière et d’un passage piéton accolé. Cette porterie était à peu près située à l’emplacement de l’entrée actuelle depuis la route. J. Jailliot (op. cit., nov-déc. 1896, p. 24) avait remarqué à juste titre les changements intervenus entre la disposition évoquée par la vue du début du XVIIe siècle et le plan établi à la fin du XVIIIe siècle (ill. IVR21_20150800557NUCA). De fait, sur la foi de ces documents, la reconstruction totale et a priori sur place a entraîné une réorganisation complète du carré. La nouvelle église abbatiale occupait désormais l’aile sud, le chevet faisant saillie à l’angle sud-est. En conséquence de quoi, afin de limiter les risques d’humidité au sanctuaire au pied duquel il serait passé, le ruisseau des Granges a été détourné pour suivre son cours actuel : au débouché du vallon il effectue un coude vers le nord en quasi horizontalité sur 200 m, le temps de desservir le jardin, passe entre l’abbaye et la grange de Pleinchamp avant de se diriger en ligne droite par un fossé vers la rivière. Si l’on ne peut plus juger aujourd’hui de l’église et du bâtiment des moines (ailes sud et est), les ailes nord (bât. conventuel) et ouest (bât. des hôtes) en revanche ont subsisté. Un soin tout particulier a été apporté à la façade principale en l’organisant en modules de trois baies de part et d’autre d’un grand portail central surmonté d’un fronton triangulaire (ill. IVR21_20150800559NUCA). Deux avant-corps latéraux à peine saillants participent du rythme de l’ensemble, qui n’est pas sans évoquer Igny en effet mais en plus modeste, la sévérité d’un ”séminaire” en moins grâce notamment au jeu chromatique de la brique, du calcaire ocre et de l’ardoise des couvertures ponctuées de lucarnes. À l’arrière, le préau ouvert permet d’apprécier la belle homogénéité de l’ensemble claustral, dominé au niveau inférieur par les arcades dans œuvre de l’ancien cloître. On pourra juger ici de la valeur du plan du XVIIIe siècle (AD08, H490) au degré de précision de la restitution des chaînages d’angle intérieurs qui présentent la particularité d’être incurvés. À l’avant, deux ailes de communs à grandes arcades et aux toits mansardés (remises et écuries, ill. IVR21_20150800561NUCA) ont été ajoutées, encadrant ainsi une cour d’honneur où arrive l’allée principale. À l’extérieur enfin, côté nord, se trouve la basse cour de la mense conventuelle : cette ferme, toujours exploitée, a été reconstruite. Le quartier abbatial, dont le logis du commendataire, se tenait au sud au-delà du (nouveau) cimetière et comportait sa propre basse-cour qui existait encore en grande partie au XIXe s (portée au cadastre de 1826 et sur la carte d’État-Major). L’ensemble a été démoli vers la fin du siècle.

C’est à l’acquéreur du domaine en 1791 que l’on doit l’état des bâtiments que l’on voit aujourd’hui. Une fois les moines partis, il engagea la démolition de l’église du XVIIIe et du bâtiment des moines. Ces destructions imposèrent des remaniements, notamment le comblement des ”arrachements” sans doute par des remplois d’éléments architecturaux tirés des deux ailes abattues (baies, lucarnes) ou par des compléments refaits à l’identique.

Genre de cisterciens
Vocables Notre-Dame de Chéhéry
Appellations Chéhéry, Chéry
Destinations abbaye, demeure
Parties constituantes non étudiées abbaye, communs
Dénominations abbaye
Aire d'étude et canton Grandpré
Adresse Commune : Chatel-Chéhéry
Lieu-dit : Abbaye de Chéhéry
Adresse : D 142
Cadastre : 1997 AB 121

Ancien domaine du chapitre métropolitain de Reims, l’ancienne villa de Chéhéry (08- Châtel-Chéhéry) a été donnée par les chanoines à Gonthier, abbé de la Chalade, afin qu’il y construise un monastère de son ordre. Fondée en 1147 en rive droite de l’Aire (dioc. de Reims) à peu de distance du diocèse de Verdun, en tant qu’arrière-petite-fille de Clairvaux via Trois-Fontaines, l’abbaye fut néanmoins placée sous la paternité de cette dernière à partir de 1189. Chéhéry devint un établissement d’importance moyenne dont il est bien difficile aujourd’hui de retracer l’histoire qui ne se saisit que par bribes tant ses archives ont été amoindries par les différents conflits, et dont les restes ont été soustraits à la Révolution par de peu scrupuleux acquéreurs. L’essentiel de ce qui a pu être tiré de l’oubli provient des recherches louables, tant bibliographiques qu’archivistiques, menées par J. Jailliot entre 1895 et 1903 (”Recherches sur l’abbaye de Chéhéry”, Revue d’Ardenne et d’Argonne, 1895 à 1903). Tous les auteurs qui ont suivi se sont largement inspiré de ses travaux quand ils ne les ont pas purement et simplement recopiés (Leriche, 1979). Parmi les principaux donateurs, on compte les seigneurs de Cornay, qui avaient soumis le patronage de leur chapelle castrale à l’abbé, ainsi que ceux de Landres et de Termes. Mais avant que la Champagne ne passe à la couronne, ce sont les comtes de Grandpré qui avaient la garde de Chéhéry et qui furent à l’origine de plusieurs domaines, notamment les granges de Sérieux et d’Ariétal (08- Exermont), sans compter divers biens fonciers et revenus dans les paroisses avoisinantes. L’abbaye reçut par ailleurs en 1276 de Saint-Remi de Reims un vaste territoire entre Aire et Aisne, forestier pour l’essentiel (environ 2000 arpents), qu’elle retira de son prieuré Saint-Thomas de Vienne [-la-Ville -51] et qui servit à la constitution de la grange du Mesnil (08- Châtel-Chéhéry) (Jailliot, op. cit., 1896, p.14-16 et P.J. n°XIII, 1897, p. 45-46). Cette donation importante engendra ultérieurement plusieurs conflits d’usages avec les communautés villageoises riveraines, en particulier celles d’Apremont (08) et Montblainville (55). L’abbaye y exploita quelques temps la petite ferme de Merdusson, dans la dépendance du Mesnil (1581). Avec Pleinchamp, sans doute ferme héritière de la grange abbatiale, les Granges (08- Châtel-Chéhéry) et Chaudron (08- Exermont) complétèrent le dispositif temporel. Quelques documents laissent entrevoir une prise d’intérêts dans les activités artisanales locales car l’abbaye disposait d’une forge sur l’Aire dès le XIVe siècle, traitant le minerai tiré à Gesnes (55), ainsi que de la verrerie de Mayage, située dans le vallon du ru homonyme, à l’est de son domaine (08- Exermont). La particularité morphologique du temporel de Chéhéry fut d’être à la fois très concentré et périphérique : la localisation des granges souligne en effet le contour du domaine abbatial acquis (cf. carte du temporel ill. IVR21_20150800555NUCA) sans jamais en occuper le centre, abstraction faite de l’espace communautaire d’Exermont. C’est que le cœur du domaine était forestier et cela jusqu’au milieu du XIXe siècle au moins comme le montrent les planches cadastrales (AD08, 1825) et la carte d’État-Major (mi-XIXe s.) qui indique encore sans ambiguïté ”Bois de Chéhéry”. Le bois de Montrebeau (entièrement replanté) et la petite forêt domaniale de Baulny sont les derniers vestiges de ce grand espace forestier que les moines avaient préservé. Ce plateau en rive droite de l’Aire est aujourd’hui presque entièrement déboisé, fruit de la révolution agricole du XXe siècle. Seule la grange d’Ariétal a conservé intact son patrimoine forestier, devenu domanial : l’espace agraire est resté confiné dans son étroite vallée, conférant à la forêt l’importance que les moines lui accordaient en tant que ressource essentielle.

Passées les grandes donations du XIIIe siècle, l’abbaye s’orienta vers l’acquisition de seigneuries comme celle d’Apremont en 1320, et de revenus, notamment de dîmes à percevoir sur des terres nouvellement défrichées, ou encore le patronage de paroisses ; au XIVe siècle, l’abbé devint ainsi collateur des églises de Cornay, Exermont, Fléville et Châtel. Dès lors, peu de choses distinguèrent encore Chéhéry d’une autre abbaye bénédictine. Ces revenus, ajoutés au patrimoine forestier, constituèrent la base des ressources employées aux rétablissements après les destructions, et ce dès la guerre de Cent-Ans. De fait, l’abbaye ne fut taxée que de 240 £ sur ses bénéfices en 1372, soit la valeur la plus faible de tous les établissements cisterciens masculins de Champagne du nord. Pendant que les troupes rançonnaient la vallée en 1384, les moines trouvèrent refuge au château de Cornay. Un siècle plus tard, presque tous les villages étaient désertés. Varennes-en-Argonne, qui comptait environ 2000 feux avant la peste noire, était réduit à 300 habitants en 1484. Même sans information précise sur l’abbaye durant cette période, le doute d’avoir échappé aux calamités n’est pas permis. La période suivante ne fut pas meilleure. Avec la mort en 1546 du dernier abbé régulier Adam Lambin commença la Commende qui greva durablement les revenus de l’abbaye. Le monastère fut brûlé et saccagé en 1552, puis à nouveau pillé en 1636. L’enquête réalisée en 1657 par le sieur Terruel sur l’état de la contrée est éloquente pour Chéhéry : « abbaye ruinée ; territoire bon et médiocre, 490 arpents ; prés, 140 ; vignes, 3 ; bois, 1800 ; nulle charrue ni habitants ; sont retirés aux lieux circonvoisins ; labourent quelques terres audit lieu, aussi le maître de la forge près Chéhéry qui paye sa part du quartier d’hiver pour le labour qu’il fait audit terroir. Le lieu est tout démoli, ne restant en tout que l’église » (Jailliot, op. cit., p. 114-115). Les moines vécurent semble-t-il plus d’un siècle dans un monastère ruiné car les travaux de reconstruction définitive ne furent pas engagés avant le milieu du XVIIIe siècle. Dom Guyton, lors de sa visite en 1744, rapporte que l’abbaye « n’est pas bastie » (”Un moine voyageur en Argonne au XVIIIe siècle”, Horizons d’Argonne, n°47, 1983, p. 11), ce qu’il faut entendre comme un état encore provisoire. Et pourtant, les moines ne ménagèrent pas leurs efforts depuis plusieurs décennies comme en témoignent les deux procès-verbaux de visites menées par le prieur de Trois-Fontaines, Dom de la Hupproye, en 1686 et 1692 (AD10, 3 H 193). L’état des bâtiments lors de la première visite (1686) est déplorable : « l'eglise [est] bruslée et ruinée (…) et en outre nous avons remarqué que la muraille soubstenant l’aisle du coste du cloistre est tombée au mois de mars suivant à cause de l’incendie qui avoit precédé [en 1683 « par le feu du ciel »]. De plus nous avons reconnu que lesdits Religieux ont travaillé a restablir les lieux proche l’eglise et adjacents qui avoient esté beaucoup endommagés par l’incendie ; mesme ont fait couvrir tout a nœuf les cloistres qui avoient esté ruinés après en avoir fait construire deux costés en arcade ance de panier, les deux autres menacant ruine entierre comme aussy la grande porte de la cour régulière qui est de mesme construction avec de la pierre de taille et actuellement nous avons trouvé les ouvriers qui travailloient a l’édification d’une escurie au lieu et place de celle que l’incendie leur a consommée et dont ils ne peuvent se passer pour leurs besoings et aux reparations d’une brèche très considérable arrivée aux murailles de l’enclos régulier, ce qui ne peut se faire qu’avec de grandes despenses ». On apprend ensuite que les retards sont dus aux procès que l’abbé commendataire intente aux moines continuellement au sujet des charges. Lors de sa seconde visite quatre ans plus tard, ledit prieur constate que malgré les entraves de l’abbé « un grand corps de logis dont la muraille est mitoienne avec un des costés du cloistre » est en cours de construction, lequel doit accueillir en bas « une belle grand salle et au dessus on y doibt pratiquer des chambres pour les hostes et par dessus lesdittes chambres l’on fera un grand grenier. (…) la toiture est une mansarde couverte d’ardoises ». Outre de nombreuses réparations faites à la toiture du dortoir et du cloître, à l’écluse de leur moulin endommagée par le flottage du bois, les moines ont prévu de faire bâtir une ferme entière avec une grande grange, des écuries et un logement pour le fermier. C’est sans doute ce chantier permanent que dom Guyton évoque encore en 1744. Il faudra encore attendre la publication par Bauny du pouillé du diocèse de Reims en 1776 pour apprendre que l’église et le couvent viennent d’être reconstruits à neuf, une reconstruction que J. Jailliot rapproche d’Igny III au point d’y voir le même modèle (Jaillot, 1896, p. 24). Les efforts enfin consentis furent bientôt vains : sur ordre du Directoire, les 5 religieux encore présents en 1791 quittèrent les lieux un à un. Hormis le mobilier et nombre de terres et prés épars, l’immobilier fut vendu d’un seul tenant. L’ensemble fut adjugé au sieur Gérard de Melcy, avocat et procureur au parlement de Paris, natif de Clermont-en-Argonne, le 28 février 1791 pour 611 100 £, somme en grande partie réglée grâce à la dépréciation des assignats (H. Manceau, "Grandeurs et misères des vieilles pierres ardennaises : en Argonne, l'abbaye de Chéhéry", L'Automobilisme ardennais, septembre-octobre 1952, n°86, p. 16). Après le départ des derniers moines, le nouveau propriétaire fit démolir l’église et les cellules des moines pour transformer les bâtiments en une belle demeure, sinon en château. C’est l’état du domaine tel qu’on peut encore le voir aujourd’hui (ill. IVR21_20150800009NUCA).

Période(s) Principale : 1ère moitié 18e siècle

Histoire architecturale de Chéhéry

L’état ancien de l’abbaye, antérieur aux destructions de l’époque moderne, c’est-à-dire le monastère médiéval, n’est pas connu. Les quelques pièces sculptées (claveaux d’ogives, bases de colonnettes entre autres, cf. ill. IVR21_20150800558NUCA) déposées ici ou là dans l’ancien préau ne suffisent pas à combler cette lacune et invitent plutôt à souhaiter une campagne archéologique in situ. Toutefois, il ne faut pas négliger la représentation en tibériade que J. Jailliot a publiée en 1896 (ill. IVR21_20150800556NUCA). Cette vue, exécutée d’après un tableau du début du XVIIe siècle alors conservé au château de Cornay, montre Chéhéry vers 1636. Il s’agit du seul document graphique connu de l’abbaye avant la reconstruction complète du XVIIIe siècle, ce qui suffit à en souligner l’importance. L’organisation primitive de l’abbaye y est bien perceptible : comme il est d’usage chez les cisterciens, l’église est au point le plus élevé, en l’occurrence au nord (et donc le cloître au sud) par rapport à la localisation du ruisseau des Granges, longeant le carré abbatial par le sud pour aller se jeter dans l’Aire. L’église, vraisemblablement à trois nefs, présente encore les caractéristiques d’un édifice médiéval, contrairement aux trois autres ailes qui ont déjà été remaniées suivant les besoins et le goût moderne. D’autres bâtiments, fermant une grande cour, se greffent sur l’aile des moines (aile est) en l’outrepassant vers le sud, recouvrant ainsi le ruisseau. Il faut peut-être voir là un ancien complexe lié à l’infirmerie (et aux latrines) mettant à profit le collecteur pour l’évacuation des eaux usées. Les lieux réguliers sont entourés de communs à divers endroits sauf à l’ouest dont l’espace est entièrement occupé par un jardin clos, à l’angle nord-ouest duquel les bâtiments de la porterie sont bien identifiables, notamment le grand portail composé d’une porte charretière et d’un passage piéton accolé. Cette porterie était à peu près située à l’emplacement de l’entrée actuelle depuis la route. J. Jailliot (op. cit., nov-déc. 1896, p. 24) avait remarqué à juste titre les changements intervenus entre la disposition évoquée par la vue du début du XVIIe siècle et le plan établi à la fin du XVIIIe siècle (ill. IVR21_20150800557NUCA). De fait, sur la foi de ces documents, la reconstruction totale et a priori sur place a entraîné une réorganisation complète du carré. La nouvelle église abbatiale occupait désormais l’aile sud, le chevet faisant saillie à l’angle sud-est. En conséquence de quoi, afin de limiter les risques d’humidité au sanctuaire au pied duquel il serait passé, le ruisseau des Granges a été détourné pour suivre son cours actuel : au débouché du vallon il effectue un coude vers le nord en quasi horizontalité sur 200 m, le temps de desservir le jardin, passe entre l’abbaye et la grange de Pleinchamp avant de se diriger en ligne droite par un fossé vers la rivière. Si l’on ne peut plus juger aujourd’hui de l’église et du bâtiment des moines (ailes sud et est), les ailes nord (bât. conventuel) et ouest (bât. des hôtes) en revanche ont subsisté. Un soin tout particulier a été apporté à la façade principale en l’organisant en modules de trois baies de part et d’autre d’un grand portail central surmonté d’un fronton triangulaire (ill. IVR21_20150800559NUCA). Deux avant-corps latéraux à peine saillants participent du rythme de l’ensemble, qui n’est pas sans évoquer Igny en effet mais en plus modeste, la sévérité d’un ”séminaire” en moins grâce notamment au jeu chromatique de la brique, du calcaire ocre et de l’ardoise des couvertures ponctuées de lucarnes. À l’arrière, le préau ouvert permet d’apprécier la belle homogénéité de l’ensemble claustral, dominé au niveau inférieur par les arcades dans œuvre de l’ancien cloître. On pourra juger ici de la valeur du plan du XVIIIe siècle (AD08, H490) au degré de précision de la restitution des chaînages d’angle intérieurs qui présentent la particularité d’être incurvés. À l’avant, deux ailes de communs à grandes arcades et aux toits mansardés (remises et écuries, ill. IVR21_20150800561NUCA) ont été ajoutées, encadrant ainsi une cour d’honneur où arrive l’allée principale. À l’extérieur enfin, côté nord, se trouve la basse cour de la mense conventuelle : cette ferme, toujours exploitée, a été reconstruite. Le quartier abbatial, dont le logis du commendataire, se tenait au sud au-delà du (nouveau) cimetière et comportait sa propre basse-cour qui existait encore en grande partie au XIXe s (portée au cadastre de 1826 et sur la carte d’État-Major). L’ensemble a été démoli vers la fin du siècle.

C’est à l’acquéreur du domaine en 1791 que l’on doit l’état des bâtiments que l’on voit aujourd’hui. Une fois les moines partis, il engagea la démolition de l’église du XVIIIe et du bâtiment des moines. Ces destructions imposèrent des remaniements, notamment le comblement des ”arrachements” sans doute par des remplois d’éléments architecturaux tirés des deux ailes abattues (baies, lucarnes) ou par des compléments refaits à l’identique.

Murs calcaire moyen appareil
brique pierre avec brique en remplissage
Toit ardoise
Plans plan régulier en L, plan rectangulaire régulier
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans croupe
toit à longs pans brisés croupe brisée

Annexes

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