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Ancienne abbaye de Cheminon

Dossier IA51001070 réalisé en 2015

Fiche

Dans les dernières années du XIe siècle apparaît en forêt de Luiz (ancien nom du massif forestier de Trois-Fontaines) un prieuré bénédictin, sous le vocable de saint Nicolas, dépendant de l’abbaye Saint-Vanne de Verdun (J. Lusse) (ill. IVR21_20155100115NUCA). Son existence est attestée en 1196 par la bulle du pape champenois Urbain II qui demande à l’évêque de faire rétablir la sécurité dans ce monastère et de le prendre sous sa protection. L’établissement est confirmé par Pascal II en 1102, mais sous la règle de saint Augustin cette fois, qui semble avoir été adoptée juste avant 1100. Les chanoines reconnaissaient alors pour fondateurs la comtesse de Champagne Adélaïde, qui donna un alleu à proximité, et ses deux fils Hugues, comte de 1090 à 1125, et Philippe, évêque de Châlons, à qui reviendrait l’initiative de la fondation. L’église abbatiale fut édifiée dès cette époque puisqu’elle est consacrée en 1110 par le légat pontifical. Comme Montiers en Argonne et Lisle-en-Barrois un peu plus tard, Cheminon s’affilia à la congrégation d’Arrouaise après 1130, mais pour quelques années seulement car les chanoines demandèrent bientôt à être accueillis au sein de l'ordre cistercien, dont ils suivaient déjà plus ou moins les usages semble-t-il. Le pape Innocent II, peut-être sur le conseil de saint Bernard, donna son approbation en 1138 et Cheminon fut placé dans la dépendance de la jeune abbaye de Trois-Fontaines, lignée de Clairvaux, éloignée de 5 km à peine. Bénéficiant alors de l’élan favorable suscité par les moines blancs, Cheminon se développa assez rapidement sous l’effet de nombreuses libéralités des seigneurs de la région tels que les Dampierre, Garlande et surtout les comtes de Champagne. Le village homonyme ne fut construit qu’assez longtemps après ; un bornage est effectué en 1171 entre les terres délaissées à la Neuville et celles de l’abbaye (É. de Barthélemy, "Recueil des chartes de l’abbaye Notre-Dame de Cheminon (1100-1387)", Mémoires de la Société des Sciences et Arts de Vitry-le-François, t. XI, 1881, p. 53). De fait, le premier curé titulaire n’apparaît pas avant 1178. Suivant le mouvement général, les moines octroyèrent une charte d’affranchissement à la communauté villageoise dans le courant du XIIIe siècle. À Cheminon, le recrutement fut important, à en juger par les restrictions imposées à l’abbé Pierre (1246-54) par celui de Trois-Fontaines, notamment en fixant le nombre maximal de moines à 60 pour 140 convers, l’excédent devant nourrir de nouvelles fondations (Barthélemy, op. cit., p. 12). Décision fut prise de ne pas augmenter cet effectif à l’avenir et dès 1335 le nombre était déjà tombé à 20 moines et 8 novices, concurrence des ordres mendiants oblige. L’activité intellectuelle se mesure à la riche bibliothèque dont disposait l’abbaye. Transférée à Vitry-le-François en 1790, elle fut malheureusement détruite par le bombardement de la ville en 1944. De la même façon qu’à Montiers, Cheminon n’échappa pas aux méfaits de la Commende, et cela dès 1546, date de prise du titre abbatial par le premier commendataire, Claude d’Ancienville. De 1583 à 1636-40, le siège fut occupé par des membres de la maison de Lorraine, uniquement préoccupés par le bénéfice du titre. Dans les derniers temps, le roi en avait fait un enjeu stratégique et consenti à le réserver aux princes-évêques de Liège, afin d’entretenir l’influence française sur les marges germaniques. Malgré une situation sur la frontière d’Empire, les archives de Cheminon ne relatent pas de destructions durant les différents conflits qui ont ravagé les environs à l’époque moderne ; l’abbaye eut plus à souffrir de l’humidité et des infiltrations des eaux de la Bruxenelle. Bien que grevées par de nombreuses restaurations de bâtiments, les finances de l’abbaye au XVIIIe siècle permirent de venir ponctuellement en aide à d’autres abbayes telles que Montiers, Trois-Fontaines et surtout Clairvaux, à qui furent prêtées 6000 £ en 1786, ou encore Chaâlis (3000 £) (A. Kwanten, "Les moines de Cheminon au XVIIIe siècle", Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, 1986, t. CI, p. 239-250). Divisé par deux depuis l’instauration de la Commende, le nombre de moines n’était plus que de 7 en 1789, lorsque l’abbaye fut supprimée. Les bâtiments conventuels et la basse-cour furent vendus au titre des biens nationaux et adjugés à François-Claude Addenot, notaire à Vitry, et Charles Rougelot, marchand à Maurupt, village voisin, pour 130 000 £ en tout (Kwanten).

Amorcé pendant la période canoniale, le temporel de Cheminon resta confiné dans un premier temps à l’espace de la clairière primitive, ouverte dans la forêt de Luiz (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155100230NUCA). Les contours en sont donnés dans l’acte de 1110 que les moines considérèrent comme leur charte de fondation (AD51, 17H2, cartulaire, f°3 r, « De fundo ecclesie » par Hugues, comte de Champagne). C’est donc en toute logique que les deux plus anciennes granges, Brusson et Bredée (51-com. Cheminon), y aient trouvé place ; elles sont en effet mentionnées dans la première bulle pontificale confirmative des biens de Cheminon, émise par Alexandre III en février 1163 (n. st.) (AD51, 17H3), mais elles ne sont pas les seules car à cette date le temporel est déjà composé de 4 granges, dont celles de Beaumont (51-com. Blesme) et de la Borde (ou de Champagne), qui prit bientôt le nom du village sur le ban duquel elle avait été édifiée, Togny [-aux-Bœufs, 51]. La configuration générale de l’implantation est fixée : sans sortir de l’évêché de Châlons, les moines ont naturellement suivi les vallées de la Bruxenelle et de la Saulx pour s’étendre en Perthois et enfin passer la Marne pour atteindre la Champagne crayeuse où une autre grange fut fondée au XIIIe, Coole (ou Jouy, 51) (1225). Le temporel s’inscrit ainsi d’ouest en est dans un espace linéaire, fortement contraint au sud (mais aussi au nord) par les emprises de Trois-Fontaines et Haute-Fontaine. Cheminon érigea 9 granges au total, grange abbatiale comprise (mentionnée seulement en 1187) : aux domaines cités, s’ajoutèrent à la fin du XIIe siècle l’importante grange de Tournay (51-com. Favresse), constituée entre 1188 et 1194, puis au début du XIIIe siècle celles d’Étrepy, créée en 1220 à partir d’un moulin sur la Saulx acquis en 1178, et de la Corre (ou Chasson, 51-com. Scrupt). Proche de l’abbaye, dans la même forêt de Luiz, cette dernière fut acquise en 1213 par échange avec les prémontrés de Montcetz (AD51, 17H2, cart. f.32 r). Les forêts et plaines humides du Perthois furent exploitées pour leurs ressources fourragères tandis que les labours se concentrèrent sur les terres alluviales et limoneuses des terrasses interfluves (Beaumont et Tournay). Le plateau crayeux vint compléter ce système agro-pastoral (savarts). Dès 1332, les moines se séparèrent de la grange de la Borde à Togny, domaine le plus éloigné, et la vendirent à l’abbaye de la Chalade. Tout aussi éloigné, le domaine de Coole fut conservé, notamment pour ses vignes, mais si une petite cense y est encore signalée en 1684 (AD51, 17H22, 2e lot), on n’y relève plus que des revenus au cours du XVIIIe siècle. Comme d’autres, les moines se sont implantés en ville pour y établir des refuges (Vitry-en-Perthois, Saint-Dizier) et des comptoirs d’écoulement de denrées, ainsi à Châlons et Verdun vers 1240, mais aussi à Laon. Nombre de moulins furent construits ou acquis sur la Bruxenelle et la Saulx principalement, pendant qu’une tuilerie et une forge étaient exploitées à proximité (Renauval et Brusson, 51-com. Cheminon). D’autres domaines, ne prenant pas le titre de grange mais plutôt de domus, ont été exploités dès le XIIIe siècle, notamment Saint-Quentin-les-Marais (51) avec un troupeau conséquent en 1256, ou encore Sermaize (51) dotée de plusieurs maisons, terres et vignes. Le temps du faire-valoir indirect venu, Cheminon aliéna plusieurs possessions tout en en créant d’autres, de moindre importance, en particulier au XVIe siècle, autour du noyau abbatial. La plupart existait encore au milieu du XIXe siècle.

Histoire architecturale

Bien que très important, le fonds archivistique de Cheminon ne conserve que peu de documents permettant de restituer l’état ancien de l’abbaye. La documentation relative aux travaux menés renvoie aux XVIIe et XVIIIe siècles pour l’essentiel. Le dernier abbé régulier, Jean de Rancières, fit exécuter de nombreux travaux de réparations aux bâtiments entre 1530 et 1543, en particulier à l’église où l’on restaura le pignon (nord ?), les verrières, le pavage et les stalles, ainsi que les cuisines, les couvertures, le mur d’enceinte et le moulin. Moins d’un siècle plus tard, le 17 avril 1628, la foudre détruisit le clocher et déclencha un incendie qui embrasa toute l’église et une partie du monastère (Barthélemy, op. cit., 1881, p. 17 et AD51, 17H34). Un nouveau plan fut proposé pour la reconstruction, qui se fit avec l’aide financière de l’abbé commendataire François de Lorraine qui participa à hauteur de 15000 £. Les autres bâtiments réguliers, tous exposés à la même humidité, furent constamment l’objet de réparations. Parmi d’autres, François Humbert, maître sculpteur, architecte et ingénieur du roi, effectua à la demande des moines une visite pour travaux le 25 février 1685 au sujet des « ruines les plus urgentes principalement du dortoir et de l’église » : les fondements [fondations] du bâtiment des moines sont dits « ruinez et minez par le cours de l’eau et que pour prévenir la ruine totalle et le croulement, il faut incessamment mettre bas les quatre voutes dudit dortoir avec les deux pilliers qui les appuyent et qui portent sur le pilliers de ladicte salle [des moines] (…) ». Les interventions prévues consistent alors à réaliser de nouvelles fondations reposant sur des pilotis, pour un montant estimé à 3000 £. De même « les cinq chapelles faisant le tour du chœur de l”église (…) menacent une ruine prochaine pour en estre les pilliers notamment escartez et manquent par leur fondement » (AD10, 3 H 191). Un demi-siècle plus tard et malgré de nouveaux orages destructeurs (1739), la narration du passage de dom Guyton permet de constater la remise en état des bâtiments : « Les cloitres sont propres ; celui de la collation est boisé (…) Le chapitre bien boisé a deux pilliers, trois fenestres à l’orient (…) On monte du cloitre à l’église douze marches ; beau sanctuaire (…) Il y a un beau rond-point. Le chœur est propre, bien verny. Sièges des religieux au nombre de quinze de chaque côté (…) Au haut de l’escalier de l’église au dortoir, est une porte de fer sur la gauche, puis un petit vestibule. Autre porte par laquelle on entre dans la bibliothèque qui est sur la sacristie voûtée. (…) Le portail de l’église de Cheminon est de la hauteur du pignon ; orné des statues en pierre de la sainte Vierge, de saint Pierre et de saint Paul, de saint Benoist et de saint Bernard. La porte est neusve, entre deux jolies petites tours. (…) Le dortoir est beau ; les chambres sont sur le jardin, au levant (…). Le logis des hôtes n’est pas propre (…). Le jardin est grand, long, des allées couvertes, des canaux à poissons, grands et larges. Deux vastes cours. Dans la première et à l’entrée est le logis de monsieur de Poictiers, chanoine de Liège, abbé commendataire (…). Le logis abbatial est peu de chose. L’autre cour a deux vastes granges, qui ont une belle charpente (…). ("Voyage littéraire de Dom Guyton en Champagne (1744-1749)" [par U. Robert et É. de Barthélemy], Paris, 1890, p. 57-61).

Les quelques représentations figurées de l’abbaye en élévation (AD51, 17H92 et 17H29, s. d. [XVIIIe s.], ill. IVR21_20155100231NUCA et IVR21_20155100234NUCA) et en plan (AD51, 17H113, 1709, ill. IVR21_20155100232NUCA) sont trop symboliques pour être exploitées. En revanche, le plan que réalisa l’architecte Ducret en 1771 est doublement précieux : non seulement il constitue le seul relevé fiable de l’abbaye (au rez-de-chaussée) mais il distingue de surcroît les parties ”saines” de celles qui nécessitent (ou ont nécessité ?) des interventions (AD51, 17H35, ill. IVR21_20155100233NUCA). Il permet surtout de mesurer les transformations du bâti depuis le XVIe siècle, notamment la reconstruction de l’église abbatiale à la suite de l’incendie de 1628, et de porter un éclairage à la description de dom Guyton. Si les galeries du cloître et le bâtiment des moines (aile est) –malgré le cloisonnement postérieur de la salle des moines– montrent encore une configuration médiévale, il n’en est pas de même pour l’aile méridionale, réorganisée intérieurement, et surtout pour l’ancien bâtiment des convers, transformé en hôtellerie moderne avec son grand escalier et son portail d’entrée en façade occidentale. Mais c’est à l’église abbatiale que les enseignements à tirer de ce plan sont sans doute les plus significatifs : la reconstruction totale du sanctuaire, qui a donné lieu à un édifice à la fois modeste et proportionnel au petit effectif monastique du XVIIIe siècle, a été réalisée en lieu et place de l’ancien collatéral sud. Le nouveau chevet hémicirculaire n’atteignant même pas la porte donnant accès à la galerie orientale du cloître, on combla l’espace correspondant aux anciens transept et chœur par une nouvelle tour-clocher, suivie d’une nouvelle sacristie. Ce choix architectural eut pour conséquence l’aménagement d’un corridor de communication dans œuvre entre l’escalier de nuit conservé (donc le dortoir des moines) et l’église, via la tour et le nouveau chœur des moines, percé d’une porte à cet effet. Si cette disposition générale paraît peu orthodoxe, elle présente en revanche l’avantage de montrer par défaut l’empreinte de l’église abbatiale médiévale, dont le bras sud du transept était traditionnellement aligné sur le bâtiment des moines. Le chœur était au-delà sur quelques travées sans que l’on puisse dire s’il était à chevet plat ou polygonal. Selon l’échelle du document, l’église médiévale devait donc atteindre une longueur de 52 mètres approximativement, soit le double du nouvel édifice. Les douze marches que dom Guyton évoque pour se rendre du cloître à l’église, clairement figurées sur ce plan, renvoient à la surélévation du sanctuaire par rapport aux autres bâtiments réguliers. Assez habituelle, cette différence de niveaux résulterait donc des conditions topographiques, mais les relevés que l’architecte a laissés indiquent plutôt une disposition artificielle : on voit en effet que le sol de l’église et de la tour a été rehaussé d’environ 2 mètres au-dessus d’un vide sanitaire éclairé et aéré par des soupiraux, de manière à se prémunir de l’humidité. Le relevé en élévation illustre ainsi parfaitement les propos du bénédictin (ill. IVR21_20155100235NUCA).

De cette abbaye importante, il ne reste pour ainsi dire rien aujourd’hui, si ce n’est la moitié ouest de l’aile nord de la ferme intra muros, qui était située entre le carré monastique et la Bruxenelle (ill. IVR21_20155100120NUCA). Le cours de la rivière traversait l’abbaye en deux bras, l’un aérien contournant les bâtiments par le sud, l’autre en grande partie souterrain, servant de collecteur des eaux usées. Cette ferme était encore à peu près complète au milieu du XIXe siècle tandis que les lieux réguliers avaient été entièrement démolis juste après leur vente. Le cadastre de 1806 ne les figure déjà plus (AD51, 3P145/1/2, plan général de la commune de Cheminon, 1806).

Genre de chanoines réguliers, de cisterciens
Vocables Notre-Dame
Appellations Cheminon
Destinations abbaye, ferme
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations abbaye
Aire d'étude et canton Thiéblemont-Farémont
Adresse Commune : Cheminon
Lieu-dit : L'Abbaye
Cadastre : 1997 ZA 12-15

Dans les dernières années du XIe siècle apparaît en forêt de Luiz (ancien nom du massif forestier de Trois-Fontaines) un prieuré bénédictin, sous le vocable de saint Nicolas, dépendant de l’abbaye Saint-Vanne de Verdun (J. Lusse) (ill. IVR21_20155100115NUCA). Son existence est attestée en 1196 par la bulle du pape champenois Urbain II qui demande à l’évêque de faire rétablir la sécurité dans ce monastère et de le prendre sous sa protection. L’établissement est confirmé par Pascal II en 1102, mais sous la règle de saint Augustin cette fois, qui semble avoir été adoptée juste avant 1100. Les chanoines reconnaissaient alors pour fondateurs la comtesse de Champagne Adélaïde, qui donna un alleu à proximité, et ses deux fils Hugues, comte de 1090 à 1125, et Philippe, évêque de Châlons, à qui reviendrait l’initiative de la fondation. L’église abbatiale fut édifiée dès cette époque puisqu’elle est consacrée en 1110 par le légat pontifical. Comme Montiers en Argonne et Lisle-en-Barrois un peu plus tard, Cheminon s’affilia à la congrégation d’Arrouaise après 1130, mais pour quelques années seulement car les chanoines demandèrent bientôt à être accueillis au sein de l'ordre cistercien, dont ils suivaient déjà plus ou moins les usages semble-t-il. Le pape Innocent II, peut-être sur le conseil de saint Bernard, donna son approbation en 1138 et Cheminon fut placé dans la dépendance de la jeune abbaye de Trois-Fontaines, lignée de Clairvaux, éloignée de 5 km à peine. Bénéficiant alors de l’élan favorable suscité par les moines blancs, Cheminon se développa assez rapidement sous l’effet de nombreuses libéralités des seigneurs de la région tels que les Dampierre, Garlande et surtout les comtes de Champagne. Le village homonyme ne fut construit qu’assez longtemps après ; un bornage est effectué en 1171 entre les terres délaissées à la Neuville et celles de l’abbaye (É. de Barthélemy, "Recueil des chartes de l’abbaye Notre-Dame de Cheminon (1100-1387)", Mémoires de la Société des Sciences et Arts de Vitry-le-François, t. XI, 1881, p. 53). De fait, le premier curé titulaire n’apparaît pas avant 1178. Suivant le mouvement général, les moines octroyèrent une charte d’affranchissement à la communauté villageoise dans le courant du XIIIe siècle. À Cheminon, le recrutement fut important, à en juger par les restrictions imposées à l’abbé Pierre (1246-54) par celui de Trois-Fontaines, notamment en fixant le nombre maximal de moines à 60 pour 140 convers, l’excédent devant nourrir de nouvelles fondations (Barthélemy, op. cit., p. 12). Décision fut prise de ne pas augmenter cet effectif à l’avenir et dès 1335 le nombre était déjà tombé à 20 moines et 8 novices, concurrence des ordres mendiants oblige. L’activité intellectuelle se mesure à la riche bibliothèque dont disposait l’abbaye. Transférée à Vitry-le-François en 1790, elle fut malheureusement détruite par le bombardement de la ville en 1944. De la même façon qu’à Montiers, Cheminon n’échappa pas aux méfaits de la Commende, et cela dès 1546, date de prise du titre abbatial par le premier commendataire, Claude d’Ancienville. De 1583 à 1636-40, le siège fut occupé par des membres de la maison de Lorraine, uniquement préoccupés par le bénéfice du titre. Dans les derniers temps, le roi en avait fait un enjeu stratégique et consenti à le réserver aux princes-évêques de Liège, afin d’entretenir l’influence française sur les marges germaniques. Malgré une situation sur la frontière d’Empire, les archives de Cheminon ne relatent pas de destructions durant les différents conflits qui ont ravagé les environs à l’époque moderne ; l’abbaye eut plus à souffrir de l’humidité et des infiltrations des eaux de la Bruxenelle. Bien que grevées par de nombreuses restaurations de bâtiments, les finances de l’abbaye au XVIIIe siècle permirent de venir ponctuellement en aide à d’autres abbayes telles que Montiers, Trois-Fontaines et surtout Clairvaux, à qui furent prêtées 6000 £ en 1786, ou encore Chaâlis (3000 £) (A. Kwanten, "Les moines de Cheminon au XVIIIe siècle", Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, 1986, t. CI, p. 239-250). Divisé par deux depuis l’instauration de la Commende, le nombre de moines n’était plus que de 7 en 1789, lorsque l’abbaye fut supprimée. Les bâtiments conventuels et la basse-cour furent vendus au titre des biens nationaux et adjugés à François-Claude Addenot, notaire à Vitry, et Charles Rougelot, marchand à Maurupt, village voisin, pour 130 000 £ en tout (Kwanten).

Amorcé pendant la période canoniale, le temporel de Cheminon resta confiné dans un premier temps à l’espace de la clairière primitive, ouverte dans la forêt de Luiz (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155100230NUCA). Les contours en sont donnés dans l’acte de 1110 que les moines considérèrent comme leur charte de fondation (AD51, 17H2, cartulaire, f°3 r, « De fundo ecclesie » par Hugues, comte de Champagne). C’est donc en toute logique que les deux plus anciennes granges, Brusson et Bredée (51-com. Cheminon), y aient trouvé place ; elles sont en effet mentionnées dans la première bulle pontificale confirmative des biens de Cheminon, émise par Alexandre III en février 1163 (n. st.) (AD51, 17H3), mais elles ne sont pas les seules car à cette date le temporel est déjà composé de 4 granges, dont celles de Beaumont (51-com. Blesme) et de la Borde (ou de Champagne), qui prit bientôt le nom du village sur le ban duquel elle avait été édifiée, Togny [-aux-Bœufs, 51]. La configuration générale de l’implantation est fixée : sans sortir de l’évêché de Châlons, les moines ont naturellement suivi les vallées de la Bruxenelle et de la Saulx pour s’étendre en Perthois et enfin passer la Marne pour atteindre la Champagne crayeuse où une autre grange fut fondée au XIIIe, Coole (ou Jouy, 51) (1225). Le temporel s’inscrit ainsi d’ouest en est dans un espace linéaire, fortement contraint au sud (mais aussi au nord) par les emprises de Trois-Fontaines et Haute-Fontaine. Cheminon érigea 9 granges au total, grange abbatiale comprise (mentionnée seulement en 1187) : aux domaines cités, s’ajoutèrent à la fin du XIIe siècle l’importante grange de Tournay (51-com. Favresse), constituée entre 1188 et 1194, puis au début du XIIIe siècle celles d’Étrepy, créée en 1220 à partir d’un moulin sur la Saulx acquis en 1178, et de la Corre (ou Chasson, 51-com. Scrupt). Proche de l’abbaye, dans la même forêt de Luiz, cette dernière fut acquise en 1213 par échange avec les prémontrés de Montcetz (AD51, 17H2, cart. f.32 r). Les forêts et plaines humides du Perthois furent exploitées pour leurs ressources fourragères tandis que les labours se concentrèrent sur les terres alluviales et limoneuses des terrasses interfluves (Beaumont et Tournay). Le plateau crayeux vint compléter ce système agro-pastoral (savarts). Dès 1332, les moines se séparèrent de la grange de la Borde à Togny, domaine le plus éloigné, et la vendirent à l’abbaye de la Chalade. Tout aussi éloigné, le domaine de Coole fut conservé, notamment pour ses vignes, mais si une petite cense y est encore signalée en 1684 (AD51, 17H22, 2e lot), on n’y relève plus que des revenus au cours du XVIIIe siècle. Comme d’autres, les moines se sont implantés en ville pour y établir des refuges (Vitry-en-Perthois, Saint-Dizier) et des comptoirs d’écoulement de denrées, ainsi à Châlons et Verdun vers 1240, mais aussi à Laon. Nombre de moulins furent construits ou acquis sur la Bruxenelle et la Saulx principalement, pendant qu’une tuilerie et une forge étaient exploitées à proximité (Renauval et Brusson, 51-com. Cheminon). D’autres domaines, ne prenant pas le titre de grange mais plutôt de domus, ont été exploités dès le XIIIe siècle, notamment Saint-Quentin-les-Marais (51) avec un troupeau conséquent en 1256, ou encore Sermaize (51) dotée de plusieurs maisons, terres et vignes. Le temps du faire-valoir indirect venu, Cheminon aliéna plusieurs possessions tout en en créant d’autres, de moindre importance, en particulier au XVIe siècle, autour du noyau abbatial. La plupart existait encore au milieu du XIXe siècle.

Période(s) Principale : 19e siècle , (?) , (détruit)

Histoire architecturale

Bien que très important, le fonds archivistique de Cheminon ne conserve que peu de documents permettant de restituer l’état ancien de l’abbaye. La documentation relative aux travaux menés renvoie aux XVIIe et XVIIIe siècles pour l’essentiel. Le dernier abbé régulier, Jean de Rancières, fit exécuter de nombreux travaux de réparations aux bâtiments entre 1530 et 1543, en particulier à l’église où l’on restaura le pignon (nord ?), les verrières, le pavage et les stalles, ainsi que les cuisines, les couvertures, le mur d’enceinte et le moulin. Moins d’un siècle plus tard, le 17 avril 1628, la foudre détruisit le clocher et déclencha un incendie qui embrasa toute l’église et une partie du monastère (Barthélemy, op. cit., 1881, p. 17 et AD51, 17H34). Un nouveau plan fut proposé pour la reconstruction, qui se fit avec l’aide financière de l’abbé commendataire François de Lorraine qui participa à hauteur de 15000 £. Les autres bâtiments réguliers, tous exposés à la même humidité, furent constamment l’objet de réparations. Parmi d’autres, François Humbert, maître sculpteur, architecte et ingénieur du roi, effectua à la demande des moines une visite pour travaux le 25 février 1685 au sujet des « ruines les plus urgentes principalement du dortoir et de l’église » : les fondements [fondations] du bâtiment des moines sont dits « ruinez et minez par le cours de l’eau et que pour prévenir la ruine totalle et le croulement, il faut incessamment mettre bas les quatre voutes dudit dortoir avec les deux pilliers qui les appuyent et qui portent sur le pilliers de ladicte salle [des moines] (…) ». Les interventions prévues consistent alors à réaliser de nouvelles fondations reposant sur des pilotis, pour un montant estimé à 3000 £. De même « les cinq chapelles faisant le tour du chœur de l”église (…) menacent une ruine prochaine pour en estre les pilliers notamment escartez et manquent par leur fondement » (AD10, 3 H 191). Un demi-siècle plus tard et malgré de nouveaux orages destructeurs (1739), la narration du passage de dom Guyton permet de constater la remise en état des bâtiments : « Les cloitres sont propres ; celui de la collation est boisé (…) Le chapitre bien boisé a deux pilliers, trois fenestres à l’orient (…) On monte du cloitre à l’église douze marches ; beau sanctuaire (…) Il y a un beau rond-point. Le chœur est propre, bien verny. Sièges des religieux au nombre de quinze de chaque côté (…) Au haut de l’escalier de l’église au dortoir, est une porte de fer sur la gauche, puis un petit vestibule. Autre porte par laquelle on entre dans la bibliothèque qui est sur la sacristie voûtée. (…) Le portail de l’église de Cheminon est de la hauteur du pignon ; orné des statues en pierre de la sainte Vierge, de saint Pierre et de saint Paul, de saint Benoist et de saint Bernard. La porte est neusve, entre deux jolies petites tours. (…) Le dortoir est beau ; les chambres sont sur le jardin, au levant (…). Le logis des hôtes n’est pas propre (…). Le jardin est grand, long, des allées couvertes, des canaux à poissons, grands et larges. Deux vastes cours. Dans la première et à l’entrée est le logis de monsieur de Poictiers, chanoine de Liège, abbé commendataire (…). Le logis abbatial est peu de chose. L’autre cour a deux vastes granges, qui ont une belle charpente (…). ("Voyage littéraire de Dom Guyton en Champagne (1744-1749)" [par U. Robert et É. de Barthélemy], Paris, 1890, p. 57-61).

Les quelques représentations figurées de l’abbaye en élévation (AD51, 17H92 et 17H29, s. d. [XVIIIe s.], ill. IVR21_20155100231NUCA et IVR21_20155100234NUCA) et en plan (AD51, 17H113, 1709, ill. IVR21_20155100232NUCA) sont trop symboliques pour être exploitées. En revanche, le plan que réalisa l’architecte Ducret en 1771 est doublement précieux : non seulement il constitue le seul relevé fiable de l’abbaye (au rez-de-chaussée) mais il distingue de surcroît les parties ”saines” de celles qui nécessitent (ou ont nécessité ?) des interventions (AD51, 17H35, ill. IVR21_20155100233NUCA). Il permet surtout de mesurer les transformations du bâti depuis le XVIe siècle, notamment la reconstruction de l’église abbatiale à la suite de l’incendie de 1628, et de porter un éclairage à la description de dom Guyton. Si les galeries du cloître et le bâtiment des moines (aile est) –malgré le cloisonnement postérieur de la salle des moines– montrent encore une configuration médiévale, il n’en est pas de même pour l’aile méridionale, réorganisée intérieurement, et surtout pour l’ancien bâtiment des convers, transformé en hôtellerie moderne avec son grand escalier et son portail d’entrée en façade occidentale. Mais c’est à l’église abbatiale que les enseignements à tirer de ce plan sont sans doute les plus significatifs : la reconstruction totale du sanctuaire, qui a donné lieu à un édifice à la fois modeste et proportionnel au petit effectif monastique du XVIIIe siècle, a été réalisée en lieu et place de l’ancien collatéral sud. Le nouveau chevet hémicirculaire n’atteignant même pas la porte donnant accès à la galerie orientale du cloître, on combla l’espace correspondant aux anciens transept et chœur par une nouvelle tour-clocher, suivie d’une nouvelle sacristie. Ce choix architectural eut pour conséquence l’aménagement d’un corridor de communication dans œuvre entre l’escalier de nuit conservé (donc le dortoir des moines) et l’église, via la tour et le nouveau chœur des moines, percé d’une porte à cet effet. Si cette disposition générale paraît peu orthodoxe, elle présente en revanche l’avantage de montrer par défaut l’empreinte de l’église abbatiale médiévale, dont le bras sud du transept était traditionnellement aligné sur le bâtiment des moines. Le chœur était au-delà sur quelques travées sans que l’on puisse dire s’il était à chevet plat ou polygonal. Selon l’échelle du document, l’église médiévale devait donc atteindre une longueur de 52 mètres approximativement, soit le double du nouvel édifice. Les douze marches que dom Guyton évoque pour se rendre du cloître à l’église, clairement figurées sur ce plan, renvoient à la surélévation du sanctuaire par rapport aux autres bâtiments réguliers. Assez habituelle, cette différence de niveaux résulterait donc des conditions topographiques, mais les relevés que l’architecte a laissés indiquent plutôt une disposition artificielle : on voit en effet que le sol de l’église et de la tour a été rehaussé d’environ 2 mètres au-dessus d’un vide sanitaire éclairé et aéré par des soupiraux, de manière à se prémunir de l’humidité. Le relevé en élévation illustre ainsi parfaitement les propos du bénédictin (ill. IVR21_20155100235NUCA).

De cette abbaye importante, il ne reste pour ainsi dire rien aujourd’hui, si ce n’est la moitié ouest de l’aile nord de la ferme intra muros, qui était située entre le carré monastique et la Bruxenelle (ill. IVR21_20155100120NUCA). Le cours de la rivière traversait l’abbaye en deux bras, l’un aérien contournant les bâtiments par le sud, l’autre en grande partie souterrain, servant de collecteur des eaux usées. Cette ferme était encore à peu près complète au milieu du XIXe siècle tandis que les lieux réguliers avaient été entièrement démolis juste après leur vente. Le cadastre de 1806 ne les figure déjà plus (AD51, 3P145/1/2, plan général de la commune de Cheminon, 1806).

Murs calcaire moellon
Toit tuile plate mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Couvertures toit à longs pans pignon découvert

Annexes

  • Bibliographie

    AUBERT, Marcel et MAILLÉ, Marquise de, L’architecture cistercienne en France, 2 vol.,Vanoest, Paris, 1947 (2e éd) [en particulier, tome 1, p. 224-225 et tome 2, p. 89]

    BARTHÉLEMY, Édouard de, "Chartes données par les comtes de Flandre en faveur de l'abbaye de Cheminon", Bulletin de l'académie d'architecture de Belgique, X, 1853, p. 268-270

    BARTHÉLEMY, Édouard de, Essai sur les abbayes du département de la Marne, Séances et travaux de l'Académie de Reims. Reims, 1853 [Cheminon : p. 38-42]

    BARTHÉLEMY, Édouard de, Diocèse ancien de Châlons-sur-Marne. Histoire et monuments, Paris, 1861, t. I, p. 167-170 ; t. II, p.108

    BARTHÉLEMY, Édouard de, "Les sceaux du chartrier de l’abbaye de Cheminon (1100-1387)", Revue des Sociétés Savantes, 1879, G, I, p. 232-240

    BARTHÉLEMY, Édouard de, "Recueil des chartes de l’abbaye Notre-Dame de Cheminon (1100-1387)", Mémoires de la Société des Sciences et Arts de Vitry-le-François, t. XI, 1881, p.

    BEAUNIER, dom, Recueil historique, chronologique et topographique des archevechez, evechez, abbayes et prieures de France, t. II, Paris, 1726, p. 593

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    CHASSEL, Jean-Luc (dir.), Sceaux et usages de sceaux. Images de la Champagne médiévale, Somogy, Paris, 2003, p. 18-19

    CHEVALIER, Ulysse, Répertoire des sources historiques du Moyen Âge. Topo-bibliographie, I, Montbéliard, 1894-99, col. 680

    COTTINEAU, dom L.-H., Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés, Mâcon, 1936, I, col. 756

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    DOLBEAU, François, "Trois catalogues de bibliothèques médiévales restitués à des abbayes cisterciennes (Cheminon, Haute-Fontaine, Mortemer)", Revue d'histoire des textes, 18, 1988, p. 81-108

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    FALKENSTEIN, Ludwig, "Zu den Anfängen der Regularkanonikerkommunität in Cheminon (Marne)", Revue Mabillon, 12, 2001, p. 5-43

    FAVRE, abbé, Cheminon sous le régime de la Terreur (1793-94), Châlons/Marne, 1905, 115 p.

    Gallia christiana, IX (1751) col. 964-967 ; X (1751) instr. n° 17, 18, 19, 25, 31 (Châlons)

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    THOMAS, L’abbaye de Cheminon, [s. l.], [vers 1982], 24 p.

    TURCAN-VERKERK, Anne-Marie, Les manuscrits de la Charité, Cheminon et Montier-en-Argonne : collections cisterciennes et voies de transmission des textes (IXe-XIXe siècles), Paris, 2000, 296 p.

    "Un moine voyageur en Argonne au XVIIIe siècle [dom Guyton]", Horizons d'Argonne, n°47 (1983), p. 10-16

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