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Ancienne abbaye de Vaux-la-Douce

Dossier IA52001024 réalisé en 2015

Fiche

Dans la multitude et la diversité des abbayes cisterciennes, Vaux-la-Douce relève plus du cas particulier que de l’archétype. De ses origines obscures voire à certains égards légendaires (forgées notamment à l’époque moderne), les auteurs anciens (Gallia Christiana, Vignier, Mangin, etc.) n’ont pu tirer de faits précis et avérés. Ce qui est tenu pour sûr est qu’un couvent de chanoines suivant la règle de saint Augustin y existait dans la première moitié du XIIe siècle, peut-être dès le XIe siècle. Les conditions du passage à l’ordre de Cîteaux sont tout aussi mal perçues : trois pancartes non datées de l’évêque cistercien de Langres, Godefroy de la Roche (AD52, 30H1 et F 590, [1138-54]), ainsi qu’une bulle du pape Eugène III (AD70, H 344, 1151) permettent de situer son intégration au temporel de l’abbaye de Clairefontaine (6e fille de Morimond, dioc. de Besançon) avant 1151. Le plus étonnant réside sans doute dans cette réduction de Vaux à l’état de simple grange. Pourquoi l’ancienne maison de chanoines n’a-t-elle pas été directement affiliée à l’ordre comme tant d’autres (Montiers-en-Argonne, Cheminon, Longuay, etc.), voire même via, au pire, un statut transitoire comme celui de prieuré tel qu’il en a été pour le Val-Serveux qui fut finalement absorbé comme grange d’Auberive ? Était-ce une manœuvre pour ménager les relations avec les voisins de Cherlieu (fille de Clairvaux) qui disposaient de deux granges à Vernois-sur-Mance (Bigecourt et Gircourt), territoire riverain de Vaux, et qui préparaient alors de surcroît une nouvelle fondation à Beaulieu (1166) ? Les chanoines ont-ils été dispersés ou se sont-ils convertis, éventuellement durant une période ”probatoire” ? Une fois cette dernière passée, Clairefontaine décida alors de se séparer de sa grange, trop éloignée, et de l’ériger en abbaye à une date là encore inconnue, mais qui peut être située au plus tard en 1172 (Joly, 1986). Il faut rappeler que la grange de Vaux devait être assez importante puisqu’elle avait été constituée de l’ancien domaine canonial, suffisamment en tout cas pour qu’elle accueillît à nouveau une abbaye. En 1165, un acte de confirmation de diverses donations à Clairefontaine (AD52, 30H1) renvoie encore au statut de grange. La fourchette la plus fine que l’on puisse retenir pour l’érection de Vaux en abbaye est donc 1165-72, ce qui s’accorde avec la date de 1168, avancée traditionnellement par Manrique (Ann. Cist., 1642) et Janauschek (Orig. cist., 1877), contra Jongelin (Noticia abb. ord. cist., 1640), dont l’hypothèse d’une fondation en 1152 semble faire l’amalgame avec l’incorporation —en tant que grange— au temporel de Clairefontaine.

Si l’abbaye de Clairefontaine doit être vue comme fondatrice, les faits ne sont pas clairs en ce qui concerne les bienfaiteurs parmi lesquels on retrouve évidemment plusieurs seigneurs des environs, notamment les Bourbonne, les Chaumondel —auj. Pisseloup—, les Jonvelle qui se sont déjà illustrés par leurs donations à Clairefontaine dont ils sont les fondateurs. Mais ce sont surtout les Laferté [-sur-Amance], branche cadette des Vignory, plus tard liés aux Choiseul (XVe s.), dans la seigneurie desquels était alors située Vaux-la-Douce, qui se manifesteront le plus souvent, et pas toujours en bien. La tradition a fait de l’abbaye leur nécropole familiale mais, faute de documents, un seul membre y a été inhumé de manière certaine (Gautier II, † 1301, cf. Jourd’heuil, BSHAL n°368, 2007).

Située exactement tant sur la limite d’évêché que sur la frontière d’Empire comme Morimond ou Theuley, Vaux-la-Douce devint bientôt l’objet d’un enjeu stratégique : dans le cadre de sa politique d’extension territoriale vers l’est, le comte de Champagne prend Laferté et l’abbaye sous sa garde en 1241, avant de s’installer solidement à Coiffy, où il fait ériger une forteresse à la suite d’un pariage avec les bénédictins de Molesme, au titre de leur principal prieuré de Varennes. Malgré de telles avancées à ses dépens, le comte de Bourgogne n’en renouvelle pas moins ses libéralités à l’égard de l’abbaye, qui reçoit une rente en sel à Salins en 1259, symbole du jeu des influences opposées et de leur entretien.

Les archives de l’abbaye, sans être négligeables, ont beaucoup souffert des longues périodes de troubles qui ont caractérisé les marches d’entre Marne et Saône, de la guerre de Cent-Ans jusqu’au rattachement à la Couronne de la Comté en 1678, puis de la Lorraine en 1766. Les sources s’en trouvent fortement discontinues et ce de longue date car les auteurs de la Gallia Christiana n’ont livré qu’une liste très incomplète des abbés, avec notamment une lacune totale entre 1327 et 1456. S’agit-il d’une longue vacance du siège abbatial du fait des guerres épisodiques incessantes (et d’une abbaye désertée) ou plus simplement de l’expression d’un grand désordre qui aurait précipité la perte irrémédiable d’une partie des archives ? Bien avant même la Révolution, en 1741, l’abbé Maillart regrettait en effet faute de documents de ne pouvoir répondre aux mauristes qui le sollicitaient au sujet de l’histoire de l’abbaye : ”on n’a pu trouver la suite chronologique des abbés réguliers jusqu’à présent et après avoir souffert de grands dommages par les guerres et avoir été presque abandonnée pendant plus de 80 ans, [l’abbaye] s’est enfin rétablie” (BnF, Coll. Champagne, 111 bis, f°166). La guerre de Trente Ans, à laquelle l’abbé fait implicitement référence, fut particulièrement funeste au pays de Langres : entre 1636 et 1640, l’abbaye était désertée, l’abbé Claude Regnault réfugié à Langres et les moines dispersés dans d‘autres abbayes moins exposées. Après 1650 encore, on ”ne peut tirer le payement des admodiateurs parce que l’abbaye est abandonnée tant par les religieux que par les domestiques, et personne n’y oze faire séjour à cause de la course des ennemys qui se sont emparé du château d’Aigremont” (AD52, 30H18, f°260).

Le rétablissement de l’abbaye n’intervient donc pas avant le XVIIIe siècle (ill. IVR21_20155200672NUCA). La restauration de la vie régulière et du monastère est décidée par l’abbé Charles Mynault (1689-1708) et sera poursuivie pendant près de 30 ans par son successeur Pierre II Langlée de Champignelles (1708-1737) dont le zèle n’aura pas été amoindri par une terrible inondation survenue en 1712, endommageant fortement les bâtiments en cours de reconstruction. Ce qui restait des bâtiments médiévaux et de l’ancienne église abbatiale, consacrée en 1265, fut démoli et une nouvelle église fut construite ”dans de vastes proportions : sa longueur était de 30 mètres au moins et sa largeur de 12. (…) Des colonnes séparaient les trois nefs. Celle du milieu avait une hauteur de cinquante pieds sous clé. Tout le pavé se composait de briques à huit et à quatre pans, vernissées au sanctuaire seulement. La tour, placée au côté droit du portail, renfermait trois cloches” (Mulson, L’abbaye de Vaux-la-Douce, MSHAL, II, 1862, p. 364). Mangin (Hist. dioc. Langres, t. III, 1775, p. 435-436) la disait ”d’une architecture admirable. Les voûtes et arcades des vitraux d’une grande et belle élévation, sont construites avec autant de solidité que de délicatesse. Le sanctuaire, orné d’une très belle sculpture en menuiserie, a pour vis-à-vis un jeu d’orgue complet. Les deux chapelles qui sont dans les ailes de cette église, ainsi que le chœur, répondent à la régularité de l’édifice.” L’abbé Mulson, sur la base de ces descriptions, des visites d’experts et des inventaires successifs, a proposé une restitution du monastère moderne, la seule qui soit connue (op. cit., planche hors texte) (ill. IVR21_20155200673NUCA). Nombre d’auteurs ont relevé la collection de portraits de personnages illustres de l’ordre, plus de 113 en tout, rapportée de Rome par l’abbé Maillard, alors procureur général de l’Ordre auprès du Saint-Siège et dont la liste principale a été relevée par dom Guyton lors de ses visites des monastères cisterciens de Champagne entre 1744 et 1749 (Barthélemy / U. Robert éd., Voyage litt. dom Guyton Champ., Paris, 1889, p. 153-154). Malgré sa modestie, cet établissement cistercien a compté quelques abbés qui ont tenu un rôle important au sein de l’ordre, comme Jean II Vivien, élu en 1455, nommé procureur à Rome, de même que dom Maillart entre 1737 et 51, devenu par la suite visiteur pour la province de Champagne, ou encore Charles Mynault, vicaire général en 1706.

En dehors de la clôture, l’abbé fit (re-)construire une chapelle à l’usage des étrangers et des habitants du village qui s’était formé autour de l’abbaye dès le XIIIe siècle. Cette chapelle, sous le vocable de saint Barthélemy, devient paroissiale : c’est l’actuelle église de Vaux-la-Douce (ill. IVR21_20155200418NUCA). De l’abbaye de Vaux-la-Douce, qui fut vendue à la Révolution pour 24000 £ à un certain Chevilley de Champigny, et dont le mobilier fut dispersé dans les villages alentours, il ne reste rien d’autre que le fût d’une belle croix-reliquaire élevée en 1751 qui se dresse aujourd’hui encore juste au-devant de l’église (ill. IVR21_20155200676NUCA), quelques arcades contemporaines comprises dans le mur d’une maison voisine (ill. IVR21_20155200675NUCA) et les traces de canaux de l’ancien jardin abbatial (ill. IVR21_20155200674NUCA).

Temporel

Même lacunaires, les sources ne laissent jamais entrevoir un temporel important (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155200671NUCA). Pire, et c’est là un fait singulier pour une abbaye d’hommes, Vaux ou Doucevaux —pour employer une dénomination en usage jusqu’en 1488-94 (AD52, 30H18, f°163)— n’aurait eu aucune autre grange que sa grange abbatiale avant 1284. Voilà une configuration digne d’un petit monastère de moniales. En effet, le problème majeur de Vaux-la-Douce fut sans doute l’impossibilité de s’émanciper car le territoire et les biens qui constituaient son patrimoine lorsqu’elle était grange de Clairefontaine ne furent pour ainsi dire pas augmentés, à l’exception de parcelles éparpillées et de revenus à percevoir sur les finages voisins. De la petite cinquantaine d’actes qui forment son chartrier pour les XIIe et XIIIe siècles, la moitié environ relate des accords et autres règlements de conflits avec les seigneurs riverains tant laïcs que religieux, conséquence notamment de la forte densité de prieurés et d’abbayes. Ces conflits sont l’illustration du contexte dans lequel Vaux-la-Douce a évolué, se caractérisant par de nombreuses entraves au développement de son temporel, qui l’ont engagée dans une forme de conquête de son propre territoire. L’incidence majeure de cette situation peu commune s’est traduite par un confinement extrême de toutes ses possessions à l’intérieur de son petit territoire primitif, à l’exception d’un moulin sur l’Amance, second affluent de droite notable de la Saône (Wissenberg, 2006). Les espaces cultivés ont été ouverts en fond de vallée dans le prolongement naturel du site de confluence de l’abbaye et sur le plateau sous forme de clairières, combinant ainsi les différentes potentialités locales. À chacune d’entre elles correspond une ferme en activité ou disparue, sans qu’il soit possible d’en déterminer avec précision la chronologie, faute de sources suffisantes. Les lacunes archivistiques ont été aussi aggravées par l’évolution de la toponymie locale, comme en témoigne l’actuelle ferme de Saint-Richard, ancienne terre de Waudinvêvre au XIIIe siècle, qui a changé jusqu’à 4 fois de nom.

Hormis l’abbaye elle-même et sa grange abbatiale, encore souvent citée dans les comptes de 1547 (AD52, 30H19), 3 domaines sont véritablement attestés au Moyen Âge : le Champ-Rotard (cité dès 1172 comme limite et repère) est intégré au domaine en 1284 pour y construire une grange avec bergerie ; à Waudinvêvre [Saint-Richard] (cité comme terre, bois et fontaine à partir de 1242) seront édifiés un moulin et une ferme ; enfin la propriété du Moulin-Rouge (cité dès 1209) est confirmée en 1230. L’essartage de la forêt ne paraît pas avoir repris avant la fin du Moyen Âge, période à laquelle 7 nouvelles fermes semblent remonter —toutes citées dans les comptes du XVIe s.— : le Trabat, la Vigne (ou Haut-Bois), la Verrière (ou Verrerie), Bellefontaine et la Grange Neuve (jouxtant l’abbaye au nord, avec tuilerie et forge), auxquelles il faut ajouter la Vieille Grange et Grossedhuy, mentionnées en 1592-94 sans indices de localisation. Passé la guerre de Trente-Ans, parallèlement au programme de reconstruction de l’abbaye, 6 nouvelles fermes verront le jour au XVIIIe siècle : Étrain (ou Paille), Saint-Èvre (ou l’Étang), la Verne (ou les Essarts de Verne), les Bastions (ou Sainte-Marguerite), Lafont (ou la Glacière ou la Folie) et la Grange-Rouge (ou les Essarts). Cette dernière pourtant, qui présente beaucoup de similitudes avec le Champ-Rotard et évoque irrésistiblement les essartages médiévaux, n’apparaît que sur le précieux Plan de la terre et granges circonvoisines appartenentes à l’abbaye de Vau la Douce, réalisé au XVIIIe s. (AD52, 30H9), sauf à se cacher derrière l’identité d’une autre ferme, ce qui reste encore à déterminer (Wissenberg, L'espace monastique de l'abbaye de Vaux-la-Douce, à paraître).

Ce territoire a été organisé et exploité rationnellement à la mesure des aptitudes locales : l’assainissement du fond de vallée (chapelet de 4 étangs sur substratum marneux) a permis l’aménagement du site et le développement de pâturages alors que les clairières de plateau (horizons gréso-limoneux) ont été de préférence mises en cultures. Si les versants les mieux exposés se sont couverts de vignes, les autres ont été laissés à la forêt pour ses ressources (ill. IVR21_20150800670NUCA). En dépit d’une grande cohésion spatiale, la facette la plus inattendue du temporel de Vaux réside dans son extrême modestie, un territoire abbatial qui n’a jamais vraiment dépassé la dimension spatiale de la grange primitive. Les raisons, multiples, tiennent autant de la relation avec les seigneurs de Laferté tantôt bienveillants (petite nécropole familiale, rentes), tantôt agressifs (usurpation de donations antérieures ayant valu excommunications), que de la saturation de l’espace monastique : en plus de Cherlieu et de ses deux granges de Bigecourt et Gircourt au sud-est (70- Vernois-sur-Mance), les terres des prieurés de Voisey (clunisien) et de Laferté-Soyers (luxovien) ont interdit toute extension immédiate. Au fond, Vaux-la-Douce pourrait bien être plus représentative de bon nombre de petites abbayes cisterciennes qu’on ne le pense souvent.

Genre de chanoines réguliers de saint Augustin, de cisterciens
Vocables Notre-Dame
Appellations Vaux, Doucevaux, Vaux-la-Douce
Destinations abbaye, grange monastique, abbaye, village
Parties constituantes non étudiées abbaye
Dénominations abbaye
Aire d'étude et canton Laferté-sur-Amance
Adresse Commune : Voisey
Lieu-dit : Vaux-la-Douce
Adresse :
Cadastre : 2000 508ZS 30 à 34

Dans la multitude et la diversité des abbayes cisterciennes, Vaux-la-Douce relève plus du cas particulier que de l’archétype. De ses origines obscures voire à certains égards légendaires (forgées notamment à l’époque moderne), les auteurs anciens (Gallia Christiana, Vignier, Mangin, etc.) n’ont pu tirer de faits précis et avérés. Ce qui est tenu pour sûr est qu’un couvent de chanoines suivant la règle de saint Augustin y existait dans la première moitié du XIIe siècle, peut-être dès le XIe siècle. Les conditions du passage à l’ordre de Cîteaux sont tout aussi mal perçues : trois pancartes non datées de l’évêque cistercien de Langres, Godefroy de la Roche (AD52, 30H1 et F 590, [1138-54]), ainsi qu’une bulle du pape Eugène III (AD70, H 344, 1151) permettent de situer son intégration au temporel de l’abbaye de Clairefontaine (6e fille de Morimond, dioc. de Besançon) avant 1151. Le plus étonnant réside sans doute dans cette réduction de Vaux à l’état de simple grange. Pourquoi l’ancienne maison de chanoines n’a-t-elle pas été directement affiliée à l’ordre comme tant d’autres (Montiers-en-Argonne, Cheminon, Longuay, etc.), voire même via, au pire, un statut transitoire comme celui de prieuré tel qu’il en a été pour le Val-Serveux qui fut finalement absorbé comme grange d’Auberive ? Était-ce une manœuvre pour ménager les relations avec les voisins de Cherlieu (fille de Clairvaux) qui disposaient de deux granges à Vernois-sur-Mance (Bigecourt et Gircourt), territoire riverain de Vaux, et qui préparaient alors de surcroît une nouvelle fondation à Beaulieu (1166) ? Les chanoines ont-ils été dispersés ou se sont-ils convertis, éventuellement durant une période ”probatoire” ? Une fois cette dernière passée, Clairefontaine décida alors de se séparer de sa grange, trop éloignée, et de l’ériger en abbaye à une date là encore inconnue, mais qui peut être située au plus tard en 1172 (Joly, 1986). Il faut rappeler que la grange de Vaux devait être assez importante puisqu’elle avait été constituée de l’ancien domaine canonial, suffisamment en tout cas pour qu’elle accueillît à nouveau une abbaye. En 1165, un acte de confirmation de diverses donations à Clairefontaine (AD52, 30H1) renvoie encore au statut de grange. La fourchette la plus fine que l’on puisse retenir pour l’érection de Vaux en abbaye est donc 1165-72, ce qui s’accorde avec la date de 1168, avancée traditionnellement par Manrique (Ann. Cist., 1642) et Janauschek (Orig. cist., 1877), contra Jongelin (Noticia abb. ord. cist., 1640), dont l’hypothèse d’une fondation en 1152 semble faire l’amalgame avec l’incorporation —en tant que grange— au temporel de Clairefontaine.

Si l’abbaye de Clairefontaine doit être vue comme fondatrice, les faits ne sont pas clairs en ce qui concerne les bienfaiteurs parmi lesquels on retrouve évidemment plusieurs seigneurs des environs, notamment les Bourbonne, les Chaumondel —auj. Pisseloup—, les Jonvelle qui se sont déjà illustrés par leurs donations à Clairefontaine dont ils sont les fondateurs. Mais ce sont surtout les Laferté [-sur-Amance], branche cadette des Vignory, plus tard liés aux Choiseul (XVe s.), dans la seigneurie desquels était alors située Vaux-la-Douce, qui se manifesteront le plus souvent, et pas toujours en bien. La tradition a fait de l’abbaye leur nécropole familiale mais, faute de documents, un seul membre y a été inhumé de manière certaine (Gautier II, † 1301, cf. Jourd’heuil, BSHAL n°368, 2007).

Située exactement tant sur la limite d’évêché que sur la frontière d’Empire comme Morimond ou Theuley, Vaux-la-Douce devint bientôt l’objet d’un enjeu stratégique : dans le cadre de sa politique d’extension territoriale vers l’est, le comte de Champagne prend Laferté et l’abbaye sous sa garde en 1241, avant de s’installer solidement à Coiffy, où il fait ériger une forteresse à la suite d’un pariage avec les bénédictins de Molesme, au titre de leur principal prieuré de Varennes. Malgré de telles avancées à ses dépens, le comte de Bourgogne n’en renouvelle pas moins ses libéralités à l’égard de l’abbaye, qui reçoit une rente en sel à Salins en 1259, symbole du jeu des influences opposées et de leur entretien.

Les archives de l’abbaye, sans être négligeables, ont beaucoup souffert des longues périodes de troubles qui ont caractérisé les marches d’entre Marne et Saône, de la guerre de Cent-Ans jusqu’au rattachement à la Couronne de la Comté en 1678, puis de la Lorraine en 1766. Les sources s’en trouvent fortement discontinues et ce de longue date car les auteurs de la Gallia Christiana n’ont livré qu’une liste très incomplète des abbés, avec notamment une lacune totale entre 1327 et 1456. S’agit-il d’une longue vacance du siège abbatial du fait des guerres épisodiques incessantes (et d’une abbaye désertée) ou plus simplement de l’expression d’un grand désordre qui aurait précipité la perte irrémédiable d’une partie des archives ? Bien avant même la Révolution, en 1741, l’abbé Maillart regrettait en effet faute de documents de ne pouvoir répondre aux mauristes qui le sollicitaient au sujet de l’histoire de l’abbaye : ”on n’a pu trouver la suite chronologique des abbés réguliers jusqu’à présent et après avoir souffert de grands dommages par les guerres et avoir été presque abandonnée pendant plus de 80 ans, [l’abbaye] s’est enfin rétablie” (BnF, Coll. Champagne, 111 bis, f°166). La guerre de Trente Ans, à laquelle l’abbé fait implicitement référence, fut particulièrement funeste au pays de Langres : entre 1636 et 1640, l’abbaye était désertée, l’abbé Claude Regnault réfugié à Langres et les moines dispersés dans d‘autres abbayes moins exposées. Après 1650 encore, on ”ne peut tirer le payement des admodiateurs parce que l’abbaye est abandonnée tant par les religieux que par les domestiques, et personne n’y oze faire séjour à cause de la course des ennemys qui se sont emparé du château d’Aigremont” (AD52, 30H18, f°260).

Le rétablissement de l’abbaye n’intervient donc pas avant le XVIIIe siècle (ill. IVR21_20155200672NUCA). La restauration de la vie régulière et du monastère est décidée par l’abbé Charles Mynault (1689-1708) et sera poursuivie pendant près de 30 ans par son successeur Pierre II Langlée de Champignelles (1708-1737) dont le zèle n’aura pas été amoindri par une terrible inondation survenue en 1712, endommageant fortement les bâtiments en cours de reconstruction. Ce qui restait des bâtiments médiévaux et de l’ancienne église abbatiale, consacrée en 1265, fut démoli et une nouvelle église fut construite ”dans de vastes proportions : sa longueur était de 30 mètres au moins et sa largeur de 12. (…) Des colonnes séparaient les trois nefs. Celle du milieu avait une hauteur de cinquante pieds sous clé. Tout le pavé se composait de briques à huit et à quatre pans, vernissées au sanctuaire seulement. La tour, placée au côté droit du portail, renfermait trois cloches” (Mulson, L’abbaye de Vaux-la-Douce, MSHAL, II, 1862, p. 364). Mangin (Hist. dioc. Langres, t. III, 1775, p. 435-436) la disait ”d’une architecture admirable. Les voûtes et arcades des vitraux d’une grande et belle élévation, sont construites avec autant de solidité que de délicatesse. Le sanctuaire, orné d’une très belle sculpture en menuiserie, a pour vis-à-vis un jeu d’orgue complet. Les deux chapelles qui sont dans les ailes de cette église, ainsi que le chœur, répondent à la régularité de l’édifice.” L’abbé Mulson, sur la base de ces descriptions, des visites d’experts et des inventaires successifs, a proposé une restitution du monastère moderne, la seule qui soit connue (op. cit., planche hors texte) (ill. IVR21_20155200673NUCA). Nombre d’auteurs ont relevé la collection de portraits de personnages illustres de l’ordre, plus de 113 en tout, rapportée de Rome par l’abbé Maillard, alors procureur général de l’Ordre auprès du Saint-Siège et dont la liste principale a été relevée par dom Guyton lors de ses visites des monastères cisterciens de Champagne entre 1744 et 1749 (Barthélemy / U. Robert éd., Voyage litt. dom Guyton Champ., Paris, 1889, p. 153-154). Malgré sa modestie, cet établissement cistercien a compté quelques abbés qui ont tenu un rôle important au sein de l’ordre, comme Jean II Vivien, élu en 1455, nommé procureur à Rome, de même que dom Maillart entre 1737 et 51, devenu par la suite visiteur pour la province de Champagne, ou encore Charles Mynault, vicaire général en 1706.

En dehors de la clôture, l’abbé fit (re-)construire une chapelle à l’usage des étrangers et des habitants du village qui s’était formé autour de l’abbaye dès le XIIIe siècle. Cette chapelle, sous le vocable de saint Barthélemy, devient paroissiale : c’est l’actuelle église de Vaux-la-Douce (ill. IVR21_20155200418NUCA).De l’abbaye de Vaux-la-Douce, qui fut vendue à la Révolution pour 24000 £ à un certain Chevilley de Champigny, et dont le mobilier fut dispersé dans les villages alentours, il ne reste rien d’autre que le fût d’une belle croix-reliquaire élevée en 1751 qui se dresse aujourd’hui encore juste au-devant de l’église (ill. IVR21_20155200676NUCA), quelques arcades contemporaines comprises dans le mur d’une maison voisine (ill. IVR21_20155200675NUCA) et les traces de canaux de l’ancien jardin abbatial (ill. IVR21_20155200674NUCA).

Temporel

Même lacunaires, les sources ne laissent jamais entrevoir un temporel important (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155200671NUCA). Pire, et c’est là un fait singulier pour une abbaye d’hommes, Vaux ou Doucevaux —pour employer une dénomination en usage jusqu’en 1488-94 (AD52, 30H18, f°163)— n’aurait eu aucune autre grange que sa grange abbatiale avant 1284. Voilà une configuration digne d’un petit monastère de moniales. En effet, le problème majeur de Vaux-la-Douce fut sans doute l’impossibilité de s’émanciper car le territoire et les biens qui constituaient son patrimoine lorsqu’elle était grange de Clairefontaine ne furent pour ainsi dire pas augmentés, à l’exception de parcelles éparpillées et de revenus à percevoir sur les finages voisins. De la petite cinquantaine d’actes qui forment son chartrier pour les XIIe et XIIIe siècles, la moitié environ relate des accords et autres règlements de conflits avec les seigneurs riverains tant laïcs que religieux, conséquence notamment de la forte densité de prieurés et d’abbayes. Ces conflits sont l’illustration du contexte dans lequel Vaux-la-Douce a évolué, se caractérisant par de nombreuses entraves au développement de son temporel, qui l’ont engagée dans une forme de conquête de son propre territoire. L’incidence majeure de cette situation peu commune s’est traduite par un confinement extrême de toutes ses possessions à l’intérieur de son petit territoire primitif, à l’exception d’un moulin sur l’Amance, second affluent de droite notable de la Saône (Wissenberg, 2006). Les espaces cultivés ont été ouverts en fond de vallée dans le prolongement naturel du site de confluence de l’abbaye et sur le plateau sous forme de clairières, combinant ainsi les différentes potentialités locales. À chacune d’entre elles correspond une ferme en activité ou disparue, sans qu’il soit possible d’en déterminer avec précision la chronologie, faute de sources suffisantes. Les lacunes archivistiques ont été aussi aggravées par l’évolution de la toponymie locale, comme en témoigne l’actuelle ferme de Saint-Richard, ancienne terre de Waudinvêvre au XIIIe siècle, qui a changé jusqu’à 4 fois de nom.

Hormis l’abbaye elle-même et sa grange abbatiale, encore souvent citée dans les comptes de 1547 (AD52, 30H19), 3 domaines sont véritablement attestés au Moyen Âge : le Champ-Rotard (cité dès 1172 comme limite et repère) est intégré au domaine en 1284 pour y construire une grange avec bergerie ; à Waudinvêvre [Saint-Richard] (cité comme terre, bois et fontaine à partir de 1242) seront édifiés un moulin et une ferme ; enfin la propriété du Moulin-Rouge (cité dès 1209) est confirmée en 1230. L’essartage de la forêt ne paraît pas avoir repris avant la fin du Moyen Âge, période à laquelle 7 nouvelles fermes semblent remonter —toutes citées dans les comptes du XVIe s.— : le Trabat, la Vigne (ou Haut-Bois), la Verrière (ou Verrerie), Bellefontaine et la Grange Neuve (jouxtant l’abbaye au nord, avec tuilerie et forge), auxquelles il faut ajouter la Vieille Grange et Grossedhuy, mentionnées en 1592-94 sans indices de localisation. Passé la guerre de Trente-Ans, parallèlement au programme de reconstruction de l’abbaye, 6 nouvelles fermes verront le jour au XVIIIe siècle : Étrain (ou Paille), Saint-Èvre (ou l’Étang), la Verne (ou les Essarts de Verne), les Bastions (ou Sainte-Marguerite), Lafont (ou la Glacière ou la Folie) et la Grange-Rouge (ou les Essarts). Cette dernière pourtant, qui présente beaucoup de similitudes avec le Champ-Rotard et évoque irrésistiblement les essartages médiévaux, n’apparaît que sur le précieux Plan de la terre et granges circonvoisines appartenentes à l’abbaye de Vau la Douce, réalisé au XVIIIe s. (AD52, 30H9), sauf à se cacher derrière l’identité d’une autre ferme, ce qui reste encore à déterminer (Wissenberg, L'espace monastique de l'abbaye de Vaux-la-Douce, à paraître).

Ce territoire a été organisé et exploité rationnellement à la mesure des aptitudes locales : l’assainissement du fond de vallée (chapelet de 4 étangs sur substratum marneux) a permis l’aménagement du site et le développement de pâturages alors que les clairières de plateau (horizons gréso-limoneux) ont été de préférence mises en cultures. Si les versants les mieux exposés se sont couverts de vignes, les autres ont été laissés à la forêt pour ses ressources (ill. IVR21_20150800670NUCA). En dépit d’une grande cohésion spatiale, la facette la plus inattendue du temporel de Vaux réside dans son extrême modestie, un territoire abbatial qui n’a jamais vraiment dépassé la dimension spatiale de la grange primitive. Les raisons, multiples, tiennent autant de la relation avec les seigneurs de Laferté tantôt bienveillants (petite nécropole familiale, rentes), tantôt agressifs (usurpation de donations antérieures ayant valu excommunications), que de la saturation de l’espace monastique : en plus de Cherlieu et de ses deux granges de Bigecourt et Gircourt au sud-est (70- Vernois-sur-Mance), les terres des prieurés de Voisey (clunisien) et de Laferté-Soyers (luxovien) ont interdit toute extension immédiate. Au fond, Vaux-la-Douce pourrait bien être plus représentative de bon nombre de petites abbayes cisterciennes qu’on ne le pense souvent.

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle , (détruit)

Au XVIIIe siècle, l’abbé fit (re-)construire une chapelle à l’usage des étrangers et des habitants du village qui s’était formé autour de l’abbaye dès le XIIIe siècle. Cette chapelle, sous le vocable de saint Barthélemy, devient paroissiale : c’est l’actuelle église de Vaux-la-Douce (ill. IVR21_20155200418NUCA). De l’abbaye de Vaux-la-Douce, qui fut vendue à la Révolution pour 24000 £ à un certain Chevilley de Champigny, et dont le mobilier fut dispersé dans les villages alentours, il ne reste rien d’autre que le fût d’une belle croix-reliquaire élevée en 1751 qui se dresse aujourd’hui encore juste au-devant de l’église (ill. IVR21_20155200676NUCA), quelques arcades contemporaines comprises dans le mur d’une maison voisine (ill. IVR21_20155200675NUCA) et les traces de canaux de l’ancien jardin abbatial (ill. IVR21_20155200674NUCA).

Murs grès moellon

Annexes

  • Bibliographie

    AFFOLTER, Éric, "L'abbaye de Clairefontaine aux XIIe et XIIIe siècles. Aspects de l'économie au Moyen Âge", SALSA, Vesoul, 1978

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    BONVALLET, Adrien, "Les fiefs de la mouvance royale de Coiffy", Revue de Champagne et de Brie, t. XVIII (1885), p. 200 et suiv. [Vaux-la-Douce] ; t. XIX (1885), p. 16-17

    BRIFFAUT, abbé, et MULSON, abbé, Histoire de la vallée de l'Amance, ancien doyenné de Pierrefaites, 1891, p. 32-35, 44 et 107-108.

    BRULTEY, Hippolyte, "Étude d'histoire sur le cartulaire de l'ancienne abbaye de Clairefontaine-lès-Polaincourt", Mémoires de la Commission d'archéologie et des sciences historiques de Haute-Saône, t. IV (1867), p. 373-524.

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    FUSELIER, Sandrine, "Étude architecturale de l'abbaye cistercienne de Vaux-la-Douce", Bulletin de la Société Historique et Archéologique de Langres, t. XXV, III-2005, n° 360, p. 79-95

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    JOLIBOIS, Émile, "Mémoire sur les archives de la Haute-Marne, pour servir à l'histoire de ce département", La chronique de Champagne, t. III, 1838, p. 95-109 et 163-173. [Vaux-la-Douce : p. 109]

    JOLIBOIS, Émile, La Haute-Marne ancienne et moderne, 1858, p. 539-540

    JOLY, Bertrand, "Les chartes de fondation des abbayes cisterciennes au XIIe siècle dans le diocèse de Langres", Les Cahiers Haut-Marnais, n°167, 1986 ("1285-1985, autour du 7e centenaire du rattachement de la Champagne à la France. La future Haute-Marne du IXe au XIVe siècle", actes des journées haut-marnaises d'art et d'histoire 1985), p. 107-144

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    LACORDAIRE, A., "Notes historiques sur le bourg et le prieuré de Voisey", Revue de Champagne et de Brie (2e série), t. I (1889), p. 735-770, p. 750-751 [Vaux-la-Douce]

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    MANGIN, Abbé de, Histoire du diocèse de Langres, t. III, Paris, 1765, p. 431-438

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    ROUSSEL, abbé Ch.-Fr., Le diocèse de Langres ; histoire et statistique, t. II, 1875, p. 291

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    VIGNIER, Jacques, Décade historique du diocèse de Langres par le père Jacques Vignier (milieu du XVIIe s.) [Vaux-la-Douce], Société Historique et Archéologique de Langres, Langres, 1894, tome 2, p. 629-637

    WISSENBERG, Christophe, "De l'insertion dans le milieu à l'organisation du territoire, cohésion et discontinuité spatiales des temporels cisterciens dans les marges champenoises (Clairvaux, Quincy, Vaux-la-Douce)", Les granges cisterciennes : unité et diversité, Actes de la table ronde d'archéologie et d'histoire organisée par la DRAC de Franche-Comté, les Archives Départementales de la Haute-Saône, l'Université de Franche-Comté (Laboratoire des Sciences Historiques EA2273) et l'association Cisterrae, Vesoul, 9-11 juin 2006.

    WISSENBERG, Christophe, "De abdij en haar omgeving : een historisch-geografische benadering van het landschapsbeheer en het erfgoed van de cisterciënzers in Champagne en Bourgondië". Jaarboek Abdijmuseum Ten Duinen 1138 Novi Monasterii, vol. 11, 2011, p. 43-52, Koksijde, 2012

    WISSENBERG, Christophe, L'espace monastique de l'abbaye de Vaux-la-Douce (Haute-Marne) (XIIe-XIIIe s.), à paraître.

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