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Ariétal, ancienne grange de Chéhéry

Dossier IA08002525 réalisé en 2015

Fiche

Les archives de Chéhéry ayant disparu en quasi totalité, les mentions de granges sont donc rarissimes. Ariétal, ancienne grange présumée (08- Exermont), n’y échappe pas (cf. carte du temporel ill. IVR21_20150800555NUCA). La métairie, d’un revenu de 1257 £, fut comprise dans le lot global qui a été acquis, en tant que bien national, par Gérard de Melcy en 1791. Le domaine comprenait la ferme et ses terres et prés confinés dans l’étroit vallon, ainsi que le grand étang en aval dont on peut voir encore aujourd’hui l’ancienne chaussée et sa brèche centrale. La forêt homonyme en revanche échut à l’état et ses 260 ha ont donné naissance à la forêt domaniale. Cette ressource prit nécessairement une part importante dans l’exploitation de la grange, dans le cadre notamment des activités pastorales, aux côtés des labours qui se développèrent sur les pentes défrichées à cet effet. On ne sait pas précisément à quelle période elle remonte mais son nom constitue un témoin sérieux de son origine : les ventes révolutionnaires l’ont enregistré sous la graphie ”Hariétal”. Ce H initial trahit le nom que la ferme portait encore en 1673, ”Henri-estable” (J. Jailliot, ”Recherches sur l’abbaye de Chéhéry”, Revue d’Ardenne et d’Argonne, 1896, p.11) et qui lui provenait d’un comte Henri de Grandpré, bienfaiteur de l’abbaye dont il avait la garde. De la fondation de Chéhéry jusqu’en 1211, cinq comtes du même nom se sont succédés, sans qu’il soit possible d’être plus précis. Il est néanmoins vraisemblable que ce domaine lui fut donné au cours de la seconde moitié du XIIe siècle. Il ne reste aujourd’hui qu’une maison, aile sud de l’ancienne ferme qui comptait encore en 1825 (cadastre d’Exermont, section D1) une aile nord carrée, située au-delà d’une cour fermée par par deux bâtiments perpendiculaires (ill. IVR21_20150800040NUCA). Si l’habitat ne présente plus d’intérêt apparent, le site de clairière axée sur le vallon est en revanche assez représentatif des défrichements des XIIe et XIIIe siècles, bien qu’il ne soit pas possible de dire en l’état s’il s’agit d’une création cistercienne ou comtale.

Genre de cisterciens
Destinations grange monastique, ferme
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Grandpré
Adresse Commune : Exermont
Lieu-dit : Ferme d'Ariétal
Cadastre : 1995 D2 24, 71 à 80

Les archives de Chéhéry ayant disparu en quasi totalité, les mentions de granges sont donc rarissimes. Ariétal, ancienne grange présumée (08- Exermont), n’y échappe pas (cf. carte du temporel ill. IVR21_20150800555NUCA). La métairie, d’un revenu de 1257 £, fut comprise dans le lot global qui a été acquis, en tant que bien national, par Gérard de Melcy en 1791. Le domaine comprenait la ferme et ses terres et prés confinés dans l’étroit vallon, ainsi que le grand étang en aval dont on peut voir encore aujourd’hui l’ancienne chaussée et sa brèche centrale. La forêt homonyme en revanche échut à l’état et ses 260 ha ont donné naissance à la forêt domaniale. Cette ressource prit nécessairement une part importante dans l’exploitation de la grange, dans le cadre notamment des activités pastorales, aux côtés des labours qui se développèrent sur les pentes défrichées à cet effet. On ne sait pas précisément à quelle période elle remonte mais son nom constitue un témoin sérieux de son origine : les ventes révolutionnaires l’ont enregistré sous la graphie ”Hariétal”. Ce H initial trahit le nom que la ferme portait encore en 1673, ”Henri-estable” (J. Jailliot, ”Recherches sur l’abbaye de Chéhéry”, Revue d’Ardenne et d’Argonne, 1896, p.11) et qui lui provenait d’un comte Henri de Grandpré, bienfaiteur de l’abbaye dont il avait la garde. De la fondation de Chéhéry jusqu’en 1211, cinq comtes du même nom se sont succédés, sans qu’il soit possible d’être plus précis. Il est néanmoins vraisemblable que ce domaine lui fut donné au cours de la seconde moitié du XIIe siècle.

Période(s) Principale : 20e siècle , (?)

Il ne reste aujourd’hui qu’une maison, aile sud de l’ancienne ferme qui comptait encore en 1825 (cadastre d’Exermont, section D1) une aile nord carrée, située au-delà d’une cour fermée par par deux bâtiments perpendiculaires (ill. IVR21_20150800040NUCA). Si l’habitat ne présente plus d’intérêt apparent, le site de clairière axée sur le vallon est en revanche assez représentatif des défrichements des XIIe et XIIIe siècles, bien qu’il ne soit pas possible de dire en l’état s’il s’agit d’une création cistercienne ou comtale.

Murs brique maçonnerie crépi
Toit tuile mécanique
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans croupe
toit à longs pans pignon découvert
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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