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Fiche

Précision dénomination bac à traille
Appellations de La Noue
Dénominations bac
Aire d'étude et canton Haute-Marne - Saint-Dizier-Centre
Hydrographies Marne la
Adresse Commune : Saint-Dizier
Cadastre : 2012 CT 404 ; 2012 BN 238

Un compte-rendu du conseil municipal en date du 23 mars 1839 nous apprend que le bac de traversée de La Noue a été établi en 1809 pour le compte de l'administration et le chemin fut placé, du consentement de la ville de Saint-Dizier, dans une propriété lui appartenant ; cette propriété fut acquise, 4 ans après, par M. Paymal. Ce bac était mis en adjudication par l'Etat. Le 3 février 1853, un rapport de l'ingénieur ordinaire est établi sur la réclamation de Paymal-Molandre tendant à être mis en possession du matériel du passage d'eau de Chateau-Renard. Un procès-verbal de mise en jouissance et d'inventaire descriptif et estimatif du matériel du passage d'eau est dressé le 30 janvier 1856 entre l'ancien fermier Paymal-Molandre et le nouveau fermier Guinet. Il est fait mention des droits à percevoir sur le passe cheval du passage d'eau établi à la traverse de Marne à Chateau-Renard. Ce bac a été supprimé le 1er septembre 1864 et le 31 octobre 1864 la cabane du passeur du bac fut mise en vente aux enchères publiques au profit de l'Etat et la nacelle fut descendue au barrage de la Valotte avec les agrés du passage. D'après le tableau d'assemblage du cadastre de 1859, il était situé au débouché du chemin de la Cototte au bac qui longeait la Marne et non loin du chemin du Bac qui faisait la jonction entre le quartier de La Noue et la Marne. Le chanoine Petit relate qu'un second passeur opérait plus en aval, au niveau de l'église.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle

D'après les descriptions il s'agissait d'un bac à traille qui se composait d'un bateau de 8,54 m et 2m de large muni d'un mat avec un tourillon vertical, une chaîne en fer, un cadenas et sa clef, une corde de 90 mètres de long servant à diriger le bac pendant la manoeuvre, un treuil situé sur la rive droite, d'un pieu d'amarre situé sur la rive gauche. Il ne subsiste aucune structure du bac à traille de La Noue.

États conservations détruit
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • ADHM, 127 S 3 :

    -29/09/1811, courrier du conseiller d'état au préfet de la Haute-Marne lui proposant de soumettre à l'approbation du ministre des finances l'arrêté du 8 août 1811 et qu'il lui est provisoirement accordé un crédit de 200 livres sur les produits de navigation de bacs, pour en acquitter le montant au sieur François Paymal, propriétaire de la nacelle servant au passage dit du Château Renard, sur la Marne près de Saint-Dizier.

     

    -22/04/1824, demande de remboursement d'une somme de 200 francs que lui a coûté l'ancienne nacelle de Chateau-Renard, par Claude François Piat, son fermier ; cette nacelle est établie derrière le faubourg de la Noue à Saint-Dizier et sert au passage de la Marne. Il demande aussi qu'on lui fournisse une nacelle neuve car la sienne est hors d'état de servir.

    - 23/03/1839, demande d'indemnité pour le passage servant de chemin d'accès au bac de Château-Renard sur la Marne par la veuve Roussel, née Paymal. Ce bac a été établi en 1809 pour le compte de l'administration et le chemin fut placé, du consentement de la ville de Saint-Dizier dans une propriété à elle appartenant ; cette propriété fut acquise, 4 ans après, par le sieur Paymal, père de la pétitionnaire, avec la sujétion du passage. En 1819, ce chemin fut reporté dans la même propriété, à 150 m environ au dessus de sa position ancienne, au bénéfice du propriétaire car cela réduisait le parcours du chemin ; dès lors, l'administration juge non fondée cette réclamation.

    -Juillet 1841, les sieurs Guillaume et et Sampigne adjudicataires du bac de Chateau-Renard. Ils demandent un ajout au cahier des charges sur la liberté de s'abonner à ce bac.

    -3 février 1853, rapport de l'ingénieur ordinaire sur la réclamation du sieur Paymal-Molandre tendant à être mis en possession du matériel du passage d'eau de Chateau-Renard.

     

    -9 mai 1855, courrier du directeur des ponts et chaussées au préfet de la Haute-Marne l'informant que par décision du 30 avril le ministre des finances a rejeté la réclamation présentée par divers habitants de Saint-Dizier à l'effet d'obtenir qu'il soit ajouté au tarif arrêté par décrêt du 22 mars 1854, pour le bac de Chateau-Renard, une clause autorisant des abonnements entre le fermier de ce bac et les habitants de la ville.

    - PV de mise en jouissance et inventaire descriptif et estimatif du matériel du passage d'eau établi à Chateau-Renard entre l'ancien fermier Paymal-Molandre et le nouveau fermier Guinet, le 30/01/ 1856. Il est fait mention des droits à percevoir sur le passe cheval du passage d'eau établi à la traverse de Marne à Chateau-Renard.

    Le matériel du passage appartenant à l'Etat se compose de : un bateau ayant une longueur de 8,54 m entre ses pontceaux, une largeur mesurée hors d'oeuvre de 2 m au milieu et de 2 m aux extrémités, garni d'un mat avec un tourillon vertical, pretté à ses deux bouts et d'une chaine en fer avec un cadenas et sa clef. Une corde servant à diriger le bac pendant la manoeuvre ayant une longueur de 90 mètres et une circonférence de 95 millimètres. Un treuil situé sur la rive droite composé de deux poteaux montants de 1,55 m de longueur et de 0,20 sur 0,20 d'écarrissage, d'un chapeau de 1,60 de longueur et de 0,18 sur 0,18 d'équarrissage, de deux contrefiches de 1,45 de longueur et de 0,12 sur 0,12 d'équarrissage, d'un tambour d'une longueur de 1 m entre ses tourillons et d'une circonférence de 0,82, d'un second rouleau de 1 m de longueur et de 0,49 m de circonférence. Un pieu d'amarre situé sur la rive gauche de 4,00 m de longueur, de 0,72 de circonférence, consolidé par trois contrefiches de 1,80 de longueur et de 0,13 sur 0,14 d'équarrissage. La corde principale est en outre garnie d'un hauban de 6,40 m de longueur et (?) m de circonférence. Le treuil est garni de deux leviers de 2,28 m de longueur et 0,15 de circonférence. Sur la rive droite, il a (mite) un point d'abordage de 2,30 m sur 0,25, garni de deux roulettes ; et sur la rive gauche un autre de (?) m sur 0,45 garni de 4 roulettes. La corde ayant été posée en septembre 1852 est dans un état d'usure très avancé. Le bateau, quoiqu'ayant été réparé n pourra probablement pas finir le bail. Les ponts d'abordage sont en mauvais état et n'ont que les roues de bonnes.

    Dans une nouvelle chemise, mention que ce bac a été supprimé le 1er septembre 1864

    -28/09/1864, arrêté préfectoral selon lequel il sera procédé le 31/10 prochain à la vente aux enchères publiques au profit de l'état de la cabane abri située sur la rive droite de Marne à Saint-Dizier et qui était affectée au passage d'eau du Chateau-Renard. L'acquéreur sera tenu d'enlever dans le mois de la vente les matériaux provenant de la démolition de la cabane, sauf s'il s'entend à ce sujet avec la ville de Saint-Dizier, propriétaire du fonds .

     

    -21/09/1864, rapport de l'ingénieur indiquant que la nacelle servant au passage d'eau de Chateau-Renard, supprimé le 1/09/1864, a été descendue au barrage de la Valotte, où elle sera utilisée, ainsi que les agrés du passage. Mais la cabane servant d'abri au passeur est devenue inutile et il demande qu'elle soit remise à l'administration des domaines pour être vendue au profit de l'état, selon une estimation de 134 francs.

     

    -16/08/1864, courrier au sous préfet à Wassy l'informant d'une demande du maire de Saint-Dizier aux termes de laquelle le sieur Thévenet, adjudicataire des travaux de construction d'un pont sur la Marne près le passage d'eau de Chateau Renard, offre de livrer gratuitement au public une passerelle commode et solide en remplacement du bac dont il demande la suppression. L'auteur du courrier explique que le sieur Garnier fait son service de manière à inspirer toute sécurité, et que le vrai, le seul grief, c'est qu'il perçoit le plein tarif. Eh bien ! il est dans son droit et l'Etat dont il est l'adjudicataire lui doit protection. (l'auteur pourrait être l'ingénieur ordinaire qui exprime dans un autre document la mauvaise volonté de la municipalité de St Dizier contre le fermier du passage d'eau de Chateau Renard continue à se manifester à toute occasion, et une sorte de police spéciale a été organisée pour prendre en faute ce fermier afin d'avoir un prétexte pour demander, conformément au cahier des charges, la résilitation de son bail"

     

    -23/02/1863, prorogation du bail du sieur Garnier-Paymal, adjudicataire, jusqu'au 31/12/1867. Cette demande est autorisée par le directeur général des ponts et chaussées.

  • Archives municipales de la ville de Saint-Dizier, Registres de délibérations du Conseil Municipal :

    25 octobre 1832, Copies de lettres expédiées par le Conseil municipal de St-Dizier : Le Maire à M. Mahuet. Par arrêté du 3 août dernier le Préfet vous autorise à établir sur la Marne un bateau particulier pour communiquer de l´un à l´autre des chantiers que vous possédez sur les deux rives de cette rivière.

  • 20115201549NUCA : Archives départementales de Haute-Marne, Chaumont, 6 Fi 1766.

    20115201558NUCA : Archives départementales de Haute-Marne, Chaumont

    20115201559NUCA : Archives départementales de Haute-Marne, Chaumont

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Haute-Marne, sous-série 6 Fi.

    1766
  • Archives départementales de Haute-Marne, sous-série 127 S.

    3
Bibliographie
  • PETIT, Camille.Vieilles rues, vieilles pierres de Saint-Dizier. Saint-Dizier : Syndicat d'initiative, 1965. 108 p.

    p. 90