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Fiche

Précision dénomination barrage à aiguilles
Appellations de la Noue ou de la Vallotte
Dénominations barrage
Aire d'étude et canton Haute-Marne - Saint-Dizier-Centre
Hydrographies Marne la
Adresse Commune : Saint-Dizier
Cadastre : 2012 CT 380 ; 2012 BD 174

Un mémoire sur la navigation de la Marne signé Brière de Mondétour et daté du 24 décembre 1836 constatait que la navigation sur la Marne en aval de Saint-Dizier en période d'étiage était difficile voire impossible. Pour y rémedier il prévoyait la construction de barrages afin de relever la hauteur de la lame d'eau pour faciliter le commerce par flottage et la batellerie depuis de port de La Noue. Le conseil municipal, dans une délibération du 6 mai 1840, demande l'établissement de deux barrages à Saint-Dizier. En septembre 1841, un projet d´établissement de deux barrages sur la Marne voit le jour. En vue de la construction du barrage au lieu-dit la Vallotte, le sieur Claude Augustin Sampigne, de Saint-Dizier, cède deux pièces de terre destinées à l'établissement de ce barrage en octobre 1845, dans la contrée du Chateau-Renard, rive gauche la Marne. Dans le courrier à ce sujet, Saupigne mentionne les travaux du barrage de la Noue. Le projet de construction fut approuvé le 28 août 1845 et les travaux sont adjugés le 10 octobre 1845 au profit de Joseph Bitschnaux moyennant 112614,68 francs suivant un détail estimatif rédigé le 31 décembre1844. Le 13 novembre 1846, le contrôleur de la division de Wassy donna son avis sur l'estimation des parcelles acquises pour l'établissement d'un barrage en aval de Saint-Dizier, lieu-dit la Valotte. Les marchés d'acquisition des 8 parcelles furent jugés acceptables (4317,58 francs). Le procès-verbal de réception définitive avec descriptifs des travaux exécutés fut établi en 1848. Le 21 septembre 1864, un rapport de l'ingénieur indique que la nacelle (bac à traille, IA52000019) servant au passage d'eau de Chateau-Renard, supprimée le 1er septembre1864, a été descendue au barrage de la Valotte, où elle sera utilisée, ainsi que les agrés du passage. Mais la cabane servant d'abri au passeur était devenue inutile et il demanda qu'elle soit remise à l'administration des domaines pour être vendue au profit de l'Etat, selon une estimation de 134 francs. Le 3 novembre 1898, un courrier du conseiller d'Etat directeur général des routes, de la navigation et des mines, au préfet l'informa que les ingénieurs lui avaient adressé des propositions ayant pour but l'abandon de l'écluse de Saint-Dizier qui mettait en communication la Marne et le canal de la Haute-Marne (la Double-Ecluse) car la batellerie et le flottage sur la Marne avaient périclité. En effet, l'écluse double de Saint-Dizier (IA52000012) n'était plus utilisée que pour le flottage des bois provenant de la scierie Leclerc ce qui provoqua l'abandon du barrage de la Vallotte peu de temps auparavant.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle

Il ne susbsiste actuellement aucune structure du barrage de la Vallotte.

États conservations détruit
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Archives nationales, F14 :

    Marne : projets d´amélioration, mémoires et rapports, dossier général :

    24 /12/1836, mémoire sur la navigation de la Marne (signé Brière de Mondétour). Sur les difficultés actuelles de la navigation, il note A Saint-Dizier même, puis sur les gués de Valcourt, de la Neuville au port, d´Ambrières, de Hauteville ; sur les graviers de Larricourt, d´Isles, de Montcetz et dans d´autres passages on ne trouve pas en été plus de 10 centimètres de hauteur d´eau. Les conducteurs de bresles ou de bateaux qui veulent partir de Saint-Dizier vont aux forges du Clos Mortier, de Marnaval et quelquefois jusqu´à celles d´Eurville et de Bienville acheter des propriétaires de ces établissements ce qu´on appelle un flot. Ces flots se donnent le dimanche : on lèvre pendant une heure ou deux les vannes de décharge des usines, et l´eau, en s´échappant produit dans la rivière une crue de 20 à 25 cm. Les flotteurs et les mariniers se mettent en route aussitôt et marchent le plus vite qu´ils peuvent, afin de suivre le flot et d´arriver avec lui à Vitry. Mais ils y arrivent rarement et restent à sec sur quelques graviers.

    Pour améliorer la navigation de la Marne, il propose des travaux en particulier entre Saint-Dizier et Dizy, à savoir soulever l´eau par des barrages et les contenir par des digues longitudinales.

  • ADHM 126 S 3, navigation de la Marne, depuis l´an 8 (1800) jusqu´en 1855 :

    Septembre 1841, projet d´établissement de deux barrages sur la Marne.

  • ADHM, 127 S 3 :

    21/09/1864, rapport de l'ingénieur indiquant que la nacelle servant au passage d'eau de Chateau-Renard, supprimé le 1/09/1864, a été descendue au barrage de la Valotte, où elle sera utilisée, ainsi que les agrés du passage. Mais la cabane servant d'abri au passeur est devenue inutile et il demande qu'elle soit remise à l'administration des domaines pour être vendue au profit de l'état, selon une estimation de 134 francs.

  • ADHM 130 S 193 :

    -chemise marron :

    13/11/1846, avis du contrôleur de la division de Wassy sur l'estimation des parcelles acquises pour l'établissement d'un barrage à Saint-Dizier, lieu dit la Valotte ; les marchés d'acquisitions des 8 parcelles sont jugés acceptables (4317,58 francs) ; en aval de Saint-Dizier, sur la Marne, projet de construction approuvé le 28/08/1845.

     

    A cet effet, le sieur Claude Augustin Sampigne, de Saint-Dizier, cède deux pièces de terre destinées à l'établissement de ce barrage en octobre 1845, sur des portions de terrain qui lui appartiennent dans la contrée du Chateau-Renard, rive gauche la Marne. Dans le courrier à ce sujet, Saupigne mentionne les travaux du barrage de la Noue.

    PV de réception définitive des travaux exécutés, construction du barrage de la Valotte en aval de Saint-Dizier, exercice 1848 :

    1-section Pertuis :

    Pertuis proprement dit (bois, palplanches, bois équarri, madriers pour palplanches, bois d'assemblage, fonte, fer forgé, bétons).

    Elévation en maçonnerie en moellons ordinaires et en pierre de taille, bois de sapin, madriers, fer forgé, fonte, peinture à l'huile, peinture à la glue marine.

    Coulisses d'abordage (pieux battus, bois équarris et d'assemblage, madriers, fer forgé, fonte, peinture à l'huile, peinture à la glue marine).

    2-section Déversoirs :

    Les deux branches (déblais, dragage, pieux battus, bois en grume et d'assemblage de chêne, madriers, fer forgé, fonte, peinture à la glue marine, enrochements, pierre et gravier de remplissage, pavage, pierre de taille sèche, parements et revêtements).

    Les enracinements ou culées.

    Fondations (déblais, dragages, pieux battus, palplanches, bois équarris, madriers, bois d'assemblage de chêne, fer forgé, fonte, béton).

    Elévation de maçonnerie de pierre de taille sèche, parements, maçonnerie en moellons ordinaire, fer forgé, scellement.

    Hausses mobiles en fer forgé, scellements, madriers, peinture à l'huile, peinture à la glue marine.

    3-section Ouvrages accessoires :

    Terrassements (déblais, remblais, gazonnement).

    Perrés de rives (déblais, dragages, pieux battus, bois en grumes et d'assemblage de chêne, madriers, fer forgé, fonte, enrochements, maçonnerie sèche en pierre de taille, parements).

    Pilotage de garde (bois en grumes pour pieux).

     

    4-section : Maison éclusière

    Déblais, remblais en corrois de glaise, maçonnerie de pierre de taille hourdée, parements, crépis ordinaire et hydraulique, maçonnerie de massif, bois d'assemblage de sapin, fer forgé, couverture en tuiles creuses, portes en chêne, croisées, volets, peinture à l'huile.

     

    Total  général à compter à l'entrepreneur, le délai de garantie étant expiré : 119420, 59 francs.

     

    PV d'adjudication 10/10/1845 des travaux à exécuter sur la Marne à Saint-Dizier selon le devis et détail estimatif rédigé le 31/12/1844 au profit de Joseph Bitschnaux moyennant 112614,68 francs.

  • ADHM 135 S 8 :

    Saint-Dizier 1897-1900.

    3/11/1898, courrier du conseiller d'état directeur général des routes, de la navigation et des mines, au préfet l'informant que les ingénieurs lui ont adressé des propositions ayant pour but l'abandon de l'écluse de Saint-Dizier qui met en communication la Marne et le canal de la Haute Marne. "La Marne entre Saint-Dizier et Vitry-le-François n'étant plus fréquentée par la batellerie ni par le flottage, l'Etat ne peut continuer à y entretenir à grands frais des ouvrages de navigation devenus inutiles. Tel était le cas du barrage de la Valotte récemment abandonné. L'écluse double de Saint-Dizier n'est plus utilisée que pour le flottage des bois provenant de la scierie Leclerc. Les travaux de restauration qu'il faudrait entreprendre seraient presque équivalents à une reconstruction et la dépense serait hors de proportion avec les intérêts en cause. Le directeur des routes etc. lui annonce qu'il approuve ces propositions et qu'il autorise les ingénieurs à dresser le projet de l'aqueduc de décharge qui serait établi à la place de l'écluse pour la vidange du canal en cas de besoin.

  • Archives municipales de la ville de Saint-Dizier, Registres de délibérations du Conseil Municipal :

    - 6 mai 1840, Copies de lettres expédiées par le Conseil municipal de Saint-Dizier : Le Maire écrit au Sous-Préfet et à M. de Bienville pour les prier d´appuyer la demande du Conseil relative à l´établissement de deux barrages sur la Marne.

    - 21 décembre 1841, Copies de lettres expédiées par le Conseil municipal de Saint-Dizier : Le Maire à M. de Beaufort, député. Depuis longtemps le Commerce des bois et le Conseil de Saint-Dizier se plaignent de la situation précaire de la navigation de la Marne entre Vitry et Saint-Dizier et demandent l´exécution de travaux destinés à la rendre plus facile, et à soustraire les maîtres mariniers aux exigences souvent exorbitantes des propriétaires des usines supérieures auxquels ils sont obligés de demander des flots pour faire écouler leurs brêles ou leurs bateaux. Le Gouvernement qui jusqu´à présent était resté sourd à ces demandes paraît aujourd´hui être dans l´intention de les accueillir. Une commission composée d´ingénieurs des Ponts et Chaussées, de la navigation, des délégués du commerce des bois carrés de Paris et de la Haute-Marne, ainsi que des délégués des propriétaires d´usines, désignés par M. le Ministre de T.P. a été appelée à donner son avis. Voici la copie des travaux de cette commission réunie à Chaumont les 29 et 30 août derniers dans laquelle l´établissement de deux barrages a été présenté comme le moyen le plus simple et le plus économique. Cette commission demandait également un règlement de police de navigation et l´entretien du chemin de halage. Les ingénieurs ont commencé leurs travaux de sondage. Prière de bien vouloir demander au Ministre de presser l´exécution.

    - 5 février 1842, Copies de lettres expédiées par le Conseil municipal de Saint-Dizier : Le Maire à l´ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées, Wassy. Par sa réponse du 24 janvier, M. De Beaufort, député, m´informe que le devis et détails estimatifs des travaux de navigation sur la Marne ne sont toujours pas déposés à la Direction Générale. Prière de vous en occuper sérieusement. Et de me faire connaître le degré d´avancement de vos travaux.

    - 16 février 1842, Copies de lettres expédiées par le Conseil municipal de Saint-Dizier : Le Maire (Héraux) à M. de Beaufort. Ai reçu un lettre de l´ingénieur des Ponts et Chaussées sur les travaux de navigation, rédigée en termes bien évasifs. Il use des mêmes termes à mes nouvelles recommandations orales. Pourriez vous faire activer le choses par une lettre ? .

  • 20115201502NUCA : Archives départementales de Haute-Marne, Chaumont, 1562 W 43.

    20115201503NUCA : Archives départementales de Haute-Marne, Chaumont, 1562 W 43.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives nationales, F14.

    6797
  • Archives de la ville de Saint-Dizier, Registres de délibérations du Conseil Municipal.

  • Archives départementales de Haute-Marne, sous-série 126 S.

    3
  • Archives départementales de Haute-Marne, sous-série 127 S.

    3
  • Archives départementales de Haute-Marne, sous-série 130 S.

    193
  • Archives départementales de Haute-Marne, sous-série 1562 W.

    43
  • Archives départementales de Haute-Marne, sous-série 135 S.

    8