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Beaumont, ancienne grange de Cheminon

Dossier IA51001071 réalisé en 2015

Fiche

Beaumont (51- com. Blesme), toponyme fréquent pour une grange cistercienne, est l’un des plus anciens domaines de Cheminon (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155100230NUCA). Son origine remonte à 1110, date à laquelle Hugues, comte de Champagne (1090-1125), la céda aux chanoines et à leur prévôt Alard. La possession de cette terre, qui s’appelait Culmont avant d’être renommée Beaumont (AD51, 17H2, f.4v), est donc antérieure de plus d’un quart de siècle à l’arrivée des cisterciens. Le premier chapitre du cartulaire cistercien (AD51, 17H2), qui lui est consacré, rassemble toutes les donations venues compléter la libéralité comtale, en terres, prés et usages (fauchées) dans les environs. Nombre de seigneurs locaux y sont cités mais aussi des religieux parmi lesquels un convers et un moine de Blesme apportant leur dot. Dès 1163, Beaumont est citée parmi les quatre premières granges (AD51, 17H3, bulle d’Alexandre III), après que les redevances dues sur les terres (terrages et dîmes) ont été abandonnées en aumône (AD51, 17H54, 1254 et 1258). Cheminon n’a pas tardé à organiser l’afflux de donations en procédant à des échanges avec les riverains, notamment le four de Saint-Utin contre des prés à Blesme qui appartenaient au chevalier Pierre de Morampont. De cette manière, la grange eut à exploiter un vaste espace agricole sur le bas plateau entre Bruxenelle et Saulx, à l’extérieur de la forêt, atteignant même le ban de Maurupt (51) où la grange disposait de prés. Lors du partage des menses de 1684, Beaumont fut attribué au 3e lot, destiné en principe à la couverture des charges du couvent ; la grange regroupait alors les terres et la seigneurie (AD51, 17H22), signe a posteriori de l’ancienneté de la maîtrise foncière et juridique du domaine, donc de son importance. La déclaration des biens de la mense conventuelle faite en 1730 ne dit pas autre chose : Beaumont est de loin le domaine le plus étendu avec 480 journaux de terres et 40 fauchées de prés, soit 3 fois plus que la ferme de la Ménagerie qui vient ensuite. Toutefois, les biens de la mense abbatiale manquant, on ne connaît pas la valeur de la grange de Tournay qui devait être comparable.

En 1833, Beaumont était composée de trois bâtiments principaux, dont un grand corps de ferme à cour carrée fermée au centre. Au nord et au sud se trouvaient deux autres bâtiments parallèles à usage agricole : celui du nord n’a été détruit que récemment, lors de la tempête de l’an 2000. Ses ruines jonchent encore le sol repeuplé de broussaille. Seul le corps de logis a subsisté, quoique un peu tronqué dans son angle nord. Assez remanié dans l’ensemble, notamment au XIXe siècle, il présente les caractéristiques de l’habitat en dur (calcaire et brique) du Perthois aux toits à faible pente portant autrefois des tuiles canal. La façade sud-ouest présente encore un alignement régulier de fenêtres surmontées de petites baies éclairant les combles ; toutes ces ouvertures comportent un linteau délardé qui renvoie au XVIIIe siècle (ill. IVR21_20155100131NUCA).

Genre de cisterciens
Appellations Beaumont
Destinations grange monastique, ferme
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Thiéblemont-Farémont
Adresse Commune : Blesme
Lieu-dit : Beaumont
Adresse : D 59
Cadastre : 1988 ZE 40-43, 47-53

Beaumont (51- com. Blesme), toponyme fréquent pour une grange cistercienne, est l’un des plus anciens domaines de Cheminon (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155100230NUCA). Son origine remonte à 1110, date à laquelle Hugues, comte de Champagne (1090-1125), la céda aux chanoines et à leur prévôt Alard. La possession de cette terre, qui s’appelait Culmont avant d’être renommée Beaumont (AD51, 17H2, f.4v), est donc antérieure de plus d’un quart de siècle à l’arrivée des cisterciens. Le premier chapitre du cartulaire cistercien (AD51, 17H2), qui lui est consacré, rassemble toutes les donations venues compléter la libéralité comtale, en terres, prés et usages (fauchées) dans les environs. Nombre de seigneurs locaux y sont cités mais aussi des religieux parmi lesquels un convers et un moine de Blesme apportant leur dot. Dès 1163, Beaumont est citée parmi les quatre premières granges (AD51, 17H3, bulle d’Alexandre III), après que les redevances dues sur les terres (terrages et dîmes) ont été abandonnées en aumône (AD51, 17H54, 1254 et 1258). Cheminon n’a pas tardé à organiser l’afflux de donations en procédant à des échanges avec les riverains, notamment le four de Saint-Utin contre des prés à Blesme qui appartenaient au chevalier Pierre de Morampont. De cette manière, la grange eut à exploiter un vaste espace agricole sur le bas plateau entre Bruxenelle et Saulx, à l’extérieur de la forêt, atteignant même le ban de Maurupt (51) où la grange disposait de prés. Lors du partage des menses de 1684, Beaumont fut attribué au 3e lot, destiné en principe à la couverture des charges du couvent ; la grange regroupait alors les terres et la seigneurie (AD51, 17H22), signe a posteriori de l’ancienneté de la maîtrise foncière et juridique du domaine, donc de son importance. La déclaration des biens de la mense conventuelle faite en 1730 ne dit pas autre chose : Beaumont est de loin le domaine le plus étendu avec 480 journaux de terres et 40 fauchées de prés, soit 3 fois plus que la ferme de la Ménagerie qui vient ensuite. Toutefois, les biens de la mense abbatiale manquant, on ne connaît pas la valeur de la grange de Tournay qui devait être comparable.

Période(s) Principale : 18e siècle, 19e siècle

En 1833, Beaumont était composée de trois bâtiments principaux, dont un grand corps de ferme à cour carrée fermée au centre. Au nord et au sud se trouvaient deux autres bâtiments parallèles à usage agricole : celui du nord n’a été détruit que récemment, lors de la tempête de l’an 2000. Ses ruines jonchent encore le sol repeuplé de broussaille. Seul le corps de logis a subsisté, quoique un peu tronqué dans son angle nord. Assez remanié dans l’ensemble, notamment au XIXe siècle, il présente les caractéristiques de l’habitat en dur (calcaire et brique) du Perthois aux toits à faible pente portant autrefois des tuiles canal. La façade sud-ouest présente encore un alignement régulier de fenêtres surmontées de petites baies éclairant les combles ; toutes ces ouvertures comportent un linteau délardé qui renvoie au XVIIIe siècle (ill. IVR21_20155100131NUCA).

Murs calcaire moellon
brique maçonnerie
Toit tuile mécanique
Plans plan carré régulier
Couvertures toit à longs pans
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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