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Beaumont : ancienne grange de l'Arrivour

Dossier IA10001302 réalisé en 2015

Fiche

La grange de Beaumont (10-com. Lusigny-sur-Barse) procède de la donation à l'abbaye de l'Arrivour par Erlebaud de Vaubercey et sa femme Gille de leurs biens en terres et bois entre la Morge et la (future) forêt [de l'Arrivour] (AD10, 4H1, cartulaire XIIIe, acte III du chapitre "de Bello monte", f°26r-v), moyennant un cens annuel de 6 muids d'avoine, mesure de Troyes. Cette base foncière fut au cours des années suivantes augmentée de multiples donations consignées dans pas moins de 40 actes. Beaumont figure en 2e position dans l'ordre d'apparition des domaines au cartulaire, après le couple Fontainerie-Vaudemanche, signe tant de son ancienneté que de son importance. Cette dernière a été semble-t-il assez vite limitée dans son extension car, bien qu'éloignée d'à peine 4 km de l'abbaye, elle se trouve être la plus orientale du temporel. Comme le montre un acte de 1174, soit quelques mois seulement après la première donation, l'Arrivour est déjà contrainte de traiter avec le principal établissement riverain, sa puissante et vénérable voisine bénédictine Montiéramey, installée à seulement 2 km au sud, anciennement possessionnée le long de la Morge et la Barse (cf. carte du temporel, IVR21_20151000503NUCA). La création de la grange de la Loge au début du XIIIe siècle ne fera que reproduire et reporter un peu plus à l'est les conditions de cette confrontation. On note encore la présence de convers à Beaumont en 1327 (Roserot, Dict. hist. Champ. mérid. p. 146, d'après AD10, 6H45), à une époque où le faire-valoir indirect s'est majoritairement répandu.

Aucun document graphique ne nous renseigne sur la structure ancienne de cette grange. On peut tout juste noter une petite vignette, figurant symboliquement en élévation les bâtiments, en bordure du plan des bois de 1670 (cf. IVR21_20151000508NUCA). On y remarquera néanmoins un souci d'individualisation de la grange stricto sensu, représentée volontairement dans des dimensions plus grandes que les édifices qui l'entourent, avec une toiture plus développée et une porte cochère significative.

Grâce à sa position au sommet d'une légère ondulation du bas plateau argileux de l'albien, Beaumont a été tout juste épargnée par la mise en eau du réservoir Seine (Lac d'Orient), dont la digue s'étend à quelques dizaines de mètres à peine des bâtiments. Une grande partie du domaine autrefois exploité a en revanche été submergée. L'ancienne grange présente aujourd'hui un ensemble de 5 bâtiments essentiellement : Bâtiment principal : villa (XIXe s. ?), construite en brique, sous enduit, à rez-de-chaussée surélevé et étage. Toiture à deux versants couverte de tuiles plates, divisée perpendiculairement par un pignon-fronton. Le bâtiment est prolongé sur les pignons par une courte aile dépourvue d'étage. Bâtiment agricole (granges et anciennes étables) perpendiculaire en brique, à étage partiellement à pan de bois sous comble (ancien fenil). Toiture à croupes, couverte de tuiles plates et mécaniques. À l'arrière, en retrait de la route et encadrant le chemin d'accès, deux petits bâtiments (granges) à pan de bois : à droite, avec brique partiellement sous bardeaux, en forme de halle ouverte sur l'extérieur, avec étage sous comble et toit à deux pans et à tuile plate ; à gauche, en torchis et brique, toit à pans plus longs, interrompus par les lucarnes surmontant les trois portes cochères rectangulaires. Tour-pigeonnier de section hexagonale, isolée en lisière du bois, bâtie en pierre : la moitié inférieure (hors rez-de-chaussée en appentis) est divisée en 3 niveaux présentant chacun une petite ouverture avec rebord à l'usage des pigeons, la moitié supérieure fait fonction de château-d'eau en légère saillie, couvert par une plateforme à rambarde ayant joué le rôle de mirador de chasse (et/ou de loisir avec vue sur le réservoir d'Orient) (cf. IVR21_20151000507NUCA). La villa, anciennement dénommée "château", est une demeure champêtre qui semble avoir été réaménagée voire reconstruite au XIXe siècle (cf. IVR21_20151000507NUCA). À l'exception du pignon oriental de l'aile agricole en brique, qui n'est pas sans évoquer malgré les remaniements quelque construction du XVIIIe siècle (murs de calcaire et brique, toit de tuile plate caractérisé par une faible rupture de pente, ponctué de lucarnes), il serait bien hasardeux (sans une investigation très poussée) de voir là des témoins de la grange ancienne.

Genre de cisterciens
Appellations Ferme de Beaumont
Destinations grange monastique, ferme, maison
Parties constituantes non étudiées ensemble agricole, grange, remise agricole, villa
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Lusigny-sur-Barse
Adresse Commune : Lusigny-sur-Barse
Lieu-dit : Beaumont
Cadastre : 2015 A3 427 Parcelle 427 essentiellement + 98-99 + 405-407-408 + 428

La grange de Beaumont (10-com. Lusigny-sur-Barse) procède de la donation à l'abbaye de l'Arrivour par Erlebaud de Vaubercey et sa femme Gille de leurs biens en terres et bois entre la Morge et la (future) forêt [de l'Arrivour] (AD10, 4H1, cartulaire XIIIe, acte III du chapitre "de Bello monte", f°26r-v), moyennant un cens annuel de 6 muids d'avoine, mesure de Troyes. Cette base foncière fut au cours des années suivantes augmentée de multiples donations consignées dans pas moins de 40 actes. Beaumont figure en 2e position dans l'ordre d'apparition des domaines au cartulaire, après le couple Fontainerie-Vaudemanche, signe tant de son ancienneté que de son importance. Cette dernière a été semble-t-il assez vite limitée dans son extension car, bien qu'éloignée d'à peine 4 km de l'abbaye, elle se trouve être la plus orientale du temporel. Comme le montre un acte de 1174, soit quelques mois seulement après la première donation, l'Arrivour est déjà contrainte de traiter avec le principal établissement riverain, sa puissante et vénérable voisine bénédictine Montiéramey, installée à seulement 2 km au sud, anciennement possessionnée le long de la Morge et la Barse (cf. carte du temporel, IVR21_20151000503NUCA). La création de la grange de la Loge au début du XIIIe siècle ne fera que reproduire et reporter un peu plus à l'est les conditions de cette confrontation. On note encore la présence de convers à Beaumont en 1327 (Roserot, Dict. hist. Champ. mérid., p. 146, d'après AD10, 6H45), à une époque où le faire-valoir indirect s'est majoritairement répandu.

Aucun document graphique ne nous renseigne sur la structure de cette grange. On peut tout juste noter une petite vignette, figurant symboliquement en élévation les bâtiments, en bordure du plan des bois de 1670 (cf. IVR21_20151000508NUCA). On y remarquera néanmoins un souci d'individualisation de la grange stricto sensu, représentée volontairement dans des dimensions plus grandes que les édifices qui l'entourent, avec une toiture plus développée et une porte cochère significative.

Grâce à sa position au sommet d'une légère ondulation du bas plateau argileux de l'albien, Beaumont a été tout juste épargnée par la mise en eau du réservoir Seine (Lac d'Orient), dont la digue s'étend à quelques dizaines de mètres à peine des bâtiments. Une grande partie du domaine autrefois exploité a en revanche été submergée.

Période(s) Principale : 19e siècle, limite 19e siècle 20e siècle , (?)

Ensemble de 5 bâtiments. Bâtiment principal : villa (XIXe s. ?), construite en brique, sous enduit, à rez-de-chaussée surélevé et étage. Toiture à deux versants couverte de tuiles plates, divisée perpendiculairement par un pignon-fronton. Le bâtiment est prolongé sur les pignons par une courte aile dépourvue d'étage. Bâtiment agricole (granges et anciennes étables) perpendiculaire en brique, à étage partiellement à pan de bois sous comble (ancien fenil). Toiture à croupes, couverte de tuiles plates et mécaniques. À l'arrière, en retrait de la route et encadrant le chemin d'accès, deux petits bâtiments (granges) à pan de bois : à droite, avec brique partiellement sous bardeaux, en forme de halle ouverte sur l'extérieur, avec étage sous comble et toit à deux pans et à tuile plate ; à gauche, en torchis et brique, toit à pans plus longs, interrompus par les lucarnes surmontant les trois portes cochères rectangulaires. Tour-pigeonnier de section hexagonale, isolée en lisière du bois, bâtie en pierre : la moitié inférieure (hors rez-de-chaussée en appentis) est divisée en 3 niveaux présentant chacun une petite ouverture avec rebord à l'usage des pigeons, la moitié supérieure fait fonction de château-d'eau en légère saillie, couvert par une plateforme à rambarde ayant joué le rôle de mirador de chasse (et/ou de loisir avec vue sur le réservoir d'Orient).

Aucun document graphique ne nous renseigne sur la structure ancienne de cette grange. On peut tout juste noter une petite vignette, figurant symboliquement en élévation les bâtiments, en bordure du plan des bois de 1670 (cf. IVR21_20151000508NUCA). On y remarquera néanmoins un souci d'individualisation de la grange stricto sensu, représentée volontairement dans des dimensions plus grandes que les édifices qui l'entourent, avec une toiture plus développée et une porte cochère significative.

La villa, anciennement dénommée "château", est une demeure champêtre qui semble avoir été réaménagée voire reconstruite au XIXe siècle (cf. IVR21_20151000507NUCA). À l'exception du pignon oriental de l'aile agricole en brique, qui n'est pas sans évoquer malgré les remaniements quelque construction du XVIIIe siècle (murs de calcaire et brique, toit de tuile plate caractérisé par une faible rupture de pente, ponctué de lucarnes), il serait bien hasardeux (sans une investigation très poussée) de voir là des témoins de la grange ancienne.

Murs calcaire pierre avec brique en remplissage
bois pan de bois
Toit tuile plate
Étages 2 étages de comble
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - Wissenberg Christophe
Christophe Wissenberg

Prestataire de cartographie pour les publications du SRI


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