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Blinfey, ancienne grange de Clairvaux

Dossier IA52001051 réalisé en 2015

Fiche

Comme pour une part notable des granges de Clairvaux, Blinfey (52- com. Beurville) n’est pas une création cistercienne bien que contemporaine mais une acquisition d’un seul tenant. Elle appartenait en effet auparavant aux prémontrés de Beaulieu. En 1195, l’abbé Hugues dut se résoudre à la vendre pour 500 £ provinois à Clairvaux, seul établissement alors capable de faire face à de telles dépenses. Alors qu’au XIIe siècle, le temporel claravallien s’était cristallisé au sud de l’abbaye (en raison notamment des liens familiaux de saint Bernard), le XIIIe siècle allait connaître un développement vers le nord, à commencer par Blinfey qui est bien vite apparu comme un relais stratégique entre l’abbaye et son pôle métallurgique de Wassy (52) (cf. carte du temporel ill. IVR21_20151000530NUCA). Jusqu’à l’achat aux cisterciens de Boulancourt de la grange du Breuil (ou Brouille) en 1334, puis de l’ancienne commanderie de Beauvoir (chevaliers Teutoniques) en 1501, Blinfey fut le seul domaine claravallien au diocèse de Troyes avec les Fenus (en dehors des possessions immobilières de la capitale comtale). L’incorporation ne se fit pas sans heurts car Clairvaux fut confronté à de nombreux litiges causés par les habitants du voisinage, l’engageant dans de longs procès jusqu’au XVIIe siècle. Encore administrée par un convers en 1680, Blinfey a été un domaine de bon rapport. En 1768, les moines en tirent 1200 £, soit un peu plus que Beaumont (1100 £). Les quelque 150 ha de sa clairière culturale s’étendant sur la surface du plateau karstique du Barrois, Blinfey n’a jamais disposé d’eau courante. Un ou plusieurs puits furent donc nécessaires ainsi qu’une citerne de récupération des eaux de pluie, dont la présence est signalée lors d’une visite en 1672 (Vilain, 1998). Bien que sommairement représentée dans son enceinte ponctuée de tours d’angles (ill. IVR21_20155200750NUCA), la structure ancienne de la grange n’est pas connue et l’essentiel de son patrimoine bâti actuel ne remonte pas au-delà du XIXe, voire du XXe siècle (ill. IVR21_20155200046NUCA). Seul le logis de la ferme au toit massif à croupes et à longues pentes dissymétriques évoque le XVIIIe siècle par ses fenêtres aux linteaux délardés (face arrière au mur couvert de vigne vierge).

Genre de chanoines de Prémontré, de cisterciens
Appellations Blinfey
Destinations grange monastique, ferme
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Blaiserives
Adresse Commune : Beurville
Lieu-dit : Blinfey-sud
Cadastre : 1988 C3 254 à 257 ; 281 ; 315 à 318

Comme pour une part notable des granges de Clairvaux, Blinfey (52- com. Beurville) n’est pas une création cistercienne bien que contemporaine mais une acquisition d’un seul tenant. Elle appartenait en effet auparavant aux prémontrés de Beaulieu. En 1195, l’abbé Hugues dut se résoudre à la vendre pour 500 £ provinois à Clairvaux, seul établissement alors capable de faire face à de telles dépenses. Alors qu’au XIIe siècle, le temporel claravallien s’était cristallisé au sud de l’abbaye (en raison notamment des liens familiaux de saint Bernard), le XIIIe siècle allait connaître un développement vers le nord, à commencer par Blinfey qui est bien vite apparu comme un relais stratégique entre l’abbaye et son pôle métallurgique de Wassy (52) (cf. carte du temporel ill. IVR21_20151000530NUCA). Jusqu’à l’achat aux cisterciens de Boulancourt de la grange du Breuil (ou Brouille) en 1334, puis de l’ancienne commanderie de Beauvoir (chevaliers Teutoniques) en 1501, Blinfey fut le seul domaine claravallien au diocèse de Troyes avec les Fenus (en dehors des possessions immobilières de la capitale comtale). L’incorporation ne se fit pas sans heurts car Clairvaux fut confronté à de nombreux litiges causés par les habitants du voisinage, l’engageant dans de longs procès jusqu’au XVIIe siècle. Encore administrée par un convers en 1680, Blinfey a été un domaine de bon rapport. En 1768, les moines en tirent 1200 £, soit un peu plus que Beaumont (1100 £).

Période(s) Principale : 18e siècle , (?)

Les quelque 150 ha de sa clairière culturale s’étendant sur la surface du plateau karstique du Barrois, Blinfey n’a jamais disposé d’eau courante. Un ou plusieurs puits furent donc nécessaires ainsi qu’une citerne de récupération des eaux de pluie, dont la présence est signalée lors d’une visite en 1672 (Vilain, 1998). Bien que sommairement représentée dans son enceinte ponctuée de tours d’angles (ill. IVR21_20155200750NUCA), la structure ancienne de la grange n’est pas connue et l’essentiel de son patrimoine bâti actuel ne remonte pas au-delà du XIXe, voire du XXe siècle (ill. IVR21_20155200046NUCA). Seul le logis de la ferme au toit massif à croupes et à longues pentes dissymétriques évoque le XVIIIe siècle par ses fenêtres aux linteaux délardés (face arrière au mur couvert de vigne vierge).

Murs calcaire moellon
Toit tuile plate, tuile plate mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Couvertures toit à deux pans croupe
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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