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Brusson, ancienne grange de Cheminon

Dossier IA51001073 réalisé en 2015

Fiche

De la même manière que Brédée, Brusson ne fut tout d’abord que la rivière qui servit de repère dans la délimitation du territoire canonial primitif de Cheminon (AD51, 17H2, f.3v, 1110 : aqua Brosson). À défaut de témoignage de l’existence d’un habitat en ce début de XIIe siècle, on doit admettre que c’est le cours d’eau la Bruxenelle qui a donné son nom à la grange, que les cisterciens n’ont dû édifier que vers le milieu du siècle. De fait, Brusson est l’une des quatre plus anciennes granges de Cheminon, citée comme telle dans la bulle d’Alexandre III en 1163 (AD51, 17H3, grangiam de Broson) (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155100230NUCA). On notera au passage le caractère variable du toponyme : Brosco en 1174, Bruisson en 1179, Broissum en 1180, Esbruison en 1186, Brossun en 1187 et encore Bruxum en 1194 (AD51, 17H3, bullaire). En outre, sans cette belle collection de bulles pontificales du XIIe siècle, on ne serait pas en mesure d’identifier Brusson comme grange, tant le fonds est discret à son égard. Bien que constituée depuis une trentaine d’années environ, la grange recevait encore en 1185 de Galo de Favresse un pré « iuxta domum de Broisson » le jour de la mort de son père (AD51, 17H2, f.51r). Son espace agraire s’étendit aussi bien en vallée au contact des bas fonds humides propices aux prairies que sur le plateau argileux aux terres lourdes. En 1730, la déclaration des biens de la mense conventuelle comptabilise 150 journaux de terres pour 12 fauchées de prés, ce qui en fait une cense d’importance moyenne. Lors du partage des menses de 1684, l’essentiel des censes composant Brusson fut attribué au 3e lot, destiné en principe à la couverture des charges du couvent (AD51, 17H22). Mais c’est avec les forges et une tuilerie que Brusson a pris un autre élan à l'époque moderne (dès 1527 au moins), exploitant l’oolithe ferrugineuse disponible dans les couches aptienne et barrémienne sous-jacentes (notamment au lieu-dit des Minières, tout proche), où l’argile réfractaire affleure aussi en abondance. La Bruxenelle fut barrée d’une levée pour aménager une retenue, dont la chute activa les forges et un moulin. La tuilerie se trouvait aussi au bout de la chaussée de l’étang. Avec la ferme et d’autres métairies construites dans le même temps, cet ensemble forma un véritable hameau dont le cadastre de 1833 (AD51, 3 P 850/9, section D1) donne encore une idée. Un plan des terres en dépendant, réalisé en 1757, figure l’emprise de l’ancienne grange, en dissociant ”Brusson les Forges” de ”Brusson Mâka” (aux activités différentes ?), ceinte d’une muraille rectangulaire sans en représenter le bâti malheureusement (AD51, 17H29, ill. IVR21_20155100238NUCA). Le hameau actuel compte quelques maisons très remaniées, aux fondations ponctuellement anciennes (gros appareil irrégulier difficilement datable) mais où la brique a pris une place importante. L’ensemble ne paraît remonter au-delà du XIXe siècle.

Genre de cisterciens
Appellations Brusson, Brusson-les-Forges
Destinations grange monastique, forge, ferme
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Thiéblemont-Farémont
Adresse Commune : Cheminon
Lieu-dit : Brusson-les-Forges
Adresse :
Cadastre : 1997 ZE 55, 60, 72 ancienne forge : parcelles 55 et 72 ferme : parcelle 60

De la même manière que Brédée, Brusson ne fut tout d’abord que la rivière qui servit de repère dans la délimitation du territoire canonial primitif de Cheminon (AD51, 17H2, f.3v, 1110 : aqua Brosson). À défaut de témoignage de l’existence d’un habitat en ce début de XIIe siècle, on doit admettre que c’est le cours d’eau la Bruxenelle qui a donné son nom à la grange, que les cisterciens n’ont dû édifier que vers le milieu du siècle. De fait, Brusson est l’une des quatre plus anciennes granges de Cheminon, citée comme telle dans la bulle d’Alexandre III en 1163 (AD51, 17H3, grangiam de Broson) (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155100230NUCA). On notera au passage le caractère variable du toponyme : Brosco en 1174, Bruisson en 1179, Broissum en 1180, Esbruison en 1186, Brossun en 1187 et encore Bruxum en 1194 (AD51, 17H3, bullaire). En outre, sans cette belle collection de bulles pontificales du XIIe siècle, on ne serait pas en mesure d’identifier Brusson comme grange, tant le fonds est discret à son égard. Bien que constituée depuis une trentaine d’années environ, la grange recevait encore en 1185 de Galo de Favresse un pré « iuxta domum de Broisson » le jour de la mort de son père (AD51, 17H2, f.51r). Son espace agraire s’étendit aussi bien en vallée au contact des bas fonds humides propices aux prairies que sur le plateau argileux aux terres lourdes. En 1730, la déclaration des biens de la mense conventuelle comptabilise 150 journaux de terres pour 12 fauchées de prés, ce qui en fait une cense d’importance moyenne. Lors du partage des menses de 1684, l’essentiel des censes composant Brusson fut attribué au 3e lot, destiné en principe à la couverture des charges du couvent (AD51, 17H22). Mais c’est avec les forges et une tuilerie que Brusson a pris un autre élan à l'époque moderne (dès 1527 au moins), exploitant l’oolithe ferrugineuse disponible dans les couches aptienne et barrémienne sous-jacentes (notamment au lieu-dit des Minières, tout proche), où l’argile réfractaire affleure aussi en abondance. La Bruxenelle fut barrée d’une levée pour aménager une retenue, dont la chute activa les forges et un moulin. La tuilerie se trouvait aussi au bout de la chaussée de l’étang. Avec la ferme et d’autres métairies construites dans le même temps, cet ensemble forma un véritable hameau dont le cadastre de 1833 (AD51, 3 P 850/9, section D1) donne encore une idée.

Période(s) Principale : 19e siècle , (?)

Un plan des terres en dépendant, réalisé en 1757, figure l’emprise de l’ancienne grange, en dissociant ”Brusson les Forges” de ”Brusson Mâka” (aux activités différentes ?), ceinte d’une muraille rectangulaire sans en représenter le bâti malheureusement (AD51, 17H29, ill. IVR21_20155100238NUCA). Le hameau actuel compte quelques maisons très remaniées, aux fondations ponctuellement anciennes (gros appareil irrégulier difficilement datable) mais où la brique a pris une place importante. L’ensemble ne paraît remonter au-delà du XIXe siècle.

Murs calcaire grand appareil
brique maçonnerie
Toit tuile mécanique
Couvertures toit à deux pans
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

Christophe WISSENBERG


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