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cadre général de l'étude

Dossier IA08000096 réalisé en 2002

Fiche

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Aire d'étude et canton Fumay
Adresse Commune : Fumay

La ville de Fumay s'est développée dans un méandre de la Meuse, véritable enceinte naturelle par sa forme de presqu'île où l'ensemble des terrains disponibles situés dans la boucle, ou sur ses abords, sont construits. Il en résulte une ville composée de petits quartiers relativement concentrés et au fort sentiment d'appartenance de la part des résidents. Le manque de documents cartographiques à l'échelle de la ville, l'apparente homogénéité de certains secteurs ne permettent pas de suivre et de comprendre les différentes phases d'extension de la commune. Ainsi, dans le cadre de l'étude, on a privilégié une approche exhaustive tant au plan documentaire que sur le terrain qui nous a fait approcher cette aire d'étude à l'îlot près. Si une grande partie de l'activité économique de la ville repose sur l'extraction du schiste ardoisier, son étude n'est ici que générale afin de donner les principales caractéristiques du bassin ardoisier, le nombre de sites étant relativement important et inégalement documenté (destructions d'archives le plus souvent). De même, seules les industries ayant le plus marqué l'espace fumacien ont été ici abordées (usines du Pied Selle, fonderie Bidez et Haller, fonderie du Tonkin). Ce travail a été réalisé en partenariat entre la ville de Fumay et le SRI Champagne Ardenne dans le cadre du dispositif ""nouveaux emplois-nouveaux services"". 104 dossiers ont été constitués. 60 dossiers concernent l'habitat dont 2 concernent des cités ouvrières. 37 dossiers concernent des édifices, et édicules, 5 portent sur l'industrie. Une publication dans la collection ""Itinéraires du Patrimoine"" va conclure l'étude en 2003.

Fumay forme, au sein du massif primaire de l' Ardenne, la bordure septentrionale de l'anticlinal de Rocroi. Son sous-sol, d'âge cambrien se décompose en deux subdivisions locales que sont l'assise de Deville, aux veines schisteuses propres à la fabrication d'ardoises, et l'assise de Revin qui, bien qu'exploitée, présente des schistes ardoisiers de moins bonne qualité. La commune s'étire en rive gauche de la Meuse. Le centre ancien, à une altitude moyenne de 120 mètres, se situe dans un méandre dessinant une presqu'île fermée par un isthme dont le point haut culmine à 255 mètres. Après 1830, l'urbanisation a essentiellement privilégié les secteurs extérieurs à cette boucle, s'étendant le long des axes de communication que sont la route nationale 51 (avenue Jean Jaurès et Victor Hugo), la route départementale 7 (rue JB Clément) et 988 (route de Revin, cité du Pied Selle), cette dernière longée en partie par la voie ferrée. D'autres secteurs se sont développés sur les contreforts de l'isthme (Terne de la Haye) ou bien sur des promontoires situés aux abords (place Briand, Potay). Après 1830, l'urbanisation a essentiellement privilégié les secteurs extérieurs à cette boucle. Les quartiers se mettent en place de manière centrifuge à partir de l'ancienne entrée de la ville, s'appuyant tout d'abord sur les contreforts de l'isthme que sont les secteurs de la place Aristide Briand et le quartier du Terne de la Haye. L'extension se poursuit ensuite le long des axes de communication. Elle suit tout d'abord les aménagements de la RN 51, axe qui remonte en direction du plateau de Rocroi après avoir bordé le Terne de la Haye. L'extension urbaine s'effectue ensuite le long de la RD 988 (longée par la voie ferroviaire) et de la RD 7 qui longent la Meuse. A la fin du 19ème siècle, et dans l'enceinte du méandre, l'urbanisation s'étendra progressivement en direction de la place du Baty, du Douaire puis de la Cense puis, au 20ème siècle, en direction du lieu-dit Bellevue par des constructions de lotissements.