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Cathédrale Saint-Mammès

Dossier IA52079088 réalisé en 2006

Fiche

Dossiers de synthèse

Vocables Saint-Mammès
Dénominations cathédrale
Aire d'étude et canton Haute-Marne - Langres
Adresse Commune : Langres
Adresse : Parvis place Jeanne Mance

La reconstruction de la cathédrale Saint-Mammès fut décidée vers 1150 sous l'évêque Geoffroy de La Roche-Vanneau, proche parent de saint Bernard et ancien prieur de Clairvaux. La première campagne (vers 1150-1170) concerna le choeur, le déambulatoire et sa chapelle axiale, la première travée des murs orientaux du transept. Une seconde campagne (vers 1170-1190) vit l'achèvement du transept et l'édification de la dernière travée de la nef. A la dernière campagne, il ne restait plus qu'à construire la nef destinée à la paroisse dont le chapitre acheta le terrain nécessaire à son édification vers 1190 : elle fut commencée par ses deux extrémités et la jonction se fit entre la troisième et la quatrième travée. L'édifice fut dédicacé en 1196 (date douteuse) mais les travaux ne se terminèrent qu'en 1209 date à laquelle Galon de Dampierre rapporta le chef de Saint-Mammès de Constantinople dans la cité épiscopale. La toiture de la nef brûla en 1314 et on reconstruisit la charpente sur des murs gouttereaux rehaussés. Au 14e siècle, on bâtit les quatre chapelles rayonnantes du choeur et on modifia alors la chapelle d'axe et les baies de l'abside. La chapelle Sainte-Croix, sur le flanc nord, fut fondée en 1547 par Jean d'Amoncourt, chanoine et vicaire général, et porte les dates de 1549 et 1551. En 1562, un incendie toucha les deux tours de la façade et le clocher de croisée qui furent restaurés. La tour nord de la façade occidentale fut démolie avant 1700 et celle au sud en 1746. En 1758, l'architecte Claude-Louis d'Aviler, architecte de la maîtrise de Sens, donna les plans du massif-antérieur. Les travaux furent menés entre 1761 et 1768 et furent suivis sur place par l'architecte dijonnais J.-A. Caristie. En 1782, on démolit le clocher de croisée. Des travaux de restauration furent menés entre 1824 et 1850 par l'architecte diocésain Amable Macquet. Alphonse Durant fut ensuite désigné par Emile Boeswilwald pour succéder à Macquet. Sous sa conduite la nef fut touchée en 1853-54, les combles en 1855, le choeur et l'abside à partir de 1856, la sacristie (reconstruction totale) de 1857 à 1862, le transept à partir de 1860 et la façade occidentale en 1868. A partir de 1999, la toiture en ardoise de la nef et du transept fut remplacée par une nouvelle utilisant la tuile vernissée organisée en réseaux géométriques comme celle installée par Durand au milieu du 19e siècle.

Période(s) Principale : 2e moitié 12e siècle
Principale : 14e siècle
Principale : milieu 16e siècle
Principale : 3e quart 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1549, porte la date
1551, daté par source
1761, daté par source
Auteur(s) Auteur : D'Aviler Claude-Louis, architecte, attribué par source
Auteur : Caristie J.-A., architecte, attribué par source
Auteur : Besançon Antoine, sculpteur, attribué par source
Auteur : Macquet Amable, architecte, attribué par source
Personnalité : D'amoncourt Jean, commanditaire

Edifice en pierre de taille calcaire à plan en croix latine et entièrement voûté d'ogives. La nef est à trois vaisseaux de six travées : l'élévation intérieure du vaisseau central (ainsi que du transept) est tripartite avec un triforium en partie médiane. Elle est précédée par un massif occidental constitué en rez-de-chaussée par un large vestibule d'entrée dont les extrémités sont surmontées par deux tours de clocher. La façade occidentale est structurée en trois niveaux horizontaux bien distincts : la partie basse est percée de trois portails encadrés par des colonnes à chapiteaux doriques supportant un entablement ; le deuxième niveau est composé de la même manière que le précédent mais les portails font place à trois grandes verrières, les chapiteaux sont d'ordre ionique moderne et l'entablement dans sa partie centrale est remplacé par un fronton triangulaire (qui présentait les armoiries du chapitre avant la Révolution) sur les rampants duquel sont couchées deux statues ; le troisième niveau présente la partie terminale des tours avec des pilastres à chapiteau corinthien (seule la tour sud accueille un beffroi). La deuxième travée du bas-côté nord est accostée par la chapelle Sainte-Croix couverte d'une voûte en berceau plein-cintre à caissons. Le flanc des deuxième et cinquième travées du bas-côté sud et de la quatrième travée du bas-côté nord sont percés de portails à ébrasements et colonnes à chapiteaux. Le transept saillant est flanqué sur ses murs est de chapelles orientées voûtées en cul-de-four. Le choeur liturgique s'avance jusqu'à la croisée du transept et est fermé par une grille en fer forgé. Les murs pignons du transept sont percés chacun d'une rose tréflée. Le choeur est constitué d'une travée droite suivie par une abside voutée en cul-de-four. Cette dernière accueille une série de huit colonnes monolithiques supportant un triforium et des fenêtres hautes. Il est ceinturé par un déambulatoire s'ouvrant sur cinq chapelles rayonnantes communiquant les unes avec les autres. Le flanc sud du déambulatoire s'ouvre, par le biais d'un portail à voussures et colonnes, sur la salle capitulaire voûtée en berceau brisé. Une porte ménagée dans son mur ouest de cette dernière conduit à la salle du Trésor et une seconde dans le mur est au couloir d'accès à la sacristie. L'extrémité sud de ce couloir accueille une tourelle d'escalier polygonale couronnée d'une flèche polygonale en pierre qui mène à l'ancienne salle des archives et aux greniers. Les toits de la nef et du transept sont couverts de tuile vernissée formant des dessins géométriques, le bas-côté sud et le choeur sont couverts d'ardoise et le bas-côté nord de tôle ondulée. Les tours de la façade occidentale sont couvertes dans leur partie centrale par des petits pavillons en zinc.

Murs calcaire
pierre de taille
grand appareil
Toit tuile plate plombifère, ardoise, tôle ondulée, zinc en couverture
Plans plan en croix latine
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
cul-de-four
voûte en berceau plein-cintre
voûte en berceau brisé
Couvertures toit à longs pans
flèche polygonale
toit en pavillon
croupe polygonale
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier en vis sans jour, en maçonnerie
Techniques sculpture
céramique
vitrail
Représentations crochet feuillage acanthe rinceau
Précision représentations

Les chapiteaux des portails extérieurs et des différentes parties intérieures sont ornés de rinceaux, de feuilles d'acanthe et de feuillages.

Edifice de transition entre le roman tardif et le premier gothique construit assez rapidement en une soixantaine d'années. Les chapiteaux des colonnes monolithiques du rond-point de l'abside et les chapiteaux doubles du triforium qui les surmontent sont remarquables. Aménagement de la bibliothèque municipale dans une partie du cloître. 18 ; 04 ; 1914 (J.O.).

Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables nef, choeur, chapiteau, cloître, abside, transept
Protections classé MH, 1862
Précisions sur la protection

Cathédrale Saint-Mammes et restes du cloître : classement par liste de 1862.

Références documentaires

Documents figurés
  • Musée de Langres.

    981-4-10
  • Archives départementales de la Haute-Marne, sous-série 8 Fi.

    270-122, 270-127 à 133, 270-207 Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 8 Fi
  • Archives départementales de la Haute-Marne, sous-série 6 Fi.

    0453, 0456, 0458 et 0459
Bibliographie
  • BROCARD, Henry. Mémoire sur la fondation de la cathédrale de Langres et le style de transition . Réunion des Sociétés des Beaux-Arts des départements, t. IV 1880.

    p. 145-152
  • Langres : édition Guéniot, 1994.

    Service régional de l'inventaire de Champagne-Ardenne : HMA 2/2
  • PEROUSE DE MONCLOS, Jean-Marie. Le guide du Patrimoine : Champagne-Ardenne. Paris : Hachette, 1995.

    p. 208 - 214
  • COVELLI, David. La cathédrale Saint-Mammès de Langres. Paris : Editions du Patrimoine, 2001.

Périodiques
  • DAGUIN, Claude, GODARD, Léon. Langres. Cathédrale Saint-Mammès. Mémoire de la SHAL, t. I, 1848-49.

    p. 67-109
  • CHABEUF, Henri. Marques de tâcherons recueillies dans la cathédrale de Langres. Bulletin de la SHAL, t. II, 1883.

    p. 345-347
  • POPULUS, Bernard. Une particularité de la nef de la cathédrale de Langres. Bulletin de la SHAL, t. VII, n° 91, 1914.

    p. 31-32
  • MARCEL, Louis-François. Une chapelle de la Renaissance de la cathédrale de Langres. Annales de la Société d'Histoire, d'archéologie et des Beaux-arts de Chaumont, t. IV, 1911-1920.

    p. 323-337
  • VIARD, Paul. Les caractéristiques de la cathédrale de Langres. Bulletin de la SHAL, t. XV, 1969.

    p. 48-53
  • VIARD, Georges. Nicolas-Mammès Baudot et la restauration de l'église paroissiale Saint-Mammès de Langres après la Révolution (1803-1821).. Bulletin de la SHAL, t. XXI, 1994.

  • FLAMMARION, Hubert. La cathédrale de Langres et l'écrit au XIIe siècle : essai de mise en parspective. Cahiers haut-marnais, n° 210-211, 3e et 4e trimestre 1997.

    p. 18 - 25