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Église paroissiale Sainte-Madeleine

Chaire à prêcher

Dossier IM10003787 réalisé en 2003

Fiche

L'église paroissiale Sainte-Madeleine

Le mobilier

Cette chaire, installée après la Révolution dans l’église Sainte- Madeleine, avait été réalisée pour l’église Saint-Jean-au-Marché ainsi qu’en témoignent les monogrammes SI (le I étant employé alors pour le J) décorant la rampe et, au centre du dorsal, la figure de l’agneau, emblème de saint Jean-Baptiste. D’après un contemporain, l’historien Louis Duhalle, elle fut réalisée en 1741 par le sculpteur Louis Herluison (1691- 1752), témoignage confirmé par les comptes et les délibérations de la fabrique.

L’œuvre est réceptionnée au début de l’année 1742, mais les marguilliers, non satisfaits de l’abat- voix pourtant conforme au projet, demandèrent un nouveau dessin au menuisier sculpteur qui le traduisit en trois dimensions dans les mois suivants moyennant un supplément de 150 livres. Lors du remontage à Sainte-Madeleine, le saint Jean- Baptiste du couronnement fut remplacé par un ange. Le meuble fut de nouveau démonté durant la restauration de l’église (1861-1878) et on décida alors de ne plus le suspendre, afin de ne pas abîmer le pilier qui venait d’être refait, mais de le poser au sol : la partie inférieure du culot fut coupée pour faire place à un pied et l’élément supprimé fut installé, en sens inverse, au sommet de l’abat-voix afin de donner plus de hauteur à l’ange du couronnement, tandis que quatre colonnettes étaient ajoutées pour soutenir l’abat-voix.

Le décor rocaille de la cuve joue sur les contrastes entre les ornements gravés ou méplats de la moulure inférieure et le haut-relief des têtes d’angelots et des consoles, en passant par les bas-reliefs des panneaux figurant les quatre évangélistes. Le mouvement de ces derniers, souligné par le traitement des drapés, est d’une grande virtuosité. L’ornementation n’est pas moins subtile comme en témoignent l’expressivité donnée aux têtes d’angelots, la finesse des chutes de fleurs des consoles ou encore les ornements asymétriques de la rampe qui s’adaptent avec souplesse aux déformations des tables.

Dénominations chaire à prêcher
Numérotation artificielle 55
Aire d'étude et canton Aube - Troyes 1
Adresse Commune : Troyes
Adresse : rue de la Madeleine
Emplacement dans l'édifice nef

Époque Louis XV. Cette chaire appartenait à l'église Saint-Jean avant d'être transférée après la Révolution à son emplacement actuel. L'ancienne chaire, selon Courtalon, fut supprimée en 1710. Remaniements lors de la restauration de la nef vers 1872 : addition de deux colonnettes en porte-à-faux du garde-corps ; cul-de-lampe transposé en abat-voix.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Herluison,
Herluison

Actif à Troyes au milieu du 18e siècle.


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sculpteur

Statue sommitale en bois doré.

Catégories menuiserie, sculpture
Matériaux chêne, doré
Précision dimensions

h = 655 ; la = 305 ; pr = 185.

Iconographies Les Evangélistes
ange
Précision représentations

Dais surmonté d'un ange ; qui a remplacé, après 1872, une effigie de saint Jean-Baptiste.

États conservations oeuvre encrassée

Pas de photographie ancienne dans le fonds CAOA.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections classé au titre objet, 1972/10/05

Références documentaires

Bibliographie
  • DUCOURET, Bernard, BOUDON-MACHUEL, Marion, MINOIS, Danielle et al. Les églises de Troyes. Cathédrale, collégiales et églises paroissiales. Châlons-en-Champagne : Région Champagne-Ardenne (Inventaire général) ; Lyon : Lieux Dits, 2013 (Images du patrimoine ; 279).

    p. 103