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Cimenterie Les Ciments français, actuellement Ciments Calcia

Dossier IA51000227 inclus dans Généralités réalisé en 1988

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations dite cimenterie Les Ciments français, actuellemement Ciments Calcia
Parties constituantes non étudiées bureau, aire de stockage du combustible, chaufferie, cheminée d'usine, transformateur, atelier de fabrication, four industriel, aire des matières premières, magasin industriel, tour de réfrigération, hangar industriel, château d'eau, silo, atelier de réparation, logement patronal, cité ouvrière, voie ferrée, stationnement
Dénominations cimenterie
Aire d'étude et canton Marne - Vitry-le-François-Champagne et Der
Hydrographies Marne au Rhin canal de la
Adresse Commune : Couvrot
Lieu-dit : Usine de Villers
Adresse : R.D. 760
Cadastre : 1980 AD 1 à 25

La société des Ciments français, dont le siège est à Boulogne-sur-Mer (62), crée à Couvrot en 1910-1911 une usine de ciment, composée de deux fours. Un troisième four est ajouté vers 1924, entraînant la construction de cités ouvrières. L'usine continue de s'étendre jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. De nouvelles installations modernisent la cimenterie vers 1955 et un quatrième four est ajouté peu avant 1960. La nouvelle usine, qui est l'une des plus modernes au monde, est construite en 1973-1974, alors que l'activité cesse dans l'ancienne en 1987. Lors du complément d'enquête de 2012, le groupe Ciments Calcia occupent les lieux. Le logement patronal (N) et la cité ouvrière (M) n'existent plus. Les bâtiments F, G, H, I, K et L ont été rasés (plantations d'arbres). De nouveaux bâtiments sont en création. Présence de machines et existence d'un fonds d'archives privées (bulletins de paie conservés de 1912 à 1973). Deux fours Fellner sont installés vers 1910, un four Smidth vers 1925 ; celui qui subsiste dans l'ancienne usine porte l'inscription Polyssus. L'usine emploie après la Seconde Guerre mondiale jusqu'à 500 ouvriers, dont une grande partie d'Italiens.

Période(s) Principale : 20e siècle

Site desservi par voie navigable, embranchement ferroviaire et voie particulière. Les silos abritant le clinker sont couverts de toits coniques et construits entièrement en béton armé. L'atelier de fabrication des sacs, situé dans l'ancienne usine, est en rez-de-chaussée, élevé en parpaings de béton et couvert d'un toit bombé en béton armé. Le logement du directeur, qui comportait un étage carré, était percé d'une baie à arc segmentaire.

Murs brique
béton
pierre
parpaing de béton
béton armé
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toit ciment amiante en couverture, tuile mécanique, béton en couverture
Étages 4 étages carrés
Couvrements charpente métallique apparente
voûte en berceau
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures terrasse
toit à longs pans
toit conique
appentis
toit bombé
Énergies énergie thermique
énergie électrique
Typologies baie rectangulaire, arc segmentaire
Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables machine de production

Annexes

  • Extraits de : Plaquette de présentation de l´usine (Arch. Ciments Français) :

    COUVROT : UN CHOIX QUI S'IMPOSAIT

    Trois raisons principales ont poussé la Société des Ciments-Français à choisir Couvrot pour y construire la plus importante de ses usines.

    Un gisement exceptionnel par sa qualité et son étendue

    Il est constitué de marnes calcaires dont la régularité naturelle, la composition chimique et minéralogique, l´aptitude à la cuisson se prêtaient particulièrement bien à la construction d´une ligne de fabrication en voie sèche intégrale d´une grande simplicité.

    De plus, la carrière à ciel ouvert, qui s´étend sur 450 ha, offre des réserves estimées à plus de 100 ans, compte tenu du rythme de production de la nouvelle usine.

    Une situation privilégiée

    Couvrot se trouve entre Vitry-le-François et Châlons-sur-Marne. A 180 kilomètres de Paris. C´est le centre d´une région en pleine expansion devant offrir à l´avenir, pratiquement sur place, un important marché.

    C´est aussi suffisamment loin de la banlieue parisienne pour éviter ses contraintes, suffisamment près pour la desservir rapidement. Et par des moyens de communication très variés.

    Couvrot est relié au réseau ferré de l´Est, le canal latéral à la Marne passe aux portes de l´usine et, fin 1976, l´autoroute A-4 (Paris-Nancy-Strasbourg) doit venir compléter un réseau routier déjà bien étoffé.

    Des facilités d´implantation et d´extension

    En région parisienne, faute de place, on ne trouve pas toujours la surface au sol nécessaire et suffisante pour l´implantation d´usines nouvelles. A Couvrot, la liberté était totale. La première unité avait été installée en bordure même de la carrière. Au fil des années l´extraction avait dégagé de vastes terrains, offrant la possibilité d´édifier une très grosse unité, totalement indépendante de celle existante.

    Une unité qui pouvait être exemplaire dans tous les domaines et dont l´extension ne posait aucun problème si le besoin s´en faisait sentir.

    COUVROT D'HIER ET D'AUJOURD'HUI

    Construite au début du siècle, la première usine de Couvrot produisait 300 tonnes de clinker par jour. Les améliorations successives apportées aux techniques de fabrication et au rendement des fours ont progressivement fait monter la capacité : 600 tonnes-jour en 1925, 1.120 tonnes en 1959, 2.000 tonnes en 1963.

    La mise en service de la nouvelle usine a permis de multiplier presque par trois les possibilités de Couvrot, portant la production quotidienne de clinker à 5.500 tonnes [...].

    La première usine construite à Couvrot est entrée en service en 1911. Elle constituait alors l´une des trois grosses unités de production de la Société des Ciments Français, les deux autres étant Guerville et la Souys.

    A l´époque, la technique de fabrication la plus sûre était la voie humide. Couvrot avait donc été équipée de deux fours Fellner, produisant chacun 150 tonnes de clinker par jour. Leur capacité fut ensuite portée à 200 tonnes-jour par pulvérisation de la pâte. En 1925, un troisième four Smidth de 200 tonnes-jour également, venait compléter le potentiel de Couvrot.

    Après la guerre, le four Smidth a été doté d´un système de calcination, sa capacité passait à 220 tonnes-jour. Couvrot produisait alors 620 tonnes-jour de clinker.

    1959, arrêt des deux premiers fours Fellner qui sont remplacés par un quatrième appareil à voie semi-sèche : un four à grille Lepol de 900 tonnes-jour.

    1961, l´un des deux fours Fellner arrêtés est démoli, l´autre est reconverti en voie semi-sèche avec grille Lepol et sa capacité est presque doublée : 420 tonnes-jour.

    1963, les capacités des fours à grille Lepol sont respectivement portées à 1.300 et 570 tonnes-jour.

    Depuis cette date, Couvrot, avec trois fours en service, pouvait produire 2.000 tonnes de clinker par jour, soit environ 650.000 tonnes par an.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Marne : 31X 161. Logements insalubres, établissements insalubres, dangereux ou incommodes. Couvrot. S.A. des ciments français (usine à ciment, 1909-1940).

    Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne : 31X 161
Bibliographie
  • SANDRE, Y. Caton le dévorant. Vitry, 1973. [N.p.].

  • SOCIETE DES CIMENTS FRANCAIS. Usine de Couvrot. [S.d.]. 26 pages.

  • SOCIETE DES CIMENTS FRANCAIS. Centenaire de la Société des Ciments Français, 1881-1981. 1980. 39 pages.

  • TOTI, T. La cimenterie de Couvrot. Identité régionale ou non ? Reims : U.F.R., 1988. Mémoire de maîtrise dactyl., 175 pages.