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Dôme, ancienne grange de Morimond

Dossier IA52001014 réalisé en 2015

Fiche

Grange la plus septentrionale et la plus éloignée aussi, Dôme (52- com. Chalvraines) relevait du diocèse de Toul (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155200635NUCA). Le site n’était en 1147 qu’une simple terre procédant de diverses donations, notamment celle de Baudoin, abbé de Notre-Dame de Laon, qui céda à la demande de saint Bernard 40 arpents de terre avec le pâturage des environs et une terre à défricher pour deux charrues contre un cens annuel de 12 deniers toulois (H. Flammarion, Recueil des chartes de l’abbaye de Morimond au XIIe siècle, ARTEM / Brepols, Turnhout, 2014, n°9, p. 137). D’autres seigneurs locaux (Lafauche, Écot, Gonaincourt) donnèrent pour leur part 300 jugères de terre « ad edificandam grangiam » avec l’usage des pâturages, du bois pour le chauffage et la construction (Flammarion, n°33). Moins de 15 ans plus tard, Dôme accède au statut de grange comme l’indique la bulle d’Alexandre III, émise en 1163 (Flammarion, n°39). Morimond reçut encore d’Hugues de Lafauche en 1200, pour ses granges de Dôme et Morvaux, les pâtures sur Bazoilles-sur-Meuse et l’usage des bois de Liffol (Flammarion, n°190), étendant ainsi le rayon d’itinérance des pâtres convers sur une dizaine de kilomètres vers le nord et le nord-est. Sur ce plateau sec, les moines durent assurer un approvisionnement en eau au moyen d’un puits profond de 30 m pour capter la nappe phréatique et la stocker dans une citerne (H. Flammarion, B. Rouzeau et G. Viard, Morimond quatrième fille de Cîteaux, Langres, 2010, p. 52). Au début du XVIIe siècle, Dôme accueillit une communauté de moniales soumises à Morimond. Pour assurer leur subsistance, les religieuses achetèrent en 1612 la ferme de Villet-Fontaine au territoire de Liffol-le-Petit (52). Après la dissolution de la communauté, l’abbaye conserva ce domaine de 65 ha jusqu’à la Révolution ; la ferme est encore représentée. Malgré la progression des cultures au détriment des forêts au cours des temps contemporains, on perçoit encore bien l'ancienne clairière culturale de Dôme, donnée par le sire de Lafauche, Hugues, au tournant du XIIIe siècle, qui interrompt la continuité du couvert forestier du plateau. Une fois reporté à la carte actuelle, cet espace agraire atteignait 150 ha en 1787, divisés en trois soles exclusivement consacrées aux labours (ill. IVR21_20155200646NUCA). S’y ajoutaient plus de 100 ha de bois en bordure sud de la clairière, au lieu-dit ”le Morimont” (sic). À cette date, la ferme de Dôme était constituée de deux bâtiments parallèles, au centre d’un ancien enclos alors encore entouré de haies. Bien que postérieurement complétée au nord et sud par deux ailes perpendiculaires fermant une cour carrée, cette disposition est encore observable aujourd’hui : les deux longs bâtiments en place (est et ouest), aux toits à deux pans, semblent être les mêmes en dépit d’inévitables remaniements (ill. IVR21_20155200645NUCA).

Genre de cisterciens
Appellations Dome
Destinations grange monastique, ferme
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Saint-Blin-Semilly
Adresse Commune : Chalvraines
Lieu-dit : Dôme
Cadastre : 1983 A4 1027 à 1033

Grange la plus septentrionale et la plus éloignée aussi, Dôme (52- com. Chalvraines) relevait du diocèse de Toul (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155200635NUCA). Le site n’était en 1147 qu’une simple terre procédant de diverses donations, notamment celle de Baudoin, abbé de Notre-Dame de Laon, qui céda à la demande de saint Bernard 40 arpents de terre avec le pâturage des environs et une terre à défricher pour deux charrues contre un cens annuel de 12 deniers toulois (H. Flammarion, Recueil des chartes de l’abbaye de Morimond au XIIe siècle, ARTEM / Brepols, Turnhout, 2014, n°9, p. 137). D’autres seigneurs locaux (Lafauche, Écot, Gonaincourt) donnèrent pour leur part 300 jugères de terre « ad edificandam grangiam » avec l’usage des pâturages, du bois pour le chauffage et la construction (Flammarion, n°33). Moins de 15 ans plus tard, Dôme accède au statut de grange comme l’indique la bulle d’Alexandre III, émise en 1163 (Flammarion, n°39). Morimond reçut encore d’Hugues de Lafauche en 1200, pour ses granges de Dôme et Morvaux, les pâtures sur Bazoilles-sur-Meuse et l’usage des bois de Liffol (Flammarion, n°190), étendant ainsi le rayon d’itinérance des pâtres convers sur une dizaine de kilomètres vers le nord et le nord-est. Sur ce plateau sec, les moines durent assurer un approvisionnement en eau au moyen d’un puits profond de 30 m pour capter la nappe phréatique et la stocker dans une citerne (H. Flammarion, B. Rouzeau et G. Viard, Morimond quatrième fille de Cîteaux, Langres, 2010, p. 52). Au début du XVIIe siècle, Dôme accueillit une communauté de moniales soumises à Morimond. Pour assurer leur subsistance, les religieuses achetèrent en 1612 la ferme de Villet-Fontaine au territoire de Liffol-le-Petit (52). Après la dissolution de la communauté, l’abbaye conserva ce domaine de 65 ha jusqu’à la Révolution ; la ferme est encore représentée. Malgré la progression des cultures au détriment des forêts au cours des temps contemporains, on perçoit encore bien l'ancienne clairière culturale de Dôme, donnée par le sire de Lafauche, Hugues, au tournant du XIIIe siècle, qui interrompt la continuité du couvert forestier du plateau. Une fois reporté à la carte actuelle, cet espace agraire atteignait 150 ha en 1787, divisés en trois soles exclusivement consacrées aux labours (ill. IVR21_20155200646NUCA). S’y ajoutaient plus de 100 ha de bois en bordure sud de la clairière, au lieu-dit ”le Morimont” (sic).

Période(s) Principale : 18e siècle, 19e siècle , (?)

En 1787, la ferme de Dôme était constituée de deux bâtiments parallèles, au centre d’un ancien enclos alors encore entouré de haies. Bien que postérieurement complétée au nord et sud par deux ailes perpendiculaires fermant une cour carrée, cette disposition est encore observable aujourd’hui : les deux longs bâtiments en place (est et ouest), aux toits à deux pans, semblent être les mêmes en dépit d’inévitables remaniements (ill. IVR21_20155200645NUCA).

Murs calcaire moellon
Toit tuile mécanique
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

Christophe WISSENBERG


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