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Église paroissiale Notre-Dame-en-son-Assomption

Dossier PA00078955 inclus dans Recensement du patrimoine mobilier du département de la Haute-Marne réalisé en 1992

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
  • Impression
Vocables Notre-Dame-en-son-Assomption
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Haute-Marne - Bourbonne-les-Bains
Adresse Commune : Bourbonne-les-Bains

L'église Notre-Dame-en-son-Assomption est un édifice gothique de la seconde moitié du 12e siècle, influencé par la grande abbaye voisine de Morimond (fondée en 1115), où se mêlent les influences cisterciennes et bourguignonnes. D'après l'historien langrois Charlet, l'église aurait été incendiée pendant la guerre de Trente Ans par les Suédois. Elle le fut une seconde fois en 1717, dans un sinistre qui dévasta presque toute la ville. Le feu brûla la charpente et la toiture de l'église, détruisit le clocher, fondit les cloches et endommagea les voûtes de la nef. Pendant la Révolution, l'église devint Temple de la Raison. A la demande du maire, qui désirait la voir restaurée et agrandie, l'église Notre-Dame est classée Monument Historique en 1875. A la suite de la visite de l'inspecteur général des Monuments Historiques Boeswilwald, les travaux commencèrent aussitôt. On ajoute une travée à l'ouest sur toute la largeur de l'édifice, déplaçant ainsi de quelques mètre son avant-corps constitué d'un porche, surmonté au revers d'une tribune à laquelle on accède par un escalier en tourelle. Le clocher est reconstruit partiellement, une flèche en pierre remplace la toiture bulbée que l'on peut revoir sur d'anciennes lithographies. Les travaux durent de 1875 à 1879, ils sont effectués par l'architecte Anatole de Baudot, élève de Viollet-le-Duc.

Période(s) Principale : 2e moitié 12e siècle
Auteur(s) Auteur : Baudot de Anatole, architecte,

Edifice de plan allongé comprenant une nef de six travées, bordée de bas-côtés. Choeur à chevet plat de deux travées et flanqué, à la hauteur de la première travée d'un bas-côté de plan carré, communiquant avec le choeur par une arcade assez basse en tiers-point. Les deux travées barlongues du choeur sont voûtées sur croisée d'ogives. Le tracé des arcs doubleaux est faiblement brisé et chaque arc retombe sur un pilastre adossé au pilier. Le sanctuaire, ainsi que les dernières travées de la nef, constitue la partie la plus ancienne de l'édifice. Dans le mur du chevet est percé un triplet surmonté d'une rose. Ces ouvertures avaient été bouchées au 17e ou au 18e siècle pour placer un grand retable derrière le maître-autel ; elles furent réouvertes en 1875 lors de la restauration de l'église. La nef présente de grandes arcades qui la séparent des bas-côtés et des fenêtres en plein cintre. Chaque travée est voûtée sur croisée d'ogives. Les piliers sont de plan cruciforme : plan carré flanqué de pilastres, et huit colonnes engagées pour les premières travées de la nef. Ornementation très sobre : crochets, feuilles d'acanthe, feuilles plates. Pavement général en larges dalles de pierre. A l'extérieur de l'église, deux portails aux archivoltes e olein cintre et à colonnettes, corniche bourguignonne sur l'ensemble de l'édifice, ponctuée de têtes et de figures fantastiques. Le clocher, surmonté d'une flèche en pierre, est situé sur le flanc nord, contre le choeur.

Murs pierre de taille
grand appareil
moyen appareil
Toit tuile plate, tuile mécanique, calcaire en couverture
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier en vis

Figure sur la liste du 18 ; 04 ; 1914 (J.O.) .

Statut de la propriété propriété de la commune (?)
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH, 1875
Précisions sur la protection

Eglise : classement par liste de 1875.