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Église paroissiale Saint-Juvin

Dossier IA08001505 réalisé en 2011

Fiche

Vocables Saint-Juvin
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Ardennes - Attigny
Adresse Commune : Saint-Juvin
Cadastre : 1996 D 262

La construction de l'église a été entamée en 1614, à 350 m de l'ancien édifice. Les travaux furent engagés par le prêtre du lieu, Didier Mauclerc, grâce au financement des habitants, de la fabrique et avec l´aide du seigneur Claude de Joyeuse, comte de Grandpré ; un cadran solaire à l'angle sud-est porte la date de 1623 et les travaux se terminèrent en 1624 (sauf pour les voûtes qui ne furent pas réalisées) ; elle fut consacrée en 1648. L'édifice eut beaucoup à souffrir de la Première Guerre mondiale : la toiture, la charpente et les parties hautes des murs ont été détruits ; la restauration intervint entre 1931 et 1934 sous la direction de l'architecte Maurice Malard (qui en profita pour voûter l'intérieur). En 1106, Manassès II, archevêque de Reims, légua à l´abbaye de Saint-Denis de Reims l´autel de Saint-Juvin. D´après la légende, le village remonterait au 10e siècle, époque à laquelle Juvin, mort en 961 en ermite, se fit enterrer dans l'oratoire qu´il avait construit de ses mains. L'épouse du comte Marc, Julie, aurait fait agrandir et embellir l'oratoire pour en faire une église, puis serait intervenue auprès de l'archevêque Adalbéron pour la faire ériger en église paroissiale.

Période(s) Principale : 1er quart 17e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates 1623, porte la date
Auteur(s) Auteur : Malard Maurice, architecte,

L'église Saint-Juvin est implantée dans la partie sud du village et est légèrement orientée au nord-est. Il s'agit d'une église-halle de plan rectangulaire comportant trois vaisseaux de six travées, le choeur occupant la dernière travée. Des escaliers en vis sont adossés au revers de la façade occidentale et la sacristie est accolée au flanc sud du choeur. Deux tourelles posées sur des massifs triangulaires pleins occupent les angles de la façade occidentale et deux échauguettes polygonales les angles opposés. L'édifice est bâti pierre de taille de calcaire oolithique coquiller type Buzancy en moyen appareil (la restauration d'après-guerre employa la pierre de Saint-Maximin). Le sol de la nef est couvert de dalles de calcaire et celui du choeur d'un damier de marbre rouge veiné et blanc. Les murs sont percés de baies étroites en plein-cintre ou de baies en arc brisé à remplage. Les façades ouest et sud comportent un portail en plein-cintre encadré par deux colonnes à chapiteau supportant un fronton à base interrompue. Les deux portails sont protégés par des bretèches (une troisième était ménagée à l'aplomb de la baie d'axe mais il n'en subsiste que les consoles). Les parties inférieures des murs présentent des arquebusières à ébrasement externe et les parties supérieures d'autres à ébrasement interne. Les vaisseaux comportent des arcades en arc brisé supportées par des colonnes à chapiteaux composés d'impostes supportés par des consoles aux angles. Les volumes sont couverts de voûtes d'ogives en béton armé et brique. La couverture est en ardoise et la charpente en béton armé. L'ensemble est couvert d'un toit à longs pans à croupe, les tourelles et échauguettes de toits coniques et la sacristie par une terrasse.

Murs calcaire
pierre de taille
moyen appareil
Toit ardoise
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures terrasse
toit à longs pans
toit conique
croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie
États conservations bon état, inégal suivant les parties
Techniques vitrail

Edifice homogène bâti très rapidement entre 1614 et 1624 ; fortifié par de biais d'arquebusières à la base et au sommet des murs, de bretèches et de tourelles aux quatre angles.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables nef, choeur
Protections classé MH, 1920/02/20
Précisions sur la protection

Eglise : classement par arrêté du 20 février 1920.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales des Ardennes, Archives communales, AC.

    H6 ; H9 ; 4T Archives départementales des Ardennes, Charleville-Mézières : AC
Bibliographie
  • COLLIN, Hubert. Les églises anciennes des Ardennes. Editions de l´O.D.T. des Ardennes, 1969. 178 p.

    pp. 128 ; 130
  • BECHARD, Eliane, JANNIN, Francois, et al. Les églises d´Argonne. Le guide de l´Argonne. Lyon : La Manufacture, 1987.

    p. 168
  • BERTRAND, Patrice. L´architecture religieuse. La première moitié du 17e siècle dans le territoire actuel du département des Ardennes. Charleville-Mézières : Archives Départementales des Ardennes, 1992, p. 111-124.

    pp. 116-117
  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie (dir.). Le guide du patrimoine de Champagne-Ardenne. Paris : 1995. 432 p.

    p. 324
Périodiques
  • MENU, Henri. Mélanges d´épigraphie ardennaise . Bulletin monumental , 1893, vol. 58. 41 p.

    p. 21
  • GUELLIOT, Octave. Les ornements, dates, inscriptions et sentences liminaires dans l´arrondissement de Vouziers. Revue historique ardennaise, 1914, tome XXI.

    pp. 108-110 ; 144 ; 151-152
  • MANCEAU, Henri. Au coeur de l'Argonne. L'automobilisme ardennais, mai-juin 1959, n°126.

    p. 19
  • TILLOY, R. Des statues à Saint-Juvin. Horizons d'Argonne, 1964, n°3.

    p. 23
  • BLIECK, Gilles. Une remarquable église fortifiée de l´Argonne ardennaise : Saint-Juvin (1614-1686). Etudes marnaises, 2004, tome CXIX.

    pp. 81-186