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Église paroissiale Saint Louvent

Dossier IA52078934 inclus dans Recensement du patrimoine mobilier du département de la Haute-Marne réalisé en 2006

Fiche

  • Façade occidentale
    Façade occidentale
  • Impression

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Vocables Saint Louvent
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Haute-Marne - Bologne
Adresse Commune : Andelot-Blancheville
Précisions anciennement commune de Andelot

La nef et le chœur ont été édifiés au 13e siècle et le clocher au début du 18e siècle par J.-B. Bouchardon ; le porche occidentale date de la fin du 15e siècle ou du début du 16e siècle (portail remanié au 17e siècle), le portail nord du 17e siècle. Comme l'indiquent des inscriptions gravées sur les piliers de la nef qui soutiennent le clocher, l'édifice (en entier ?) a brûlé dans les années 1560. Il s'ensuivit diverses restaurations en 1571 (inscription sur le pilier sud) et en 1602 la voûte de la première travée de la nef a été refaite (inscription sur pilier sud).

Période(s) Principale : 13e siècle
Principale : 1er quart 18e siècle
Secondaire : limite 15e siècle 16e siècle
Secondaire : 17e siècle
Dates 1571, daté par source, porte la date
1602, porte la date
Auteur(s) Auteur : Bouchardon Jean-Baptiste,
Jean-Baptiste Bouchardon (16 mai 1667 - 1737)

Jean-Baptiste Bouchardon naquit le 16 mai 1667 à Saint-Didier-en-Velay ; il était le fils d’Antoine Bouchardon et de Gabrielle Trinquet. On ne connaît pas sa formation, ni la raison qui l’a poussé à s’installer à Chaumont, probablement aux environs de 1690. Il épousa le 29 octobre 1692 à la basilique Saint-Jean-Baptiste Anne Chéré, fille du maître-coordonnier Joachim Chéré et Anne Jacquin. Le mariage fut célébré par Jean Chéré (frère ou oncle de la jeune fille). Ainsi, Jean-Baptiste Bouchardon entra dans une famille de la petite bourgeoisie chaumontaise assez rapidement. Avait-il des relations, notamment dans le milieu professionnel, pour venir s’installer dans cette région ? Le jeune couple acquiert une maison rue Chaude, dans laquelle il resta. Seize enfants sont baptisés entre 1694 et 1720 à la basilique. Parmi eux, trois connurent une certaine notoriété. Jacquette, l’aînée, naquit le 29 septembre 1694 et ne quitta pas la maison familiale, participant à l’éducation de ses frères et sœurs et surtout, travaillant à l’atelier qu’elle continua à faire fonctionner après la mort de son père. Elle mourut en 1756. Edme (1698-1762), après avoir obtenu le prix de Rome, passa dix ans dans la Ville Eternelle, puis revint à Paris où il fut nommé sculpteur du roi. Son frère, Jacques-Philippe (1711-1753) fut appelé par le roi de Suède, dont il devint le premier sculpteur et directeur de l’Académie de Stockholm. Si sa fille Jacquette travaillait avec Jean-Baptiste Bouchardon, elle n’était pas la seule ; en effet, le sculpteur était entouré d’un atelier dont nous pouvons suivre la composition et l’évolution à travers le livre de raison tenu par Anne Chéré jusqu’à sa mort en 1737, puis par Jacquette. Parmi les divers apprentis et compagnons, il faut distinguer le rôle important du sculpteur Daniel Hansman qui fut un véritable collaborateur. Par ailleurs, Jean-Baptiste Bouchardon travaillait avec deux menuisiers Nicolas Vacherot et Nicolas Brocard, et un peintre Bénigne Lallier, lequel était appelé pour la réalisation de toiles insérées dans les retables.

Cette équipe atteste d’une activité importante, qui se confirme par la liste des réalisations qui sont connues et attribuées. Sa production est diversifiée, car il fut aussi nommé architecte en 1709, puis maître-architecte en 1713. Il participait à l’expertise, à l’entretien et aux réparations des bâtiments existants (églises d’Andelot, de Chaumont, Monthier-en-Der ou abbaye de Longuay…, couvents des Carmélites, des Ursulines, du Val des Ecoliers de Chaumont…) ; il construisit des maisons (Chaumont, Boulancourt, Poulangy…) et des châteaux (Trémilly, Juzennecourt, Chamarandes, Autreville…). En 1716, il réalisa un projet d’hôpital et manufacture de la ville de Chaumont, connu par des dessins (musée d’art et d’histoire de Chaumont) lequel sera réalisé par l’architecte Langrois Forgeot après sa mort.

Son activité de sculpteur fut tout aussi diverse : statuaires pour les parcs des châteaux de Scey-sur-Saône, de Saint-Michel, d’Ollans, de Chamarandes… Les monuments funéraires sont connus par les dessins : Claude-François Jehannin, Pierre de Ponset et son épouse Marguerite de Choiseul, Claude Fyot de la Marche. Mais c’est le mobilier liturgique le plus important en nombre : statuaires (églises de Ricey-Bas, Brottes, Roôcourt-la-Côte, Montsaon, Choignes…), chaires à prêcher (Andelot, Chaumont, Vigny) et banc d’œuvre de la basilique Saint-Jean-Baptiste de Chaumont.

Les retables, par l’importance de la décoration sculptée et statuaire et aussi pour la composition architecturale nécessaire à leur élaboration, bénéficièrent de la double compétence de l’artiste chaumontais. Ils sont bien connus ; quinze nous sont parvenus intégralement : églises d’Andelot, Arrentières, Bas-sur-Aube, Braux-le-Châtel, Buxières-les-Froncles, basilique Saint-Jean-Baptiste de Chaumont, hôpital de Chaumont, Saint-Aignan au faubourg de Reclancourt, Clefmont, Colombey-les-Choiseul, Fresnes-sur-Apance, Landreville, Loches, Mussey-sur-Seine, Saint-Urbain. D’autres ont eu une histoire plus mouvementée ; ainsi, ils n’existent plus que sous forme lacunaire : abbaye des Ursulines et abbaye des Carmélites de Chaumont, églises de Cirfontaine-en-Azois, Fontette, Montier-en-Der et Neuville-sur-Seine.

Les réalisations de cet artiste sont aujourd’hui assez bien connues. Sa production abondante, dont une grande partie a été conservée, résulte d’une cinquantaine d’années d’activité, qui s’achève avec sa mort le 15 janvier 1742.


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architecte, attribution par source

Edifice à plan allongé ; nef à 3 vaisseaux 5 travées voutées d'ogives (les bas-côtés se terminent par des absides à trois pans) ; choeur à une travée voûtée d'ogives et abside à 5 pans ; tour-clocher couverte d'ardoises sur la première travée de la nef ; porche au portail occidental.

Murs calcaire
moellon
Toit tuile plate, ardoise
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans
toit à l'impériale
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier en vis avec jour, en maçonnerie
Techniques sculpture
vitrail
Représentations crochet oiseau tête humaine
Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 1925/07/06
Précisions sur la protection

Eglise d'Andelot : inscription par arrêté du 6 juillet 1925.

Références documentaires

Bibliographie
  • ROUSSEL, Charles. Le diocèse de Langres : histoire et statistique. Langres, 1875, tome II.

    p.4-5
(c) Ministère de la culture (c) Ministère de la culture ; (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Haute-Marne (c) Conseil départemental de la Haute-Marne - Decrock Bruno - Marasi Julien - Léclapart Carole
Carole Léclapart , né(e) Dominé (30/12/1967 - )

service régional de l'inventaire, documentaliste.


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