Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Eglise paroissiale Saint-Martin de Reuil

Dossier IA51001308 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

  • Harmonium
  • Confessionnal
  • Statue de la Vierge
  • Fonts baptismaux
  • Calice et patène
  • Dalles funéraires (2)
  • Ensemble de 3 autels : maître autel ; autels secondaires de Saint Joseph, de de la Vierge
  • Bas-relief : Crucifixion avec donateurs
  • Paire de chandeliers d'autel
  • Présentation des objets mobiliers de l'église paroissiale Saint-Martin de Reuil

Historique

En 1838, le curé des églises de Reuil et d'Œuilly sollicite « la charité de la famille régnante », les deux édifices présentant « la perspective de la plus grande misère » (lettre du curé Jonel au Préfet, 8 novembre 1838. AD Marne 2 O 3603). À son tour, le Préfet appuie ces demandes de secours qui « paraissent d'autant plus fondées que les deux communes de Reuil et d'Œuilly sont sans moyens et sans aucune ressource pour parvenir à la restauration de leurs églises » (lettre Préfet au Ministre des Cultes, 22 novembre 1838. AD Marne 2 O 3603). Cette requête trop tardive, car présentée en fin d'année civile, sera réitérée par le curé l'année suivante, mais les archives consultées n'offrent aucun aperçu de la suite donnée à cette affaire.

L'église Saint-Martin fait tout de même l'objet de plusieurs campagnes « d'embellissements » à la fin du 19e siècle, principalement financées par les dons de particuliers (état de situation en 1905. AD Marne 7 J 25). En 1883, les fenêtres et les pavés du sanctuaire sont repris. En mai 1891, le Conseil municipal approuve la démolition du porche de l'église qui menace ruine et « n'est d'aucune utilité, au contraire, car il peut occasionner des accidents ». D'après les délibérations municipales, il ne s'agit pas d'une construction maçonnée mais « d'un simple appentis, ajouté à l'entrée principale » et qui ne présente donc aucun intérêt du point de vue de l'art (délibération du Conseil municipal, 3 mai 1891. AD Marne 2 O 3603). Si le Conseil de Fabrique et l'Archevêque de Reims s'opposent d'abord au projet, considérant qu'il « protège une partie du portail et de la porte de l'église contre les dégradations des pluies venant de l'ouest », mais aussi « qu'il peut être réparé facilement », la municipalité parvient à les convaincre en leur assurant que la porte de l'édifice sera réparée et que la pente qui doit être aménagée à l'entrée du cimetière permettra l'écoulement des eaux pluviales, alors que l'appentis présentait l'inconvénient de les retenir (lettre au Sous-Préfet, 3 juillet 1891. AD Marne 2 O 3603). Un marché de gré à gré est passé au mois d'octobre avec Guillaume Déhu, maître-maçon de Reuil, pour effectuer ces travaux estimés à 610 francs (délibération du Conseil municipal, 8 octobre 1891. AD Marne, 2 O 3603). Un conduit en ciment est également coulé en 1904 devant la porte de l'église afin d'empêcher la pénétration des eaux pluviales (état de situation en 1905. AD Marne 7 J 25).

À l'instar de plusieurs lieux de culte alentours, l'église de Reuil se retrouve gravement mutilée au sortir de la première guerre mondiale : le chœur, le clocher et la sacristie sont complètement détruits ; il ne reste de l'édifice que les murs des trois nefs et la façade occidentale. Classé au titre des Monuments Historiques le 25 septembre 1919, l'édifice est reconstruit dès la même année, jusqu'en 1930, sous la direction successive des Architectes en Chef André Ventre (1919-1921), Bernard Haubold (1923), et Armand Guéritte (1924-1930). Tout d'abord, A. Ventre entreprend immédiatement « les travaux de consolidation les plus indispensables pour éviter l'aggravation des dégâts » (rapport présenté par A. Ventre, 15 octobre 1919. MAP 81 51 179 244). Il explique que depuis sa dernière visite à Reuil au mois d'août 1919, les matériaux transportables telles que les pièces de charpente et les tuiles ont été emportés par les habitants du village afin de réparer leurs maisons : « à cette époque, les charpentes et couvertures subsistaient encore en grande partie sur la nef et les bas-côtés » ; depuis, ils ont disparu « en grand nombre, seuls sont restés en place les tais de gros équarrissages qui n'ont pu être démontés et emportés » (rapport présenté par A. Ventre, 15 octobre 1919. MAP 81 51 179 244). Il est donc urgent de clore le chantier et de déblayer les décombres avant d'entamer la réfection des arases. Le projet prévoit en outre la restauration du bas-côté sud, seule partie de l'édifice où les fermes ont subsisté. En plus de la réparation de la fenêtre et de l'installation d'une couverture pérenne, « les arcades de la nef côté sud seront bouchées soit en planches, soit en moellonnage et dans les baies des châssis en toile huilée seront établis de façon à clore et à isoler cette partie de l'édifice » ; les travaux sont estimés à 44 500 francs (rapport présenté par A. Ventre, 15 octobre 1919. MAP 81 51 179 244). Toutefois, il semble que l'Architecte en Chef ait finalement décidé de concentrer les travaux sur le transept sud « en restaurant les deux fenêtres Renaissance et les charpentes et couvertures » afin de rendre cette partie de l'édifice au culte. Ainsi, la réfection du bas-côté sud est repoussée à la fin de l'année 1920, avec un devis de 16 200 francs (rapport présenté par A. Ventre, 15 novembre 1920. MAP 81 51 179 244).

En 1923, l'Architecte en Chef Bernard Haubold s'occupe provisoirement du chantier et débute la remise en état de la nef et du bas-côté nord (maçonnerie, charpente et couverture) « afin de permettre au culte de s'exercer plus à l'aise » (rapport présenté par B. Haubold, 27 mai 1923. MAP 81 51 179 244). Il est également question d'achever définitivement le bas-côté sud en installant un plafond en bois ainsi que la vitrerie des trois baies. L'architecte précise dans son rapport qu'il « paraît absolument urgent d'entreprendre les travaux prévus si l'on veut sauver les murs qui restent debout et qui sont encore en état, après réparation, de recevoir les toitures » (rapport présenté par B. Haubold, 27 mai 1923. MAP 81 51 179 244) ; cette tranche coûtera 56 850 francs. Armand Guéritte supervise la restauration de l'édifice à partir de l'année suivante ; il est alors assisté de M. Prost, architecte ordinaire. Face à l'importance des travaux restant à réaliser, totalisant 258 900 francs, il décide de les répartir en deux exercices distincts mais consécutifs. Il débute ainsi par le chœur (maçonnerie, charpente, couverture et sols) et la sacristie (maçonnerie, béton armé, charpente, menuiserie et zinguerie), cette dernière étant reconstruite à son emplacement d'origine avec une toiture en béton armé « de façon que la fenêtre est du transept sud reste dégagée alors qu'elle se trouvait dissimulée par la toiture de l'ancienne sacristie » (rapport présenté par A. Guéritte, 12 juin 1924. MAP 81 51 179 244). Cette tranche comprend également la restauration du transept sud (maçonnerie, charpente, couverture et sols), sur laquelle était déjà intervenu André Ventre en 1919. Les vitraux en losange du chœur, du transept et de la chapelle sont posés en 1925, année de reconstruction du clocher par les entrepreneurs parisiens Leroux Frères et Fils ; cette seule partie de l'édifice se chiffre à plus de 160 000 francs.

Une fois ces travaux de grande ampleur achevés, des abat-sons sont installés aux baies du clocher en 1926 pour un montant d'environ 7600 francs (rapport présenté par A. Guéritte, 29 mai 1926. MAP 81 51 179 244). Autre projet de moindre importance, une échelle de meunier permettant l'accès au clocher ainsi qu'aux combles de l'église est installée dans le transept sud l'année suivante. Au même moment, l'architecte fait également sculpter la clef de voûte sous le clocher ainsi que deux culots déportant les retombées des arcs d'ogive de cette même voûte, les pièces d'origine étant trop fragmentées pour être remployées.

En février 1928, A. Guéritte demande un crédit de 1500 francs au service des Monuments Historiques pour procéder à des travaux d'urgence : « un cyclone dans la nuit du 10 au 11 février dernier a enlevé environ 7m2 de tuiles plates formant la couverture du clocher […] Les tuiles en tombant sur le versant nord de la nef l'ont fortement endommagé » et la pluie s'immisce à l'intérieur de l'église, détériorant ainsi les plafonds (lettre de A. Guéritte au Directeur des Beaux-Arts, 16 février 1928. MAP 81 51 179 244).

L'année 1930 voit l'achèvement de la campagne de restauration de l'édifice. Outre la remise en état des derniers pans de couverture qui n'avaient pas encore été refaits (au niveau de l'abside notamment), A. Guéritte fait installer un revers pavé d'autant plus nécessaire que « dans cet édifice, […] les sols intérieurs de l'église sont à un niveau inférieur des sols extérieurs, d'où cause d'humidité » (rapport présenté par A. Guéritte, 13 octobre 1930. MAP 81 51 179 244). Cette opération chiffrée à 29 300 francs sera complétée deux ans plus tard avec une rallonge de 7800 francs, le devis de 1930 ayant été sous-estimé.

L'église fait encore l'objet de menus travaux en 1933 : remplacement de la porte du bas-côté nord, reprise de la couverture de la sacristie, remise en état des rives de l'abside et du grand comble (nef et bas-côté sud) pour 8100 francs (rapport présenté par A. Guéritte, 12 juillet 1933. MAP 81 51 179 244). Le déplacement du cimetière est envisagé en 1935, mais ce projet n'est guère documenté par les archives.

À peine remise de la première guerre mondiale, l'église subit encore des dommages entre 1939 et 1940. L'Architecte en chef Bernard Haubold entreprend immédiatement des mesures d'urgence en posant du carton bitumé sur certaines parties de la couverture et en bouchant les baies privées de vitraux avec du papier-toile vitrifié tendu sur châssis. Il procède ensuite à la réparation ainsi qu'au remplacement des éléments endommagés (vitrerie, couverture, charpente, plancher, ou encore maçonnerie). Les travaux sont exécutés par L. Cabaret, entrepreneur à Sacy, pour la somme de 82 700 francs (rapport présenté par B. Haubold, 24 décembre 1940. MAP 81 51 179 244).

L'église Saint-Martin semble ne faire l'objet d'aucun travaux pendant près de vingt-cinq ans. En 1966, l'Architecte des Bâtiments de France, M. André, signale au Maire de Reuil que les bardeaux en terre cuite « formant le plafond de la nef et des bas-côtés de l'église » sont fendus et cassés et qu'il faut donc les changer ; « je crains que cette opération dépasse le cadre du petit entretien annuel. De plus ce modèle de bardeaux est difficile à trouver » (lettre de M. André au Maire de Reuil, 28 décembre 1966. MAP 1993 7 72). Lorsque le projet sera mis à l'étude dix ans plus tard, l'état des plafonds devenant dangereux, l'Architecte en chef Jean Rocard expliquera que « sur les indications de M. Haubold, des bardeaux en terre cuite ont été posés [après la première guerre mondiale] en guise de plancher du comble entre les solives et demeurent apparents dans la nef et les bas-côtés. L'intrusion de curieux ou de chasseurs de pigeons dans les combles en a fracturé une bonne partie et fait tomber quelques-unes au sol, ce matériau n'ayant aucune résistance à la flexion. Il faut donc reconstituer un plancher sur les nefs » (rapport présenté par J. Rocard, 16 octobre 1976. MAP 81 51 179 244). Le projet prévoit, pour la nef et les deux bas-côtés, la dépose du bardage en terre cuite suivie de l'installation d'un plancher en chêne « qualité charpente » de 27 millimètres d'épaisseur et de le protéger sur sa partie supérieure par une couche de xylophène, en sa partie inférieure par une couche teinte ; concernant le transept sud, la repose d'une planche manquante et le rafraîchissement de la porte du bas-côté nord (décapage, pose d'une plinthe, huilage et vernissage). Les travaux se déroulent au printemps 1979 et leur montant, d'abord évalué à 103 500 francs, coûteront finalement 134 000 francs (lettre du Directeur des affaires culturelles au Maire de Reuil, 17 juillet 1980. MAP 1993 7 72).

En 2005, la couverture du versant nord de la nef est reprise pour environ 20 500 euros, suivie deux ans plus tard par celle de la sacristie, estimée à 7000 euros ; la couverture du bras sud du transept aurait également été restaurée vers 2014.

Description de l'édifice

Description de l’extérieur

Les murs de l'église sont en moellons apparents. Les toits et le clocher sont recouverts de tuiles plates. Les baies reçoivent un chaînage en pierre de taille apparent. La façade occidentale, sur un niveau, à toiture à deux pans, est pourvue d'un portail axial, d’une baie axiale en hauteur et d’une baie côté sud, toutes trois plein-cintre. Cette façade comprend deux contreforts de chaque côté du portail. Le bas-côté nord, sur un niveau, est éclairé de deux baies plein-cintre et d’une porte d’accès à linteau droit. Il est armé d’un contrefort à son extrémité ouest.

Le transept, au nord, sur un niveau, est légèrement saillant. Surmonté du clocher, il possède une baie à arc brisé à remplages sur les côtés nord et est. Le chevet, sur un niveau, est droit. Sa toiture est à deux pans, il possède une baie à arc brisé à remplages sur le côté est. Il est flanqué, au sud, de la sacristie. La sacristie est un petit bâtiment à un niveau recouvert d’une toiture à deux pans en tuiles plates ; il est percé en façade est d’une baie à linteau droit et en façade sud d’une porte, à linteau droit elle-aussi. Le transept sud, sur un niveau, non saillant, est couvert par un toit à deux pans. Il possède sur le côtés est et sud une baie à arc brisé à remplages. Il est soutenu par des contreforts, deux aux extrémités sud et deux à celles du côté est.

Le bas-côté sud, sur un niveau, est pourvu de deux baies plein-cintre à remplages. Sa couverture est un long-pan. Il est soutenu par deux contreforts, l’un à son extrémité ouest et l’autre en milieu de façade. Le clocher, sur trois niveaux, à toiture à deux pans, est muni en façade ouest, au niveau 3, d’une baie plein cintre avec un meneau, et en façades nord et sud, au niveau 2, de baies géminées à arc brisé munies d’abat-son. En façade est et ouest on voit au niveau 2 des baies géminées pourvues d’abat-son et au niveau 3 une baie plein cintre avec un meneau. Chaque pan de toiture, nord et sud, est percé d’une petite lucarne.

Description de l’intérieur

Les murs sont enduits sauf ceux du bas-côté sud où la pierre est apparente. Le sol de l'église étant plus bas que le côté nord du terrain, un emmarchement maçonné recouvert de bois, sauf la première marche toute en bois et le seuil uniquement en pierre, permet d’y accéder.

L’église est en croix latine, à trois vaisseaux, au transept légèrement saillant au nord et non saillant au sud. Elle se compose d’une nef centrale et de deux bas-côtés, sur un niveau. La nef, à quatre travées en arcades plein-cintre à corniches moulurées, est recouverte, de même que le bas-côté nord et le chevet, d’un plafond plat constitué d’un plancher de bois jointif posé sur des poutres apparentes en bois dont les transversales sont équarries et les longitudinales rabotées. Le transept nord est recouvert d’une croisée d’ogives nervurée avec clef, il comprend une grande niche (h = 124 cm ; la = 77 cm) à arc brisé en son mur est. Au-dessus des arcades des travées, on voit une poutre en bois équarrie qui sert de chaînage, puis, plus haut, trois baies plein cintre, côté collatéral sud, et deux côté nord. On trouve une ouverture à arc brisé entre le bas-côté nord et le transept nord, ainsi qu’entre la croisée du transept et le transept sud et la nef ; de même qu’entre le bas-côté sud et le transept sud. Au-dessus de l’arcade située entre la nef et le chœur, côté collatéral nord, on remarque une baie plein-cintre qui a été maçonnée. La croisée du transept, qui est aussi le chœur, est recouverte d’une voûte maçonnée. On y voit trois niches, deux rectangulaires en mur est et une plein-cintre côté sud. Le transept sud a une petite niche à arc brisé en son mur sud.

La sacristie est recouverte d’un plafond à trois pans. Le sol de l'ensemble de l'église est revêtu d’un pavage en tomette (10 cm x 10 cm) non vernissée et celui de la sacristie de terre cuite (10,5 cm x 21 cm). L’escalier qui mène au clocher, de type échelle de meunier, à retour à deux volées droites, est situé dans le transept sud. Ses marches, palier et main-courante, sont en bois ; il n’a pas de contremarches. La charpente des combles et du clocher sont en bois. On peut y observer des assemblages à tenon et mortaise à clef.

Vocables Saint-Martin
Destinations église paroissiale
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Marne - Dormans-Paysages de Champagne
Adresse Commune : Reuil
Cadastre : 2014 AB 175

Les archives consultées, relatives à l'histoire contemporaine de l'édifice, révèlent que ce dernier fait l’objet de modestes travaux à la fin du 19e siècle (réfection du pavé et des fenêtres du sanctuaire, destruction du porche en appentis). Très endommagé durant la première guerre mondiale, il est reconstruit de 1919 à 1930 sous la direction successive des architectes en chef A. Ventre, B. Haubold, puis A. Guéritte. L'église nécessite à nouveau des réparations suite aux événements de 1939-1940.

La couverture a fait les frais de la tempête de 1999 ; depuis sa réfection l'année qui suivit, elle est restaurée par phases de 2004 à 2014.

Période(s) Principale : 12e siècle, 13e siècle, 15e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Ventre André
André Ventre (1874 - 1951)

Il est nommé architecte des Monuments historiques en 1905. D'abord chargé de la Saône-et-Loire, entre 1906 et 1915, puis de la Marne et de la Haute-Marne en 1915, il est nommé dans la Meuse en 1917 et de Vincennes. Il va participer à la restauration de la cathédrale de Verdun et des villages alentour.

En 1929 il est chargé du déplacement de l'hôtel de Massa des Champs-Élysées au 38 de la rue du Faubourg-Saint-Jacques.

Il fut un des architectes de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, mais son œuvre la plus célèbre reste le monument de la Tranchée des baïonnettes, érigé en 1920 près de Verdun. Pour l'architecture ferroviaire, André Ventre fut partisan du type gare-pont, c'est-à-dire une gare édifiée au-dessus, ou à côté des rails, mais en hauteur, ceci pour permettre aux usagers et au personnel de rejoindre les voies par un hall situé au-dessus des voies2.Il réalise la décoration de monuments parisiens à l'occasion de funérailles nationales comme celles de Paul Painlevé le 12 mai 1932 à Notre-Dame de Paris et au Panthéon de Paris.

Il prend sa retraite en 1941.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.

Auteur : Haubold Bernard
Bernard Haubold (1875 - )

TITRES ET FONCTIONS

Il est nommé sur titre Architecte en chef des Monuments historiques (1907-1941), chargé des Côtes-du-Nord (à l’exception de la Cathédrale de St-Brieuc attribuée en 1908) puis. en 1913, du Finistère tandis que Malençon le supplée pour le département des Côtes-du-Nord durant la Première Guerre mondiale. Après la guerre, il est chargé de la Loire-Atlantique (à l’exception de la Cathédrale de Nantes attribuée en 1920), de l’Yonne (1919-1940), des arrondissements d’Épernay et de Reims à l’exception des édifices religieux et de l’archevêché (1921), du Mont-St-Michel (1929-1933), de la direction des travaux des édifices de la Marne pour les arrondissements de Châlons-sur-Marne et Vitry-le-François (1933), à l’exception de l’église d’Ambrières obtenue en 1936, de la Côte-d’Or (1936), des édifices de la Ville d’Arras (1939) et la Marne (1940).

PRINCIPAUX OUVRAGES

La chapelle de Port-Blanc à Penrosan, l’église de Plestin-les-Grèves, la chapelle St-Gonezy à Plougrescant.

(source : La Compagnie des architectes en chef des monuments historiques)


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.

Auteur : Guéritte Armand
Armand Guéritte (1879 - 1940)

Architecte en chef des Monuments historiques, intervenant dans la Marne après la première guerre mondiale. Diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Tours.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.

L’église est en croix latine, à trois vaisseaux, avec transept, au chevet droit. Nef, bas-côtés et chevet sont recouverts d’un plafond plat en bois, tandis que le transept nord reçoit une voûte d’ogives quadripartite nervurée. La croisée du transept est revêtue d’une voûte maçonnée.

Murs calcaire moellon
Toit tuile plate
Plans plan en croix latine
Étages 3 vaisseaux
Couvrements plafond
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier hors-oeuvre : échelle, en charpente
États conservations reconstruit à l'identique
Techniques sculpture
Représentations ornement végétal
Précision représentations

Extérieur : l’arcade du portail central est soulignée d’une frise à denticules à ressauts. On trouve des baies gothiques à remplages en façade est du chevet, en façades nord et est du transept nord et en façades est et sud du transept sud. Ainsi que deux baies plein-cintre à remplages en façade sud, comprenant des prismes en pierre au pied du meneau central.

Intérieur : la clef de voûte de la croisée d’ogives du transept nord est ornée d’un motif floral tournant. Ses nervures reposent sur des consoles sculptées à motif floral.

Les poutres transversales des plafonds des bas-côtés reposent sur des culots à motifs géométriques.

Statut de la propriété propriété de la commune
Protections classé MH, 1919/09/25
Précisions sur la protection

Classée en totalité par arrêté du 25 septembre 1919.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Marne. Série J : 7 J 22. Enquêtes paroissiales. Renseignement divers sur les paroisses et les paroissiens. (1825-1840).

    Archives départementales de la Marne, Reims : 7 J 22
  • AD Marne. Série J : 7 J 25. Enquêtes paroissiales. Tableau de l'état des paroisses des archiprêtrés de Notre-Dame de Reims. (1905).

    Archives départementales de la Marne, Reims : 7 J 25
  • Archives Départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne. Série J : 7 J 26. Enquêtes paroissiales. Tableau de l'état des paroisses des archiprêtrés de Notre-Dame de Reims. (1919).

    Archives départementales de la Marne, Reims : 7 J 26
  • AD Marne. Série O : 2 O 3603. Reuil, église : Démolition du porche (1891) ; reconstruction de l’église (1923) ; fournitures de mobilier cultuel (1935) (1837-1935).

    Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne : 2 O 3603
  • AD Marne. Série T : 4 T 49. Beaux-Arts : Monuments Historiques, objets d'art, fouilles (1908-1952).

    Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne : 4 T 49
  • Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne. Série V : V 166. Liste des biens cultuels. (1908).

    Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne : V 166
  • AD Marne. Série V : 47 V 2. Répertoire numerique serie V, cultes (1800-1940) : Inventaire des mobiliers des fabriques. (1800-1940).

    Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne : 47 V 2
  • AD Marne. Série V : 48 V 2. Inventaire du mobilier des églises dressé par les conseils de fabrique. (1905).

    Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne : 48 V 2
  • AD Marne. Série V : 49 V 9. Répertoire numérique série V, cultes 1800-1940 ; Inventaires de 1906. 1840-1906.

    Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne : 49 V 9
  • AD Marne. Série W : 1338 W 25. Antiquités et objets d'art : dossiers communaux : Rei-St-Que. (1919-1982).

    Archives départementales de la Marne, Reims : 1338 W 25
  • MAP. 1993/007/0072. Plafond ; nef ; bas-côté : Dossier travaux : Devis, correspondance, travaux. (1973-1980).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 1993/007/0072
  • MAP. 0081/051/0179. Reuil, église : réparation des dommages de guerre (1919-1920 et 1941-1942) ; restauration et entretien de l'édifice ; construction d'abat-sons. (1919-1976).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 0081/051/0179
  • Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne. Sans cote. Dossiers des communes avec édifice protégé : éléments administratifs et suivis de travaux anciens. (1956-2015).

    Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne : sans cote
Documents figurés
  • Extrait agrandi du cadastre de 1832. Détail de la section D2 avec église ; section D, 2e feuille. / Radouan, géomètre du cadastre. Terminé le 22 mai 1832. 1:1250. 1 plan : aquarellé (AD de la Marne. 3 P 1177).

    Archives départementales de la Marne, Reims : 3 P 1177
  • Plan, coupe longitudinale / Jean Rocard. 1976/07. 1 : 100. Calque ; Encre (MAP. 0082/051/2013/75298).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 0082/051/2013/75298
  • Attachements figurés : restauration du clocher, 1925 / Guéritte, architecte des MH, Prost architecte ordinaire. 1925. 1:50 (MAP. 81-51-0179-244).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : MAP. 81-51-0179-244
  • Vues de l'église avant 1914 / Service photographique ; Genuys, C. (photographe), 1914 (avant) (MAP. MH0026796 ; MH0026797 ; MH0026798).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : MH0026796 ; MH0026797 ; MH0026798
  • Vues de l'église vers 1915 / Heuzé, Henri (photographe), 1915 (vers). (MAP. MH0017479 ; MH0017480).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : MH0017479 ; MH0017480
  • Eglise paroissiale Saint-Martin. Extérieur, ensemble vu du nord-ouest. Etat le 26 août 1915 / Henri Deneux. 26 août 1915. 1 photogr. pos. : n. et b. (MAP. DNX-03179).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : DNX-03179
  • Vues de l'église après 1918 / Queste, P. photographe), 1914 (après) ; 1919 (avant) (MAP. MH0022326 ; MH0022327).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : MH0022326; MH0022327
  • Vues de l'église en 1922 / Doucet, Léon (collectionneur), 1922. (MAP. MH0062291 ; MH0062292 ; MH0062293).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : MH0062291 ; MH0062292 ; MH0062293
  • Reuil. Église. État actuel 1924. Planche 1 : (a) clocher ; (b) 1. arc entre chœur et clocher, 2. arc entre chœur et transept sud ; (c) 3. pignon abside, 4. transept sud, 5. restes de la sacristie ; (d) 6. arc entre chœur et clocher, 7. grande fenêtre du chœur vu intérieurement ; Planche 2 : (a) État avant guerre, clocher et abside ; (b) état actuel, mai 1924 / Guéritte. 6 photogr. n. et b. 1924 (MAP. 81-51-0179-244).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : MAP. 81-51-0179-244
  • [Vue d'ensemble de l'église] / [s. n.]. [25 mai 1952]. 1 photgr. pos. : n. et b. (MAP. 1998/034/0022).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 1998/034/0022
  • Vue d'ensemble depuis le sud-ouest / photgr. n. et b. 25 mai 1952 (MAP. 1998-34022).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : MAP. 1998-34022
  • Photographies de Michel André, 1966 / Michel André, architecte des monuments historiques. 1966. Photogr. pos. : n. et b. (Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne. Classeurs de photographies. Sans cote).

    Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne : sans cote
  • Vues intérieures de l'église en 1976. Planche 1 : (1) vue générale sud ouest de l'église, (2) vue intérieure de la partie ouest du plafond de la nef, (3) détail du plafond du bas côté nord ; Planche 2 : (4) vue de la partie nord de la nef, (5) détail du plafond en bois actuel du croisillon sud ; Planche 3 : (6) ensemble du bas côté sud, (7) détail du mur sud de la nef, avec un chainage en bois / 7 photogr. n. et b. 16 octobre 1976 (MAP. 81-51-0179-244).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 81-51-0179-244
  • Église de Reuil : vue extérieure / [s. n.]. [19..]. impr. photoméc. (carte postale) : coul. (A Musée Hôtel Le Vergeur. Localités hors Reims, carton QR).

    Archives du musée de l'Hôtel le Vergeur, Reims : Localités hors Reims, carton OP
Bibliographie
  • TOURTEBATTE, Philippe (coord.). Promenade dans l'art roman en Champagne : découverte des églises de la Vallée de l'Ardre et de ses environs. Parc naturel régional de la Montagne de Reims : 2001.

(c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général ; (c) Ministère de la culture et de la communication ; (c) Conseil général de la Marne - Dandel Elisabeth
Elisabeth Dandel

Chercheur indépendant, gérante de l'agence Art2 Conseil, mandataire du groupement composé de Raphaëlle Rivière, Caroline Dujon-Attali, Frederike Mulot, puis de Matthieu Couchet, Michèle Robin-Clerc et Marlène Koll, pour la mission de Recensement des églises de la Marne et de leur patrimoine mobilier, lot 1 : arrondissement de Reims, hors ville de Reims (2015-2017).

Elle est mandataire du groupement composé de Raphaëlle Rivière, Pol Vendeville, Marlène Koll, Florence Bruny, Clotilde Redon, Céline Berrette, Sarah Rambaud pour le lot 2 : arrondissement d'Epernay (2017-2019) ; et du lot 6 : ville de Reims (2017-2018).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Rivière Raphaëlle
Raphaëlle Rivière (1985 - )

Chercheur indépendant, gérante de l'agence Akhesen, membre du groupement Art2 Conseil composé de Caroline Dujon-Attali, Frederike Mulot, puis de Matthieu Couchet, Michèle Robin-Clerc et Marlène Koll, pour la mission de Recensement des églises de la Marne et de leur patrimoine mobilier, lot 1 : arrondissement de Reims, hors ville de Reims (2015-2017).

Elle est co-traitante du groupement composé de Elisabeth Dandel, Pol Vendeville, Marlène Koll, Florence Bruny, Clotilde Redon, Céline Berrette, Sarah Rambaud pour le lot 2 : arrondissement d'Epernay (2017-2019) ; et du lot 6 : ville de Reims (2017-2018).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Robin-Clerc Michèle
Michèle Robin-Clerc

Architecte, Michèle Robin-Clerc intervient en sous-traitance de l'équipe constituée par Art2 Conseil pour la mission de recensement du patrimoine des églises et de leurs objets mobiliers du département de la Marne, lot 1 : arrondissement de Reims, hors ville de Reims, 2015-2017.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.