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Église paroissiale Saint-Martin

Dossier PA00079218 inclus dans Recensement du patrimoine mobilier du département de la Haute-Marne réalisé en 2006

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
  • Impression

Dossiers de synthèse

Vocables Saint-Martin
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Haute-Marne - Saint-Blin
Adresse Commune : Semilly

L'abside et l'avant choeur (travée du clocher) de l'église Saint-Martin sont du 13e siècle. Nef également du 13e siècle, mais totalement remaniée au 15e siècle (piles, baies et voûtes). Seules les deux colonnes engagées encadrant le portail témoignent de la nef d'origine (13e siècle). Le bas-côté sud est du 15e siècle. Une inscription extérieure porte, bien que difficilement lisible, la date de 1483 (flanc sud). Cette église, construite au 13e siècle, fut très remaniée à la fin du 15e siècle. Il est vraissemblable qu'à l'origine son plan était strictement rectangulaire, mais pour une raison inconnue l'édifice subit à la fin du 15e siècle une importante transformation au niveau de la nef à laquelle fut ajouté un collatéral sud.

Période(s) Principale : 13e siècle
Principale : 15e siècle

Appareilllage extérieur en pierre de taille calcaire. Eglise portant des éléments de fortification. La porte la plus ancienne est munie d'un dispositif de vérouillage par poutre. Intérieur : les enduits ont été repris au ciment, y compris ceux des voûtes. L'église de Semilly se compose d'une nef de trois travées, d'un collatéral sud de quatre travées, la quatrième s'ouvrant dans la première travée du choeur, et d'un choeur d'une travée terminé par une abside à cinq pans. Au niveau de la façade occidentale, la retombée des nervures de la première travée de la nef se fait sur des colonnettes à chapiteau à crochets, qu'il faut dater du 13e siècle. Mais, cette exception étant mise à part, la retombée des nervures de la nef a lieu directement dans les colonnes engagées dans les murs gouttereaux nord et, du côté du collatéral sud, dont elle est séparée par de grandes arcades de tracé brisé, dans des colonnes engagées dans des piliers rectangulaires sans chapiteau. La nef est éclairée au nord par trois fenêtres de tracé brisé et le collatéral sud par trois fenêres analogues. Le choeur, qui peut être daté de la seconde moitié du 13e siècle, comprend une travée rectangulaire, supportant le clocher et présentant au niveau des murs gouttereaux des arcs formerets, tandis que l'abside est à cinq pans. L'ensemble est voûté aux croisées d'ogives. Les nervures retombent sur des colonnettes engagées, dont les chapiteaux sont décorés de crochets sous un tailloirs polygonal ; le profil qui est un tore en amande. Choeur et abside sont bien éclairés par cinq fenêtres de tracé brisé, la fenêtre axiale étant à deux lancettes surmontées d'un oculus. Dans le mur de l'abside, au sud, est encastrée une piscine en plein cintre à arêtes arasées, encasdrée de colonnettes engagées trapues et terminées par des chapiteaux décorés de feuilles plates. Extérieur : Nef et collatéral sont couverts du même toit à double rampant, fait de tuiles plates. La façade occidentale apparaît dyssymétrique, rythmée cependant par un contrefort. Dans l'axe de la nef s'ouvre un portail d'architecture classique, datant du 17e siècle. C'est une porte cintrée encadrée de pilastres et surmontée d'un fronton triangulaire. Au-dessus le mur nu est percé d'un oculus. Dans l'axe du collatéral, c'est une porte en plein cintre dont les voussures sont supportées par deux colonnettes dont la mouluration des chapiteaux et des bases est celle de la fin du 15e siècle. Au-dessus de celle-ci, une fenêtre en plein cintre. (...) cette porte "est munie d'un dispositif de vérouillage par poutre", ce qui prouve que l'église avait pu être utilisée lors de la guerre de Trente ans. A l'extérieur, les travées de la nef et du collatéral sont rythmées par des contreforts et les fenêtres placées sous un arc de décharge, tandis qu'une corniche à modillons dite "corniche bourguignonne" court en haut des murs. On remarque encore un bénitier encastré dans la partie sud de la façade et un autre dans le contrefort à côté d'une inscription en caractères gothiques qui ne semble pas avoir été déchoffrée jusqu'ici. Le clocher, de plan carré, s'élève sur la travée de choeur, il présente sur les étages supérieurs des baies rectangulaires jumelées tandis qu'à l'étage inférieur, en partie dissimulé par la toiture de l'abside, on aperçoit nettement sur la face nord une baie de tracé brisé qui peut être datée du 13e siècle. Le clocher porte, au-dessu d'un étage muni de fenêtres en arc brisé, deux étages de fenêtres de tir rectangulaires, dont deux sur chacune des faces nord et sud sont encore munies de corbeaux de soutien pour mantelets. Plus bas, sur la face est une fenêtre en arc brisé en partie cachée par la toiture des combles du chevet. Ces combles et ceux de la nef qui paraissent avoir été remaniés et exhaussés portent quelques ouvertures qui ont pu servir à la défense. Enfin que la toiture de l'abside est plus basse que celle du reste de l'édifice.

Toit tuile plate, ardoise
Plans plan massé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier en vis
États conservations bon état
Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 1926/07/13
Précisions sur la protection

Eglise de Semilly : inscription par arrêté du 13 juillet 1926.