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Église paroissiale Saint-Remi de Bazancourt

Dossier IA51001204 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

La construction de l’église à la seconde moitié du 12e siècle : la tour de croisée à deux étages, une partie du transept et du chœur sont les seules parties de l’église pouvant être rattachées à cette époque, elles sont classées parmi les monuments historiques depuis 1914.

Lors des visites pastorales des 17e et 18e siècles (AD Marne, G 258), l’église est mentionnée en bon état, bien entretenue, voûtée hormis les bas-côtés, couverte de tuiles plates et le clocher d’ardoises. Cependant, en 1697, elle n’est toujours pas carrelée. En 1731, l’enduit intérieur est en mauvais état, ainsi que les piliers nord de la nef, d’où un affaissement de la voûte de ce côté. L‘église subit des dommages lors de la guerre de Succession en 1712 et le passage des Hollandais conduits par le général Growestein. En 1780, la nef et les bas-côtés sont refaits à neuf ; le vaisseau central de la nef est alors couvert d’une fausse voûte en berceau, des colonnes doriques remplacent les piliers d’origine. La façade occidentale est refaite en 1793 (AD Marne, G 258).

En 1817, de nouveaux travaux sont effectués à la nef. La couverture est refaite en commençant par le côté sud, successivement en 1878, 1889 et 1898. Les vestiges d’un ancien porche roman, à toiture en appentis, sont détruits en 1903.

Après la première guerre mondiale, le mur nord de la nef, la couverture et la charpente du clocher, les voûtes de la nef, le pignon ouest du transept et le côté sud du chœur sont partiellement détruits. En 1921, les premiers travaux de restauration commencent par la remise en état des charpentes et couvertures du chœur, du transept et de l’abside et par la réfection des maçonneries extérieures des élévations nord et sud. Il est proposé de classer au titre des Monuments historiques la nef et les bas-côtés (le chœur et le clocher sont classés depuis 1914), mais l’architecte Bernard Haubold n’est pas convaincu de « l’intérêt de ces constructions qui à première vue paraissent très secondaires » (MAP, 81/51/0011/0023). En 1922, les travaux exécutés comprennent « l’achèvement des travaux de remise en état de l’édifice endommagé par faits de guerre – reprise des maçonneries du côté sud, des brèches et lézardes du mur nord du clocher, la réfection des voûtes détruites du transept nord et de la vitrerie de l’ensemble des parties classées. »

La restauration des zones classées en 1914 se poursuit jusqu’en 1924, pour un montant de 145 266 Frs. En 1927, des travaux supplémentaires sont effectués sur le chevet, avec la reprise d’un contrefort sur l'élévation nord, et la suppression des gouttières, remplacées par un égout de toit, les eaux étant reçues au bas du mur par un caniveau pavé. Après ceux du chœur et du transept, les travaux se poursuivent de 1929 à 1931 sur le clocher. En effet, la croisée du transept étant consolidée, Haubold peut entamer la restauration de ce dernier, qui comprend : une reprise partielle des parements intérieurs, la réparation des lézardes, l’installation d’une chaîne en béton armé avec renforcement des poutres supportant le clocher et sa consolidation. La remise en état de l’édifice est délicate car les constructions du chœur, du transept et du clocher sont en craie, engageant des moyens supplémentaires pour consolider l’architecture. Les travaux s’achèvent en 1935 et 1936, par le bras nord du transept et l’angle sud-est du chœur et sa chapelle. Dans le dossier de restauration des monuments historiques, les restaurations de la nef et des bas-côtés, non classés, ne sont pas mentionnées. Pourtant ces espaces sont également repris, soit en même temps que les autres travaux, soit à partir de 1937.

Les derniers travaux de 2006 concernent la charpente, les voûtes, le décapage des piliers et le rejointoiement de la nef, la réfection du sol de l’église, le nettoyage extérieur et l’implantation d’un jardin autour du chevet (AC de Bazancourt).

Vocables Saint-Remi
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Reims - Bourgogne
Adresse Commune : Bazancourt
Adresse : place de la Mairie
Cadastre : 2014 AC 01 184

L'église Saint-Remi est attestée dès le 11e siècle ; en bon état au 17e siècle, elle fait l'objet de restauration dans les dernières décennies du siècle suivant : nef et bas-côtés en 1780, façade occidentale reconstruite en 1793 (AD Marne, G 258). De nouveaux travaux ont lieu en 1817, puis la couverture est refaite successivement en 1878, 1889 et 1898. Partiellement détruit pendant la guerre de 1914-1918, l'édifice est restauré de 1921 à 1936 sous la direction de Bernard Haubold. Les derniers travaux en 2006 ont consisté dans le nettoyage intérieur et extérieur ainsi que dans des réparations à la charpente de la nef (AC Bazancourt).

Période(s) Principale : 11e siècle , daté par source
Secondaire : 4e quart 18e siècle , daté par source
Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1780, daté par source
1793, daté par source
1921, daté par source
Auteur(s) Auteur : Haubold Bernard,
Bernard Haubold (1875 - )

TITRES ET FONCTIONS

Il est nommé sur titre Architecte en chef des Monuments historiques (1907-1941), chargé des Côtes-du-Nord (à l’exception de la Cathédrale de St-Brieuc attribuée en 1908) puis. en 1913, du Finistère tandis que Malençon le supplée pour le département des Côtes-du-Nord durant la Première Guerre mondiale. Après la guerre, il est chargé de la Loire-Atlantique (à l’exception de la Cathédrale de Nantes attribuée en 1920), de l’Yonne (1919-1940), des arrondissements d’Épernay et de Reims à l’exception des édifices religieux et de l’archevêché (1921), du Mont-St-Michel (1929-1933), de la direction des travaux des édifices de la Marne pour les arrondissements de Châlons-sur-Marne et Vitry-le-François (1933), à l’exception de l’église d’Ambrières obtenue en 1936, de la Côte-d’Or (1936), des édifices de la Ville d’Arras (1939) et la Marne (1940).

PRINCIPAUX OUVRAGES

La chapelle de Port-Blanc à Penrosan, l’église de Plestin-les-Grèves, la chapelle St-Gonezy à Plougrescant.

(source : La Compagnie des architectes en chef des monuments historiques)


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architecte des Monuments historiques, attribution par source

De plan allongé à un niveau d’élévation, l’église se compose d’une nef de trois vaisseaux à trois travées ; le vaisseau central est recouvert d'une fausse voûte en bois à lattis enduits de plâtre, tandis que les deux collatéraux sont plafonnés ; le transept peu saillant est couvert en croisée d’ogives. Le chœur à chevet plat est voûté en cul-de-four. Il est flanqué d’une chapelle latérale au nord, voûtée d’ogives, ouverte sur le transept par un arc brisé ; cette chapelle est éclairée par des baies à remplage néo-Renaissance. À l’extérieur sur l’angle sud-est, une amorce d’un arc en plein-cintre avec colonnette adossée à un chapiteau cubique est le vestige d’un porche.

Le vaisseau central de la nef et les bas-côtés sont séparés par des colonnes ioniques, portant une architrave moulurée. Les nervures de la croisée du transept retombent sur des piliers à colonnes engagées à chapiteaux moulurés, qui sont des copies mises en œuvre lors de la restauration de 1922. Si le transept et le chevet sont construits en pierre de taille sur un soubassement en moellon, les matériaux s’inversent pour la nef.

Sur la façade occidentale, la porte centrale en bois est surmontée d’un cartouche vide. Les bas-côtés sont éclairés par des baies cintrées à encadrement de pierre.

La tour de croisée est accessible par un escalier en vis depuis le transept. De larges baies géminées à meneau central et chapiteaux animent ses faces sur deux étages ; le premier étage est dissimulé dans les combles du transept.

Murs calcaire petit appareil
calcaire moellon
Toit ardoise
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans noue
toit à longs pans croupe brisée
flèche carrée
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
États conservations bon état
Techniques sculpture
mosaïque
Représentations palmette, tête d'homme, billette, dent de scie monogramme
Précision représentations

Clocher roman : le décor se concentre sur les chapiteaux, la frise à la naissance de la toiture et la base des baies. Le premier étage, dissimulé dans les combles du transept présente des chapiteaux romans avec palmettes et têtes humaines. La corniche est ornée d’un double rang de billettes et le cordon à la base des baies de dents de scie.

Dans le chœur, le sol est recouvert d'une mosaïque de tesselles et particules de pierres mouchetées formant fond. Au centre, l'ornement composé autour du monogramme IHS se développe progressivement du cercle vers des carrés ou rectangles formant les extrémités et la hampe de la croix. L'ensemble se détache sur un fond moucheté, souligné à la périphérie d'un liséré noir rehaussé aux angles de demi-palmettes en camaïeu de gris, noir et orange.

Ancien porche roman : Situé dans l’angle sud du chevet, ce porche, dont une trace est encore visible, était en pierre, surmonté d’un arc cintré reposant sur des colonnettes à chapiteaux cubiques. L'archivolte était ornée d’une moulure à triple rang de billettes.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH partiellement, 1914/03/27
Précisions sur la protection

1914/03/27 classé MH partiellement : chœur, clocher

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives Départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne. Série G : G 258. Doyenné de Lavannes : paroisse de Bazancourt et Pomacle son annexe. (1765-1791).

    Archives départementales de la Marne, Reims : G 258
  • Archives départementales de la Marne, Reims. Série J : 7 J 19. Fonds de l'Archevêché de Reims. Visites pastorales. Pouillé rédigé par Mgr Pechenard lors des visites pastorales de Mgr Langénieux (1877-1897).

    Archives départementales de la Marne, Reims : 7 J 19
  • AD Marne. Série J : 7 J 21. Visites canoniques et pastorales. Visites canoniques pour les doyennés classés par ordre alphabétique de A à V. (1948-1950).

    Archives départementales de la Marne, Reims : 7 J 21
  • AD Marne. Série J : 7 J 25. Enquêtes paroissiales. Tableau de l'état des paroisses des archiprêtrés de Notre-Dame de Reims. (1905).

    Archives départementales de la Marne, Reims : 7 J 25
  • AD Marne. Série O : 2 O 432. Réparations (1818) ; restauration de la toiture (1878) ; restauration des orgues (1900) ; achat de trois cloches (1924) ; travaux de réfection de l’église (partie non classée) 1924. (1838-1924).

    Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne : 2 0 432
  • MAP. Série 81 : 81/51/0011/0023. Restauration d'édifice de la Marne, série générale. (1923-1932).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 81/51/0011/0023
  • Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne. Sans cote. Dossiers des communes avec édifice protégé : éléments administratifs et suivis de travaux anciens. (1956-2015).

    Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne : sans cote
  • A Musée Hôtel Le Vergeur. Carton tourisme n°36a. Dossiers de photographies, coupures de presse, brochures. Classement par communes. (1918-2008).

    Archives du musée de l'Hôtel le Vergeur, Reims : carton tourisme 36a
Documents figurés
  • Église paroissiale Saint-Remy : plan au sol / Genuys C. 1914. 1 dessin : en noir. Photo. inv. Jacques Philippot (reproduction). 1 photogr. pos. : n. et b. (Archives Monuments historiques ; Service régional de l'inventaire. Classeur vert).

    Service régional de l'inventaire de Champagne-Ardenne : Classeur vert
  • Plan au sol de l'église de Bazancourt / Paul Pillet. 8 juin 1960. 1 : 200. 1 plan papier : en noir. (Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne. sans cote).

    Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne : sans cote
  • Bazancourt : ensemble de 3 photographies de Léon Doucet, 1921 / Léon Doucet. 1921. Photogr. nég. : n. et b. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. MH0058914, MH0058912, MH0058915).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : MH0058914, MH0058912, MH0058915
  • Photographies de Michel André, 1966 / Michel André, architecte des monuments historiques. 1966. Photogr. pos. : n. et b. (Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne. Classeurs de photographies. Sans cote).

    Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne : sans cote
Bibliographie
  • COLLIN, Hubert. Les églises rurales romanes du pays de Reims et des Ardennes. Les Cahiers d´Etudes Ardennaises, 1974, n°8, Charleville-Mézières, 158 p.

  • DECLERCQ, Chantal. Les églises rurales des doyennés du « Pays rémois » patronnés par l'abbaye de Saint Remi au Moyen-Age (IX°-XIV°). Reims : Université, 1999. Deux tomes.

  • HOLLANDE, Maurice. Sur les routes de Champagne. Autour de Reims et d'Epernay. Reims : Michaud, 1970.

  • JADART, Henri, DEMAISON, Louis. Répertoire archéologique de l’arrondissement de Reims. Canton de Bourgogne (2e partie). Reims : L. Michaud. 1933.

(c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général ; (c) Ministère de la culture et de la communication ; (c) Conseil général de la Marne - Dandel Elisabeth
Elisabeth Dandel

Chercheur indépendant, gérante de l'agence Art2 Conseil, mandataire du groupement composé de Raphaëlle Rivière, Caroline Dujon-Attali, Frederike Mulot, puis de Matthieu Couchet, Michèle Robin-Clerc et Marlène Koll, pour la mission de Recensement des églises de la Marne et de leur patrimoine mobilier, lot 1 : arrondissement de Reims, hors ville de Reims (2015-2017).

Elle est mandataire du groupement composé de Raphaëlle Rivière, Pol Vendeville, Marlène Koll, Florence Bruny, Clotilde Redon, Céline Berrette, Sarah Rambaud pour le lot 2 : arrondissement d'Epernay (2017-2019) ; et du lot 6 : ville de Reims (2017-2018).


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- Mulot Frederike
Frederike Mulot

Chercheur indépendant, membre du groupement Art2 Conseil pour le Recensement des églises de la Marne et de leur patrimoine mobilier, lot 1 : arrondissement de Reims hors ville de Reims (2015-2017).


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- Rivière Raphaëlle
Raphaëlle Rivière (1985 - )

Chercheur indépendant, gérante de l'agence Akhesen, membre du groupement Art2 Conseil composé de Caroline Dujon-Attali, Frederike Mulot, puis de Matthieu Couchet, Michèle Robin-Clerc et Marlène Koll, pour la mission de Recensement des églises de la Marne et de leur patrimoine mobilier, lot 1 : arrondissement de Reims, hors ville de Reims (2015-2017).

Elle est co-traitante du groupement composé de Elisabeth Dandel, Pol Vendeville, Marlène Koll, Florence Bruny, Clotilde Redon, Céline Berrette, Sarah Rambaud pour le lot 2 : arrondissement d'Epernay (2017-2019) ; et du lot 6 : ville de Reims (2017-2018).


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