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Église paroissiale Saint-Thibaut

Dossier IA52079031 réalisé en 2006

Fiche

  • Façade principale
    Façade principale
  • Impression

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Vocables Saint-Thibaut
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Haute-Marne - Bourbonne-les-Bains
Adresse Commune : Clefmont

Un prieuré, qui dépendait de l'abbaye de Luxeuil comme celui de Vignory, devait probablement exister à l'endroit de l'actuelle église. Dans la seconde moitié du 11e siècle, le seigneur de Clefmont Simon Ier fit bâtir (rebâtir ?) au pied de son château une église et la plaça sous le patronnage de Saint-Thibaut. Peu de temps après, Simon s'entendit avec l'évêque de Langres, Robert Ier de Bourgogne, pour faire passer cette nouvelle église et le prieuré attenant sous la domination de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon. La charte de donation de 1092 fait état d'une église nouvellement batie sous le château (ecclesiam novam sub castro clarimontis). Mais l'abbaye de Luxeuil tenta de recouvrer sa possession (de même que pour les prieurés de Vignory et Serqueux) par un long procès qui se termina en 1129 par l'attibution de Vignory à St-Bénigne et Clefmont à Luxeuil. Le prieur du lieu avait la collation de la cure. Au 12e, le vaisseau central qui n'était probablement alors que charpenté, reçut des voûtes (certainement d'arêtes) en engageant des colonnes dans les piliers de la fin du 11e. Plus tard dans ce même siècle des voûtes d'ogives furent montées sur les trois premières travées de la nef et les deux dernières travées en reçurent au 13e siècle. La chapelle seigneuriale des Clefmont, du côté gauche, fut élevée dans la seconde moitié du 16e siècle mais en réalité la première partie dû l'être dans la première moitié du 15e siècle car sa clé de voûte porte les armes de Pierre d'Aigremont et de Raoline de Choiseul-Clefmont. La tour du clocher se trouvait sur le choeur et, en 1747, elle reçut la foudre ; on la démolit alors et on la reconstruisit sur le portail d'entrée. Le prieuré, établi sur le flanc droit de l'église, fut détruit vers 1784 car il nuisait à la salubrité de l'église. Une campagne de restauration fut alors menée de 1784 à 1787 : dégagement du choeur et du collatéral droit pour assainir, percement de fenêtres du côté droit du choeur et de quatre autres dans le bas-côté droit. L'église restaurée fut alors bénie le 3 décembre 1787 par le curé Fort. La tour du clocher fut à nouveau démolie en 1760 pour être rétablie sur un nouveau choeur en 1871 sur des plans de l'architecte Jules Girard. La flèche de clocher fut incendiée en 1867 par la foudre et remplacée par un toit en pavillon.

Période(s) Principale : 2e moitié 11e siècle
Principale : 12e siècle
Principale : 13e siècle
Principale : 2e moitié 16e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 1ère moitié 15e siècle
Secondaire : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates 1784, daté par source
1871, daté par source
1967, daté par source
Auteur(s) Auteur : Girard Jules, architecte, signature

Edifice à plan allongé orienté nord-sud (choeur). La nef est à trois vaisseaux de cinq travées. Les trois vaisseaux de la nef sont couverts par un toit unique. La chapelle funéraire de la famille de Choiseul à trois travées est accolée au bas-côté gauche à partir de sa troisième travée (crypte sous les troisième et quatrième travées et deux clés de voûtes armoiriées). Le choeur à deux travées droite se termine par un chevet plat : la première travée est voûtée en berceau et la seconde d'ogives. La seconde travée supporte la tour du clocher couronnée d'un toit en pavillon en ardoise. Elle est accostée du côté gauche par la sacristie et l'escalier hors-oeuvre. La tour est entièrement en pierre de taille et le reste de l'édifice en moellon et pierre de taille.

Murs calcaire
pierre de taille
Toit tuile plate, ardoise
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
voûte en berceau
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier tournant
États conservations bon état, restauré
Techniques sculpture
Représentations animal ange homme crochet ornement végétal armoiries
Précision représentations

Sculpture sur la façade principale : animaux et ange sur la baie géminée supérieure, scène de la vie de Saint-Thibaut sur le portail. Les chapiteaux de la nef sont ornés de crochets et l'un présente un homme assis en penseur. Clé de voûte aux armes de de Pierre d'Aigremont et de Raoline de Choiseul-Clefmont dans la chapelle seigneuriale.

Edifice en partie de la fin du 11e siècle ayant conservé une façade d'origine avec un ensemble sculpté rare pour cette époque sur le portail.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables nef, portail
Protections classé MH, 1913/02/10
Précisions sur la protection

Eglise : classement par arrêté du 10 février 1913.

Références documentaires

Documents figurés
  • Archives départementales de la Haute-Marne, sous-série 2 O.

    950 Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 2 O
  • Musée de Langres.

    864-1-33 à 864-1-35
  • Archives Nationales, Série Topo Va 52.

    H134816
Bibliographie
  • ROUSSEL (abbé). Le Diocèse de Langres. Histoire et statistique. Langres : 1875, T. II.

    p. 125-127
  • RAMEAU, H. Clefmont, Haute-Marne. Glanes d'Histoire. 1976.

    p. 36-42 ; p. 47-50
  • FLAMMARION, Hubert. Clefmont. Mille ans d'histoire architecturale. Langres. 1980.

    p. 14
  • RONOT, Henri. Clefmont. In Champagne romane. La-Pierre-qui-Vire, 1981.

    p. 358
  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie (dir.). Guide du patrimoine en Champagne-Ardenne. Paris : Hachette, 1995.

    p. 166
Périodiques
  • RONOT. Annales de la Société d'Histoire et d'archéologie et des beaux-arts de Chaumont, 1931-1939, t VI.

    p. 17