Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Église Saint-Lié de Ville-Dommange

Dossier IA51001353 réalisé en 2015

Fiche

Vocables Saint-Lié
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Marne - Fismes-Montagne de Reims
Adresse Commune : Ville-Dommange
Cadastre : 2014 AB 213
Précisions

L'actuelle église paroissiale Saint-Lié est au Moyen-Âge une chapelle qui constitue alors, avec les villages de Saint Euphraise, Clérizet et Jouy, la paroisse de Ville-Dommange. En 830, Louis le Débonaire, roi de France et Seigneur de Ville-Dommange érige le domaine en prévôté et en gratifie l'abbaye de Charoux (Poitou). Le prévôt de Ville-Dommange est le seul seigneur du lieu. La paroisse est alors desservie par des bénédictines de l'abbaye de Charoux jusqu'au début du 15e siècle. Au 16e siècle, s'opère une permutation de l'église de paroisse : en 1512, une bulle érige l'ancienne chapelle Saint-Lié en église paroissiale, et l'église de la montagne devient la chapelle Saint-Lié (Livre Vert).

L'édifice qui nous occupe est construit à la limite des 12e-13e siècles. De cette époque subsiste la totalité de la nef, vaisseau central et collatéraux, jusqu'à la quatrième travée, ainsi que, probablement, le mur en arc de cercle, vestige de l'abside du chœur. Au 15e siècle, le plafond de la nef (MAP. 81/51/218) est refait et peut-être qu'à cette époque la rose de la façade est ouverte, ainsi que les portes des bas-côtés. De grands travaux sont engagés dès l'érection de la chapelle en église paroissiale, en 1512 ; ils sont commandités par la communauté des vignerons, dont on retrouve les emblèmes sur les chapiteaux du transept. Des titres sont vendus en 1520 pour permettre la construction du chœur et du transept, effective en 1527 avec le clocher qui s'élève au dessus de la "belle croisée" (Livre Vert). Cette construction comprend le transept et la croisée qui a entraîné la destruction partielle de l'abside, une travée vers la nef (qui constitue la cinquième). Cette dernière devait être progressivement démolie pour laisser place à une nouvelle nef. De même, au chevet, une nouvelle abside enveloppant les vestiges de l'ancienne est commencée, mais n'a pas été menée plus haut que la naissance des baies. On ne connaît pas les raisons de cet inachèvement.

Trois autels sont consacrés en 1619 : Saint Lié, Saint Nicolas, Saint Sébastien. Le maître-autel est consacré en 1756 par l'évêque de Cydon et les ornements du chœur terminés en 1779. Tout au long du 19e siècle, des travaux de réparations et de consolidations sont entrepris sur la façade occidentale (1804), aux couvertures (1804, 1839, sur les devis de l'architecte Gosset). En 1863, Pierre-Louis Gosset établit un nouveau devis pour la consolidation du bras sud du transept, qui présente d'importantes fissures et un versement des murs, et la réparation à la croisée. Le chaînage prévu n'est pas fait, l'économie qui en résulte permet de financer des travaux de maçonnerie sur le chevet afin d'arrêter le glissement des terres. La couverture, qui était alors totalement faite d'ardoise, est refaite en 1876. Cependant, en 1882 des travaux urgents à la couverture sont à entreprendre, la vétusté de la toiture compromettant la solidité des murs et piliers de l'édifice.

Ce dernier n'échappe pas aux bombardements de 1918, qui l'affectent, particulièrement au clocher et au transept : "la toiture est brisée, la voûte tombée, les murs percés, les orgues écrasées, la sacristie effondrée, l'autel en bois brisé" (AD Marne. 7 J 26). L'église est classée en 1919, les travaux de restauration sont conduits par André Ventre à partir de 1920, puis par Bernard Haubold de 1921 à 1931. Des dégâts partiels sont provoqués par les bombardements de 1940 : le clocher doit être consolidé, les couvertures des bas-côtés réparées. Les travaux sont conduits par Albert Louis Bray de 1941 à 1944, puis par Paul Pillet de 1949 à 1955. Ce dernier restaure le bras nord du transept et consolide le plafond de la nef en 1961. Jean Rocard assure des réparations au chevet en 1980.

Période(s) Principale : limite 12e siècle 13e siècle
Principale : 1ère moitié 16e siècle , daté par source
Dates 1512, daté par source
1527, daté par source
Auteur(s) Auteur : Gosset Pierre-Louis,
Pierre-Louis Gosset (1802 - 1875)

Architecte rémois.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte, attribution par source
Auteur : Ventre André,
André Ventre (1874 - 1951)

Il est nommé architecte des Monuments historiques en 1905. D'abord chargé de la Saône-et-Loire, entre 1906 et 1915, puis de la Marne et de la Haute-Marne en 1915, il est nommé dans la Meuse en 1917 et de Vincennes. Il va participer à la restauration de la cathédrale de Verdun et des villages alentour.

En 1929 il est chargé du déplacement de l'hôtel de Massa des Champs-Élysées au 38 de la rue du Faubourg-Saint-Jacques.

Il fut un des architectes de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, mais son œuvre la plus célèbre reste le monument de la Tranchée des baïonnettes, érigé en 1920 près de Verdun. Pour l'architecture ferroviaire, André Ventre fut partisan du type gare-pont, c'est-à-dire une gare édifiée au-dessus, ou à côté des rails, mais en hauteur, ceci pour permettre aux usagers et au personnel de rejoindre les voies par un hall situé au-dessus des voies2.Il réalise la décoration de monuments parisiens à l'occasion de funérailles nationales comme celles de Paul Painlevé le 12 mai 1932 à Notre-Dame de Paris et au Panthéon de Paris.

Il prend sa retraite en 1941.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte des Monuments historiques, attribution par source
Auteur : Haubold Bernard,
Bernard Haubold (1875 - )

TITRES ET FONCTIONS

Il est nommé sur titre Architecte en chef des Monuments historiques (1907-1941), chargé des Côtes-du-Nord (à l’exception de la Cathédrale de St-Brieuc attribuée en 1908) puis. en 1913, du Finistère tandis que Malençon le supplée pour le département des Côtes-du-Nord durant la Première Guerre mondiale. Après la guerre, il est chargé de la Loire-Atlantique (à l’exception de la Cathédrale de Nantes attribuée en 1920), de l’Yonne (1919-1940), des arrondissements d’Épernay et de Reims à l’exception des édifices religieux et de l’archevêché (1921), du Mont-St-Michel (1929-1933), de la direction des travaux des édifices de la Marne pour les arrondissements de Châlons-sur-Marne et Vitry-le-François (1933), à l’exception de l’église d’Ambrières obtenue en 1936, de la Côte-d’Or (1936), des édifices de la Ville d’Arras (1939) et la Marne (1940).

PRINCIPAUX OUVRAGES

La chapelle de Port-Blanc à Penrosan, l’église de Plestin-les-Grèves, la chapelle St-Gonezy à Plougrescant.

(source : La Compagnie des architectes en chef des monuments historiques)


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte des Monuments historiques, attribution par source
Auteur : Bray Albert Louis,
Albert Louis Bray (1884 - 1959)

Né le 24 mars 1884 à Moret-sur-Loing (77), Albert Bray fait ses étude à Fontainebleau. Il intègre l'École des Beaux-arts et obtient le premier Second Grand prix de Rome en 1914. Il est nommé architecte ordinaire des bâtiments civils et palais nationaux en 1919 et architecte ordinaire des monuments historiques en1920. En 1922, il devient architecte en chef du palais de Fontainebleau. Concours d'architecte en chef des monuments historiques de 1923. Il est chargé de la Seine-et-Marne, de la Seine-et-Oise, de l'Indre-et-Loire. Il travaille à la restauration des dommages de guerre dans le Nord de 1919 à 1924. Professeur d'architecture à l’École américaine des beaux-arts de Fontainebleau (1923) ; Membre du Conseil général des bâtiments civils (1927).

Lauréat de l'Institut : Prix Achille Lechlère (1906), Prix Rouyer (1926) ; Prix du Palais de Longchamp (1910) ; Seconde médaille du Salon des artistes français (1910) ; Ordre Georges de Grèce (1920) ; Officier du Ouissam El Alaouite (Maroc) ; Officier de l'Etoile d'Ethiopie ; Officier d'académie (1923) ; Officier de la Légion d'honneur (1947).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte des Monuments historiques, attribution par source
Auteur : Pillet Paul,
Paul Pillet (1903 - 1987)

Architecte en chef des Monuments historiques. Ecole des Beaux-arts, école des Travaux publics, Collaborateur de Levêque et Lotte (1929-1939). Concours de 1938-1939. Il est chargé de la Haute-Garonne, du Tarn-et-Garonne, du Lot, puis de l'Est (Meuse, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Marne).

Après sa retraite en 1968, il est maintenu dans ses fonctions pour l'édification du musée du Cloître de Notre-Dame-en-Vaux à Châlons-sur-Marne et la restauration de l'ancienne abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte des Monuments historiques, attribution par source
Auteur : Rocard Jean,
Jean Rocard (1918 - )

Concours

1955-1956 : École nationale supérieure des Beaux-Arts, architecte diplômé par le Gouvernement en 1949 ; diplômé du Centre d’Études Supérieures d’Histoire et de Conservation des Monuments Anciens.

TITRES ET FONCTIONS

Architecte des Monuments Historiques du Pas-de-Calais en 1949, Architecte des Bâtiments de France en 1951 et conseiller technique de !’Éducation nationale. Il est nommé Architecte en Chef des Monuments Historiques (1957-1983), chargé des Ardennes (1957-1983), de la Meuse (1971-1983), de la Meurthe-et-Moselle (1973- 1980) et de la Marne (1973-1983).

PRINCIPAUX OUVRAGES

Dans le Pas-de-Calais (62), !’Hôtel de Ville, les places et la Cathédrale d’Arras ; les Cathédrales de Boulogne-sur-Mer et de St-Omer. Dans les Ardennes (08). la Place ducale à Charleville-Mézières, le château et la Ville de Sedan, les remparts de Rocroi. Dans la Meuse (55), la basilique d’Avioth ; les églises St-Étienne à Bar-le-Duc et à Revigny-sur- Ornain ; !’Hôtel de Ville, la Cathédrale, le palais et le musée de la Princerie à Verdun. Dans la Marne (51), la place Foch, !’Hôtel de Ville, la Cathédrale, la bibliothèque de Châlons-sur-Marne ; l’Hôte l de Ville, l’ancien collège, l’église St-Jacques de Reims. Dans la Moselle (54), la Chartreuse de Bosserville ; les places, la Cathédrale de Nancy, la Cathédrale de Toul.

DISTINCTIONS

Chevalier des Arts et Lettres (1970). Chevalier de !’Ordre national du Mérite (1974).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte des Monuments historiques, attribution par source

L'église est construite suivant un plan en croix latine. Elle comprend une nef de trois vaisseaux à cinq travées, un haut transept saillant surmonté d'un clocher de croisée. L'abside, inachevée, à cinq pans, s'élève derrière le chœur et abrite la sacristie. La flèche polygonale du clocher, cantonnée de quatre petites flèches coniques séparées par des lucarnes timbrées d'un cadran, est couverte d'ardoises, alors que les autres volumes sont couverts de tuiles plates.

La nef bénéficie d'un éclairage direct par les fenêtres hautes du vaisseau central et la rose de façade. Les collatéraux sont éclairés chacun par la façade ouest et une seule baie latérale. Le transept, séparé de la nef par un arc triomphal brisé, est éclairé par de hautes baies à remplages flamboyants et à bases prismatiques et par des occuli percés en hauteur. Le vaisseau central de la nef est plafonné, les collatéraux sont couverts d'une fausse voûte en demi-berceau revêtue d'un placage en plâtre. Ils sont séparés par des piliers à impostes moulurées supportant les arcs brisés. Le chœur, les bras du transept et la croisée sont couverts de voûtes d'ogives ; celle de la croisée est à lierne, tiercerons et clé pendante retombant sur des colonnes adossées aux piliers de la croisée. Le chœur est fermé par un mur en segment d'arc, vestige de l'abside romane. L’abside est percée de deux petites baies en plein cintre de part et d’autre de l’axe aveugle. Elle est couverte par un toit complexe formé d'un appentis et de longs pans.

L'édifice est construit en moellon de petit appareil, à joints beurrés. La tourelle d'escalier et l'étage des baies du clocher sont en pierre de taille.

Murs calcaire moellon
Toit tuile plate, ardoise
Plans plan en croix latine
Étages 3 vaisseaux
Couvrements plafond
voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
pignon couvert
appentis croupe polygonale
flèche polygonale
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
États conservations bon état, restauré
Techniques sculpture
Représentations ornement mixte, armoiries, sanglier, griffon, buste d'homme, vigne, plante saint Michel ornement architectural
Précision représentations

Le portail d’accès latéral au bas-côté nord de la nef est décoré de motifs végétaux feuillus, tandis que celui au sud est rehaussé d'un chambranle à chanfreins.

Aux angles des contreforts sont aménagées des niches au décor antiquisant. Au nord-est du bras nord du transept, il s'agit d'une console ornée d’un mascaron, et d’un dais formé par un arc en plein cintre sur consoles surmonté par un entablement. Au sud-ouest du bras sud du transept, la console fragmentaire est en forme de coquillage et d’un dais formé par un arc en plein cintre ouvrant sur un cul-de-four à caissons et surmonté par un entablement. Au sud-est du bras sud du transept, elle prend la forme d'un coquillage et d’un dais formé par un arc en plein cintre ouvrant sur un cul-de-four décoré de caissons et surmonté par un entablement soutenant une couverture en appentis factice.

À l'intérieur, le décor se concentre sur les voûtes et les chapiteaux de la croisée du transept et de la dernière travée de la nef, ainsi que sur les chapiteaux des bras nord et sud du transept (IM51005103).

Sur le mur oriental du bras sud du transept, une crédence maçonnée a été conservée, présentant la forme d’une abside couverte par un cul-de-four orné d’un coquillage. Les ébrasements des oculi ouvrant à l’ouest les bras du transept sont décorés de motifs antiquisants de caissons et de fleurs. Les clés pendantes de la croisée et du bras sud du transept sont décorées de motifs végétaux stylisés.

Statut de la propriété propriété de la commune
Protections classé MH, 1919/12/10

Annexes

  • Restaurations des monuments historiques, 1920-1980

    MAP. 81/51/218. 1920. Reprise des entablements de la nef et des parties au-dessous menaçant ruines, remise en état des charpentes et couvertures. André Ventre.

    Église située en arrière du front de Reims, pendant 4 ans subit les effets des tirs contre avions. Lors de l’offensive de 1918, elle a été fortement éprouvée par les tirs à longue portée : un gros obus a pénétré par le transept nord et a provoqué l’effondrement de la voûte ; les charpentes et les couvertures de la nef et des bas-côté sont criblés de trous d’obus et plusieurs entraits et fermes sont complètement désarticulés. Si la charpente avait été bien établie, il suffirait de réparer les pièces principales pour la conserver ; mais ainsi qu’en témoigne la coupe ci-jointe, cette charpente était constituée par une suite de fermes dont les pieds portaient directement et buttaient sur les maçonneries ; cette construction tout à fait défectueuse a provoqué l’écartement et la dislocation des murs de la nef, tous les pieds des fermes étant pourris. Dès le mois de janvier 1919, des étais avaient été posés au côté sud pour maintenir les murs et obvier à leur dislocation, mais ces étais ont été insuffisants, au mois de juin dernier, une partie de la nef côté sud était complètement disloquée, nous avons du faire étayer d’urgence et procéder au démontage de la charpente afin d’éviter une catastrophe.

    Devis pour la remise en état des maçonneries côté sud déversées et disloquées tant par les obus que par la poussée de la charpente ; et la restauration de celle-ci partie en vieux bois, partie en bois neuf. La couverture sera exécutée en ardoise neuve, la vielle ardoise, entièrement brisée, ne pouvant être réemployée.

    MAP. 81/51/218. 1921. Complément des reprises pour bouchement des brèches et remise en état des charpentes et couvertures de la nef. Bernard Haubold.

    Devis du 3/11/1920 pour la reprise des entablements de la nef, des parties adjacentes menaçant ruine et la remise en état des charpentes et couvertures sur cette même partie de l’édifice. Dépassement de crédit.

    MAP. 81/51/218. 1922. Réparation de la couverture en tuiles du comble de la nef, partie en contre haut au droit du clocher. Bernard Haubold.

    La couverture en tuiles plates du comble surélevé de la nef de l’église a été très largement arrachée sur les deux versants lors des ouragans du printemps.La tuile employée simplement retenue par des nez d’attaches insuffisants, sur un lattage trop mince, n’a pu résister à la violence du vent surtout sur les pentes très inclinées.

    Proposition de remplacer les lattis par des liteaux de sapin sur lesquels il sera possible de clouer les tuiles préalablement percées de deux trous. Autrefois le pan de bois fermant le comble surélevé de la nef était recouvert d’ardoises, ainsi que toute la nef.

    MAP. 81/51/218. 1922. Remise en état du clocher, des couvertures du chœur, des transepts, des bas-côtés, de la vitrerie des fenêtres de l’ensemble de l’édifice. Bernard Haubold.

    Depuis le classement de l’édifice en 1920, les seuls travaux exécutés ont consisté dans la réfection de la charpente et de la couverture de la nef : tuiles à écailles sur la nef, petites tuiles plates sur l’avant-chœur.La couverture des autres parties demande à être refaite d’urgence, le carton bitumé et la tôle qui les recouvrent provisoirement n’étant plus en état d’en assurer la protection. Le clocher et les bas-côtés sont en très mauvais état.

    Regret du maire que les tuiles remplacent les ardoises qui recouvraient la nef avant guerre. Les tuiles plates posées sur l’avant-chœur se détachent régulièrement. Les tuiles doivent être clouées.

    MAP. 81/51/218. 1922. Remise en état du clocher : fenestrages, gouttières, descentes, transept, nef, bas-côtés. Bernard Haubold.

    Travaux autorisés en 1922 portaient sur la remise en état des maçonneries du transept nord, de la charpente et de la couverture sur la sacristie, le chœur, les bas-côtés et les transepts et de la vitrerie dans l’ensemble des baies de l’église.La réparation d’une seule baie, celle de la face nord du transept, était prévue au devis ; il a fallu procéder à la réparation d’autres baies endommagées pour permettre de clore, avec la vitrerie, l’ensemble des fenêtres. La démolition du hangar pour la pompe à incendie ayant été décidée par M. le Maire, quelques pierres neuves de l’entablement ont dû être posées en plus des prévisions. La pose des gouttières et des tuyaux de descente sur les deux bas-côtés n’étaient pas prévus au devis.Il a paru nécessaire de les rétablir sur ces deux bas-côtés qui reçoivent une grande quantité d’eau des versants hauts des toitures. L’entrée située dans le bas-côté nord devait être abritée.

    Le devis comprend la remise en état du clocher et la réparation des murs extérieurs du transept sud, ceux de la voûte de la travée surélevée de la nef et la réfection des plafonds voûtés en plâtre des deux bas-côtés.

    MAP. 81/51/218. 1924. Remise en état des dommages causés à l’édifice par les faits de guerre. Bernard Haubold, ACMH.

    Très mauvais état des maçonneries hautes du clocher, une des faces fortement déversée, et de la charpente très endommagée, entraînent des travaux plus importants que ceux préalablement prévus au devis de 1923. Charpente du 16e siècle de la flèche partiellement brisée, enrayure basse supportée par un filet en fer. Chaînage sur les quatre faces des entablements ont complété ces consolidations. Réfection du plafond en plâtre de la nef, qui menace de s’effondrer. Démolition des vieux plâtres met à jour une importante surface d’un solivage mouluré du 15e siècle sur lequel avait été cloué le latti du plafond en plâtre. Ce plafond à solives est laissé apparent. Remise en état de la sacristie, du sol de l’église, de la partie de construction du chevet qui autrefois formait le soubassement de l’abside de l’église. Il restera la réfection de la voûte du transept nord, la réparation des boiseries du 17e siècle qui entourent le chœur, travaux prévus sur le budget de 1925.

    MAP. 81/51/218. Devis des réparations de l’église endommagée du fait d’un bombardement en juillet 1940. A.L. Bray, ACMH.

    1° La consolidation des parties hautes du clocher atteintes par des éclats d’obus sur les faces nord, ouest et sud et où les reprises d’assises sont à exécuter dans la corniche, dans les arcs et les piédroits des baies du beffroi et dans le bandeau sous ces baies, avec tous le rejointoiements nécessaires.

    2° La réfection des parties de couvertures de tuiles sur le bas-côté sud et dans sa partie en retour sur la face ouest du croisillon sud du transept, ainsi que sur le bas-côté nord, dans sa partie est joignant le croisillon nord du transept, quelques brèches étant à réparer sur la couverture du transept.

    Ces travaux qui ne comportent que des reprises partielles sont nécessaires pour la conservation de l’édifice ; ils devront se poursuivre par la restauration de la couverture du clocher qui fait l’objet d’un devis spécial.

    MAP. 81/51/218. 1949. Restauration des abat-sons du clocher

    Sans abat-sons, beffroi et intérieur souffrent des intempéries. Abat-sons anciens en grande partie détruits par le bombardement de la guerre de 1940 et le restant déposé pour la restauration des fenêtres du clocher. La restauration des maçonneries du clocher a été faite en 1943. Travaux : reconstitution des abat-sons en chêne, montés en arrière de l’ébrasement des fenêtres suivant les dispositions qui existaient avant sinistre indiquées au dessin annexé.

    MAP. 81/51/218. 1952. Restauration de la façade ouest : pignons des bas-côtés nord et sud. Paul Pillet

    Les eaux de ruissellement occasionnent de graves dégâts aux édifices en ravinant et en délayant leurs fondations. Des désordres se sont manifestés en façade ouest aux deux angles nord et sud des bas-côtés. Si l’on ajoute aux mouvements de la fondation l’état gélif des pierres, il est facile de se rendre compte de l’état dans lequel se trouve l’édifice. Travaux envisagés : consolidation des fondations des deux angles nord et sud des bas-côtés en façade ouest, la reprise des angles et des retours en éliminant les matériaux gelés, l’établissement d’un revers pavé le long du bas-côté sud (raison de pente et d’économie) pour améliorer l’écoulement des eaux pluviales.

    MAP. 81/51/218. 1980. Jean Rocard

    Abside commencée au 16e siècle, inachevée ; mur polygonal contourné de contreforts et ne dépassant pas le niveau supposé de la naissance des baies. Intérieur remblayé et protégé par une dalle qui n’est plus étanche.Infiltrations et gelées ont désorganisé les maçonneries qui sont provisoirement étayées.

    Proposition de Jean Rocard, ACMH : remise en état des maçonneries à l’identique en assurant la réparation des contreforts en pierre de taille et celle des murs en moellon. Les dalles de protection seront refaites en béton armé et l’étanchéité réparée.

    Rapport de Jean Rocard : église composée d’une nef à bas-côtés avec un haut transept surmonté d’une tour-clocher et deux croisillons. La trace de plusieurs restaurations se lit sur l’édifice. Dès le XVIe siècle l’abside est a été amorcée puis laissée en attente sans avoir dépassé le niveau de la base des fenêtres. Dans ce périmètre une construction de fortune abrite le maître autel et la sacristie.Ce mur d’abside est construit comme les autres parties voisines de pierre de taille pour les chaînes d’angles et ces contreforts de moëllons pour les remplissages. L’humidité et les gelées de cet hiver ont causé de graves dégâts à ce mur qui se trouve désorganisé. Un étai provisoire a été posé au printemps 1979, il est nécessaire de procéder aux réparations indispensables, car la situation de ce mur en haut du talus portant l’église, à l’est, rend sa présence indispensable à la bonne tenue des maçonneries du reste de l’édifice et notamment du cloher.L a réparation de ce mur d’abside à l’identique est proposée dans le devis joint.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Marne. Série J : 7 J 91. Fabriques des églises du diocèse de Reims. Documents divers. (XIXe siècle).

    Archives départementales de la Marne, Reims : 7 J 91
  • AD Marne. Série O : 2 O 4809. Ville-Dommange – Église (an VII-1930) : réparations (1805) ; restauration (1840) ; restauration de la chapelle Saint-Lié (1851-1877) ; réparations à l’église (1882) ; achat d’un harmonium (1923). (An VII-1930).

    Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne : 2 O 4809
  • AD Marne. Série V : 47 V 2. Répertoire numerique serie V, cultes (1800-1940) : Inventaire des mobiliers des fabriques. (1800-1940).

    Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne : 47 V 2
  • AD Marne. Série W : 1338 W 28. Antiquités et objets d'art : dossiers communaux : Ver-Wit. (1919-1982).

    Archives départementales de la Marne, Reims : 1338 W 28
  • Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. 0081/051/0218. Ville-Dommange : église. Dommages de guerre (1920, 1941-1943), travaux, restauration et entretien, dégâts causés par la foudre, remise en état des vitraux, réparation du chevet. (1920-1980).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 0081/051/0218
  • Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. 1993/007/00066. Restauration sur les édifices du département de la Marne (51) : Rapport de tournée de l'ACMH J.P. Jouve relatif aux églises du district de Ville-en-Tardenois. (1990).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 1993/007/00066
  • Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. 1999/008/0077. Ville-Dommange : église. Dossier : déplacement de la grille du chœur. (1990-1991).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 1999/008/0077
  • Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. 2005/016/0035. Ville-Dommange : église. Travaux suite aux dégâts des tempêtes, DOE. (2001-2002).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 2005/016/0035
  • Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. 2003/006/0020/00150. Ville-Dommange : église. Travaux suite aux dégâts tempête. P. A. Galtier. (2002).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 2003/006/0020/00150
  • Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne. Sans cote. Dossiers des communes avec édifice protégé : éléments administratifs et suivis de travaux anciens. (1956-2015).

    Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne : sans cote
  • A Musée Hôtel Le Vergeur. Carton tourisme n°36e. Dossiers de photographies, coupures de presse, brochures. Classement par communes. (1932-2015).

    Archives du musée de l'Hôtel le Vergeur, Reims : Carton tourisme n°36e
  • Livre Vert de Villedommange. Recueil d’actes et d’anecdotes relatifs à la paroisse, consignés entre 1775 et 1936. (AP Ville-Dommange).

    AP Ville-Dommange : sans cote
Documents figurés
  • Église de Villedommange : plan des couvertures / Paul Pillet. 1961. 1 : 500. 1 plan : photocopie n. et b. (Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne. Classeur travaux MH).

    Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Marne : Classeur travaux MH
  • Église de Villedommange / Arthur Rolin del. [ca 1846]. 1 dessin (BM Carnegie, Reims. CXXVIII-4490).

    Bibliothèque municipale Carnegie, Reims : CXXVIII-4490
  • Corporation des vignerons, blason sur un des chapiteaux du chœur, 1522 / [s.n.] [s.d.]. 1 dessin : aquarelle (BM Carnegie, Reims. CXXVIII-4491).

    Bibliothèque municipale Carnegie, Reims : CXXVIII-4491
  • Les environs de Reims. 107. Villedommange. L'église / Coll. G. Dubois, Reims. [s.d.] 1 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b. (BM Carnegie, Reims. BMR 60-137).

    Bibliothèque municipale Carnegie, Reims : BMR 60-137
  • Villedommange. L'église / [s.n.] [s.d.] 2 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b. (BM Carnegie, Reims. BMR 64-153-BMR 64-154).

    Bibliothèque municipale Carnegie, Reims : BMR 64-153 ; BMR 64-154
  • Vues extérieures et intérieures de l'église de Ville-Dommange, 1er quart 20e siècle (AD Marne. 7 J 6).

    Archives départementales de la Marne, Reims : 7 J 6
  • Vues extérieures et intérieures, 25 mai 1952 / 1952. 2 photogr. pos. : n. et b. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. 1998/34/002).

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : 72P00829 ; 72P00830 ; 72P00831 ; 72P00832 ; 72P00833
Bibliographie
  • CARRÉ, J.-B. E. abbé. Recherches historiques sur la prévoté ou seigneurie de Villedommange (830-1789). Imprimerie coopérative de Reims, 1882.

  • HOLLANDE, Maurice. Sur les routes de Champagne. Autour de Reims et d'Epernay. Reims : Michaud, 1970.

  • JADART, Henri. Saint-Lié, Villedommange et Jouy. Notice sur les curiosités historiques et artistiques de leurs églises. Notices du Diocèse de Reims. Bulletin, janvier 1881.

  • TOURTEBATTE, Philippe (coord.). Promenade dans l'art roman en Champagne : découverte des églises de la Vallée de l'Ardre et de ses environs. Parc naturel régional de la Montagne de Reims : 2001.

(c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général ; (c) Ministère de la culture et de la communication ; (c) Conseil général de la Marne - Dandel Elisabeth
Elisabeth Dandel

Chercheur indépendant, gérante de l'agence Art2 Conseil, mandataire du groupement composé de Raphaëlle Rivière, Caroline Dujon-Attali, Frederike Mulot, puis de Matthieu Couchet, Michèle Robin-Clerc et Marlène Koll, pour la mission de Recensement des églises de la Marne et de leur patrimoine mobilier, lot 1 : arrondissement de Reims, hors ville de Reims (2015-2017).

Elle est mandataire du groupement composé de Raphaëlle Rivière, Pol Vendeville, Marlène Koll, Florence Bruny, Clotilde Redon, Céline Berrette, Sarah Rambaud pour le lot 2 : arrondissement d'Epernay (2017-2019) ; et du lot 6 : ville de Reims (2017-2018).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Couchet Matthieu
Matthieu Couchet

Chercheur indépendant, membre du groupement Art2 Conseil pour le Recensement des églises de la Marne et de leur patrimoine mobilier, lot 1 : arrondissement de Reims hors ville de Reims (2015-2017).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.