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Ensemble d'industrie extractive des ardoisières de Rimogne

Dossier IA08000536 réalisé en 2007

Fiche

Œuvres contenues

Appellations Ardoisières de Rimogne
Parties constituantes non étudiées ardoisière, cité ouvrière, logement patronal, centrale électrique
Dénominations ardoisière
Aire d'étude et canton Ardennes - Rocroi
Adresse Commune : Rimogne

Le bassin d'Harcy-Rimogne (originairement du Châtelet-Rimogne) est exploité dès les 12e et 13e siècles par les moines cisterciens de Signy-le-Petit, de Bonnefontaine et de Foigny. L'exploitation laïque en prend possession au 16e siècle, l'extraction se concentre au Hallevoye (secteur Saint-Quentin) et à Grand Rimogne (Grande Fosse). Sous l'Ancien Régime (à partir de 1702), Jean-Baptiste Collart de Boutancourt est le principal propriétaire et exploitant à Rimogne. Il cède ses terrains et installations à Jean-Louis Rousseau, directeur des Mines de Fresnes-sur-Escaut et à son fils Jean-Louis-Joseph en 1779. Une période d'activité et de modernisation s'ouvre alors, une centaine d'ouvriers sont employés, de nouvelles fosses sont ouvertes. A la veille de la Révolution, seules cinq sociétés subsisteront. En 1825, la Compagnie des Ardoisières de Rimogne et de Saint-Louis-sur-Meuse (société anonyme) est constituée avec un capital de onze ardoisières à Rimogne, Deville et Eteignières. Quand survient la Première Guerre mondiale, la Compagnie emploie environ 600 ouvriers qui produisent entre 30 et 35 millions d'ardoises par an. Le maximum de la production est atteint dans l'entre-deux-guerres avec une production de 80 millions d'ardoises au début des années 1930. En 1946, la Compagnie fait place à une société d'exploitation et à une société de commercialisation et de transformation, la Société Industrielle et Commerciale Ardennaise (S.I.C.A). Elle compte deux sièges d'exploitation : la Grande Fosse et Truffy, la production annuelle est alors de 4000 tonnes d'ardoises, teinte bleue et grenue verte. Les ardoisières cessent définitivement leur activité en 1971.

Période(s) Principale : 12e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : 20e siècle

Plusieurs sites concernent l'exploitation et transformation de l'ardoise à Rimogne : L'ancienne Centrale Electrique des Ardoisières (1911), ou Grande Fosse puis Maison de l'Ardoise jusqu'en 2009 ; les maisons ouvrières (vers 1910) ; La Voûte (ou descenderie), petite maison construite en 1921, utilisée pour la descente et la remontée des ouvriers dans les fosses Truffy, St Quentin et Grande Fosse ; la Fosse Saint-Quentin (fin 18e siècle) et son chevalement métallique ; la turbine du Châtelet, régulée par l'étang du Châtelet situé sur la Rimogneuse. Elle est située dans un petit bâtiment (1912) qui abrite les installations électriques, avec groupe électrogène à turbine et alternateur ; la Fosse Truffy (1835) ; la Fosse Saint-Brice ; le bureau des ardoisières, siège social de la Compagnie des Ardoisières de Rimogne (qui exploite l'usine de broyage).

- Situation industrielle, 3e trim 1883 : ardoisières rimogne, 2 établ, 408 ouviers, bon état. - Ardoisières de Rimogne et de S Louis/Meuse réunies Bordereaux 1985 : 45 photos Philippot + .env. 60 repro. collect. partic.

Statut de la propriété propriété publique
propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN, F12 4483.

  • AN, F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949.

Bibliographie
  • BARRE de RAILLICOURT (de la). Rimogne, rapport en date du 5 octobre 1976. Revue Historique Ardennaise, tome XIII, 1978, pp. 219-225.

  • HUBIGNON, N. Les ardoisières de Rimogne et des environs depuis le XIIe siècle. Revue Historique Ardennaise, tome huitième, année 1901, Paris, pp. 266-277.

  • VOISIN, Léon. Les ardoisières de l'Ardenne, Editions Terres Ardennaises, Charleville-Mézières, 1987.