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Église paroissiale Saint-Jacques

Ensemble du maître-autel

Dossier IM10010599 réalisé en 2002

Fiche

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Dénominations retable, tabernacle, gradin d'autel, autel
Numérotation artificielle 6
Aire d'étude et canton Aube - Bar-sur-Aube
Adresse Commune : Arrentières
Emplacement dans l'édifice maître-autel

L’attribution à Jean-Baptiste Bouchardon est confirmée par une plaque de cuivre portant l’inscription : « sculpsit anno 1740 Bouchardon ». C’est le seul retable comportant ce type d’identification. Il s’agit donc d’une réalisation tardive de l’artiste, qui meurt deux ans plus tard.

Le retable d’Arrentières reprend la disposition déjà rencontrée à la chapelle de l’hôpital de Chaumont ou à l’église de Braux-le-Châtel, mais avec une simplification due à une économie de moyens ou peut-être à l’essoufflement de la production d’un artiste vieillissant.

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle
Dates 1740
Auteur(s) Auteur : Bouchardon Jacquette,
Jacquette Bouchardon

Jacquette (Jacques), une des sœurs d’Edme, travaille comme doreur avec son père ; après la mort de celui-ci en 1742, elle reprend l’atelier familial à Chaumont. Jacquette est née le 29 septembre 1694 et mourut le 16 juin 1756.


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sculpteur, (?)
Auteur : Bouchardon Jean-Baptiste
Jean-Baptiste Bouchardon (16 mai 1667 - 1737)

Jean-Baptiste Bouchardon naquit le 16 mai 1667 à Saint-Didier-en-Velay ; il était le fils d’Antoine Bouchardon et de Gabrielle Trinquet. On ne connaît pas sa formation, ni la raison qui l’a poussé à s’installer à Chaumont, probablement aux environs de 1690. Il épousa le 29 octobre 1692 à la basilique Saint-Jean-Baptiste Anne Chéré, fille du maître-coordonnier Joachim Chéré et Anne Jacquin. Le mariage fut célébré par Jean Chéré (frère ou oncle de la jeune fille). Ainsi, Jean-Baptiste Bouchardon entra dans une famille de la petite bourgeoisie chaumontaise assez rapidement. Avait-il des relations, notamment dans le milieu professionnel, pour venir s’installer dans cette région ? Le jeune couple acquiert une maison rue Chaude, dans laquelle il resta. Seize enfants sont baptisés entre 1694 et 1720 à la basilique. Parmi eux, trois connurent une certaine notoriété. Jacquette, l’aînée, naquit le 29 septembre 1694 et ne quitta pas la maison familiale, participant à l’éducation de ses frères et sœurs et surtout, travaillant à l’atelier qu’elle continua à faire fonctionner après la mort de son père. Elle mourut en 1756. Edme (1698-1762), après avoir obtenu le prix de Rome, passa dix ans dans la Ville Eternelle, puis revint à Paris où il fut nommé sculpteur du roi. Son frère, Jacques-Philippe (1711-1753) fut appelé par le roi de Suède, dont il devint le premier sculpteur et directeur de l’Académie de Stockholm. Si sa fille Jacquette travaillait avec Jean-Baptiste Bouchardon, elle n’était pas la seule ; en effet, le sculpteur était entouré d’un atelier dont nous pouvons suivre la composition et l’évolution à travers le livre de raison tenu par Anne Chéré jusqu’à sa mort en 1737, puis par Jacquette. Parmi les divers apprentis et compagnons, il faut distinguer le rôle important du sculpteur Daniel Hansman qui fut un véritable collaborateur. Par ailleurs, Jean-Baptiste Bouchardon travaillait avec deux menuisiers Nicolas Vacherot et Nicolas Brocard, et un peintre Bénigne Lallier, lequel était appelé pour la réalisation de toiles insérées dans les retables.

Cette équipe atteste d’une activité importante, qui se confirme par la liste des réalisations qui sont connues et attribuées. Sa production est diversifiée, car il fut aussi nommé architecte en 1709, puis maître-architecte en 1713. Il participait à l’expertise, à l’entretien et aux réparations des bâtiments existants (églises d’Andelot, de Chaumont, Monthier-en-Der ou abbaye de Longuay…, couvents des Carmélites, des Ursulines, du Val des Ecoliers de Chaumont…) ; il construisit des maisons (Chaumont, Boulancourt, Poulangy…) et des châteaux (Trémilly, Juzennecourt, Chamarandes, Autreville…). En 1716, il réalisa un projet d’hôpital et manufacture de la ville de Chaumont, connu par des dessins (musée d’art et d’histoire de Chaumont) lequel sera réalisé par l’architecte Langrois Forgeot après sa mort.

Son activité de sculpteur fut tout aussi diverse : statuaires pour les parcs des châteaux de Scey-sur-Saône, de Saint-Michel, d’Ollans, de Chamarandes… Les monuments funéraires sont connus par les dessins : Claude-François Jehannin, Pierre de Ponset et son épouse Marguerite de Choiseul, Claude Fyot de la Marche. Mais c’est le mobilier liturgique le plus important en nombre : statuaires (églises de Ricey-Bas, Brottes, Roôcourt-la-Côte, Montsaon, Choignes…), chaires à prêcher (Andelot, Chaumont, Vigny) et banc d’œuvre de la basilique Saint-Jean-Baptiste de Chaumont.

Les retables, par l’importance de la décoration sculptée et statuaire et aussi pour la composition architecturale nécessaire à leur élaboration, bénéficièrent de la double compétence de l’artiste chaumontais. Ils sont bien connus ; quinze nous sont parvenus intégralement : églises d’Andelot, Arrentières, Bas-sur-Aube, Braux-le-Châtel, Buxières-les-Froncles, basilique Saint-Jean-Baptiste de Chaumont, hôpital de Chaumont, Saint-Aignan au faubourg de Reclancourt, Clefmont, Colombey-les-Choiseul, Fresnes-sur-Apance, Landreville, Loches, Mussey-sur-Seine, Saint-Urbain. D’autres ont eu une histoire plus mouvementée ; ainsi, ils n’existent plus que sous forme lacunaire : abbaye des Ursulines et abbaye des Carmélites de Chaumont, églises de Cirfontaine-en-Azois, Fontette, Montier-en-Der et Neuville-sur-Seine.

Les réalisations de cet artiste sont aujourd’hui assez bien connues. Sa production abondante, dont une grande partie a été conservée, résulte d’une cinquantaine d’années d’activité, qui s’achève avec sa mort le 15 janvier 1742.


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L’autel-tombeau, orné en son centre d’un médaillon représentant un Agneau couché sur un livre avec la croix, est très certainement postérieur ; il porte un gradin orné de rinceaux, interrompu dans sa partie centrale pour laisser place au tabernacle,dont la porte est décorée de l’Agneau avec les instruments de la Passion.

Le retable se divise en trois travées séparées par des colonnes à fût cannelé et surmonté d’un chapiteau corinthien. A l’intérieur des deux niches latérales, deux statuettes en bois doré représentent saint Jacques, reconnaissable aux coquilles ainsi qu’à sa cape et bâton de pèlerin, et saint Roch (disparu). La travée centrale, plus haute, supporte un Christ en croix. Elle est surmontée d’un dais. Si les parties dorées sont importantes, la dorure n’est pas employée partout : le fond des niches et du dais est recouvert d’une peinture rouge. Il ne s’agit pas de la couche d’origine ; seule une étude permettrait de connaître l’état initial. Le retable architecturé, d’une grande sobriété, présente toutes les caractéristiques de l’œuvre de Jean-Baptiste Bouchardon : composition d’ensemble et vocabulaire décoratif. Il s’inscrit parfaitement dans le chœur de cette église, bien éclairée par de grandes baies. Sur des consoles, de chaque côté de la baie axiale, deux sculptures, Vierge à l’Enfant et saint Jacques, semblent dues à la même main.

Catégories menuiserie
Matériaux bois, doré, peint
Mesures h : 430.0
la : 234.0
Inscriptions & marques inscription concernant l'auteur
date
Précision inscriptions

Transcription : Sculpsit anno 1740 Bouchardon.

États conservations oeuvre vermoulue
écaillage
Précision état de conservation

Des parties du retable sont vermoulues. La peinture se décolle.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre À signaler
Protections classé au titre objet, 1975/05/14

Références documentaires

Bibliographie
  • FRANCE. Inventaire général du patrimoine culturel. Les retables de Jean-Baptiste Bouchardon. Réd. Marie-Agnès Sonrier ; photogr. Yamina Sabki ; Jacques Philippot. Châlons-en-Champagne : Région Champagne-Ardenne, Département de la Haute-Marne ; Lyon : Lieux Dits, 2005. 80 p. (Itinéraires du patrimoine ; 293).

    p.28-30 Service régional de l'inventaire de Champagne-Ardenne : IFG 7/293
  • RONOT, Henry. Jean-Baptiste Bouchardon architecte et sculpteur. Dijon : Faton, 2002.

    p.176-177
(c) Ministère de la culture (c) Ministère de la culture ; (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de l'Aube (c) Conseil départemental de l'Aube - Marasi Julien - Griot François - Decrock Bruno - Léclapart Carole
Carole Léclapart , né(e) Dominé (30/12/1967 - )

service régional de l'inventaire, documentaliste.


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