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Église paroissiale de l'Assomption

Ensemble du maître-autel

Dossier IM10008798 réalisé en 2003

Fiche

Dénominations autel, tabernacle, exposition, lambris de demi-revêtement, statue, haut-relief
Numérotation artificielle 14
Aire d'étude et canton Aube - Bar-sur-Seine
Adresse Commune : Landreville
Emplacement dans l'édifice choeur

Une importante commande fut passée à Jean-Baptiste Bouchardon par le curé de la paroisse Joseph Michault et les marguilliers de Landreville. Alphonse Roserot mentionnait ce marché portant sur deux retables latéraux et des boiseries du chœur, daté 22 février 1716. Le document était alors conservé dans les archives communales, mais ne semble plus y figurer aujourd’hui. Toutefois, le texte en est connu par une copie conservée par M. Jean Mercier ; il fait une description de la demande : iconographie, matériaux et traitement de surface, coût de 1000 livres et entretien du sculpteur et de ses ouvriers durant les travaux. A cela, s’ajoutent les quittances des règlements de 1716, 1717 et 1718.

Période(s) Principale : 1er quart 18e siècle
Auteur(s) Auteur : Bouchardon Jean-Baptiste
Jean-Baptiste Bouchardon (16 mai 1667 - 1737)

Jean-Baptiste Bouchardon naquit le 16 mai 1667 à Saint-Didier-en-Velay ; il était le fils d’Antoine Bouchardon et de Gabrielle Trinquet. On ne connaît pas sa formation, ni la raison qui l’a poussé à s’installer à Chaumont, probablement aux environs de 1690. Il épousa le 29 octobre 1692 à la basilique Saint-Jean-Baptiste Anne Chéré, fille du maître-coordonnier Joachim Chéré et Anne Jacquin. Le mariage fut célébré par Jean Chéré (frère ou oncle de la jeune fille). Ainsi, Jean-Baptiste Bouchardon entra dans une famille de la petite bourgeoisie chaumontaise assez rapidement. Avait-il des relations, notamment dans le milieu professionnel, pour venir s’installer dans cette région ? Le jeune couple acquiert une maison rue Chaude, dans laquelle il resta. Seize enfants sont baptisés entre 1694 et 1720 à la basilique. Parmi eux, trois connurent une certaine notoriété. Jacquette, l’aînée, naquit le 29 septembre 1694 et ne quitta pas la maison familiale, participant à l’éducation de ses frères et sœurs et surtout, travaillant à l’atelier qu’elle continua à faire fonctionner après la mort de son père. Elle mourut en 1756. Edme (1698-1762), après avoir obtenu le prix de Rome, passa dix ans dans la Ville Eternelle, puis revint à Paris où il fut nommé sculpteur du roi. Son frère, Jacques-Philippe (1711-1753) fut appelé par le roi de Suède, dont il devint le premier sculpteur et directeur de l’Académie de Stockholm. Si sa fille Jacquette travaillait avec Jean-Baptiste Bouchardon, elle n’était pas la seule ; en effet, le sculpteur était entouré d’un atelier dont nous pouvons suivre la composition et l’évolution à travers le livre de raison tenu par Anne Chéré jusqu’à sa mort en 1737, puis par Jacquette. Parmi les divers apprentis et compagnons, il faut distinguer le rôle important du sculpteur Daniel Hansman qui fut un véritable collaborateur. Par ailleurs, Jean-Baptiste Bouchardon travaillait avec deux menuisiers Nicolas Vacherot et Nicolas Brocard, et un peintre Bénigne Lallier, lequel était appelé pour la réalisation de toiles insérées dans les retables.

Cette équipe atteste d’une activité importante, qui se confirme par la liste des réalisations qui sont connues et attribuées. Sa production est diversifiée, car il fut aussi nommé architecte en 1709, puis maître-architecte en 1713. Il participait à l’expertise, à l’entretien et aux réparations des bâtiments existants (églises d’Andelot, de Chaumont, Monthier-en-Der ou abbaye de Longuay…, couvents des Carmélites, des Ursulines, du Val des Ecoliers de Chaumont…) ; il construisit des maisons (Chaumont, Boulancourt, Poulangy…) et des châteaux (Trémilly, Juzennecourt, Chamarandes, Autreville…). En 1716, il réalisa un projet d’hôpital et manufacture de la ville de Chaumont, connu par des dessins (musée d’art et d’histoire de Chaumont) lequel sera réalisé par l’architecte Langrois Forgeot après sa mort.

Son activité de sculpteur fut tout aussi diverse : statuaires pour les parcs des châteaux de Scey-sur-Saône, de Saint-Michel, d’Ollans, de Chamarandes… Les monuments funéraires sont connus par les dessins : Claude-François Jehannin, Pierre de Ponset et son épouse Marguerite de Choiseul, Claude Fyot de la Marche. Mais c’est le mobilier liturgique le plus important en nombre : statuaires (églises de Ricey-Bas, Brottes, Roôcourt-la-Côte, Montsaon, Choignes…), chaires à prêcher (Andelot, Chaumont, Vigny) et banc d’œuvre de la basilique Saint-Jean-Baptiste de Chaumont.

Les retables, par l’importance de la décoration sculptée et statuaire et aussi pour la composition architecturale nécessaire à leur élaboration, bénéficièrent de la double compétence de l’artiste chaumontais. Ils sont bien connus ; quinze nous sont parvenus intégralement : églises d’Andelot, Arrentières, Bas-sur-Aube, Braux-le-Châtel, Buxières-les-Froncles, basilique Saint-Jean-Baptiste de Chaumont, hôpital de Chaumont, Saint-Aignan au faubourg de Reclancourt, Clefmont, Colombey-les-Choiseul, Fresnes-sur-Apance, Landreville, Loches, Mussey-sur-Seine, Saint-Urbain. D’autres ont eu une histoire plus mouvementée ; ainsi, ils n’existent plus que sous forme lacunaire : abbaye des Ursulines et abbaye des Carmélites de Chaumont, églises de Cirfontaine-en-Azois, Fontette, Montier-en-Der et Neuville-sur-Seine.

Les réalisations de cet artiste sont aujourd’hui assez bien connues. Sa production abondante, dont une grande partie a été conservée, résulte d’une cinquantaine d’années d’activité, qui s’achève avec sa mort le 15 janvier 1742.


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Le marché de 1716 mentionne des boiseries dans le chœur et Alphonse Roserot a vu un dessin de retable daté 1714, où figurait une Assomption de la Vierge. Ce relief occupe la baie axiale bouchée par l’accueillir, dont les contours sont soulignés par deux palmiers qui se rejoignent au sommet de l’arc. L’espace est important entre le tombeau et la Vierge entourée d’une nuée aux visages d’angelots. Aussi la composition apparaît-elle plutôt déséquilibrée, même si l’habileté de l’artiste est attestée dans les mouvements compliqués des drapés de la robe.

Catégories menuiserie, sculpture
Matériaux chêne, taillé, doré, peint
bois, polychrome, doré
Mesures h : 350.0
la : 282.0
pr : 143.0
h : 280.0
h : 500.0
la : 250.0
Précision dimensions

Les lambris couvrent les 5 pans du chœur.

Iconographies Assomption
Inscriptions & marques inscription, en relief, latin
Précision inscriptions

Transcription sur la statue : VENI CORONA BERIS

États conservations oeuvre vermoulue
humidité
écaillage
Précision état de conservation

Statue : peinture écaillée, vermoulure.

Base des lambris humide et vermoulue.

Mgr Marsat, CAOA, liste 1980.

Statut de la propriété propriété de la commune
Protections classé au titre objet, 1913/12/27
classé au titre objet, 1959/07/27
Précisions sur la protection

Statue (haut-relief) classée le 27/12/1913

Maître-autel classé le 27/07/1959

Références documentaires

Bibliographie
  • RONOT, Henry. Jean-Baptiste Bouchardon architecte et sculpteur. Dijon : Faton, 2002.

    p.120-122
  • FRANCE. Inventaire général du patrimoine culturel. Les retables de Jean-Baptiste Bouchardon. Réd. Marie-Agnès Sonrier ; photogr. Yamina Sabki ; Jacques Philippot. Châlons-en-Champagne : Région Champagne-Ardenne, Département de la Haute-Marne ; Lyon : Lieux Dits, 2005. 80 p. (Itinéraires du patrimoine ; 293).

    p.61-64 Service régional de l'inventaire de Champagne-Ardenne : IFG 7/293
(c) Ministère de la culture (c) Ministère de la culture ; (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général (c) Région Champagne-Ardenne - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de l'Aube (c) Conseil départemental de l'Aube - Griot François - Decrock Bruno - Léclapart Carole
Carole Léclapart , né(e) Dominé (30/12/1967 - )

service régional de l'inventaire, documentaliste.


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