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Etablissement de vins de champagne Piper Heidsieck, puis de Venoge, actuellement Moët et Chandon

Dossier IA51000362 inclus dans Généralités réalisé en 1988

Fiche

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Dossiers de synthèse

Précision dénomination établissement de vins de champagne
Appellations dit établissement vinicole Piper Heidsieck, puis de Venoge, actuellement Moët et Chandon
Parties constituantes non étudiées cour, bureau, magasin industriel, chai
Dénominations établissement vinicole
Aire d'étude et canton Marne - Épernay 2
Hydrographies Marne la
Adresse Commune : Épernay
Adresse : 30 avenue de Champagne
Cadastre : 1987 BH 158

Le 13 avril 1853, le négociant Jean-Louis Chanoine vend son hôtel particulier, datant de 1810, au négociant Henri Guillaume Piper. La demeure abrite à la fois l'habitation et l'exploitation avec un magasin, des celliers, des caves, un vendangeoir de commerce et des dépendances. La maison de champagne Piper-Heidsieck fait installer de nouvelles caves sous cet hôtel. Vers 1858-1860 (tradition orale), d'importants celliers et un grand établissement servant à la manutention pour l'exportation auraient été construits. En 1874, un vendangeoir est ajouté à l'emplacement d'un jardin (n° 26). Le 29 août 1899, le marquis Adrien de Mun, gendre du petit-fils du fondateur de la maison de Venoge, achète les bâtiments à Mme Plé-Piper, l'héritière de la maison Piper-Heidsieck. Fondée en 1837, la maison de Venoge installée d'abord à Mareuil-sur-Aÿ puis, rue Lochet, à Epernay poursuit l'activité du négoce de champagne sur cette propriété, sans beaucoup modifier celle-ci. A la suite des bombardements de la Première Guerre mondiale, les bâtiments fortement endommagés sont restaurés. En 1988 (enquête initiale), la société de Venoge est toujours installée sur le site ; au début des années 2010, les bâtiments appartiennent à la maison Moët et Chandon.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1810, daté par travaux historiques, daté par tradition orale
1874, daté par travaux historiques, daté par tradition orale

Côté avenue de Champagne, trois ailes formant U entourent une cour pavée fermée d'une grille en fer forgé. Les trois corps de bâtiments sont composés d'un sous-sol et d'un rez-de-chaussée surmonté d'un étage carré couronné d'un toit à longs pans. L'aile ouest accueille en son rez-de-chaussée un grande salle d'accueil et de réception avec un escalier symétrique à deux volées opposées et trois grands foudres. Le bâtiment principal en fond de cour est composé de deux grands halls encadrant une immense cour couverte d'un toit à longs pans en charpente métallique avec lanterneau vitré ; leur étage carré est couronné de charpentes à longs pans en bois lamellé verrouillé, selon le principe du Colonel du Génie Armand-Rose Emy. Les façades sur cour en maçonnerie de brique rouge sont rehaussées par des éléments (éléments saillants et de décor) en pierre de taille calcaire.

Murs calcaire
brique
pierre de taille
brique et pierre en damier
Toit zinc en couverture, tuile mécanique, métal en couverture, verre en couverture
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvrements charpente en bois apparente
charpente métallique apparente
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
lanterneau
Escaliers escalier intérieur, escalier symétrique, en maçonnerie
Énergies énergie électrique
Typologies baie rectangulaire, arc segmentaire, carré, arc plein cintre, oculus
États conservations bon état, remanié
Techniques sculpture
Représentations raisin
Précision représentations

Grappes de raisin sculptées sur le pignon de chaque aile donnant sur l'avenue de Champagne. Le bâtiment principal en fond de cour comprend une porte monumentale ornée à son sommet d'un figure à l'antique, probablement Bacchus.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • Chronologie détaillée

    1825 : Henri-Marc de Venoge, suisse originaire de Morges, dans le canton de Vaud, se lance dans le commerce des vins mousseux de Champagne.

    1837 : Il fonde sa propre Maison à Mareuil-sur-Aÿ.

    1839 : La maison est transférée à Epernay, rue Lochet. Joseph de Venoge rejoint son père afin de l´aider au développement de la Maison.

    1845 : Joseph succède à Henri-Marc et décide de développer à la fois un nombre important de cuvées et de conquérir des marchés à l´export (Russie, Etats-Unis, Angleterre).

    1864 : Dépôt de marque du Cordon Bleu et du Crémant Rosé.

    1869 : Gaëtan de Venoge rejoint son père dans l´entreprise et se voit confier le développement international.

    1876 : De Venoge reçoit le trophée de l´Exposition Internationale de 1876 de Philadelphie, témoignage de son développement outre-Atlantique.

    1890 : Yvonne de Venoge, fille unique de Gaëtan, épouse le Marquis Adrien de Mun, qui rejoint la société et se voit confier l´export.

    1898 : Mort de Gaëtan de Venoge ; sa veuve Colette et son gendre reprennent la direction de la société.

    1899 : Deux grands événements pour la Maison : elle est transférée au 30 avenue de Champagne, et la marque ''Vin des Princes'' est déposée.

    1922 : Après avoir considérablement développé la marque, le Marquis de Mun s´éteint, laissant à sa veuve la charge de la société.

    1958 : La maison est rachetée par le Champagne Trouillard.

    1981 : Le groupe Trouillard-de Venoge est repris par Charles Heidsieck-Henriot.

    1986 : De Venoge et son site historique sont repris par la Compagnie de Navigation Mixte.

    1996 : Le groupe Rémy Cointreau, dans la stratégie de développement de sa branche champagne, rachète de Venoge.

    1997 : La maison de Venoge fête ses 160 ans.

    1999 : Le Champagne des Princes fêtera ses 100 années d´existence, ce qui en fait la plus ancienne ''cuvée spéciale'' de la Champagne.

  • Hypothèque du 23 juillet 1825.

    Vente d´une maison à Epernay moyennant 45000 F par Marie Catherine Pétronille Robert, veuve de Harrouard Antoine Louis Robert, à Jean Louis Chanoine, négociant à Epernay, devant maître Delachapelle, notaire à Epernay (AD Marne : 4Q 6120) :

    Vente de ''la maison qui lui appartient sise à Epernay faubourg du commerce plus amplement désignée au contrat ci après daté ainsi que la glace, pressoir, caves, ..., caveaux, pierres à puits qui se trouvent dans la dite maison''.

  • Vente par Jean-Louis Chanoine, négociant, et Madame Zoé Marie Françoise Dalichamp son épouse, demeurant à Epernay, à Monsieur H. Guillaume Piper, négociant demeurant à Reims, d'une grande maison sise à Epernay, faubourg du Commerce, pour le prix de 140000 F, le 13 avril 1853 (AD Marne : 4Q 6317) :

    Vente d'une ''grande maison sise à Epernay faubourg du commerce, consistant en un principal corps de logis en aile à droite et en façade en retour, composé de pièces pour l´habitation et l´exploitation. Grande cour au devant et par derrière, dans celle derrière il existe divers bâtiments tant celliers, tant caves leurs réceptions et autres dépendances autre cour.

    Grand jardin à droite et à gauche puits avec moulin à vent.

    Elle tient par devant à la rue du faubourg du commerce par derrière au chemin de Bernon, au couchant à Monsieur Perrier Jouët et au levant à Monsieur Biston.

    Ne fait pas partie de la vente les pressoirs et une grande chaudière.

    Il demeure convenu que le soupirail se trouvant au bout du grand caveau et dont l´ouverture se trouve sur le terrain appartenant à Monsieur Chanoine de l´autre côté de la rue du donjon, restera tel qu´il est aujourd´hui et ne pourra jamais être bouché ni diminué de largeur. Il servira à l´acquéreur à aérer ses caves, ce dernier devra fermer ce soupirail par une grille en fer''.

  • CHAMPAGNE DE VENOGE. Epernay

    HISTORIQUE

    La fondation de la maison de champagne de Venoge date de 1837. Elle est l´oeuvre de Monsieur Henri Marc de Venoge, un suisse originaire de Morges (canton de Vaud).

    Dans un premier temps, il s´établit à Mareuil-sur-Aÿ avant de transférer ses locaux sur Lochet à Epernay.

    Les immeubles rue Lochet se composaient de cinq bâtiments en façade et d´une vaste maison abritant le service des vignes (avec un régisseur et 17 chefs de caves). Il y avait là un cellier avec trois pressoirs, des écuries, une grande cour, des bureaux (comptabilité, personnel, correspondance et salle de dégustation) et trois hall destinés à la tonnellerie, à l´entrepôt des foudres et à la salle de rincerie et d´emballage. En face, on trouvait l´entrée des caves.

    En août 1899, le marquis Adrien de Mun, gendre de Gaëtan de Venoge, jugeant qu´il manquait de place sur Lochet achète à Madame Plé-Piper, héritière de la maison de champagne Piper-Heidsieck des locaux situés rue du commerce. Différents actes notariés permettent de retracer l´historique de ces locaux.

    Ainsi, en 1825, on trouve une référence faisant mention d´un terrain occupé de caves et d´un caveau, d´un pressoir et d´une maison vendu à J. L. Chanoine (Annexe n° 2).

    Ce terrain a été acheté par Henry Guillaume Piper le 13 avril 1853. Il s´agit de la parcelle n° 488 du cadastre de 1831, appartenant actuellement à la société Perrier Jouët (Annexe n° 3).

    Les matrices cadastrales mentionnent plusieurs jardins, un terrain planté et une maison (magasin, caves, celliers et vendangeoirs de commerce) appartenant à Henry Piper de1854 à 1882.

    Vers 1858-1860, de la tradition orale, la société Piper Heidsieck y fit construire un grand établissement qui a servi exclusivement jusqu´en 1895 à la manutention pour l´exportation.

    Les bâtiments comprenaient dès l´origine deux ailes s´appuyant sur la rue du Commerce et trois corps de bâtiments placés perpendiculairement, formant d´immenses celliers de 60 m de long sur 12 de large.

    Au centre se trouvait déjà un hall vitré de 60 m de haut sur 40 de large et 12 de haut. L´ensemble des celliers avait des charpentes de type lamellé verrouillé selon le principe du Colonel du Génie Armand-Rose Emy, qui conçut un système d´arc pour les grandes portées. Celui-ci inventa cette structure dès 1819 en s´inspirant des expériences de Delorme en matière de charpente. Son procédé fut expérimenté en 1825 sur un hangar à Bayonne.

    Si les celliers ont conservé leur charpente d´origine, un incendie détruisit celle du grand hall au début du siècle.

    Des bas celliers, de même dimensions, étaient disposés en sous-sol selon le même agencement. En 1874, M. Kunkelmann, alors Directeur de la maison Piper Heidsieck ajoutait un vendangeoir à l´emplacement d´un jardin.

    Acte de vente du 29 août 1899 des bâtiments viticoles de Madame Plé Piper, situés rue du Commerce, à la société de Venoge et Cie.

    [Désignation : les immeubles ci-après désignés faisant partie d´une grande propriété sise à Epernay, rue du Commerce N°30 et rue de Bernon.

    Une grande cour sur la rue du Commerce fermée par un mur surmonté d´une grille, un cellier à droite dans lequel se trouve un logement de concierge.

    Un cellier à gauche, autre grand cellier au fond.

    Une grande cour couverte à la suite et autre cellier derrière. Cour derrière et dernier cellier se prolongeant jusqu´à la rue de Bernon avec communs divers à droite et à gauche.

    Sur la droite et du côté de la propriété, petite cour faisant hache dans laquelle se trouvent les cabinets des ouvriers. Bande de terrains devant le perron, donnant accès à la cour couverte.

    Bas celliers et caves se trouvant sous la propriété].

    Les bâtiments, rachetés en 1899, n´ont pas subi de grandes transformations. Le plan des locaux est resté le même, seuls des bâtiments dans la cour donnant sur la rue de Bernon ont été ajoutés. L´entrée principale sur la rue du Commerce est ornée d´une grille monumentale et donne accès à une cour flanquée de corps de bâtiment sur deux niveaux. Y étaient localisés des celliers pour les différentes opérations de manutention : la bouchonnerie, le dégorgement, l´habillage, l´emballage et le stockage.

    Une entrée rue de Bernon permet encore d´amener les vins dans les celliers et de procéder à l´approvisionnement en fournitures diverses (caisses, bouteilles, etc.). Un logement de concierge était aménagé dans l´aile Ouest (pas de modifications).

    L´aile Est était occupée de foudres sur toute sa superficie. La modification ultérieure (début XXe siècle) d´une partie de l´aile avec l´aménagement de bureaux et d´une salle de réception entraîna la fermeture des ouvertures sur la rue du Commerce.

  • Dégâts occasionnés par le bombardement aérien dans la nuit du 30 avril au 1er mai 1917 (AD Marne : 10R 3660) :

    Bâtiment d´exploitation n° 30 :

    La bombe est tombée sur chéneau côté ouest.

    Travaux de maçonnerie (acrotères en pierre de taille savonnière et corniche).

    Charpente par Girardet, réparation en solives de sapin au dessus de la bouchonnerie.

    Couverture au dessus de la bouchonnerie en zinc.

    Par suite de la bombe tombée au dessus de l´emballage, près de la cour couverte, les carreaux des combles ont été brisés.

    Travaux de serrurerie : serrure de concierge, verrou des portes de l´emballage près du concierge, fenêtre à bascule de l´emballage.

    Redressement du battement du guichet sur rue.

    Réparation et redressement des cloisons et du plafond de la chambre servant à remiser divers instruments de laboratoires dans le grenier près du fronton.

    Habitation du concierge, réparation des quatre portes à l´intérieur.

    Dans la cour, réfection d´une partie de pavage en pavés de grès posés sur un mortier de chaux avec joints au ciment. Remplacement d´un chapiteau de pilastre de la grille sur rue.

    Divers travaux de peinture et de vitrerie (cour couverte, bureau de Monsieur de Mun, porte d´entrée des bureaux, loge de concierge).

  • Etat descriptif et estimatif des dégâts causés au mobilier de Madame de Venoge, rue du commerce, n° 32, bombardement juillet 1918

    Aile droite :

    Rez-de-chaussée :

    Logement du concierge.

    Remise.

    Sellerie de travail.

    1er étage :

    Chambre de maître au-dessus de la loge et de la cuisine du concierge.

    Vestibule.

    Chambres des domestiques au-dessus de celle du concierge.

    Deux chambres de domestiques (cochet et valet de chambre).

    Chambre de domestique.

    Salle à manger des enfants.

    2ème étage :

    Grande chambre bleue sur rue et cour.

    Cabinet de toilette attenant.

    Chambre d´amis à côté.

    Cabinet de toilette.

    Chambre.

    Petite chambre d´amis à côté de l´escalier.

    Bâtiment principal en façade :

    Rez de chaussée :

    Vestibule et escalier.

    Salon Turc (coussins japonais, vases japonais, lanternes et tentures murales japonaises, tapis de Smyrne, coffre et armes japonaises).

    Office et laverie du maître d´hôtel.

    Grand salon.

    Fumoir.

    Galerie.

    Salle de billard.

    Jardin d´hiver.

    Chambre tonkinoise.

    Deux chambres.

    Etage :

    Bibliothèque sur la rue et la cour.

    Chambre de Madame la Marquise de Mun.

    Cabinet de toilette.

    Petite salle à manger et salon boudoir.

    Corridor.

  • UNE GRANDE MAISON CHAMPENOISE

    C´est en 1776, année même de l´indépendance américaine, qu´Henri-Marc de Venoge naquit à Morges, dans le canton de Vaud. Il émigre en 1825 en Champagne et se lance dans le commerce du déjà célèbre vin pétillant de cette région. Douze ans plus tard, il fonde la Maison qui porte son nom : de Venoge.

    De Mareuil-sur-Aÿ, la maison est rapidement transférée à Epernay, où le fils d´Henri-Marc, Joseph, le rejoint en 1839. C´est lui qui, pendant 40 ans, mettra son énergie à développer la marque familiale, notamment en Angleterre. Grand connaisseur des vins de champagne, commerçant et gestionnaire, il était aussi un créatif : il lança en effet de nombreuses cuvées spéciales telles que la Cuvée de la Comète, le Grand Vin Impérial, le Vin du Paradis, le Grand Vin des Anglais, le Crémant Rosé et les deux marques qui vont asseoir la notoriété de la Maison, le Cordon Bleu et le Vin des Princes, qui sont encore aujourd´hui fers de lance de la gamme.

    A partir de 1869, Gaëtan de Venoge, petit-fils du fondateur, rejoint l´entreprise familiale et épouse Mademoiselle Papelart, issue d´une grande famille champenoise. Gaëtan, plus encore que son père, confirmera l´expansion du champagne de Venoge à travers le monde par de multiples voyages et une implantation réussie aux Etats-Unis, où la marque sera récompensée pour sa grande qualité à l´Exposition Internationale de 1876 de Philadelphie.

    A sa mort, en 1898, sa veuve et leur gendre, le Marquis Adrien de Mun, reprennent la direction de la Maison et décident de transférer les locaux au 30 avenue de Champagne, dans les anciens bâtiments de Piper-Heidsieck, construits en 1858-1860. A cette époque, les expéditions dépassent le million de bouteilles, dont 50 % en Angleterre, et jusqu´à la mort du Marquis de Mun, de Venoge est une des marques qui font la gloire et la renommée de la Champagne.

    Un investissement permanent depuis 10 ans permet à de Venoge de se situer au plus haut niveau qualitatif de la Champagne.

    Enfin, en 1993, conscient de la nécessité d´apporter au consommateur une information plus précise sur les qualités intrinsèques de sa marque, de Venoge est la première Maison de champagne à créer sa propre charte de qualité, idée bientôt suivie par un certain nombre de ses pairs.

    Cette charte de qualité explique et garantit la qualité la qualité des vins élaborée par l´oenologue-chef de caves de la Maison.

    Depuis, tout en préservant et développant cette philosophie résolument qualitative, de Venoge s´appuie sur un groupe familial de dimension internationale qui soutient et renforce la présence de la marque en France comme à l´International.

    DE VENOGE AUJOURD'HUI

    Depuis près d´un siècle, de Venoge est situé dans la célèbre Avenue de Champagne à Epernay, au N° 30. Ce site prestigieux permet de recevoir nos visiteurs et leur faire découvrir les caves traditionnelles longues de 6 km et contenant 6 millions de bouteilles.

    Dans son souci constant d´amélioration de la qualité de ses vins, de Venoge a fortement investi au cours des années écoulées : ainsi, en 1989, décision est prise de conserver tous les vins plus de 30 mois en cave ; puis en 1990 la gamme est en totalité élaborée à partir de la seule cuvée, premier jus issu de la presse.

    En 1991, une nouvelle cuverie de 51 cuves inox thermorégulées par ordinateur est construite et utilisée pour la première fois, puis en 1992, l´achat d´un vignoble de 17 hectares dans la Montagne de Reims vient renforcer l´approvisionnement de la Maison. Enfin, en 1993, et premier de toute la Champagne, de Venoge lance sa charte de qualité, apposée sur chaque bouteille, qui explique et garantit la qualité de nos vins comme le processus d´élaboration.

    Parallèlement, les ventes de la marque qui étaient de 200 000 bouteilles en 1986 passent à 1 200 000 aujourd´hui, dont un tiers à l´export. Le développement des qualités supérieures et cuvées de prestige est particulièrement remarquable, puisqu´elles atteignent plus de 20% des ventes en 1996.

  • 19985100034P : Collection particulière

    19985100032P : Collection particulière

    19985100033P : Collection particulière

    19985100030P : Collection particulière

    19985100104X : Collection particulière

    19985100028P : Collection particulière

    19985100105X : Collection particulière

    19985100106X : Collection particulière

    19985100103X : Collection particulière

    19985100102X : Collection particulière

    19985100598NUC : Collection particulière

    19985100599NUCA : Collection particulière

    19985100107X : Collection particulière

    19985100108X : Collection particulière

    20095102277NUCA : Bibliothèque municipale Carnegie, Reims, BMR 85-290

Références documentaires

Bibliographie
  • BLIN, Maurice (dir.), CLAUSE, Georges, GLATRE, Eric (rédac.). Le champagne, trois siècles d'histoire. Paris : Stock, 1997. 205 p.

    p. 97
  • CRESTIN-BILLET, Frédérique. Vins de Champagne. Les grandes maisons de Champagne. [Grenoble] : Glénat, 1991. 159 pages.

    Maison De Venoge, p. 144-147
  • DUCOURET, Bernard. Epernay, Cité du champagne. Images du Patrimoine, n° 264, 2010.

    p. 50-51
  • DUREPAIRE, Catherine, LEROY, Francis, LIMOGES, Sophie. Avenue de Champagne : architecture et société. Langres : D. Guéniot, 1999. (Coll. Patrimoine et innovations). 76 p.

    p. 19-20
  • PEROUSE DE MONTCLOS, J.-M. (sous la dir.). Guide du patrimoine de Champagne-Ardenne. Paris : Hachette, 1995. 432 pages.

    p. 178