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Etablissement vinicole L'Union champenoise, actuellement Champagne de Castellane

Dossier IA51000232 inclus dans Généralités réalisé en 1988

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations dit établissement vinicole L'Union champenoise, actuellement Champagne de Castellane
Parties constituantes non étudiées cheminée d'usine, chaufferie, atelier de fabrication, magasin industriel, château d'eau, bureau, cité ouvrière, voie ferrée, chai, tour, cellier
Dénominations établissement vinicole
Aire d'étude et canton Marne - Épernay 1
Hydrographies Marne la
Adresse Commune : Épernay
Adresse : 57 rue de Verdun
Cadastre : 1987 AJ 39 à 44, 54 à 58, 64 à 66

En 1883, Ludovic Girard fonde une maison de champagne à Epernay sous le nom de ''L'Union champenoise''. En 1889, il associe son exploitation à celle de la maison Bouvet Ladubay, dont le directeur, Fernand Mérand, acquiert des terrains et immeubles rue de Verdun. L'entreprise adopte le nom de la marque de Castellane en 1936.

Les premiers bâtiments sont très vite édifiés ; le pavillon central est élevé en 1890 (date inscrite au fronton des bureaux ; les colonnes en fonte du sous-sol portent la date de 1894), en bordure de la voie ferrée Paris-Strasbourg, sur le site d'un réseau d'anciennes caves creusées dans la craie. Le plan d'origine est modifié en 1904 par la construction des celliers et de la tour longtemps attribuée à Marius Toudoire, architecte de la gare de Lyon à Paris. Cette tour, qui serait en réalité l'oeuvre de l'architecte parisien Alexandre-Edouard Fournier, conçue pour servir de château d'eau, est désaffectée au bout d'un an. Cet ensemble et la tour, inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1990, sont devenus une curiosité touristique. L'usine de Castellane possède un fonds d'archives privées, ainsi qu'un musée.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1890, porte la date, daté par source
1894, daté par source
1904, daté par source
Auteur(s) Auteur : Fournier Alexandre-Edouard, architecte, attribution par source

Site desservi par embranchement ferroviaire. Les bâtiments sont implantés sur une parcelle oblongue, assez étroite, délimitée par la rue de Verdun et la voie de chemin de fer. Ils combinent les fonctions industrielles, commerciales et publicitaires. Surface bâtie en m2 : 43500. Le bâtiment d'origine est composé d'un édifice rectangulaire à pavillon central (abritant les bureaux) et de deux ailes en retour d'équerre. Le pavillon central a une architecture modeste au coeur de la cité ouvrière. Il contraste avec l'architecture monumentale de la façade donnant sur la voie ferrée ainsi qu'avec la tour, dont l'entrée à bossage évoque une forteresse et l'allure générale une tour florentine du 12e siècle. Cette tour, de 63 m de haut, coiffée d'un lanternon, entièrement élevée en béton armé (les éléments extérieurs qui semblent être en brique ou en pierre de taille - lions - ne sont que des trompe-l'oeil), contenait quatre réservoirs d'eau. Les celliers comportent des voûtes en berceau. A l'origine, les toits étaient recouverts de tuiles vernissées multicolores. Il ne reste du décor publicitaire de l'usine (constitué d'une série de métopes en céramique) que les céramiques mentionnant les principales villes du monde où était expédié le vin de champagne. Ces céramiques, le lion portant les armes de Champagne (emblème de L'Union champenoise) qui orne le tympan du bâtiment principal et les victoires sculptées sur la cheminée en béton de la salle des machines accentuent le prestige de l'édifice. 10 km de caves.

Murs meulière
brique
béton
enduit
parpaing de béton
Toit tuile mécanique, béton en couverture
Étages 2 étages de soubassement, 1 étage carré
Couvrements voûte en berceau segmentaire
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
dôme polygonal
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier tournant à retours sans jour, en charpente
Énergies énergie thermique
énergie électrique
États conservations bon état
Techniques sculpture
céramique
Représentations lion, faune armoiries déesse
Précision représentations

Lion portant les armes de Champagne sur le pavillon central et la tour ; victoires ailées sur la cheminée d'usine.

Noms des villes clientes de la maison de champagne en céramique peinte.

Statut de la propriété propriété d'une société privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables château d'eau
Protections inscrit MH, 1990/05/17
Précisions sur la protection

Façades et toitures du bâtiment formé du pavillon d'entrée avec ses ailes latérales (y compris les logements d'ouvriers) avec leur retour sur la voie ferrée ; façades et toitures du cellier avec la tour qui le surmonte ; cage d'escalier du pavillon d'entrée avec son décor ; salle des étiquettes ; cheminée extérieure avec les Victoires ailées (cad. AI 39 à 44, 54 à 58) : inscription par arrêté du 17 mai 1990.

Annexes

  • CHAMPAGNE DE CASTELLANE. Epernay

    HISTORIQUE

    Ludovic Girard fonde probablement dans les années 1880-1883 une maison de champagne à Epernay sous le nom de L´Union champenoise. Il s´associe en 1889 avec Messieurs Bouvet Ladubay et Jules Bouvet pour l´exploitation des firmes Bouvet Ladubay (St-Hilaire St-Florent) et l´Union champenoise (Epernay) le 1er janvier 1889, acte passé devant notaire, Maître Louterreau à Angers, le 6 janvier 1889. La direction de la société est laissée à Fernand Mérand (1852-1922), le fondé de pouvoirs.

    La société L´Union champenoise s´établit rue de Verdun après l´acquisition faite de terrains et d´immeubles à Eugène Mercier et Francine Marguerite Bourlon le 29 mai 1889. Les terrains provenaient de l´acquisition que Eugène Mercier avait réalisé auprès de Isidore Godart (20 et 25 janvier 1878) et qui lui-même l´avait obtenu de Guillaume Piper (13 juillet 1867). La plus grande partie des caves de L´Union champenoise appartenait à Eugène Mercier (28 juin 1893) qui en avait effectué le creusement.

    Description des terrains lors de la vente entre Eugène Mercier et Ludovic Girard, 29 mai 1889 :

    ''Les immeubles appartenant à la société L´Union champenoise savoir :

    les constructions pour les avoir fait édifier, sans qu´il est été confié aucun privilège d´entrepreneur, d´architecte ni d´ouvrier, et tous les terrains ainsi qu´une petite partie des caves au moyen d´une augmentation que la dite société en avait faite de Monsieur E. Mercier propriétaire et négociant et Madame Francine Marguerite Bourlon son épouse demeurant ensemble à Epernay suivant contrat passé devant Maître Pouchet notaire en ladite ville le 29 mai 1889''.

    Acte de vente par la société La planète à la société Maison Alexandre Mérand et Cie le 8 juillet 1936 chez maître Houdard, notaire à Epernay.

    La société L´Union champenoise édifie en 1890-1891 un premier bâtiment composé d´un corps et de deux ailes en retour d´équerre sur la voie ferrée ouvrant d´un côté sur une cour réservée aux visiteurs et de l´autre, aux travaux vinicoles.

    La construction est réalisée en fer, fonte et brique. La date 1890 figure sur le linteau de la porte d´entrée alors que celle 1891 est mentionnée sur une carte peinte dans le hall d´entrée des bureaux.

    Les caves ont été creusées de plein-pied sur le modèle de celle déjà réalisées par E. Mercier.

    Ces premiers locaux avaient une fonction d´accueil et de réception de la clientèle, une fonction industrielle avec des ateliers de fabrication, d´embouteillage, d´emballage et d´expédition, et enfin une fonction sociale par l´ensemble des logements ouvriers disposés de part et d´autre du logement patronal.

    En 1903-1904, la société procède à des extensions. Elle construit des celliers donnant sur la voie ferrée et une tour. Ces divers bâtiments sont exécutés en ciment armé à la différence des précédents. La tour avait été conçue à l´origine pour servir de château d´eau. Des bacs en ciments ont accueillis pendant une année l´eau nécessaire au complexe industriel pour vivre en autarcie : distribution d´eau aux logement mais surtout aux installations industrielles.

    La tour a été conçue par l´architecte M. Toudoire dans le style académique de l´époque, fortement influencé par l´architecture civile médiévale d´Italie (Pallazo Vecchio, Florence ; campanile de Sienne). C´est lui qui réalisa divers travaux pour la compagnie des chemins de fer : gare de Bordeaux, Toulouse et surtout gare de Lyon à Paris.

    La décoration des bâtiments sur la voie ferrée est particulièrement travaillée. L´architecte a utilisé différents matériaux afin d´animer les façades : béton armé, fonte et acier, carreaux de faïence, pierre meulière, pierre de taille, brique, tuile vernissées. Sur la voie ferrée, une série de métopes en céramiques mentionnent les principales villes du monde où est expédié le vin de champagne. Un lion tenant les armes de Champagne, emblème de l´Union champenoise, orne le tympan du bâtiment principal.

    La société prend le nom en 1909 de André Girard et compagnie, tout en conservant l´appellation l´Union champenoise. Elle reprend la marque de champagne de Castellane, créée auparavant par Florens, Vicomte de Castellane qui ne souhaitait plus l´exploiter.

    Alexandre Mérand (1886-1970), le fils aîné de Fernand Mérand, qui avait fondé sa propre marque de champagne en 1923 et qui avait racheté celle de son père, succède à Fernand Mérand à la direction de L´Union champenoise entre les deux guerres.

    Le 11 juin 1930, M. André Girard Bouvet, négociant en vins, et Georgette Mazinghien, sa femme, vendent à une société suisse de Lausanne La planète la société L´Union champenoise.

    Le 8 juillet 1936, la société change une dernière fois de mains en étant acheté par la société Maison Alexandre Mérand et Cie. Alexandre Mérand devient don propriétaire de L´Union champenoise.

    Acte de vente du 8 juillet 1936 entre la société La planète et la maison Alexandre Mérand et Cie.

    ''Désignation :

    Une grande propriété industrielle, tenant au nord à la rue de Verdun, du midi aux rues de l´Union et de Verdun, du levant et du couchant à la société Mercier comprenant :

    1. un bâtiment élevé d´un rez de chaussée et de deux étages, couverts en tuiles à usage de magasins, salle de chaudières et machines, ateliers, celliers, laboratoires et logements d´employés.

    2. autre bâtiment élevé d´un rez de chaussée et de trois étages couvert en tuiles à usage de celliers, magasins, et logements d´employés.

    3. une communication avec les deux bâtiments ci dessus désignés et en bordure des rues de l´Union et de Verdun, caves de deux étages avec une partie entresol à usage de filtrerie, chantiers et celliers.

    4. entre les deux bâtiments ci dessus désignés : pavillon central couvert de tuile, élevé d´un rez de chaussée à usage de magasin, d´un premier étage et d´un deuxième étage à usage de bureaux et d´un troisième étage dans lequel se trouve un appartement.

    5. et avant corps central couvert en terrasse composé d´un rez de chaussée en partie entresolé à usage de salle d´emballage, d´expédition et de réserve de marchandises.

    6. à l´angle Nord Ouest de la propriété, autre bâtiment élevé de trois étages sous terrasse à usage de celliers affectés à la réception et au traitement des vins en fûts.

    Faisant partie de ce bâtiment : tout en béton armé de cinquante mètres de hauteur contenant quatre réservoirs à eau.

    Sur la rue de Verdun et au midi du bâtiment précédent, deux petits bâtiments élevés d´un rez de chaussée couvert en terrasse à usage l´un de logement d´employés et remise et l´autre d´écurie, remise et magasins.

    7. entre le bâtiment désigné sous le paragraphe premier : cheminée d´une hauteur approximative de vingt huit mètres, construite en béton.

    8. Jardin sous lequel se trouve un tunnel faisant communiquer les caves désignées sous le paragraphe trois, cours et petites constructions à usage de buanderie, cabinets d´aisance, bureaux etc.

    Un terrain tenant au Nord à la rue de l´Union, du midi à l´avenue de Champagne, du couchant à la rue de Verdun et du levant à la société Mercier. Ce terrain est actuellement en nature de jardinage''.

  • DOSSIER MH

    Propriétaire : Société Mérand et Cie

    Epoque de construction : 1889-1904

    Etat de conservation : bon

    C´est à la fin du 19e siècle que la Maison de champagne ''L'Union champenoise'' se crée à Epernay et que sous l´impulsion de son Président Fernand Mérand, elle élève un remarquable ensemble de bâtiments ; celui-ci donne d´un côté sur la voie ferrée Paris-Strasbourg et s´appuie de l´autre côté contre la colline de craie où sont creusées les grandes galeries des caves.

    La construction s´est déroulée en deux temps : d´abord (vers 1891) le grand bâtiment avec deux ailes en retour d´équerre vers la voie, puis (1903-1904) le cellier surmonté de la tour prévue pour servir de château d´eau. Le décor des façades a été particulièrement soigné : alternance de brique et de pierre, panneaux de céramique indiquant le long de la voie les nombreuses capitales vers lesquelles le champagne est expédié, lions sculptés, architecture de la tour imitant celle de la gare de Lyon à Paris.

    Ces bâtiments sont donc un bon témoignage de la recherche apportée à la construction des bâtiments industriels lorsqu´on voulait aussi donner à ceux-ci un rôle publicitaire.

    La protection a été demandée par le propriétaire qui souhaite pour d´éventuelles restaurations s´entourer des conseils du Service des Monuments Historiques.

  • CHAMPAGNE DE CASTELLANE. Une affaire de famille (Source internet) :

    Un nom prestigieux

    Les Castellane sont l´une des plus anciennes familles de France.

    C´est en 1895 que le Vicomte Florens de Castellane établit sa marque de Champagne à Epernay. Homme de communication avant l´heure, il choisit l´une des étiquettes les plus distinctives de la profession : la célèbre Croix de St-André.

    Les fastes de la belle époque

    Florens de Castellane participe aux fêtes les plus fastueuses de la Belle Epoque. Son cousin, Boni de Castellane, est le maître incontesté de la vie mondaine et sera le premier ambassadeur de la marque.

    Une affaire de famille

    C´est à Fernand Mérand que la Maison doit son installation dans les locaux spectaculaires qu´elle occupe aujourd´hui. Son fils Alexandre le rejoint avant guerre. Dès les années 1950, de Castellane fait partie des plus grandes maisons.

    En 1984, Hervé Augustin, petit-fils d´Alexandre Mérand, devient le pionnier de la 4e génération.

    Une architecture exceptionnelle

    Au centre d´Epernay, la tour de Castellane se dresse comme l´emblème de la cité.

    Construite en 1904, elle est l´oeuvre d´Auguste Marius Toudoire, architecte de la gare de Lyon à Paris. Ce monument classé accueille 50.000 visiteurs par an.

  • L´usine de champagne de Castellane, Epernay. Marne. In BELHOSTE Jean-François et SMITH Paul. Patrimoine industriel : cinquante sites en France. [Paris] : Editions du Patrimoine, 1997, p. 72-73 :

    L´appellation de Castellane, qui confère un caractère mythique, celui d´une famille prestigieuse de la noblesse française, au champagne commercialisé dans cette entreprise, ne saurait en faire oublier le prosaïsme de sa naissance et de son développement.

    Fernand Mérand, ancien fondé de pouvoir de la maison Bouvet-Ladubay, profite de l´expansion de l´industrie du champagne pour créer sa propre firme, dénommée Union champenoise. Les bâtiments sont élevés à partir de 1889, à proximité d´un quartier entièrement voué à cette activité et où se font concurrence, le long de l´avenue de Champagne, des maisons de négoce dont l´architecture de qualité est ostentatoire. L´astuce de Fernand Mérand est d´avoir choisi un site fonctionnel. Adossé à une colline, l´édifice donne accès directement à 10 km de caves. En outre, installé le long de la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg, il bénéficie de deux atouts commerciaux supplémentaires : un embranchement ferroviaire privé et, surtout, une opportunité publicitaire occasionnée par le passage des trains de voyageurs. Ainsi l´agrandissement de 1903-1904 verra-t-il l´implantation d´une tour spectaculaire, visible de loin et contribuant à la renommée de la maison. En même temps, la reprise par l´Union champenoise de la marque de Castellane favorisera la notoriété de cette entreprise dirigée par la même dynastie familiale depuis sa création.

    Le bâtiment d´origine, regroupant accueil, réception de la clientèle, logement des ouvriers, atelier de fabrication, embouteillage, conditionnement et expédition du champagne, est remarquable par l´alliance de sa fonctionnalité et de son parti pris architectural. Composé d´un pavillon central flanqué de deux ailes symétriques en L donnant sur la voie ferrée, il délimite d´un côté une cour réservée aux tâches industrielles et de l´autre un espace ouvert aux visiteurs. L´ampleur de cette construction contraste avec une volonté plus intimiste qui se matérialise, quant à la façade donnant sur la rue de Verdun, par l´architecture du pavillon central. Ce dernier a l´aspect d´une maison individuelle, avec une toiture à auvent évoquant des coutumes régionales et un fronton modeste portant la date 1890. Son emplacement, au centre de logements d´ouvriers, semble rappeler l´attitude paternaliste du patron d´alors.

    Dans la partie ajoutée en 1903-1904, le cellier, dominé par une tour inspirée de celle de la gare de Lyon à Paris, est d´une architecture qui traduit plutôt une politique commerciale conquérante, malgré son entrée monumentale avec un bossage en table ressemblant à une entrée de forteresse.

    La tour, conformément à l´académisme de l´école des Beaux-Arts de l´époque, emprunte son modèle à l´architecture civile du Moyen Age italien, évoquant les tours urbaines du XIIe siècle. Cette réalisation, dont la valeur symbolique réside dans l´exaltation du puissant capitalisme industriel, est attribuée à l´architecte Marius Toudoire. En béton armé, elle a dû servir de château d´eau pendant une année.

    A l´intérieur du pavillon central se trouve un escalier d´honneur orné de panneaux représentant, face au palier, une carte vinicole et, sur une toile marouflée, une figure de l´Amour offrant une coupe de précieux champagne. La maison de Castellane, mettant un point d´honneur à s´adapter à la demande de chaque client, y a réservé une imposante salle pour les étiquettes.

    L´ossature porteuse en fonte et fer est soigneusement camouflée. Ce qui est mis en évidence - par un jeu de tuiles vernissées ou de cartouches de céramique vantant la maison de Castellane et l´universalité de ses produits - est l´image publicitaire. A cette technique très moderne de promotion commerciale par l´invitation au voyage s´ajoute une décoration plus traditionnelle. Le lion tenant les armes de Champagne, représenté dans le tympan du bâtiment principal côté voie ferrée et sur chaque face de la tour, était aussi l´emblème de l´Union champenoise. Il contribue, avec les Victoires sculptées sur la cheminée et l´éclectisme des matériaux, à accentuer le décor flamboyant de cette usine de champagne.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives privées De Castellane. Plans, prospectus, archives de l'usine.

  • Dossier de protection C.R.M.H., 1990.

Bibliographie
  • ALVES, Gilles. Le patrimoine de l'industrie alimentaire. Les données de l'inventaire en Champagne-Ardenne. In ASSOCIATION POUR LE PATRIMOINE INDUSTRIEL EN CHAMPAGNE-ARDENNE, DOREL-FERRE Gracia (dir.). Le patrimoine industriel de l'agro-alimentaire en Champagne-Ardenne et ailleurs : Actes du colloque de l'APIC (Reims, 7-8 novembre 1998). Reims : SCEREN-CRDP Champagne-Ardenne, 2000, nouvelle éd. 2004. (Patrimoine ressources), p. 9-19.

    p.
  • BLIN, Maurice (dir.), CLAUSE, Georges, GLATRE, Eric (rédac.). Le champagne, trois siècles d'histoire. Paris : Stock, 1997. 205 p.

    p. 97
  • CRESTIN-BILLET, Frédérique. Vins de Champagne. Les grandes maisons de Champagne. [Grenoble] : Glénat, 1991. 159 pages.

    Maison De Castellane, p. 38-43
  • DOVAZ, M. L'encyclopédie des vins de Champagne. Paris : Ed. Juillard, 1983. 251 pages.

  • DUCOURET, Bernard. Epernay, Cité du champagne. Images du Patrimoine, n° 264, 2010.

    p. 88-89
  • DUREPAIRE, Catherine, LEROY, Francis, LIMOGES, Sophie. Avenue de Champagne : architecture et société. Langres : D. Guéniot, 1999. (Coll. Patrimoine et innovations). 76 p.

    p. 60-62
  • GARCIA, A. Les grandes marques et maisons de Champagne. Reims : Ed. Promo-Champagne, 1982.

  • PROCUREUR, J.-P. La Champagne à la belle époque. Bruxelles : Ed. Libro-sciences, 1974.

  • ROUX, Emmanuel de, CARTIER, Claudine (Collab.). Patrimoine industriel. Paris : Ed. du Patrimoine et Ed. Scala, 2000, rééd. 2007. 272 p.

    p. 262
Périodiques
  • MICHEL, F. Maisons de Champagne. Monuments historiques, juin-juillet 1986, n° 145, p. 70-76.

  • La Revue vinicole internationale, mars-avril 1959.