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Fraville, ancienne grange de Clairvaux

Dossier IA10001321 réalisé en 2015

Fiche

Fraville (10- com. Arconville) est l’une des plus anciennes granges de Clairvaux et, de ce fait, l’une de ses 6 granges maîtresses (cf. carte du temporel ill. IVR21_20151000530NUCA). Les premières acquisitions, qui remontent à la période primitive de 1115-1122, sont à mettre au crédit de Renier de Châtillon, cousin de Bernard. Elles illustrent bien le contexte familial qui a présidé aux destinée de l’abbaye. Le domaine, auquel un chapitre du grand cartulaire est consacré, avait déjà le statut de grange en 1147 avec des droits d’usages étendus notamment sur Arconville et Champignol-lès-Mondeville, finage dont elle était voisine. Afin d’optimiser son exploitation, la partie nord de son vaste territoire engendra la ferme-annexe de la Bretonnière. Une chapelle, qui subsiste en partie, y fut construite assez tôt semble-t-il. L’importante exploitation bénéficia d’une localisation intéressante sur une étroite bande de plateau agraire, entre la Côte des Bar (kimméridgien) portant la vigne de longue date et l’immense forêt abbatiale (ill. IVR21_20151000300NUCA). La ferme fut baillée en 1572 notamment mais était encore administrée par un convers en 1680 (AD10, 3 H 376). En 1768, Fraville ne rapporte pourtant plus que 190 £ (sans compter les redevances en nature) quand d’autres comme Beaumont ou la Borde en rapportent 10 fois plus. Le domaine a été vendu le 6 juin 1791.

De nos jours, l’ancienne grange claravallienne n’est plus que l’ombre d’elle-même et, pour une grande part, dans un état d’abandon et de délabrement avancé (ill. IVR21_20151000300NUCA). Les deux grandes granges stricto sensu, qui occupaient encore le fond de l’enclos en 1836, ont cédé la place à un hangar métallique. Ne demeurent que le logis (XVIIIe s. ?) (ill. IVR21_20151000299NUCA) qui conserve sur sa façade nord des corbeaux sur lesquels devait s’appuyer un long auvent (ill. IVR21_20151000301NUCA), et le bâtiment abritant l’ancienne chapelle médiévale ouvrant sur le portail d’entrée dans la cour (ill. IVR21_20151000534NUCA).

Genre de cisterciens
Appellations Fraville
Parties constituantes non étudiées grange monastique, ferme
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Bar-sur-Aube
Adresse Commune : Arconville
Lieu-dit : Fraville
Cadastre : 2000 B4 532 à 536

Fraville (10- com. Arconville) est l’une des plus anciennes granges de Clairvaux et, de ce fait, l’une de ses 6 granges maîtresses (cf. carte du temporel ill. IVR21_20151000530NUCA). Les premières acquisitions, qui remontent à la période primitive de 1115-1122, sont à mettre au crédit de Renier de Châtillon, cousin de Bernard. Elles illustrent bien le contexte familial qui a présidé aux destinée de l’abbaye. Le domaine, auquel un chapitre du grand cartulaire est consacré, avait déjà le statut de grange en 1147 avec des droits d’usages étendus notamment sur Arconville et Champignol-lès-Mondeville, finage dont elle était voisine. Afin d’optimiser son exploitation, la partie nord de son vaste territoire engendra la ferme-annexe de la Bretonnière. Une chapelle, qui subsiste en partie, y fut construite assez tôt semble-t-il. L’importante exploitation bénéficia d’une localisation intéressante sur une étroite bande de plateau agraire, entre la Côte des Bar (kimméridgien) portant la vigne de longue date et l’immense forêt abbatiale (ill. IVR21_20151000300NUCA). La ferme fut baillée en 1572 notamment mais était encore administrée par un convers en 1680 (AD10, 3 H 376). En 1768, Fraville ne rapporte pourtant plus que 190 £ (sans compter les redevances en nature) quand d’autres comme Beaumont ou la Borde en rapportent 10 fois plus. Le domaine a été vendu le 6 juin 1791.

Période(s) Principale : 13e siècle, 18e siècle

L’ancienne grange claravallienne n’est plus que l’ombre d’elle-même et, pour une grande part, dans un état d’abandon et de délabrement avancé (ill. IVR21_20151000300NUCA). Les deux grandes granges stricto sensu, qui occupaient encore le fond de l’enclos en 1836, ont cédé la place à un hangar métallique. Ne demeurent que le logis (XVIIIe s. ?) (ill. IVR21_20151000299NUCA) qui conserve sur sa façade nord des corbeaux sur lesquels devait s’appuyer un long auvent (ill. IVR21_20151000301NUCA), et le bâtiment abritant l’ancienne chapelle médiévale ouvrant sur le portail d’entrée dans la cour (ill. IVR21_20151000534NUCA).

Murs calcaire moellon enduit partiel
Toit tuile plate, tôle ondulée
Plans plan rectangulaire régulier
Étages rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couvrements
Couvertures toit à longs pans croupe
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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