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Grignoncourt, ancienne grange de Morimond

Dossier IA52001018 réalisé en 2015

Fiche

Bien que contiguë à l'abbaye, Grignoncourt (52-com. Parnoy-en-Bassigny, anc. com. de Fresnoy-en-B.) n’est pas la plus ancienne grange de Morimond (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155200635NUCA). Elle est néanmoins mentionnée comme telle dans la bulle d'Alexandre III datée de 1163 (H. Flammarion, Recueil des chartes de l’abbaye de Morimond au XIIe siècle, ARTEM / Brepols, Turnhout, 2014, n°39). Elle procède de donations primitives et surtout de compléments cédés par le seigneur d'Aigremont à la demande des moines et entérinés par l'évêque de Langres, Guillenc d’Aigremont. En 1168, Foulques de Choiseul met fin à ses contestations et abandonne la terre de Grignoncourt (Flammarion, n°53) ; de son côté, Wichard, frère du seigneur de Clefmont, fait de même en 1168 (id., n°55). L’origine de Grignoncourt est à rechercher dans la nécessité dès le milieu du XIIe siècle de gérer l’accroissement des terres au sud de l’abbaye, en relayant Vaudainvilliers qui ne pouvait plus assumer seule l’exploitation du domaine, surtout en rive gauche du Flambart. Le même constat s’applique à la grange de Génichaux, créée pendant la deuxième moitié du XIIIe siècle, pour décharger Grignoncourt des terres accumulées sur le plateau en direction de Colombey-lès-Choiseul. D’après l’Atlas Naudin (AD52, 8H73, pl. 5 et 6), Grignoncourt exploitait en 1784-87 quelque 135 ha de terres, confinées entre les murs de l’abbaye, le bois de France et le finage de Fresnoy. Immédiatement à l’ouest, de l’autre côté de la route, commençaient les terres démembrées et attribuées à Génichaux. La planche n°6 figure un plan de la grange, dans son enclos rectangulaire ceint de haies (ill. IVR21_20155200658NUCA). Comme à Fraucourt, Dôme ou aux Gouttes-Basses par exemple, la ferme était constituée de deux ailes parallèles, l’une réservée aux logements (nord), l’autre, plus profonde (sud), abritant granges et étables. Un mur avec portail fermait la cour à l’est tandis qu’à l’ouest, accès principal, avait été érigée une grande porte monumentale, qui constitue aujourd’hui encore le seul vestige notable de la grange moderne, rappelant en plus modeste celle des Gouttes-Basses (ill. IVR21_20155200202NUCA). L’élévation ne comporte qu’un étage au-dessus de la porte charretière, dont l’arc en plein cintre a conservé en guise de clef un relief sculpté figurant les armes de l’abbaye (relief bûché) (ill. IVR21_20155200657NUCA). À noter le dépôt au pied de cette porte de bases de colonnes (XII-XIIIe s.) provenant de l’abbaye. La disposition générale de la ferme n’a pas changé malgré les nombreux bâtiments qui ont été construits tout autour, mais les remaniements et modernisations ont profondément modifié la longère nord dans sa structure et son aspect ainsi que l’aile agricole qui a progressivement fait place à des hangars métalliques. Grignoncourt garde néanmoins une valeur symbolique car sa tour-porche est bien souvent le premier édifice contemporain des derniers moines, que le visiteur découvre à son arrivée sur le site de Morimond.

Genre de cisterciens
Appellations Grignoncourt, Cense de Morimond
Destinations grange monastique, ferme
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Bourbonne-les-Bains
Adresse Commune : Parnoy-en-Bassigny
Lieu-dit : Grignoncourt
Adresse : D 139
Cadastre : 1985 209A2 383

Bien que contiguë à l'abbaye, Grignoncourt (52-com. Parnoy-en-Bassigny, anc. com. de Fresnoy-en-B.) n’est pas la plus ancienne grange de Morimond (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155200635NUCA). Elle est néanmoins mentionnée comme telle dans la bulle d'Alexandre III datée de 1163 (H. Flammarion, Recueil des chartes de l’abbaye de Morimond au XIIe siècle, ARTEM / Brepols, Turnhout, 2014, n°39). Elle procède de donations primitives et surtout de compléments cédés par le seigneur d'Aigremont à la demande des moines et entérinés par l'évêque de Langres, Guillenc d’Aigremont. En 1168, Foulques de Choiseul met fin à ses contestations et abandonne la terre de Grignoncourt (Flammarion, n°53) ; de son côté, Wichard, frère du seigneur de Clefmont, fait de même en 1168 (id., n°55). L’origine de Grignoncourt est à rechercher dans la nécessité dès le milieu du XIIe siècle de gérer l’accroissement des terres au sud de l’abbaye, en relayant Vaudainvilliers qui ne pouvait plus assumer seule l’exploitation du domaine, surtout en rive gauche du Flambart. Le même constat s’applique à la grange de Génichaux, créée pendant la deuxième moitié du XIIIe siècle, pour décharger Grignoncourt des terres accumulées sur le plateau en direction de Colombey-lès-Choiseul. D’après l’Atlas Naudin (AD52, 8H73, pl. 5 et 6), Grignoncourt exploitait en 1784-87 quelque 135 ha de terres, confinées entre les murs de l’abbaye, le bois de France et le finage de Fresnoy. Immédiatement à l’ouest, de l’autre côté de la route, commençaient les terres démembrées et attribuées à Génichaux. La planche n°6 figure un plan de la grange, dans son enclos rectangulaire ceint de haies (ill. IVR21_20155200658NUCA).

Période(s) Principale : 18e siècle

La planche n°6 de l’Atlas Naudin (AD52, 8H73, pl. 5 et 6) figure un plan de la grange, dans son enclos rectangulaire ceint de haies (ill. IVR21_20155200658NUCA). Comme à Fraucourt, Dôme ou aux Gouttes-Basses par exemple, la ferme était constituée de deux ailes parallèles, l’une réservée aux logements (nord), l’autre, plus profonde (sud), abritant granges et étables. Un mur avec portail fermait la cour à l’est tandis qu’à l’ouest, accès principal, avait été érigée une grande porte monumentale, qui constitue aujourd’hui encore le seul vestige notable de la grange moderne, rappelant en plus modeste celle des Gouttes-Basses (ill. IVR21_20155200202NUCA). L’élévation ne comporte qu’un étage au-dessus de la porte charretière, dont l’arc en plein cintre a conservé en guise de clef un relief sculpté figurant les armes de l’abbaye (relief bûché) (ill. IVR21_20155200657NUCA). À noter le dépôt au pied de cette porte de bases de colonnes (XII-XIIIe s.) provenant de l’abbaye. La disposition générale de la ferme n’a pas changé malgré les nombreux bâtiments qui ont été construits tout autour, mais les remaniements et modernisations ont profondément modifié la longère nord dans sa structure et son aspect ainsi que l’aile agricole qui a progressivement fait place à des hangars métalliques. Grignoncourt garde néanmoins une valeur symbolique car sa tour-porche est bien souvent le premier édifice contemporain des derniers moines, que le visiteur découvre à son arrivée sur le site de Morimond.

Murs grès moellon crépi
grès moellon
Toit tuile mécanique, tuile en écaille
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
toit à deux pans croupe
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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