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Haut fourneau, affinerie Bonnor Degrond et Cie, puis forge anglaise, tréfilerie J. Marcellot et Cie, puis usine d'appareils de levage et de manutention S.A.R.L. Huber, entrepôt commercial et centrale hydroélectrique, puis société commerciale Somic, actuellement caserne de pompiers

Dossier IA52070473 inclus dans Généralités réalisé en 1989

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations dite affinerie Bonnor Degrond et Cie, puis tréfilerie J. Marcellot et Cie, puis usine d'appareils de levage et de manutention S.A.R.L. Huber
Destinations forge anglaise, usine d'appareils de levage et de manutention, entrepôt commercial, centrale hydroélectrique, édifice commercial, caserne
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bureau, hangar industriel, logement patronal, logement de contremaître, cité ouvrière, parc, écurie, serre, conciergerie
Dénominations haut fourneau, affinerie, tréfilerie
Aire d'étude et canton Haute-Marne - Eurville-Bienville
Hydrographies Marne bras de la
Adresse Commune : Eurville-Bienville
Adresse : avenue Jacques Marcellot , R.D. 213
Cadastre : 1986 A 239 à 241, 246, 247, 269 à 272, 973, 974, 976, 977, 1179, 1180, 1208, 1209, 1225, 1241, 1244, A3, B1, B 262, 263, 271, 272, 386, 387, 944, 964, 973 à 987, 990 à 995, 1172, 1173, 1178, 1234 à 1262, 1265

Usine métallurgique mentionnée au 13e siècle ; reconstruite en 1656, elle se compose d'un haut fourneau et de trois feux d'affinerie en 1772. Construction d'une forge anglaise vers 1851, d'une tréfilerie vers 1853 et de 4 hauts fourneaux vers 1856. Logement patronal (S) entièrement reconstruit vers 1875 ; logement de domestiques et de jardinier porte la date 1890. La forge appartient à la famille Lespérut pendant tout le 19e siècle et est exploitée par diverses sociétés dont J. Marcellot et Cie à partir de 1887, alors que les hauts fourneaux ont cessé leur activité et que la tréfilerie devient prépondérante. En 1989 (enquête initiale), un entrepôt commercial existe à l'emplacement des hauts fourneaux, une centrale hydroélectrique dans celui de l'ancienne affinerie, et la S.A.R.L. Huber fabrique des appareils de levage et de manutention dans des bâtiments, semble-t-il, plus récents. En 2013 (complément d'enquête), le hangar (E) abrite une caserne de sapeurs-pompiers ; les bureaux (G) ont accueilli la société Somic (commerce de gros de boissons). Explosion d'une chaudière en 1884 qui fait 21 morts et 35 blessés. 1818 : 55 ouvriers internes, 22 minerons, 140 forestiers, 36 voituriers ; 1827 : 52 ouvriers dont 14 pour les hauts fourneaux, 26 pour les affineries dont 16 forgerons, 6 goujats, 2 remplisseurs, 1 marteleur, 1 chauffeur, 10 pour la fenderie dont 1 maître et 9 ouvriers ; 1883 : l'usine occupe 625 hommes, 10 femmes, 40 garçons de moins de 16 ans, 17 filles mineures.

Période(s) Principale : 3e quart 17e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1656, daté par source
1890, porte la date

Site industriel desservi par voie navigable, embranchement ferroviaire. Logement patronal (S) : un étage carré, un étage de comble ; logement de domestiques et de jardinier (U4) : deux étages carrés, un étage de comble. En 2013, le bâtiment de bureaux (F) n'existe plus ; le hangar (E) a été restauré : il est bardé de tôles bac-acier ; l'atelier de fabrication (A), ancienne affinerie, desservie par voie ferrée, apparaît désaffecté et très détérioré. Les bâtiments H-C étaient également desservis par une voie ferroviaire. Les cités ouvrières sont toujours habitées.

Murs pierre
brique creuse
brique
résidu industriel en gros oeuvre
bois
enduit
pierre de taille
moellon
moellon sans chaîne en pierre de taille
pan de fer
pan de bois
Toit tuile mécanique, tuile creuse, tuile plate, ardoise, ciment amiante en couverture, tôle ondulée
Étages 2 étages carrés, étage de comble
Couvrements charpente métallique apparente
charpente en bois apparente
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
toit à longs pans brisés
shed
appentis
lanterneau
demi-croupe
croupe
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
Énergies énergie hydraulique
énergie thermique
énergie électrique
Typologies arc segmentaire, arc plein-cintre, oculus, rectangulaire
États conservations établissement industriel désaffecté, inégal suivant les parties
Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables logement patronal, conciergerie, écurie

Annexes

  • HISTORIQUE

    13e-14e siècles : Présence d'une usine métallurgique à Eurville.

    1656 : Reconstruction de l'usine métallurgique.

    1772 : L'usine est composée d'un haut-fourneau, de trois feux d'affinerie, produit 500 tonnes de fonte et 315 tonnes de fer. Un deuxième haut-fourneau est construit après cette date.

    1780 : Une fenderie est ajoutée à la forge.

    1782 : Une nouvelle forge composée de deux feux d'affinerie est autorisée.

    1818 : L'usine comporte deux hauts-fourneaux, cinq affineries, une fenderie, un martinet, deux bocards, un patouillet ; la production est de 750 tonnes de fonte, 600 tonnes de fer nécessitant 1875 tonnes de minerai lavé, 2250 tonnes de charbon de bois. 55 ouvriers internes sont employés, plus de 22 minerons, 140 forestiers, 36 voituriers.

    1827 : Des fours à puddler sont introduits vers cette date. L'usine occupe alors 52 ouvriers : 14 pour les deux hauts-fourneaux, 26 pour les affineries dont 16 forgerons, 6 goujats, 2 remplisseurs, 1 marteleur, 1 chauffeur, 10 pour la fenderie dont 1 maître et 9 ouvriers.

    1845 : Démolition de la fenderie.

    1851 : Construction de la forge anglaise vers cette date et autorisée en 1850.

    1853 : Construction d'une tréfilerie et d'une tournerie à cette époque.

    1856 : Construction de quatre hauts-fourneaux vers cette date.

    1857 : La forge d'Eurville consiste en quatre hauts-fourneaux avec machines soufflantes et machines à vapeur, deux fours à puddler, deux chaufferies à la houille, un feu de martinet, avec les machines d'étirage et de compression. A la vieille forge existent trois chaufferies à la houille, douze fours à puddler ou à réchauffer, deux fours dormants, une fenderie, deux patouillets avec bocard, machines d'étirage et de compression.

    1858 : 13 maisons sont construites au lieu-dit La Haute Varenne vers cette date et 5 maisons en 1859.

    1866 : Démolition des deux vieux hauts-fourneaux et construction d'une nouvelle forge anglaise, ainsi qu'une nouvelle tréfilerie.

    1868 : Dissolution de la société Bonnor, Degrond et Cie remplacée par Jamin, Bailly et Cie.

    1876 : Création de la société Jamin et Cail.

    1878 : Création de la société Paul Jamin et Cie.

    1880 : Un seul haut-fourneau fonctionne.

    1883 : La forge d'Eurville emploie 625 hommes, 10 femmes, 40 garçons de moins de 16 ans, 17 filles mineures.

    10 novembre 1884 : Explosion d'une chaudière qui tue 21 ouvriers et en blesse 35 autres.

    1887 : Création de la société J. Marcellot et Cie qui exploite une tréfilerie qui laisse la place à une usine de construction métallique après 1972.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Marne : 8 Fi. Eurville. Iconographie.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 8 Fi
  • AD Haute-Marne : 209 M9. Industrie. Statistique industrielle. 1825, 1828, 1834.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 209 M9
  • AD Haute-Marne : 210M 2. Rapports sur la situation industrielle et commerciale du département. 1850-1870 [1880].

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 210M 2
  • AD Haute-Marne : 227M 1. Législation industrielle : travail des enfants. Durée du travail des adultes. Contrats d'apprentissage. Livrets d'ouvriers. Tissage et bobinage. Accidents survenus dans les établissements industriels. Grèves et coalitions. 1848-1883 [1890].

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 227M 1
  • AD Haute-Marne : 269M 1. Statistique industrielle. Renseignements. Correspondance. 1824-1862.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 269M 1
  • AD Haute-Marne : 3P 1609. Eurville. Matrices cadastrales.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 3P 1609
  • AD Haute-Marne : 3P 1610. Eurville. Matrices cadastrales.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 3P 1610
  • AD Haute-Marne : 3P 1611. Eurville. Matrices cadastrales.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 3P 1611
  • AD Haute-Marne : 3P 1612. Eurville. Matrices cadastrales.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 3P 1612
  • AD Haute-Marne : 130S 85. Eurville. Moulins et usines.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 130S 85
Bibliographie
  • BEGUINOT, Pierre. Une grande industrie haut-marnaise disparue : la production de la fonte et du fer. Chaumont, 1979. 293 [263] pages.

    p. 120-123