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Haut fourneau, affinerie, puis scierie, puis garage de réparation automobile, actuellement habitations, gîtes

Dossier IA52070396 inclus dans Généralités réalisé en 1989

Fiche

  • Façade ouest de la salle des machines
    Façade ouest de la salle des machines
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • pièce de séchage
    • salle des machines
    • cheminée d'usine
    • logement patronal
    • logement de contremaître
    • logement d'ouvriers

Dossiers de synthèse

Destinations garage de réparation automobile, maison
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, pièce de séchage, salle des machines, cheminée d'usine, logement patronal, logement de contremaître, logement d'ouvriers
Dénominations haut fourneau, affinerie, scierie
Aire d'étude et canton Haute-Marne - Châteauvillain
Hydrographies Aujon l'
Adresse Commune : Arc-en-Barrois
Adresse : R.D. 259
Cadastre : 1818 D 278 à 281 ; 1980 D 737 à 741

Haut fourneau mentionné début 18e siècle ; Harle propriétaire du haut fourneau et de deux affineries en 1813 ; retour de l'usine dans la famille royale sous la Restauration ; le haut fourneau est en ruine en l'an 9 (1801) et, en 1850, il est en chômage depuis longtemps ; cessation d'activité de la forge en 1857 ; démolition du haut fourneau et de l'affinerie en 1858 ; construction quasi immédiate de la scierie dont le propriétaire est, en 1876 et 1894, le prince de Joinville ; cessation d'activité en 1963. En 1989 (date de l'enquête initiale), le site sert de garage de réparation automobile. En 2013 (complément d'enquête), certains bâtiments sont convertis en gîtes ; deux bâtiments d'habitation ont été construits (ou réhabilités) dans la partie sud-est du site. La cheminée d'usine (I) est trouvée réduite en hauteur, avec seule sa souche en place. Production an 9 : 450 milliers de fer, 1820 : 750 tonnes de fonte et 350 tonnes de fer, pour une consommation de 2250 tonnes de minerai lave et 1610 tonnes de charbon de bois, 1847 : feux de forge à soufflage ordinaire ; 3 machines à vapeur se succèdent depuis la création de la scierie ; la troisième, de 1896, toujours en place en 1989 (cf annexes), a été classée M.H. le 17 février 1994 (PM52000027). 1813 : 14 employés ; vers 1820 : 20 ouvriers internes, 37 minerons, 82 forestiers et 46 charretiers ; 1834 : 20 ouvriers ; 1847 : 8 ouvriers. Existence d'un fonds d'archives privées.

Période(s) Principale : 1er quart 18e siècle , (?)
Principale : 3e quart 19e siècle

Le site se situe au croisement de la R.D. 6 et de la R.D. 259 ; entrée principale sur la R.D. 259. En 2013, hormis la partie réservée à l'ancien garage (atelier de fabrication A), l'ensemble des bâtiments a été restauré. Les quatre hauteurs supérieures de la cheminée-tuyau sont déposées en bordure de R.D. 6, en vis-à-vis du bureau du garage.

Murs pierre
enduit
enduit partiel
moellon
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toit tuile mécanique
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvrements charpente en bois apparente
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
appentis
pignon couvert
Énergies énergie hydraulique
énergie thermique
machine à vapeur à piston
États conservations établissement industriel désaffecté, restauré
Statut de la propriété propriété publique
propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables machine à vapeur

Annexes

  • La machine à vapeur de l'ancienne scierie d'Arc en Barrois. In Historique de l'invention de la machine à vapeur. Syndicat d'initiative d'Arc-en-Barrois, 1982 :

    Caractéristiques principales de la machine

    Date d'installation : 1896.

    Puissance : 80 C.V.

    Diamètre du volant ; 3,5 m.

    Poids du volant ; 3,2 tonnes.

    Course du piston ; 0,70 m.

    Diamètre intérieur du cylindre : 0,475 m.

    Vitesse de rotation ; 30 t. / mn.

    Timbre de la chaudière ; 7 kgs / cm2.

    Date d'arrêt : 1963.

    La machine à vapeur de l'ancienne scierie d'Arc-en-Barrois

    La scierie d'Arc-en-Barrois, située à la jonction des routes conduisant à Giey-sur-Aujon et à Montrot, a été installée en 1858 à l'emplacement de l'ancienne forge, et a fonctionné pendant plus d'un siècle, puisque son activité n'a cessé qu'en 1963.

    D'abord animée par une petite machine à vapeur de 12 C.V., remplacée, en 1878, par une autre de 20 C.V., c'est en 1896 que fût installée la machine actuelle de 80 C.V., qui assura donc le service pendant 67 années.

    Cette machine est un des rares exemplaires aussi anciens et de cette importance qui subsistent dans la région et même en France. Aussi mérite-t-elle qu'on lui consacre quelques instants. Ce sont, d'abord, ses dimensions imposantes qui impressionnent le visiteur : son volant de 3,50 mètres de diamètre et qui pèse plus de 3 tonnes retient particulièrement l'attention, de même que son énorme chaudière de 9 m3, son puissant mécanisme qui étincelle de tous ses cuivres, et sa cheminée en tôle de 24 mètres de hauteur.

    Mais, en y regardant de plus près, le visiteur en distinguera rapidement les principaux organes :

    -le cylindre moteur avec son enveloppe isolante en bois.

    -la bielle, puissante, qui transmet le mouvement alternatif du piston au maneton de la manivelle.

    -le volant aux caractéristiques imposantes rappelées ci-dessus et qui, par l'intermédiaire d'une grande courroie, transmettait son mouvement aux scies.

    -le régulateur à boules dont le rôle est de maintenir constante la vitesse de rotation du volant quel que soit le travail demandé à la machine.

    -l'excentrique qui commande le mécanisme d'admission de la vapeur dans le cylindre et, alternativement, sur chacune des deux faces du piston. -la pompe à huile qui assure le graissage automatique sous pression du tiroir de distribution de vapeur.

    -la pompe à eau dont le mouvement est pris sur le coulisseau qui assure l'alimentation en eau de la chaudière.

    -l'épurateur d'eau dont le rôle est d'éliminer le calcaire que contient l'eau puisée dans le bief, calcaire dont la présence dans la chaudière serait nuisible au rendement et à la bonne conservation de celle-ci.

    Puis, jetant encore un coup d'oeil sur l'énorme volant, le visiteur est intrigué par la présence, apparemment insolite, au côté de celui-là, d'un grand levier qui, par l'intermédiaire d'un encliquetage, permet de faire tourner - très lentement - la machine à la main : il s'agit du dispositif sans lequel il serait impossible de faire démarrer la machine lorsque celle-ci s'est arrêtée malencontreusement à l'un des deux ''points morts''.

    Quittant la salle de la machine proprement dite, le visiteur, en pénétrant dans la chaufferie, distingue à la partie supérieure de la chaudière :

    -le clapet d'alimentation en eau.

    -le dôme de prise de vapeur d'où partent le tuyau d'alimentation de la machine et la tubulure du sifflet, lequel annonce le début et la fin des séances de travail.

    -les deux soupapes de sûreté, munies de gros contrepoids et dont le rôle est d'assurer l'évacuation automatique de la vapeur en cas d'excès de pression à l'intérieur de la chaudière.

    -le niveau d'eau à cadran muni d'un avertisseur à sifflet qui se met en action dès qu'un manque d'eau se manifeste dans la chaudière.

    Puis, en descendant à l'étage au dessous, on se trouve en présence d'une construction parallélépipédique en briques réfractaires dont la baie fait penser à quelque gigantesque four : c'est, en effet, à l'intérieur de cette enceinte que se trouve la chaudière avec son corps principal (4 mètres de longueur et 1,50 mètre de diamètre) traversé par 52 tubes, et ses deux ''bouilleurs'' (5 mètres de longueur et 0,65 mètres de diamètre). Et, cette chaudière est, bien entendu, munie des dispositifs de contrôle indispensables à sa bonne marche :

    -un manomètre qui permet au chauffeur de connaître, à tout instant, la pression de la vapeur à l'intérieur de la chaudière. -un niveau d'eau à tube, complété par 3 robinets de jauge, lesquels, avec le niveau d'eau à cadran visé ci-dessus, constituent trois moyens différents de contrôler le niveau de l'eau dans la chaudière. On retiendra de ce triple moyen de contrôle, l'importance que l'on attache à cette information dont la connaissance exacte est une condition essentielle pour éviter l'explosion de la chaudière.

    Au même étage, le visiteur trouve le bac à sciure disposé au-dessus du foyer et dont le contenu concourt à l'alimentation de celui-ci.

    Enfin, à l'étage inférieur, l'on sera étonné de constater la disproportion qui existe entre la petitesse de l'ouverture du foyer - que l'on s'attendait à voir beaucoup plus spacieuse - et la grande profondeur de celui-ci. Ceci est dû au genre de combustible employé, à savoir, les chutes de sciage qui sont très longues et peu larges.

    Rappelons enfin, que la machine à vapeur actionnait une dynamo qui assurait l'éclairage électrique de l'ensemble des bâtiments de la scierie et de ses annexes, une batterie d'accumulateurs, chargée pendant la marche, assurant la permanence du courant lorsque la machine était à l'arrêt.

    [...].

    Réduite à présent à l'inactivité, parce que devenue non rentable, cette machine [...], [p]ropriété de la ville d'Arc-en-Barrois, a été classée ''monument historique'' par arrêté ministériel du 66 juillet 1977. [...].

  • La machine à vapeur de l'ancienne scierie d'Arc en Barrois. L'Archéologie industrielle en France, n° 8, juillet 1983, p. 26 :

    Cette machine est un des rares exemplaires aussi anciens et de cette importance qui subsistent dans la région et même en France. Aussi présente-t-elle un grand intérêt au point de vue de l'histoire des techniques.

    Installée en 1896, elle assura un service régulier jusqu'en 1953, date de cessation de son activité. Laissée à l'abandon pendant plusieurs années, dans un bâtiment en mauvais état, sa sauvegarde fut entreprise progressivement par l'Office du Tourisme d'Arc-en-Barrois, et elle est classée monument historique par arrêté ministériel du 6 juillet 1977. Le bâtiment étant, pour l'essentiel, à présent restauré grâce au concours du Ministère de le Culture, du Comité Départemental au Tourisme, et de la Ville d'Arc-en-Barrois, la remise en ordre de le machine (nettoyage et graissage) est maintenant en bonne voie et elle peut désormais être présentée aux touristes et techniciens de passage dans la région. Pour agrémenter et augmenter l'intérêt de cette visite, nous prévoyons de présenter cette machine en marche (à l'air comprimé), et de disposer dans la salle des panneaux illustrés traitant de divers aspects de l'histoire des techniques, transformant ainsi cet immeuble en un petit musée d'archéologie industrielle.

    Les caractéristiques principales de cette machine sont les suivantes :

    -Constructeur : ORLY et GRANDEMANGE à Paris.

    -Puissance 80 CV. Diamètre du volant : 3,50 m. Poids du volant : 3,2 tonnes. Diamètre intérieur du cylindre : 475 mm. Course du piston : 700 mm. Vitesse de rotation : 30 tours/mn environ. Pression nominale de la vapeur : 7 bars. Chaudière : constituée par un corps principal muni de 52 tubes et 2 corps auxiliaires ; volume total : 9 m3. Combustible utilisé : bois (chutes de sciage et sciure).

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Marne : P 245. Valeur locative des maisons et usines. 1847.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : P 245
  • AD Haute-Marne : 3P 1004-1005. Matrices cadastrales.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 3P 1004-1005
  • AD Haute-Marne : 130S 9. Arc-en-Barrois. Moulins et usines.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 130S 9
Bibliographie
  • BEGUINOT, Pierre. Une grande industrie haut-marnaise disparue : la production de la fonte et du fer. Chaumont, 1979. 293 [263] pages.

    p. 232-233