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Haut fourneau, affinerie, puis tréfilerie, puis menuiserie Schoeps Bourlier et Cie, actuellement ferme et maison

Dossier IA52070293 inclus dans Généralités réalisé en 1989

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination forge comtoise
Appellations dite menuiserie Schoeps Bourlier et Cie
Destinations forge anglaise, ferme, maison
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, logement de contremaître
Dénominations haut fourneau, affinerie, tréfilerie, usine de menuiserie
Aire d'étude et canton Châteauvillain - Châteauvillain
Hydrographies Aube canal de l'
Adresse Commune : Laferté-sur-Aube
Lieu-dit : la Forge
Adresse : route de Silvarouvres
Cadastre : 1848 C 1754 à 1780 ; 1988 C 1146

En 1664, établissement composé d'un haut fourneau et de deux feux d'affinerie ; depuis la fin du 18e siècle uniquement affinerie. Vers 1840, une tréfilerie s'ajoute à l'affinerie et provoque une extension des bâtiments ; ces derniers sont occupés par une forge anglaise en 1860 et la cessation d'activité métallurgique intervient vers 1890. Menuiserie depuis 1918 ; cessation d'activité vers 1967. Affinerie de type comtois depuis 1813 environ ; en 1850, présence de deux feux d'affinerie au charbon de bois, d'un four à réchauffer à la houille, tirerie, tréfilerie ; forge anglaise (four à puddler ajouté à deux laminoirs) mentionnée vers 1870. 1840 : 38 ouvriers.

Période(s) Principale : 17e siècle , (?)
Principale : 2e quart 19e siècle

Site industriel desservi par voie particulière. En 1989, lors de l'enquête initiale, il est signalé que les bâtiments qui subsistent sont le produit de multiples remaniements. En 2013 (complément d'enquête), le site est trouvé inchangé.

Murs pierre
enduit partiel
moellon
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toit tuile mécanique
Étages 1 étage carré
Couvrements charpente en bois apparente
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
appentis
croupe
Énergies énergie hydraulique
turbine hydraulique
Typologies rectangulaire, arc segmentaire
États conservations établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété de la commune
Éléments remarquables machine de production

Annexes

  • HISTORIQUE

    15e-16e siècles : Il existe un moulin à la place de la forge. Celui-ci sert-il à produire du fer ?

    1624 : François Royer est maître de forges à La Ferté-sur-Aube.

    1664 : La forge est composée d'un haut-fourneau et de deux feux d'affinage.

    1677 : Charles Vezon maître de forges à La Ferté.

    1735 : Claude Mosser, directeur de la forge.

    1759 : Denis Chevalier, directeur de la forge.

    1768 : Louis Chevalier, directeur de la forge.

    1773 : Simon Mony, directeur de la forge.

    Fin 18e siècle : Le propriétaire de la forge est le duc de Penthièvre. Il s'agit d'une affinerie.

    1788 : La forge est alors louée à MM. Quilliard frères.

    17 décembre 1797 : Le procès-verbal d'estimation de la forge lui attribue une valeur en capital de 36 000 livres et un revenu de 1800. La forge comporte ''un corps de bâtiment de 67 pieds sur 33 et 17 de hauteur, construit en pierres et couvert en tuiles, comprenant une halle à charbon fort belle et un hallois où sont installés les hourdons du marteau et les soufflets, puis d'autres bâtiments servant d'habitation, de magasin à fer, d'écurie, de logements de forgerons et de goujards, deux chambres à four étable, vaste cour, jardin, crassiers, bief et sous-bief avec chaussée de chaque côté.

    1798 : Jean Baptiste Delaporte, marchand à Chaumont, bénéficie de l'adjudication de la forge pour le compte de François Abel Nicolas Caroillon-Vandeul pour moitié ; l'autre moitié revient à Claude Quillard, fils aîné de Claude Bernard Quillard, maître de forges à Châteauvillain (appelé alors Ville sur Acajon). Puis Caroillon de Vendeul devient seul propriétaire. Il transmet la forge à Denis Simon Caroillon de Vendeul, député. Celui-ci la laisse ensuite au maréchal de France Marmont, duc de Raguse.

    1810 : La forge est en chômage jusqu'en 1818.

    1813 : La forge est composée d'un feu d'affinage auquel on s'apprête à ajouter un martinet : elle deviendra donc une forge comtoise.

    1828 : Claude Trucky, maître de forges à Rochefort en Côte-d'Or acquiert la forge. Elle produit alors 200 tonnes de fer par an.

    1834 : La forge est cédée à César Quilliard.

    1840 : La forge occupe alors 38 ouvriers. Elle consiste en une forge comtoise et produit du fil de fer.

    6 mai 1850 : César Quilliard est autorisé à maintenir son usine qui se compose de : ''deux feux d'affinerie au charbon de bois, un four à recuire à flamme perdue, un four à réchauffer alimenté à la houille, un train de cylindres de tirerie, une tréfilerie de 22 bobines et lières, les machines soufflantes et de compression nécessaires à la fabrication du feu''. César Quilliard, lors de sa demande du 27 mai 1843, précise qu'il fabrique 3 à 4000 quintaux de fer de tous échantillons, en consommant 1700 et 2300 mètres cubes de charbon végétal et 1200 à 1600 quintaux de houille. Le plan de 1843 marque un agrandissement sensible de l'espace bâti par rapport au plan de 1831.

    1860 : La forge se compose de deux trains de laminoir, une tréfilerie et un marteau.

    1863 : Pierre Malnory devient maître de forge à La Ferté-sur-Aube.

    Mai 1867 : La forge connaît une faillite.

    1870 : Aux alentours de cette date, la forge comprend deux fours à puddler, un four à réchauffer, un marteau-pilon, deux laminoirs. ''Une machine à vapeur assure concurremment avec la grosse roue hydraulique, la production de la force motrice'' écrit Béguinot...

    1887 : Décès de Pierre Malnory. Sa veuve fabrique des limes.

    1895 : Vente à M. Potot, meunier à La Ferté-sur-Aube.

    1918 : Achat de la forge par Victor Thevenard, menuisier à La Ferté-sur-Aube.

    1967 : M. Herlequin utilise les bâtiments pour une exploitation agricole.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Marne. Annuaire de la Haute-Marne. 1859-1860.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes
  • AD Haute-Marne : L 361. Etat des fabriques et manufactures existant dans le département. An III-An VII [An V].

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : L 361
  • AD Haute-Marne : 210M 2. Rapports sur la situation industrielle et commerciale du département. 1850-1870 [1880].

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 210M 2
  • AD Haute-Marne : 130S 113. La Ferté-sur-Aube. Moulins et usines.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 130S 113
Bibliographie
  • BEGUINOT, Pierre. Une grande industrie haut-marnaise disparue : la production de la fonte et du fer. Chaumont, 1979. 293 [263] pages.

    p. 230-232
  • HERLEQUIN, Romain. La Ferté-sur-Aube, dix siècles d'histoire. La Ferté-sur-Aube, 1976. 238 pages.