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La Borde, ancienne grange de Clairvaux

Dossier IA10001326 réalisé en 2015

Fiche

Grange de seconde génération comme Cornay ou Morins, la Borde —aussi nommée Borde-Han (10- com. Bayel)— a son origine dans un ensemble de donations aux territoires de Bayel et de l’ancien village de Perrecin, apparues dans le courant de la deuxième moitié du XIIe siècle (1163-79). Située dans la vallée de l’Aube, en aval de Clairvaux à environ 5 km, elle a sans doute contribué avec Outre-Aube à la disparition de ce dernier (cf. carte du temporel ill. IVR21_20151000530NUCA). La Borde a été une grange polyvalente, entre prairies de bord de rivière, terres labourables des premières pentes et forêt du plateau, qui lui a valu la présence d’un forestier comme à Beaumont (ill. IVR21_20151000352NUCA). Une tuilerie, signalée en 1389, y a fonctionné jusqu’en 1768, date de la cessation de son activité. La microtoponymie relevée sur la planche cadastrale de 1836 en exprime encore toute la diversité : La Grand Pré, le Champ de la Tuilerie, le Champ de la Bergerie, la Vignotte et le Pré de la Vigne, le Champ de Han qui rappelle son nom primitif. Les comptes de 1680 précisent qu’un convers l’administrait alors. Elle rapportait 1400 £ en 1768, valeur la plus importante du temporel hors sites métallurgiques. Si la chapelle n’a pas laissé de traces, les principaux bâtiments en revanche ont été conservés dans leur état et leur configuration modernes. Au nord, l’ancien logis montre une disposition en carré, en dépit de la destruction d’une partie des ailes nord-ouest et nord-est (ill. IVR21_20151000359NUCA). Mais, comme à Beaumont ou Cornay, le bâtiment majeur n’est autre que la grange stricto sensu, qui remonterait au XVIe siècle d’après divers éléments subsistants (Vilain, 1998). Celle-ci, bâtie très en longueur (68 x 22 m), comprend 3 vaisseaux charpentés pour 15 travées, totalisant une surface de 1500 m2 (ill. IVR21_20151000355NUCA). Une autre grange, ne figurant pas au cadastre de 1836, lui a été adjointe au XIXe siècle à proximité du logis, peut-être en remplacement d’un vaste bâtiment détruit, qui était situé encore plus au sud, de l’autre côté du chemin, et qui présentait une superficie un peu inférieure.

Genre de cisterciens
Appellations La Borde, Laborde, La Borde-Han
Destinations grange monastique, ferme
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Bar-sur-Aube
Adresse Commune : Bayel
Lieu-dit : Ferme de Laborde
Cadastre : 2016 AE 22 et 39

Grange de seconde génération comme Cornay ou Morins, la Borde —aussi nommée Borde-Han (10- com. Bayel)— a son origine dans un ensemble de donations aux territoires de Bayel et de l’ancien village de Perrecin, apparues dans le courant de la deuxième moitié du XIIe siècle (1163-79). Située dans la vallée de l’Aube, en aval de Clairvaux à environ 5 km, elle a sans doute contribué avec Outre-Aube à la disparition de ce dernier (cf. carte du temporel ill. IVR21_20151000530NUCA). La Borde a été une grange polyvalente, entre prairies de bord de rivière, terres labourables des premières pentes et forêt du plateau, qui lui a valu la présence d’un forestier comme à Beaumont (ill. IVR21_20151000352NUCA). Une tuilerie, signalée en 1389, y a fonctionné jusqu’en 1768, date de la cessation de son activité. La microtoponymie relevée sur la planche cadastrale de 1836 en exprime encore toute la diversité : La Grand Pré, le Champ de la Tuilerie, le Champ de la Bergerie, la Vignotte et le Pré de la Vigne, le Champ de Han qui rappelle son nom primitif. Les comptes de 1680 précisent qu’un convers l’administrait alors. Elle rapportait 1400 £ en 1768, valeur la plus importante du temporel hors sites métallurgiques.

Période(s) Principale : 16e siècle, 19e siècle , (?)

Si la chapelle n’a pas laissé de traces, les principaux bâtiments en revanche ont été conservés dans leur état et leur configuration modernes. Au nord, l’ancien logis montre une disposition en carré, en dépit de la destruction d’une partie des ailes nord-ouest et nord-est (ill. IVR21_20151000359NUCA). Mais, comme à Beaumont ou Cornay, le bâtiment majeur n’est autre que la grange stricto sensu, qui remonterait au XVIe siècle d’après divers éléments subsistants (Vilain, 1998). Celle-ci, bâtie très en longueur (68 x 22 m), comprend 3 vaisseaux charpentés pour 15 travées, totalisant une surface de 1500 m2 (ill. IVR21_20151000355NUCA). Une autre grange, ne figurant pas au cadastre de 1836, lui a été adjointe au XIXe siècle à proximité du logis, peut-être en remplacement d’un vaste bâtiment détruit, qui était situé encore plus au sud, de l’autre côté du chemin, et qui présentait une superficie un peu inférieure.

Murs calcaire moellon enduit partiel
Toit tuile creuse, tuile plate, tuile mécanique
Plans plan rectangulaire régulier, plan carré régulier
Couvertures toit à longs pans demi-croupe
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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