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La Peute-Fosse, ancienne ferme de Clairvaux

Dossier IA52001057 réalisé en 2015

Fiche

Un peu excentrée à l’est sur le plateau chaumontais (cf. carte du temporel ill. IVR21_20151000530NUCA), Peute-Fosse (52- com. Euffigneix) est l’avant-dernière acquisition de Clairvaux, entrée au temporel en 1659 (ill. IVR21_20155200076NUCA). L’abbaye possédait déjà la seigneurie d’Euffigneix qui comptait sur son territoire d’autres biens ecclésiastiques tels que la grange prémontrée de Bonlieu (auj. détruite) relevant de Septfontaines, qui présentait aussi à la cure. De même, la Peute-Fosse jouxtait les possessions de la commanderie de Bonnevaux (ancienne commanderie de templiers, puis d’Hospitaliers, 52- com. Jonchery). La densité du réseau monastique local explique sans doute pour partie l’implantation tardive de Clairvaux. Outre la ferme et ses terres, l’achat comprenait un moulin, le cours d’eau et un étang, totalisant 8000 £. Le lieu ne fut pas tant convoité pour ses aptitudes agraires que pour son sous-sol car, comme son nom l’indique, le minerai de fer y était connu et extrait. L’abbaye y aurait établi un temps une usine mais l’activité principale de la Peute-Fosse fut d’alimenter en minerai le fourneau des Dhuits. Le gisement était donc équipé d’un centre de traitement consistant à laver le minerai après concassage. Le site compta jusqu’à 11 lavoirs, dont un mécanisé. Plusieurs d’entre eux sont représentés le long du ruisseau sur des plans non datés, sauf un de 1769 (AD10, 3 H 2493) (ill. IVR21_20155200759NUCA). La configuration est la même qu’à Longuay qui exploitait le même minerai oxfordien plus au sud à la fontaine de Progney, dépendant de sa grange de la Lucine (52-, anc. com. de Montribourg, auj. com. Châteauvillain). La ferme de la Peute-Fosse fut vendue le 31 mars 1791 pour 25000 £ ; l’activité métallurgique s’y est maintenue jusqu’au milieu du XIXe siècle pour péricliter rapidement ensuite sous les effets de la révolution industrielle. On ne sait ce qu’il advint de la ferme ancienne. Actuellement, on y voit encore le corps de bâtiments en équerre d’une exploitation modeste aux toits dissymétriques, abritant logement, étables et grange, le tout apparemment du XIXe siècle.

Genre de cisterciens
Appellations La Peute-Fosse
Destinations ferme
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Chaumont nord
Adresse Commune : Euffigneix
Lieu-dit : La Peute-Fosse Sud
Cadastre : 2016 ZD 108

Un peu excentrée à l’est sur le plateau chaumontais (cf. carte du temporel ill. IVR21_20151000530NUCA), Peute-Fosse (52- com. Euffigneix) est l’avant-dernière acquisition de Clairvaux, entrée au temporel en 1659 (ill. IVR21_20155200076NUCA). L’abbaye possédait déjà la seigneurie d’Euffigneix qui comptait sur son territoire d’autres biens ecclésiastiques tels que la grange prémontrée de Bonlieu (auj. détruite) relevant de Septfontaines, qui présentait aussi à la cure. De même, la Peute-Fosse jouxtait les possessions de la commanderie de Bonnevaux (ancienne commanderie de templiers, puis d’Hospitaliers, 52- com. Jonchery). La densité du réseau monastique local explique sans doute pour partie l’implantation tardive de Clairvaux. Outre la ferme et ses terres, l’achat comprenait un moulin, le cours d’eau et un étang, totalisant 8000 £. Le lieu ne fut pas tant convoité pour ses aptitudes agraires que pour son sous-sol car, comme son nom l’indique, le minerai de fer y était connu et extrait. L’abbaye y aurait établi un temps une usine mais l’activité principale de la Peute-Fosse fut d’alimenter en minerai le fourneau des Dhuits. Le gisement était donc équipé d’un centre de traitement consistant à laver le minerai après concassage. Le site compta jusqu’à 11 lavoirs, dont un mécanisé. Plusieurs d’entre eux sont représentés le long du ruisseau sur des plans non datés, sauf un de 1769 (AD10, 3 H 2493) (ill. IVR21_20155200759NUCA). La configuration est la même qu’à Longuay qui exploitait le même minerai oxfordien plus au sud à la fontaine de Progney, dépendant de sa grange de la Lucine (52-, anc. com. de Montribourg, auj. com. Châteauvillain). La ferme de la Peute-Fosse fut vendue le 31 mars 1791 pour 25000 £ ; l’activité métallurgique s’y est maintenue jusqu’au milieu du XIXe siècle pour péricliter rapidement ensuite sous les effets de la révolution industrielle. On ne sait ce qu’il advint de la ferme ancienne.

Période(s) Principale : 19e siècle , (?)

Actuellement, on voit encore à la Peute-Fosse le corps de bâtiments en équerre d’une exploitation modeste aux toits dissymétriques, abritant logement, étables et grange, le tout apparemment du XIXe siècle.

Murs calcaire moellon enduit partiel
Toit tuile mécanique
Plans plan régulier en L
Étages en rez-de-chaussée, étage de comble
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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