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La Tuilerie, ancienne tuilerie de Morimond

Dossier IA52001022 réalisé en 2015

Fiche

Bien qu’en l’absence de textes explicites, l’importance d’une tuilerie dans la construction pour les toitures (tuiles) et les sols (carreaux de pavement) était telle qu’on peut présumer de son existence dès les tout premiers temps d’une abbaye. Les zones d'extraction ne sont pas connues précisément mais le substratum local s’est naturellement prêté à cette activité. En raison d’affleurements exploitables sur son territoire, c’est à Vaudainvilliers (52-com. Breuvannes-en-Bassigny, anc. com. Colombey-lès-Choiseul) qu’un tel établissement artisanal s’est développé et cela d’autant qu’il s’agit de la plus ancienne grange, contiguë à Morimond (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155200635NUCA). Les dernières argiles triasiques (rhétien sommital) sont en effet disponibles sur tout le pourtour de la clairière culturale de la grange, qui épouse ainsi de manière saisissante le contexte lithologique, préférant logiquement pour ses terres la dalle calcaire sinémurienne au grès infraliasique, laissé à la forêt. La tuilerie de Vaudainvilliers semble avoir occupé 4 emplacements successifs sur ce site, le dernier en date, soit celui de la ferme actuelle, remontant au moins au milieu du XVIIIe siècle. Les baux modernes imposaient au tuilier de fournir jusqu’à 70 000 tuiles par an (H. Flammarion, B. Rouzeau et G. Viard, Morimond quatrième fille de Cîteaux, Langres, 2010, p. 23-24). À cette époque, la Thuilerie comprenait 49 journaux de terres, deux bâtiments, le fourneau et sa halle de séchage des tuiles (J. Salmon, ”Morimond et ses granges”, BSHAL, XV, n° spécial, 1969, p. 122). Ce sont vraisemblablement les bâtiments qui ont été représentés dans la planche n°2 de l’Atlas Naudin (AD52, 8H73) : s’il est difficile de les distinguer à leur seul volume, tout au moins le four se singularise-t-il par sa petite taille et sa forme carrée (ill. IVR21_20155200664NUCA). En prenant appui sur le cadastre de Colombey-lès-Choiseul (AD52, 3P2/140-2, section B), il possible d’attribuer au bâtiment nord, immédiatement contigu au four (centre), la fonction de halle de séchage, qui d’ailleurs n’existe plus aujourd’hui, structure légère oblige. Comme c’est encore le cas actuellement, le bâtiment ouest, face à l’entrée, était celui du logement et ses annexes, qui ont conservé des éléments architecturaux du XVIIIe siècle, tels que les linteaux délardés voire le portail en pierre de taille avec entablement. Le bâtiment sud en revanche a été construit plus tard (XIXe s.), sans doute pour répondre à la mutation de la tuilerie en ferme, en lui adjoignant grange et étables (ill. IVR21_20155200375NUCA).

Genre de cisterciens
Appellations La Thuillerie, La Tuilerie de Vaudainvilliers
Destinations tuilerie, ferme
Parties constituantes non étudiées tuilerie
Dénominations tuilerie
Aire d'étude et canton Clefmont
Adresse Commune : Breuvannes-en-Bassigny
Lieu-dit : La Tuilerie
Adresse : D 139B
Cadastre : 1985 139ZL 9,26,37 ancienne commune de Colombey-lès-Choiseul

Bien qu’en l’absence de textes explicites, l’importance d’une tuilerie dans la construction pour les toitures (tuiles) et les sols (carreaux de pavement) était telle qu’on peut présumer de son existence dès les tout premiers temps d’une abbaye. Les zones d'extraction ne sont pas connues précisément mais le substratum local s’est naturellement prêté à cette activité. En raison d’affleurements exploitables sur son territoire, c’est à Vaudainvilliers (52-com. Breuvannes-en-Bassigny, anc. com. Colombey-lès-Choiseul) qu’un tel établissement artisanal s’est développé et cela d’autant qu’il s’agit de la plus ancienne grange, contiguë à Morimond (cf. carte du temporel ill. IVR21_20155200635NUCA). Les dernières argiles triasiques (rhétien sommital) sont en effet disponibles sur tout le pourtour de la clairière culturale de la grange, qui épouse ainsi de manière saisissante le contexte lithologique, préférant logiquement pour ses terres la dalle calcaire sinémurienne au grès infraliasique, laissé à la forêt. La tuilerie de Vaudainvilliers semble avoir occupé 4 emplacements successifs sur ce site, le dernier en date, soit celui de la ferme actuelle, remontant au moins au milieu du XVIIIe siècle. Les baux modernes imposaient au tuilier de fournir jusqu’à 70 000 tuiles par an (H. Flammarion, B. Rouzeau et G. Viard, Morimond quatrième fille de Cîteaux, Langres, 2010, p. 23-24). À cette époque, la Thuilerie comprenait 49 journaux de terres, deux bâtiments, le fourneau et sa halle de séchage des tuiles (J. Salmon, ”Morimond et ses granges”, BSHAL, XV, n° spécial, 1969, p. 122). À partir du XIXe siècle, la tuilerie a été transformée en ferme (ill. IVR21_20155200375NUCA).

Période(s) Principale : 19e siècle , (?)

Au XVIIIe siècle, la Thuilerie était composée de deux bâtiments, le fourneau et sa halle de séchage des tuiles (J. Salmon, ”Morimond et ses granges”, BSHAL, XV, n° spécial, 1969, p. 122). Ce sont vraisemblablement les bâtiments qui ont été représentés dans la planche n°2 de l’Atlas Naudin (AD52, 8H73) : s’il est difficile de les distinguer à leur seul volume, tout au moins le four se singularise-t-il par sa petite taille et sa forme carrée (ill. IVR21_20155200664NUCA). En prenant appui sur le cadastre de Colombey-lès-Choiseul (AD52, 3P2/140-2, section B), il possible d’attribuer au bâtiment nord, immédiatement contigu au four (centre), la fonction de halle de séchage, qui d’ailleurs n’existe plus aujourd’hui, structure légère oblige. Comme c’est encore le cas actuellement, le bâtiment ouest, face à l’entrée, était celui du logement et ses annexes, qui ont conservé des éléments architecturaux du XVIIIe siècle, tels que les linteaux délardés voire le portail en pierre de taille avec entablement. Le bâtiment sud en revanche a été construit plus tard (XIXe s.), sans doute pour répondre à la mutation de la tuilerie en ferme, en lui adjoignant grange et étables (ill. IVR21_20155200375NUCA).

Murs grès moellon crépi
Toit tuile mécanique
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
toit à longs pans pignon couvert
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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