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Les centrales électriques et hydroélectriques de l'Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)

Dossier IA08001433 réalisé en 2009
Aires d'études Ardennes
Dénominations centrale électrique, centrale hydroélectrique

Les centrales électriques ont été trouvées au nombre de 17 dans le département ; 11 d'entre elles sont des centrales hydroélectriques. 10 sites sur les 17 ont été retenus pour étude : 2 centrales et 8 centrales hydroélectriques. Contrairement aux moulins auxquels ces dernières s'apparentent et qui sont majoritairement associés à des cours d'eau secondaires, les centrales hydroélectriques sont essentiellement situées sur les deux rivières du département : sur la Meuse (5 cas) et sur l'Aisne (2 cas) ; une turbine hydraulique nécessitant un minimum de force motrice et un débit suffisamment constant pour être rentable. Pour ces mêmes raisons, les secteurs traditionnels de la meunerie dans les Ardennes ne comportent presque pas de centrale hydroélectrique (Crêtes, Thiérache, Argonne, Champagne crayeuse). Par définition ce secteur de production est récent. Il semble que la première centrale - centrale hydroélectrique - qui ait été installée dans les Ardennes soit celle qui fut associée au moulin Simon de Vouziers (actuelle centrale Briffoteaux), ceci dans les années 1880 ; à la fin du 19e siècle elle alimentait en courant une partie de cette ville. La première centrale électrique trouvée dans un contexte industriel est celle de l'usine la Macérienne à Mézières (1894), qui fut complétée dès 1898 par une centrale hydroélectrique autonome profitant des eaux de la Meuse, la centrale Mazarin. Les autres mentions datent du 20e siècle, et se répartissent selon deux périodes d'installation. Avant la Première Guerre mondiale, essentiellement pendant les toutes premières années du siècle (Fumay en 1902, Rimogne en 1905, Rethel en 1905-1907, Donchery en 1912). Et dans les années 1920-début 1930 (Glaire en 1922, Brognon après 1926, Le Châtelet-sur-Sormonne et Revin en 1932, Senuc et Villers-Semeuse vers les mêmes époques). Les premières implantations majoritairement ont été établies pour alimenter un centre industriel proche : Le Châtelet ou Rimogne pour une carrière ou ardoisière ; Donchery, Glaire ou Vireux-Molhain des forges ; Fumay, Rethel ou Mézières une usine. Contrairement aux usines qu'elles alimentaient, la plupart de ces centrales sont toujours en activité et conservent leurs turbines anciennes.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle

Il faut distinguer les centrales installées sur d'anciens moulins, cas minoritaire (Autry, Rouvroy-sur-Audry), qui par effet ont l'apparence d'un moulin à blé plus ou moins adapté à l'installation de turbines et/ou de transformateurs. Et les centrales conçues comme telles, qui adoptent toutes une même forme générale, celui d'une halle en rez-de-chaussée ouverte de larges fenêtres, de plan oblong pour les centrales hydroélectrique et plus ramassé pour les centrales électriques ; forme déclinée selon différents modes constructifs : la brique, le moellon calcaire ou en schiste dans le nord, le pan de fer ou de béton pour les exemples les plus récents ; et enfin la pierre de taille (cas exceptionnel) pour la centrale Mazarin de Mézières. Les deux centrales de Mézières ont été les premiers ouvrages industriels ardennais à incorporer le béton armé (pour les toits terrasse). La centrale Mazarin est remarquable pour la qualité de sa construction et de son décor (chaînages d'angles à bossages et portail ornementé). Celle de Glaire est à signaler pour ses dimensions.

Décompte des œuvres repérées 7
étudiées 10

Annexes

  • Ressources documentaires des centrales électriques et hydroélectriques de l'Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)

    Brognon, Moulin Véron, puis centrale hydroélectrique (?) : AD Ardennes, 7S 198 : moulin Véron sur le ruisseau du Gland ; demande de Gerzat, industriel, pour rétablir une usine hydraulique, 1926-1930. Rien trouvé. Site inaccessible en voiture.

    Senuc, Moulin, centrale électrique (?) : Visible sur carte routière et chorographique, 1886-1907 (AD Ardennes 1Fi 303-3) : ? Ou bien trouvé sur place ? Assez petit bâtiment des années 1930 ? A côté barrage. Hors enquête.

    Vaux-Villaine, route d'Aubigny, Moulin de Linée, actuellement maison et centrale hydroélectrique : Moulin produisant de l'électricité. Reconverti. Il reste le bâtiment principal (grosse maison sur trois étages), et la roue horizontale qui jouxte le moulin sous un appentis. On peut encore y percevoir l'ancienne activité.

    Villers-Semeuse, Grand Pâquis, Centrale électrique : Bâtiments des années 1930. Bâtiments en brique sur une structure en béton armé.

    Villers-Semeuse, rue Jean-Baptiste-Clément, Ancienne centrale électrique : Présente sur une carte de 1973 et rasée depuis. Subsiste un pavillon de gardien (?) et un petit hangar en parpaing.

    Villers-Semeuse, rue Jean-Baptiste-Clément, Centrale électrique : Repérage sur vue aérienne IGN. Gérée par RTE, gestionnaire du Réseau de Transport d’Électricité. Bâtiments des années 1950 ou 1960.

    Vireux-Molhain, Grande Becnée, Ancienne centrale hydroélectrique : Repérage sur vue aérienne IGN. Alimentait les Forges de Vireux.