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Les fenderies de l'Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)

Dossier IA08001445 réalisé en 2009

Fiche

Aires d'études Ardennes
Dénominations fenderie

Seuls deux sites ont été identifiés comme étant uniquement des fenderies ; ceci pour la raison que cette activité intégrait souvent des bâtiments d'autres domaines, affinerie ou laminoir (à la Nouvelle Fenderie à Vrigne-aux-Bois par exemple) au sein d'usines métallurgiques plus généralistes. L'activité de fenderie était essentielle pour les industries de transformation et notamment pour les cloutiers. La plus ancienne fenderie est mentionnée en 1581 à Linchamps (Hautes-Rivières). Et la plus ancienne conservée est celle d'Haraucourt ; elle date de la fin du 18e siècle, et est située deux cents mètres en aval d'une forge. Elle préparait les fers pour les ateliers de bouclerie de la vallée et de ferronnerie du Sedanais. Le troisième site avait été élevé à Carignan en 1825 par François Devillez-Bodson pour compléter ses usines de Pure et Osnes ; il n'a pas laissé de trace. Cette activité n'est plus guère pratiquée à l'heure actuelle, si ce n'est à l'usine Ardennes-Refendage de Margut.

Période(s) Principale : 19e siècle

Le seul bâtiment subsistant de la fenderie d'Haraucourt est de plan rectangulaire, il est construit en moellon (très remanié au 20e siècle).

Décompte des œuvres repérées 2
étudiées 1

Annexes

  • Ressources documentaires des fenderies de l'Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)

    Carignan, La Fenderie, Fenderie : Établissement construit vers 1825 par François Devillez-Bodson pour compléter ses usines de Pure et Osnes. Lors de la vente en 1832 à la banque Seillière, pour la somme de 47 000 francs, la fenderie comporte alors deux roues hydrauliques qui actionnent trois équipages de cylindres. On trouve également un four à chauffer et un four à décaper. En 1838, Eugène Schneider, gérant des usines pour Seillière, demande le maintien de la fenderie de Carignan. Elle ne possède alors qu'une seule roue hydraulique de 7 m de diamètre et 3 m de largeur. Comme les autres usines de la vallée, elle passe ensuite à la société Boutmy puis à De Wendel. Aujourd'hui il ne reste rien de l'usine elle-même. Seul un petit bâtiment d'habitation, proche du bassin de retenue, signale encore le site. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 54. Document d'archives : AN. Série F14 : 4291 dossier n° 37 : fenderie de Seillière - 1838.