Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Les fonderies de cuivre de l'Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)

Dossier IA08001450 réalisé en 2009
Aires d'études Ardennes
Dénominations fonderie

Spécialité de l'Angleterre et de la Belgique, la fabrication du cuivre est quasi absente du territoire français jusqu'à la fin du 18e siècle. En 1787, Antoine-Laurent Jacquier de Rosée, capitaine d'industrie wallon né à Chalons-en-Champagne et propriétaire d'une cuivrerie à Anthée près de Dinant, implante une usine de cuivre dans la vallée de la Houille à Landrichamps afin de contourner les tarifs douaniers. La construction de l'usine avait été placée sous la direction de Jean-Jacques Maus, émigré en Angleterre pendant vingt ans et qui en avait rapporté des plans de construction de machines à travailler le cuivre. On y produisait principalement de la planche de doublage en cuivre pour les coques de bateaux mais aussi des chaudrons et du fil de laiton. Cette usine sera l'une des premières en France à travailler cette matière. La vallée de la Houille jusqu'à Givet va faire du travail du cuivre sa spécialité. Par la suite d'autres établissements vont voir le jour alentour notamment à l'initiative de Givetois comme Gédéon de Contamine qui fit construire en 1806 la Manufacture de cuivre de Fromelennes. Cette petite usine subsiste toujours, très peu modifiée. Avec les frères Edouard et Félix Estivant la fabrication de produits manufacturés en cuivre va prendre une autre dimension. Ces deux frères issus d'une dynastie givetoise de tanneurs et producteurs de colle vont acquérir toutes les manufactures de cuivre de la vallée de la Houille et de Givet. La production dans la vallée de la Houille est aujourd'hui uniquement assurée par l'usine KME de Fromelennes issue de l'une de ces petites unités et héritière de cette longue histoire. Elle produit toujours des tubes de cuivre par le moyen d'un mode de fabrication sans soudure, inventé sur ce même lieu par les frères Estivant. Ces trois usines constituent les uniques témoins de cette activité dans le département. Il existait aussi quelques fonderies de cuivre notamment à Rancennes, Givet et Fromelennes et plus loin à Charleville à la fin du 19e siècle ou à Vrigne-aux-Bois jusque dans les années 1950.

Période(s) Principale : 19e siècle

Aujourd'hui amputée de plusieurs bâtiment, la Manufacture de Landrichamps, construite en schiste, et son système hydraulique demeurent néanmoins des témoins évocateurs. La Manufacture de Fromelenneses comporte trois bâtiments de production en schiste encadrés par deux pavilllons adossés à ce qui constituait un bassin de retenue elliptique aujourd'hui asséché. L'usine KME de Fromelennes montre d'imposants bâtiments de 650 m de long qui Cette usine mêle des bâtiments en brique à fenêtres à arc en plein cintre des années 1880-1890 et des agrandissements à structure métallique construits jusque dans les années 1980.

Décompte des œuvres repérées 8
étudiées 4

Annexes

  • Ressources documentaires des fonderies de cuivre de l'Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)

    Charleville-Mézières, rue Saint-Auguste, Fonderie de cuivre : Arch. Nat., F12 4483, Situation industrielle, 3e trim 1883 : fonderies de cuivre ; Charleville, 2, 29 ouv., bon état. Basias 5217 : donne adresse, mentionnée en 1858. Non localisée.

    Fromelennes, Croix de Ripelle, Fonderie de cuivre Estivant frères : Fonderie de laiton Saillart en 10/04/1820 ; fonderie de cuivre Estivant frères SA à partir de 1865 ; apparemment stoppée entre les deux guerres (Basias CHA 0800147). Remplacée par un terrain de football et un lotissement. Non retenu : ne reste rien.

    Rancennes, Fonderie Rosée, Fonderie de cuivre, puis usine de colles, actuellement château : Arch. Nat., F12 4483, Situation industrielle, 3e trim 1883 : fabriques de colle forte : Rancennes, 1, 16 ouv., bonne. Ancienne fonderie de cuivre d'Aviette transformée en usine de colle puis reconstruite en château. Subsiste le château d'Aviette. Non industriel.

    Vrigne-aux-Bois, R.D. 334, rue Danton, Fonderie de cuivre Bunoust : Fonderie de cuivre qui a fonctionné jusque dans les années 1950 ou 1960. Non retenu : ne reste rien. Emplacement accolé à l'actuel stade de football.