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Les fonderies de l'Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)

Dossier IA08001448 réalisé en 2009

Fiche

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Aires d'études Ardennes
Dénominations fonderie

Une centaine de fonderies de fer, de fonte et d'acier ont été repérées dans le département. Il s'agit donc de la première activité de la branche métallurgique ardennaise. Leur répartition géographique est marquante : outre quelques foyers dans le Sedanais (Vrigne-aux-Bois, Vivier-au-Court, Haraucourt, Margut), sur le plateau de Rocroi (Rocroi, Bourg-Fidèle et Les Mazures), l'essentiel des établissements se situe dans la vallée de la Meuse entre Charleville-Mézières et Fumay (Laifour, Fumay, Revin, Deville, Monthermé, Nouzonville, Neufmanil et Charleville). Ce fait s'explique en grande partie par la présence du chemin de fer et par le recalibrage de la Meuse qui ont permis de les approvisonner en matière première venant de Belgique, Luxembourg (fonte) et Lorraine (Houille). Le point de départ de leur essor est la diffusion de la seconde fusion grâce au cubilot au milieu du 19e siècle. De 30 en 1850 leur nombre passe à 70 en 1867 puis à 130 vers 1900. L'une des premières usines à l'intégrer est celle de Laval-Dieu à Monthermé. Entre 1866 et 1880 le nombre des fonderies passe de 15 à 63. La plupart fondent la fonte notamment pour fabriquer des appareils de chauffage et de cuisine, qui constituent une des productions emblématiques du département. Les établissements Deville à Charleville, Faure et Arthur-Martin à Revin étaient les fers de lance de cette activité. A l'ombre de ces géants où s'activaient plusieurs centaines de personnes, des usines plus modestes travaillaient pour différents secteurs. Ainsi à Deville, la fonderie Lacroix coulait la fonte et le bronze pour l'automobile, Collignon l'acier pour des cylindres de moteur, Gustin des pièces pour l'automobile et les machines agricoles. D'autres travaillaient pour le chemin de fer. L'une des dernières a avoir été construite de toute pièce est la fonderie d'acier pour le secteur automobile des Aciéries de Charleville, élevée en 1948. De nombreux sites ont été rasés, d'autres sont en friche mais présentent encore des vestiges remarquables comme l'usine Thomé-Cromback à Nouzonville construit en 1930 par l'architecte Chansoux sur des plans ramenés de Philadelphie. Quelques fonderies sont encore en activité comme La Persévérance ou Béroudiaux à Revin. D'autres sont récentes comme Invicta à Vivier-au-Court-Donchery, qui a repris la tradition de la fabrication du matériel de chauffage.

Période(s) Principale : 19e siècle

La surface des usines des établissements Deville à Charleville, Faure et Arthur-Martin à Revin se comptait en hectares. Les bâtiments en brique construits par Arthur-Martin (1929) présentent une succession de toits à longs pans à charpente apparente à l'arrière de bureaux qui accueillaient aussi l'imprimerie de la firme. La dernière construction subsistante de l'usine Faure, l'émaillerie (1934), a été réalisée entièrement en béton armé, avec voûte Caquot. Les bâtiments des unités de petite ou moyenne taille utilisent des modes constructifs et des matériaux divers, qui dépendent de leur époque de construction : souvent, dans la vallée de la Meuse du moins, la structure initiale en moellon de schiste et charpente en bois s'est accompagnée d'ajouts successifs en brique, parpaing de béton, puis bardage métallique. Dernière née du secteur, la fonderie d'acier des Aciéries de Charleville (1948) présente des bâtiments en rez-de-chaussée et à étage en pan de béton armé et remplissage de brique creuse. L'usine Thomé-Cromback à Nouzonville possède un remarquable grande halle en béton armé (1930) dont le modèle avait été rapporté des Etats-Unis.

Décompte des œuvres repérées 98
étudiées 41

Annexes

  • Ressources documentaires des fonderies de l'Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)

    Angecourt, Fonderie de fer Absous frères : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Absous frères, fonderie en fer à Angecourt, 6 personnes en déc. 1942. Non retenu : ne reste rien.

    Auvillers-les-Forges, Mon Idée, Fonderie, actuellement usine de transformation des métaux Carameaux : BD-TOPO. Fonderie détruite vers 2000-2001. Aujourd'hui : entreprise Carameaux (découpe laser du métal). Non retenu : ne reste rien. Hors enquête. Bâtiment contemporain.

    Bogny-sur-Meuse, Braux, Usine de petite métallurgie et boulonnerie Blanchemanche : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Blanchemanche, fabrique de serrures, boulonnerie à Braux Activité terminée. Rien trouvé.

    Bourg-Fidèle, rue de la Gare, rue Pasteur, Ancienne fonderie de fer Le Réveil : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Le Réveil, SA fonderie de fer à Bourg Fidèle, 60 pers. en (sd). Début d'activité : 1903. Fin d'activité : 1965. Depuis 1969 : Usine Métal Blanc, recyclage de batteries de plomb. Basias : - Dépôt ou stockage de gaz - Fonderie - Récupération de matières métalliques recyclables (ferrailleur, casse auto...) - Métallurgie des autres métaux non ferreux - Dépôt de liquides inflammables. Le site présente à la fois des éléments du bâti ancien (début du 20e siècle) et les agrandissements depuis 1969 à aujourd'hui. Usine moderne, mais dont le site est ancien.

    Charleville-Mézières, 8 rue de l'Abattoir, Usine de petite métallurgie (clouterie) Sté Industrielle Ardennaise, puis Aciérie de Charleville-Mézières, puis Gailly : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 : Gailly frères, clouterie à Charleville, 207 personnes en déc. 1942 ; en juin 1942, four à réverbère de 20 t, four rotatif de 5 t pour la malléable et de 3 t pour l'acier, 2 sableries semi automatiques, 2 fours à recuire la malléable, 3 fours électriques de recuit, 2 étuves à noyaux, 1 étuve pour moulage d'acier, 1 étuve à poche, 1 étuve à sable, 1 pont roulant de 40 t., 1 autre de 3 t, 1 autre de 2 t, 1 four à recuire le fil, 2 cabines à jet de sable, 1 table tournante à dessabler, 1 machine à dessabler à grenaille, 50 machines à mouler, 8 pistolets à air comprimé, 10 meules, 4 compresseurs, 1 atelier d'entretien, 1 atelier d'usinage Basias 5210 : Sté Industrielle Ardennaise, début d'activité 1900. Basias 5111 : Aciérie de Charleville-Mézières, début d'activité 1948. Basias 5037 : idem, déb. 1963. Basias 5090 : Fonderie Gailly, 1 rue de l'Abreuvoir, déb. 1964 (mal localisée apparemment). Basias 5209 : Clouterie Gailly fils, chemin de l'Abreuvoir, déb. 1958. Repérage sur vue aérienne IGN. Voir AD Ardennes Ardennes : 52J, Gailly, 5 m.l. D'après BORA (AD Ardennes 52J) : fonderie Gailly de Charleville regroupant la Société des Clouteries de Charleville et les Etablissements Gailly frères. Usines de Charleville, fermées en 1979, et de Meung-sur-Loire (Loiret). Fonds d'archives aux archives du monde du travail (Roubaix). Actuellement Ardenn'A. Grands bâtiments brique, toits en shed. Anciens bâtiments de stockage : non retenu.

    Charleville-Mézières, 12 rue de la Prairie, Fonderie de fer la Nouvelle Fonderie : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Nouvelle Fonderie : fonderie en fer, Mézières ; 39 pers. en déc. 1942. Basias 5010 : La Fonderie Nouvelle, avec adresse, déb. 1963. Bâtiments plutôt assez récents.

    Charleville-Mézières, Fonderie et usine de petite métallurgie Willaime fils : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Willaime fils ; fonte malléable et d'acier, pièces sur modèle, 126-132 fbg de Flandre à Charleville ; 70 personnes en déc. 1942. Non trouvé.

    Charleville-Mézières, La Brouette, Fonderie La Couvinoise : Repérage sur vue aérienne IGN. Usine La Couvinoise. Le dernier occupant industriel aurait été Thomé-Génot. Fonderie des Ardennes (Basias CHA 0805078). Reconverti en divers magasins et entreprises. Quatre bâtiments accolés dont un en brique.

    Charleville-Mézières, rue du Bois-d'Amour, Fonderie des Ardennes, actuellement logements : Ne reste rien ; détruite et remplacée par un lotissement.

    Charleville-Mézières, rue des Tambours, Fonderie Brampton, puis usine métallurgique ISOTIP : Repérage sur vue aérienne IGN. Auparavant Brampton : pignons et boîtes de vitesse. Basias 5081 : début d'activité en 1962. Actuellement ISOTIP : conduits métalliques. Récent (aucun bâtiment antérieur aux années 1950).

    Charleville-Mézières, Mézières, 33 rue du Bois d'Amour, Fonderie des Ardennes : Arch. Nat., F12 9429, fichier des établissements industriels et commerciaux pour la période 1940-1949 : fonderie des Ardennes, 33 rue du Bois d'Amour, Mézières ; pièces brutes en fonte malléable à cœur noir ; 77 personnes en déc. 1942, 99 en 1944. Basias 5078 : déb. 1963. Récent : immeuble moderne.

    Charleville-Mézières, Mohon, rue Ferroul, Usine de petite métallurgie Jeantils & Gillet : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Jeantils & Gillet, rue Ferroul à Mohon, fabrication de rideaux, tôle d'acier ondulée, grilles articulées extensibles ; fondée 1922. Basias 5050. Non retenu : ne reste rien. Rasée et remplacée par des HLM.

    Charleville-Mézières, route d'Etion, Fonderie du Moulinet : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 : fonderies du Moulinet, route d'Etion, Charleville ; 30 personnes en déc. 1942. Basias 5058. Partiellement occupé par une scierie, et l'entreprise CGED (matériel électrique). Détruit en partie (vestiges des bâtiments détruits, terrain vague). Pour le reste : reconverti.

    Charleville-Mézières, 18 rue de Montjoly, Fonderie et usine de construction mécanique Sisson André-Lehmann : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 : Sisson André-Lehmann, SA, 18 rue Montjoly à Charleville ; ateliers et fonderie, machines à jet de sable ; 45 personnes en nov. 1942. Basias (5022) : - Fonderie - Fabrication de carrosseries et remorques. Non retenu : ne reste rien. Reconverti : aujourd'hui ce seraient les ASSEDIC-Pôle Emploi.

    Deville, Mairupt, Laminoir, puis fonderie Cochaux : En 1834, Potoine, neveu de Jean-Nicolas Gendarme, crée un laminoir à tôle à Deville, au lieu-dit Mairupt. Celui-ci, mû par une roue hydraulique, comprend en 1840, une paire de cylindres à laminer et deux équipages de cylindres et spatards. Ce laminoir sera remplacé en 1867 par la fonderie Cochaux, ancêtre de la fonderie actuelle (fontes mécaniques, fontes spéciales pour moteur, fontes centrifugées, etc.) ; laquelle qui employait 45 personnes en 1942. L'usine est incendiée dans les années 1980. Ancien site en bord de Meuse en contrebas de la route de Laifour. Ne reste que la maison de maître, intéressante. La fonderie a été rasée. Document d'archives : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : anc. établissement Cochaux, à Deville (1942). Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987. P. 55.

    Fumay, route de Rocroi, Fonderie et usine de traitement de surface des métaux François et Cie : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : François et Cie, fondeurs et émaillerie à Fumay ; 33 pers. en déc. 1942. Fonderie de fonte. En 1963, M François part à la retraite et met son usine en vente, aucune informations depuis. Information sur l'état actuel du site fournie par la mairie et par le terrain (Basias). Activité terminée : 03/07/1963. Occupation actuelle du site : habitation et espace vert.

    Fumay, 45 avenue Jean-Baptiste-Clément, Fonderie et usine de construction mécanique Bidez et Haller-Chatillon : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 : Bidez et Haller-Chatillon, usine de Fumay : fonderie, construction mécanique, fontes spéciales, fontes marines, fontes sur plan etc. ; fournisseur des chemins de fer ; 57 pers. en déc. 1942. - Fonderie - Forge, marteaux mécaniques, emboutissage, estampage, matriçage, découpage ; métallurgie des poudres Début d'activité : 01/11/1949 (?). Fin d'activité : 30/06/1994. Activité terminée. Site remplacé par un supermarché. Site détruit.

    Givet, 3, 5 rue Jules-Gilbert, Nouvelle Faïencerie de Givet : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Nouvelle Faïencerie de Givet : fabrication carreaux de faïence pour revêtement ; 48 pers. en juin 1946. Basias localise une fabrique d'émaux et de couleurs céramiques (Ets Renard, Ets Regout) au 126 rue Bon Secours (CHA0801010) : est-ce la même entreprise que celle des Arch. Nat. ? Ne reste rien. Remplacé par des constructions récentes.

    Haybes, Côte devant Haybes, R.N. 51, Fonderie et usine de construction mécanique Toussaint, actuellement La Fonte Ardennaise 4 : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 : Toussaint et Cie fonderie et constructions en fer, fontes mécaniques, grilles de résistance, poulies etc. ; à Fumay ; 50 pers. en déc. 1942. Anciennes fonderies Toussaint, fondées par Gabriel Toussaint en 1898, puis reprise par son fils Antoine Toussaint. Depuis 1984 : La Fonte Ardennaise, site 4. Bâtiments et structures d'origine toujours visibles et en fonction. A échappé aux destructions des deux dernières guerres mondiales. Intérêt architectural. Refus de visite.

    Haybes, rue Edmond-Dromart, Usine de petite métallurgie et fonderie Bouvart : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Bouvart, fonderies, appareils de chauffage à Haybes, 29 pers. en déc. 1942. Le site correspond-il à l'emplacement de la scierie Baret ? Récent. Mais est-ce bien le bon site ?

    Laifour, Le Quartier, Fonderie de fonte Cochaux : Repérage sur vue aérienne IGN. Fonderie de fonte détruite par un incendie criminel le 04/12/1998 : activité terminée. Non retenu : ne reste rien. Friche (aujourd'hui c'est une place). Il reste les logements ouvriers de l'autre côté, et quelques petits bâtiments.

    Les Mazures, rue de Bourg-Fidèle, Fonderie La Persévérance : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : SA La Persévérance, Les Mazures, fonderie ; 12 pers. en déc. 1942. Activité terminée. Basias : terminée en 01/01/1981. Non retenu : ne reste rien. Site détruit : aujourd'hui : une place à la sortie du village. Place publique goudronnée.

    Les Mazures, Belle Vue, Fonderie de fer : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : fonderie de Belle Vue, fonderie en fer, les Mazures ; 27 pers. en déc. 1942. Basias : mécanique générale, et fonderie. Reconverti. Zone industrielle. Bâti moderne.

    Maubert-Fontaine, Fonderie Belair, actuellement SARL Daniel Lambert : Repérage sur vue aérienne IGN. Site partiellement détruit il y a environ quinze ans, puis triage du crassier par un ferrailleur (récupération). Aujourd'hui SARL Daniel Lambert, isolation, cloisons, plâtrerie, menuiserie. Datation délicate à déterminer (années 1950-60 ?). Reconverti Il subsiste deux corps de bâtiments perpendiculaires, sans intérêt architectural particulier.

    Monthermé, Petite-Commune, Grosse forge, haut fourneau, puis fonderie : Bordereaux 1985 : détruit, ou à peu près. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahier 11, p.60. Première mention connue de cette forge en 1615. Elle abandonnée dès la fin de ce siècle, puis remise en activité au début de la Révolution. Elle est rachetée par Morin (manuf. d'armes de Charleville) en 1801, puis J.-N. Gendarme en 1818 qui la reconstruit, puis par Faure en 1882 (fonderie de seconde fusion) (AD Ardennes, A11, inventaire série B, série 17 ; Arch. nat. F14 4291, dossier 39). Seule subsiste la cité ouvrière (construite par Faure) sur le site voisin de la Petite Commune.

    Monthermé, Laval-Dieu, Fonderie et usine de chaudronnerie de Monthermé-Laval Dieu, actuellement Plafometal : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 : fonderies de Monthermé-Laval Dieu ; chauffage tôlerie, 115 pers. en déc. 1942. Bourgin, L'industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, Paris, Imprimerie Nationale, 1920 : Monthermé : un haut fourneau, la commune : la forge d'en bas, la commune : la forge d'en haut, la commune ; les 3 établissements existent encore en 1838. Basias : fabrication d'éléments en métal pour la construction (portes, poutres, grillage, treillage...). En activité. Site ancien dont il reste quelques éléments de bâti du 19e siècle. Agrandissements et aménagement modernes du site.

    Mouzon, Fonderie, usine d'armes : Bourgin, L'industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, Paris, Imprimerie Nationale, 1920 : Mouzon : fonderie de canons à fusil appartenant aux propriétaires de la manufacture d'armes de Charleville. Industrie ancienne, dont les traces ont disparues très tôt. Non retenu : ne reste rien.

    Neufmanil, Ancienne fonderie Théret : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : veuve Gaston Théret, fonderie de fer, fonte malléable à Neufmanil ; 104 pers. en déc. 1942. Données Basias : - Forge, marteaux mécaniques, emboutissage, estampage, matriçage, découpage ; métallurgie des poudres. - Fonderie. Non retenu : ne reste rien. Friche.

    Neuville-lès-This, 5 rue du Moulin, Fonderie Baudelot et Becret : Fonderie de métaux non ferreux : Ets Baudelot L. et Becret G. et C. ; début d'activité le 19/10/1920 (Basias CHA 0800289). Bâtiments non significatifs, et à l'abandon.

    Neuville-lez-Beaulieu, La Roche, Haut fourneau : Bourgin, L'industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, Paris, Imprimerie Nationale, 1920 : 2, la Roche, un haut fourneau très ancien, existe en 1848 Bordereaux 1985 : vestiges. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahier 11, p.58. Le fourneau de la Roche apparaît au début du 17e siècle avec sa reconstruction par Pierre Brochard. Après 1865 et l'arrêt du haut fourneau, l'établissement est reconverti en fonderie, et fonctionnera jusqu'à la Première Guerre mondiale (Arch. Nat. F14 4293, dossier 50). Rien trouvé. Vestiges, et bassin de retenue.

    Nouzonville, 75 rue A.-Poulain, Fonderie et construction mécanique Gérard Frères et Caltaux : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Gérard Frères et Caltaux, fontes malléables à Nouzonville ; 40 pers. en déc. 1942. ; 1 cubilot de 2 t et 1 de 4 t ; sablerie semi automatique ; 2 moulins à sable ; 1 monte charge ; étuves ; 1 four à réchauffer ; 1 compresseur ; 2 batteries de 4 tonneaux pour pièces moulées et recuites ; 20 machines à mouler Utard ; batterie de 7 fours à recuire (système ardennais) ; 2 fours à recuire à charbon pulvérisé de 5 t (système Stein), atelier mécanique avec 3 tours, 3 fraiseuses, 1 raboteuse, 4 perceuses, 1 scie alternative, 1 forge à 1 feu Données Basias : activité terminée Date de première activité : 23/05/1958 - Projet de réaménagement : Habitat (même temporaire). Rien trouvé.

    Nouzonville, La Coursière, Fonderie de la Coursière : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 : SA des Fonderies de la Coursière, fontes malléables américaines à Nouzonville ; 59 pers. en déc. 1942. ; 2 cubilots de 1 t ; 1 four rotatif 3 t ; 1 sablerie automatique ; 3 étuves : 2 fours à recuire de 8 t ; 1 four de 3 t ; 1 four de 8 t à remettre en état ; 1 sableuse ; 4 meules ; 1 compresseur 10 CV ; 18 machines à mouler à main. Rien trouvé.

    Nouzonville, 157 rue Jean-Jaurès, Usine de traitement de surface des métaux (galvanisation) Jeunehomme : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 : Jeunehomme, rue Jean Jaurès à Nouzonville, galvanisateur, 3 pers. en oct.1946. Activité terminée. Données fournies en mairie : fabrique d'outillage, galvanisation à chaud et traitement des métaux. Début d'activité antérieur à 1900. La Sté a pris un autre nom dans les années suivant la Seconde Guerre mondiale : Ets Roynette Robert, SARL Bernier, Jeunehomme et Cie. Non retenu : ne reste rien.

    Poilcourt-Sydney, route de Vouziers, Filature et moulin, puis fonderie : AD Ardennes, 7S 191 : réglementation de l´usine de Laigner prescrivant l´abaissement du déversoir de 54 cm, 1880-84 ; révision de la réglementation précédente relevant le déversoir de 30 cm, 1892-97. AD Ardennes, 7S 187 : moulin sur la Retourne, 1886-87 ; réclamation contre la filature de Poilcourt, 1898. AD Ardennes, 7S 191 : lettre au préfet des Ardennes au sujet d´une contravention dressée contre Laigner en 1911 et au report d´un repère demandé par la commune, 1930. Cité dans Basias. Reste bâtiments sur rue (habitat ?) ; carrière équestre avec vestiges murs pignon filature, et moulin.

    Poix-Terron, rue de Touligny, Fonderie de la Vence : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Durand Emile, fonderie de la Vence à Poix Terron ; 17 pers. en déc. 1942. Rasée dans les années 1980 pour faire place à un lotissement. Non retenu : ne reste rien.

    Renwez, L'épinette, Ancienne fonderie : Repérage sur vue aérienne IGN. Site qui a été repris et scindé pour accueillir plusieurs activités industrielles de petite taille. Dernières activités : - Réalisations industrielles. terrasse - béton acier. Couverture, isolation, étanchéité, bardage. - menuiserie charpente SAFERM (Ets Masson, anciennement Toussaint) Les bâtiments en place sont modernes (années 1950-60 et après). Non retenu : ne reste rien de l'ancienne fonderie.

    Revin, rue Jean-Jacques-Rousseau, Fonderie de fer Lebeau frères : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 : SARL Lebeau frères, fonderie de fer à Revin ; directeur René et Louis Lebeau ; fondée en 1896 ; capital 22 500 000 fr ; 80 personnes en déc. 1942 ; outillage en juin 1942 ; 1 cubilot de 4, 5 t à l'heure avec chargeur automatique, 1 sablerie de 2 broyeurs et 1 diviseur, 1 étuve de 220 m3, 1 étuve portative pour noyaux, 1 étuve à noyaux 27 m3, 1 pont roulant électrique 10 t, 1 autre de 1 t, 2 grues à bras de 5 t, 1 monte charge, 1 transporteur monorail Tourtellier, 1 table rotative à dessabler la grenaille par projection mécanique, 4 bâtis pour meules émeri, 2 meules portatives par flexible, 40 machines à mouler à main et à pression hydraulique, 1 perceuse radiale Cincinnati, 1 raboteuse SOMUA, 2 tours Ernault, 1 tour Cazeneuve, 1 fraiseuse universelle Gambin, 1 perceuse à colonne. Non retenu : ne reste rien. Bâtiments détruits récemment, aujourd'hui l'ancien site est un terrain à bâtir.

    Revin, Fonderie de fer Albert Haineaux Fils & Cie, actuellement garage : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Albert Haineaux Fils & Cie, fonderie de fer à Revin ; 59 pers. en juill. 1946, Dubois directeur, fondée 1912 ; succursale à Niort. Actuel garage Peugeot. Témoins anciens insuffisants.

    Revin, rue Jean-Jacques-Rousseau, Fonderie de fer Manisse frères : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : fonderies Manisse frères, fonderie en fer à Revin ; 31 personnes en déc. 1942. Rien trouvé. Non identifié.

    Revin, Fonderie de fer Delhaye Badré et Cie : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Delhaye Badré et Cie, fonderie de fer à Revin ; 11 personnes en déc. 1942. Activité terminée pour la fonderie de fer. Aujourd'hui : entreprise de sanitaires et plomberie. Vestiges industriels insuffisants.

    Revin, 11 rue Jean-Jacques-Rousseau, Fonderie de fer Druart : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Druart SA, fonderie à Revin ; 50 personnes en déc. 1942. Basias : bâtiments rachetés par Arthur Matin Electrolux. Non identifié.

    Revin, rue Waldeck-Rousseau, Fonderie de fer Adam Frères et Leguet : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Adam frères et Leguet, rue Waldeck Rousseau à Revin, fonderie en fer ; 27 personnes en déc. 1942. Activité terminée. Basias : réaménagement : stade, espace de loisirs et/ou de restauration. Non retenu : ne reste rien.

    Revin, 66 rue Waldeck-Rousseau, rue Robert et Biard, Fonderie de fer et usine de petite métallurgie Robert et Biard et Cie : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Robert et Biard et Cie, rue Waldeck Rousseau à Revin, fondeurs fer, appareils de chauffage, etc. ; 60 personnes en déc.1942. Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Robert Biard et Cie, fonderie rue Waldeck Rousseau à Revin ; 82 pers. en 08 46 ; fondée 1906. Une partie des bâtiments anciens est encore visible ; plusieurs activités différentes occupent l'ensemble du site (garage Peugeot, une entreprise de maçonnerie, un magasin de meubles). Adresse rue Walfeck-Rouseau donnée par Basias : mais passe du n° 52 au n° 76 ; le n° 66 annoncé résulte probablement une ancienne numérotation. Pus rien, ou quasi (pans de murs en briques à oculus des toits en sheds).

    Rocroi, Ancienne fonderie de fer, actuellement piscine : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Les Fontes SA, fonderie de fer à Rocroi ; 30 personnes en déc. 1942. Non retenu : ne reste rien. Site détruit. Aujourd'hui c'est une piscine municipale.

    Rocroi, Hiraumont, Usine de petite métallurgie et fonderie Hersigny Besson et Cie : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Hersigny Besson et Cie ; Hiraumont près Rocroi ; fonderie, 23 personnes en déc. 1942. Fonte pour casseroles émaillées jusqu'à la fin des années 1940. Rien trouvé.

    Signy-le-Petit, Prairie du Château, Fonderie Petit-Gobron, puis Gérard-Bécuwe : Repérage sur vue aérienne IGN. - Site de l'ancienne usine Gérard-Bécuwe, antérieurement fonderie Petit-Gobron construite en 1882. - Fabrication au tournant du 20e siècle d'appareils pour la cuisine au gaz. Environ 100 ouvriers en 1930 dont 40 mouleurs, et pouvait couler 8000 kg de fonte grise de deuxième fusion par jour. - 1933 : fermeture de la fonderie. - reprise d'activité entre 1950 et 1960 avec la fabrication de brabants, socs de charrues et herses. Mais l'entreprise périclite. - 1968 : autre secteur d'activité : fabrication de parpaings et de planchers en béton. - Fermeture en 1983. - Devient friche industrielle. - Site vendu au département en 2000. - Réalisation d'un rond-point à l'entrée de Signy, près de la gare, lieu d'implantation de la fonderie. Non retenu : ne reste rien. Aujourd'hui il ne reste qu'un rond-point, et un petit bâtiment, les ateliers.

    Vivier-au-Court, 11 rue Jean-Lurçat, Fonderie (FA 6) : Repérage sur vue aérienne IGN. FA 6 (Fonte Ardennaise 6). Bâtiments en structure métallique et parpaings ; après 1950. Refus de visite.

    Vivier-au-Court, Fonderie de fer Paul Dumas et Cie : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Paul Dumas et Cie, fonderie, Vivier au Court, 40 pers. en déc. 1942. Actuellement usine Fonte Ardennaise 1 (FA 1). Repérage sur vue aérienne IGN. Entreprise installée en 1958 sur le même site que celui de La Fonte Ardennaise 1 ; mais avant ? Site étendu ; bâtiments essentiellement en bardage, un autre en structure métallique et brique et un petit en moellon. Refus de visite.

    Vivier-au-Court, Fonderie de fer Jacquemart : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Jacquemart Ch., à Vivier au Court ; fonderie de fer, 38 pers. en déc. 1942. Ne reste rien ; récemment détruite.

    Vivier-au-Court, 22 rue Joliot-Curie, Fonderie de fer La Fonte ardennaise 1 : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : La Fonte ardennaise, fonderie en fer, Vivier au Court, 16 pers. en déc. 1942. Actuellement usine Fonte Ardennaise 1 (FA 1). Basias donne un début d'activité en 1952 (Basias CHA 080802364). Site étendu ; bâtiments essentiellement en bardage, un autre en structure métallique et brique et un petit en moellon. Refus de visite.

    Vivier-au-Court, Usine de petite métallurgie Manil : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 : Manil, SA, fonderie de fer, quincaillerie et ferronnerie, Vivier au Court ; 28 pers. en déc. 1942. Première activité en 1797 ; fusion de la fonderie Manil et de la SAFI en 1970 pour fonder la Sté des fonderies Manil (Basias CHA 0801943). Non retenu : ne reste rien. Rasée récemment.

    Vivier-au-Court, 11 rue Joliot Curie, Fonderie de fer Gibarut, puis Sté Ardennaise de fonderie, puis Dumas, puis la Fonte Ardennaise 5 : Repérage sur vue aérienne IGN. Site occupé de jusqu'en 1929 par la fonderie Toto Gibarut, de 1929 à 1958 par la Sté Ardennaise de fonderie, de 1958 à 1985 par la Fonderie Dumas, de 1985 à 1990 par la Société Nouvelle Dumas et depuis 1990 par la Fonte Ardennaise (Basias CHA 0802226). Actuellement la Fonte Ardennaise 5 (FA 5). Site étendu mais les bâtiments semblent peu anciens. Refus de visite.

    Vrigne-aux-Bois, Fonderies et Ateliers du laminoir, actuellement FAL : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949 : fonderies et Ateliers du laminoir, Vrigne aux Bois ; SA au capital de 1 800 000 francs ; fontes sur modèles ; art. ménage fer et fonte ; fonte de bâtiment ; forges portatives etc. ; directeur Maurice Pétré à Vrigne ; président du conseil : M. de Panafieu, Paris ; 52 personnes en déc. 1942. Fonderie FAL. Regroupait aussi les bâtiments de la Nouvelle Fenderie à Vrigne. Bâtiment en béton et un autre en moellon.

    Vrigne-aux-Bois, 7 rue Pierre-Viénot, Fonderie de fer Ricat-Grisart et fils, actuellement la Fonte Ardennaise 3 : Arch. Nat., F12 9429, fichier des établissements industriels et commerciaux pour la période 1940-1949 : Ricat-Grisard et fils : fonderies de fer à Vrigne aux Bois ; 43 personnes en déc. 1942. Actuellement Fonte Ardennaise 3 (FA 3). Repérage sur vue aérienne IGN. Bureaux en moellons, et le reste en structure métallique qui paraît récente. Accès refusé.

    Vrigne-aux-Bois, Fonderie Apparuit fils : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Apparuit fils, fonderie de fer, fonte malléable et fonte d'acier à Vrigne aux Bois. Fonderie de Salengro (Basias CHA 0800502). Non retenu : ne reste rien.

    Vrigne-aux-Bois, Fonderie de fonte G. Leredde, actuellement supermarché : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : G. Leredde, fonderie de fonte ordinaire et fonte malléable à Vrigne aux Bois ; 66 personnes en déc. 1942. Reconverti en supermarché. Trois bâtiments en brique avec toit en shed ; d'autres bâtiments ont été détruits pour faire un parking. Non retenu : vestiges insuffisants.

    Vrigne-Meuse, route de Nouvion, Fonderie de fer : Fonderie Petre (Basias CHA 0800577). Serait reconvertie en habitation, garage et espace vert.