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Les usines d'estampage et grosses forges de l'Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)

Dossier IA08001447 réalisé en 2009

Fiche

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Aires d'études Ardennes
Dénominations usine d'estampage, grosse forge

Technique venant d'Allemagne, l'estampage est introduit dans les Ardennes à la fin du 19e siècle en partie grâce à Lucien Demangel qui crée en 1902 la Manestamp à Charleville (reconstruite en 1922). Trente-sept usines de ce type ont été repérées ; elles sont essentiellement concentrées dans les vallées de la Meuse (Charleville, Bogny-sur-Meuse, Nouzonville) et de la Semoy (Thilay, Hautes-Rivières). Cette technique a été utilisée pour produire notamment des ferrures pour le chemin de fer et l'automobile. L'usine Thomé-Génot de Nouzonville a produit jusqu'en 2008, date de sa fermeture, des millions de pôles d'alternateur pour automobile. Les usines d'estampage sont toujours présentent dans le département des Ardennes, notamment dans la vallée de la Semoy.

Période(s) Principale : 19e siècle

Les usines pratiquant l'estampage reflètent les modes constructifs de leur époque (brique puis pan de fer et parpaings et enfin bardage métallique). L'usine Thomé-Génot de Nouzonville et celle de la Manestamp à Charleville (1922) sont représentatives de ce secteur. Leurs vastes halles étaient occupées par des moutons, pilons et presses de toutes puissances ; cette dernière avait été surélevée dans les années 1980 pour recevoir une presse de 6300 tonnes, la plus puissante de France à l'époque.

Décompte des œuvres repérées 37
étudiées 23

Annexes

  • Ressources documentaires des usines d'estampage et grosses forges de l'Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)

    Bogny-sur-Meuse, Château-Regnault, Usine d'estampage Godard & Robert, puis Sté des Forges et Estampages : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Sté des Forges et Estampages, Château-Regnault, anciens Ets Godard & Robert ; estampage fer et acier. Rien trouvé.

    Charleville-Mézières, Mézières, rue de l'Hôpital, Usine d'estampage la Manufacture d'estampage du nord-est : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : manufacture d'estampage du nord-est, rue de l'Hôpital à Mézières : estampage en fer, en acier ; direction Jules Tainturier ; 116 pers. en 1943. Basias 5070 : localisée 43 rue de Champagne : rien. Peut-être est-ce l'actuel GRETA ? Reconverti ?

    Charleville-Mézières, Mohon, Usine de petite métallurgie des Forges et emboutissage des Ardennes : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : SA des Forges et emboutissage des Ardennes : pièces de machines agricoles, articles de jardinage, pièces en tôle découpée etc. ; à Mohon ; 98 pers. en nov. 1942. Détruit.

    Charleville-Mézières, 22 rue de Longueville, Usine de petite métallurgie (boulonnerie) et d'estampage et usine de traitement de surface des métaux Jubert & Cie : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Jubert & Cie, 22 rue Longueville : boulonnerie, estampage, ferrures à Charleville ; 63 personnes en 1943. Basias 5104 : Société de revêtement industriel des métaux ; Ets Jubert et Cie ; déb. 1952 (fonderie).

    Gespunsart, La Scierie, R.N. 379, Usine de transformation des métaux Forges Jayot Frères et Cie : Etablissement fermé. Données Basias : - Forge, marteaux mécaniques, emboutissage, estampage, matriçage, découpage. - Début d'activité : 28/07/1965. Hors enquête : récent.

    Joigny-sur-Meuse, Usine de construction mécanique Forge France-Sysma : Repérage sur vue aérienne IGN. Deux sites pour Forge France - Sysma : - Joigny : forges. levage et commercialisation d'accessoires de levage. Manutention. Anciennement Métayer ? Site ancien, d'origine. - Nouzonville : siège social. Usinage. Qui este second est moderne.

    La Grandville, 6 place Pâquis, Usine d'estampage les usines du Pâquis, actuellement Pommier-Formétal : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : SA des usines du Pâquis, estampage, fourniture pour la marine à la Granville ; 109 pers. en nov. 1942. Actuellement Pommier-Formétal. Le site ancien a été détruit. Reste un petit vestige, mais insuffisant.

    Les Hautes-Rivières, L'Espérance, 17 rue de l'Espérance, Usine d'estampage des Ets Raymond Barré : Repérage sur vue aérienne IGN. Estampage de précision. En activité depuis 1912. Raymond Barré fondateur. Usine moderne ayant bénéficié d'aménagements et d'agrandissements.

    Les Hautes-Rivières, L'Espérance, 14 rue de l'Espérance, Usine de décolletage (boulonnerie) et usine d'estampage Barteaux-Barré & Fils, puis Marcel Barteaux : Repérage sur vue aérienne IGN. Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Ets Barteaux-Barré & Fils, boulonnerie à Hautes Rivières, 18 pers. en 1943.-44 En activité depuis 1904. Marcel Barteaux reprend l'entreprise en partie, en 1946. Aujourd'hui : Bernard Barteaux, gérant. Bâti sans grand intérêt architectural.

    Les Hautes-Rivières, Faioullé, 32 rue de l'Espérance, Usine d'estampage Duchêne et Schmetzler, actuellement Estamfor : Repérage sur vue aérienne IGN. - En activité depuis 1929. Création de l'entreprise artisanale Duchêne et Schmetzeler. - 1960 : rachat par les Hauts fourneaux de la Chiers (HFC) - 1977 : création de 3 filiales dans la SASC (Sté des Aciers Spéciaux de la Chiers) : à Hautes-Rivières, Vireaux-Mohlain, Corby. - 1982 ; création d'ASCOMETAL - 1983 : création d'HFC ESTAMFOR - 1994 : changement de nom : ASCOFORGE ESTAMFOR - 1999 : nouveau statut (SA) - changement de nom : ESTAMFOR, et entrée dans le groupe NOVATERRA (juillet 1999). - depuis 2003 : entrée dans un nouveau groupe : FARINA. Hors enquête : bâtiments modernes. Très grosse emprise, grand nombre d'ouvriers.

    Nouzonville, rue Jean-Jaurès, Usine de petite métallurgie (tôlerie) Pierre frères & Cie : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Pierre frères & Cie, tôlerie rue Jean Jaurès à Nouzonville ; 10 pers. en juill. 1944. Activité terminée. Site repris (casse auto). Il ne reste que le mur d'enceinte donnant sur la rue.

    Nouzonville, 75 rue Jean-Jaurès, Usine de petite métallurgie et forge Gardeux Collignon : Arch. Nat., F12 9429, le fonds de l'OCRPI période 1940-1949 : Gardeux Collignon, fabrique de ferrures à Nouzonville. D'après les données collectées en mairie, il s'agit d'une forge. Début d'activité antérieur à 1900. N'existe plus.

    Novion-Porcien, Provizy, Usine d'estampage : Repérage sur vue aérienne IGN. Récent : hors enquête.

    Thilay, Nohan, rue Grande, rue de la Semoy, Grosse forge Parizel : Découverte de terrain. Forge toujours en activité. Bâtiments anciens. Avec machines outils anciennes. Petite structure.