Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Les usines de fabrication des métaux de l'Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)

Dossier IA08001456 réalisé en 2009

Fiche

Voir

Aires d'études Ardennes
Dénominations usine de fabrication des métaux

La date de l'établissement des hauts fourneaux dans le département n'est pas connue mais on sait que le procédé indirect est pratiqué par les Liégeois dès le 14e siècle et dans les Ardennes au 16e siècle. Il apparaît à la Chartreuse du Mont-Dieu en 1518, et au Hurtault (Signy-le-l'Abbaye) en 1526. Le plus ancien haut-fourneau conservé est celui de Moraypré à Haybes dont les vestiges datent du 1er tiers du 17e siècle. Les usines de fabrication des métaux repérées sont soit des hauts fourneaux seuls (13), soit des forges d'affinerie seules (23) ou bien les deux associés (25). Aux périodes les plus reculées (16e siècle - 1er tiers 19e siècle) le haut fourneau et la forge d'affinerie sont souvent différenciées, bien que situés à proximité l'un de l'autre. A Haraucourt le fourneau est situé 1 km en amont de la forge, tout comme à Boutancourt. Le fourneau de la Folie à Baâlons et la forge de la Grangette à Omont sont sur deux ruisseaux différents. D'autres, qui bénéficient de chutes d'eau plus importantes, tendent à regrouper la forge et le fourneau sur le même site. Ce sont les "usines à fer" dont les textes anciens relatent l'existence. Aucune n'est conservée pour ces époques. Outre la fonte d'affinerie, les hauts fourneaux produisaient également de la fonte de moulage (on les appelait alors fourneaux "en marchandise") notamment pour les projectiles d'artillerie (, Vendresse, Bairon, Les Mazures, et le Hurtault ont été employés exclusivement à cette production à l'époque de la Révolution). La tendance ira au regroupement du fourneau et de la forge sur le même lieu : à la veille de la Révolution il existe déjà une quinzaine de hauts fourneaux accompagnés de leur forge d'affinerie ; par conséquent, les hauts fourneaux isolés deviennent plus rares. Certains hauts fourneaux cependant sont encore construits seuls comme celui de Vendresse élevé en 1822-1824 (la fonte était traitée un peu plus loin à la Cassine), ou celui de Margut construit en 1822 (doublé en 1837 et arrêté en 1865) pour alimenter les usines de Devillez-Bodson d'Osnes et Brévilly. L'un des derniers hauts-fourneaux construit seul est celui de Cornay élevé en 1854 (arrêté vers 1880), et le dernier en 1860 à Nouart par Lallemand-Maréchal pour alimenter son usine de Stenay. Ce type d'usine regroupant le haut fourneau et l'affinerie deviendra à son tour de plus en plus rare au cours de la seconde moitié du 19e siècle du fait de la tendance générale à cette époque à la diversification des activités au sein de chaque site (voir : usines métallurgiques). Les hauts fourneaux disparurent concurrencés par la fonte produite au coke, meilleure marché : les usines de transformation se fournissaient alors en fonte lorraine, belge ou luxembourgeoise. L'arrêt de la production de métal dans le Ardennes entraîna la reconversion d'une partie de la métallurgie ardennaise vers la fonderie de seconde fusion (voir : fonderie). Le seul haut fourneau assez bien conservé est celui de Vendresse. Et la seule usine complète de production des métaux qui nous soit parvenue est la forge de J.-N. Gendarme de Vrigne-aux-Bois (vers 1823). Elle est également l'une des premières usines des Ardennes - la première ? - à intégrer des logements ouvriers collectifs (La Caserne, construite en 1826).

Période(s) Principale : 19e siècle

Les vestiges du haut-fourneau de Moraypré à Haybes (1er tiers du 17e siècle) montrent une structure en schiste ; il n'est pas chemisé à l'intérieur. Le site de Vendresse regroupe le bâtiment du haut fourneau proprement dit et sa halle à charbon, en longueur avec des fenêtres sous arcs en plein cintre. Les murs de ce dernier bâtiment sont en moellon et les toits à longs pans et demi-croupe à charpente en bois apparente ; ces formes sont héritées des modes constructifs antérieurs qui perdureront jusqu'au milieu du 19e siècle. Le fourneau est en pierre de taille de Dom-le-Ménil, son intérieur est chemisé en moellons de grès. Il est difficile de se faire une idée de la forme des forges d'affinerie car aucune n'a été conservée. A la forge Gendarme de Vrigne-aux-Bois (vers 1823), l'organisation des quatre bâtiments en moellons et pierre de taille calcaire est méthodique et révèle la volonté de monumentalité de son commanditaire. Deux halles à charbon desservent le haut fourneau et la forge d'affinerie, eux-mêmes adossés à leur bassin de retenue respectif (le bocard a disparu).

Décompte des œuvres repérées 71
étudiées 15

Annexes

  • Ressources documentaires des usines de fabrication des métaux de l'Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)

    Arreux, Moulin d'Arreux, Grosse forge puis moulin à blé : Cette forge apparaît dans les miniatures de l'album de Croÿ. Elle est signalée par J.-B. Lépine comme fonctionnant au 16e siècle et appartenant au sieur de Montcornet. Lors de la vente du 17 octobre 1580 par Philippe de Croy à Morin Bosne, chevalier seigneur de Lisbonne, la forge n'est pas mentionnée mais il existe un moulin à blé. Morin Bosne était maître de forge à Lisbonne. Est-ce lui qui a construit cette forge suite à cet achat ou avait-elle déjà disparu ? La présence d'abondantes scories sous la digue confirme l'existence de la forge et son fonctionnement au 16e siècle, qu'un moulin à blé, apparaissant dans les plans des Archives départementales F 60, a rapidement remplacé. De cette forge, seules subsistent sur le terrain d'abondantes scories. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987. p. 53. LEGRINE (?), J.-B. Monographie de l'ancien marquisat de Montcornet, Charleville, 1862. Document d'archives : ARCHIVES DÉPARTEMENTALES. Ardennes. F 60. Document figuré : Miniature de Croy, Forge d'Arreux.

    Autry, Bièvres, Usine de fabrication des métaux dite les Forges des Bièvres : La Maréchale de Créqui créa cette usine en 1693, ainsi que le constate une lettre au contrôleur général des finances. R. Robinet signale un aveu de 1738 qui précise que la forge bâtie dans la prairie de Lançon est ruinée. Vendue comme bien national lors de la Révolution, elle comprend alors un haut fourneau, deux affineries et une chaufferie, ainsi qu'un gros marteau. Le régisseur est alors Bourgeois, qui exploite aussi le fourneau de Vendresse. Lors de l'enquête de 1811, le propriétaire et maître de forge est Jacques-Henri Bernard puis Desliars. En 1822, lors d'un procès-verbal de visite de l'ingénieur en chef du Cadastre et des Mines, l'établissement se compose de quatre tournants : haut fourneau, soufflets dans trois feux de forge, gros marteau, bocard à huit pilons. Cet établissement fonctionnera jusqu'au 6 juin 1846, date de son incendie. Seuls subsistent le bassin de retenue et la digue. Documents d'archives : AN. Série F14 : 4287, dossier 20 (Bièvres à Lançon 1812 - 32). Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 53. COLLIN, Hubert. Monographie d'Autry, Revue Historique Ardennaise, 1978. BOISLTESLE (?). Correspondance des contrôleurs généraux, tome 1, Paris, 1874, in 4°, p. 325 (n° 1197). ROBINET, R. n° 73.

    Auvillers-les-Forges, Le Trou de Sormonne, Haut fourneau et grosse forge : Ce lieu appartenait au 18e siècle au Prince de Condé. Non repéré.

    Auvillers-les-Forges, Mon Idée, La Roche-Fourneau, Ancienne mine de fer, bas fourneau (?) : BD-TOPO Ancienne mine de minerai de fer. Non retenu : ne reste rien. Site inaccessible en voiture, sauf une partie en venant de Pont-d'Any.

    Baâlons, Pont de la Bocquerie, Haut fourneau : Haut fourneau créé vers 1530 par Jean Regnesson, également maître de forge et créateur du Hurtault à Signy-l'Abbaye. Les fontes du fourneau de la Folie étaient affinées à la forge voisine de la Grangette (Omont). Un partage de 1544 entre les héritiers de Jean Regnesson nous apprend qu'il existait alors un grand et un petit fourneau à la Folie. Il dut disparaître vers 1565, lors des premiers troubles des guerres de religion. Aujourd'hui, seule subsiste la digue. Le toponyme de Bocquerie rappelle celle qui fut installée au 19e siècle, pour récupérer le fer dans les crasses de ce fourneau. Seule subsiste la digue. Documents d'archives : Archives de Monaco. Série T : 393, (reproduit AD Ardennes 1 Mi 181). Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 53.

    Balaives-et-Butz, Grand Moulin, ferme de Flamenville, Forges dites du Grand Moulin : AD 7S 33 : 1, forges du Grand Moulin sur ruisseau de Butz : Mme Hannonet-Gendarme, 1850-53 ; rapport et projet de règlement relatifs à construction d´un étang à l´usine du Grand Moulin du sieur Borderel, 1869-71. Ne reste que le bassin de retenue et le vannage.

    Bazeilles, Le Maqua, Usine de fabrication des métaux : Usine ayant appartenu à François Devillez-Bodson. En 1837, Thomas-Friquet, son ayant droit, demande à y établir deux feux d'affinerie au charbon de bois, deux foyers de chaufferie à la houille et les machines de compression nécessaires à la marche continue de l'usine. Elle est démolie en 1863-64. Rare exemple d'usine à cour fermée ; dont l'organisation interne n'est pas connue. Auparavant de l'autre côté de la rue principale du village par rapport au château de Montvillers. Bibliographie : La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). P. 53. Document d'archives : AD, 7S15 : 2, forge de Bazeilles, usine du Maqua (1837-95).

    Belval-Bois-des-Dames, La Forge, Usine de fabrication des métaux dite la Forge de Belval : Cet établissement qui appartenait à l'abbaye des Prémontrés de Belval, remonte au moins au début du 16e siècle. Les noms des maîtres de forge sont connus depuis 1598. Au siècle suivant on trouve successivement Toussaint Robeaux, qui venait de Thiérache puis Gallopin, le célèbre maître de forge d'Haraucourt. Vendue comme bien national, elle est rachetée par Joseph Basile Raux, déjà fermier général de l'abbaye depuis 1785. En 1816, l'usine se compose d'un haut fourneau fonctionnant 3 à 4 mois de l'année seulement, un feu de chaufferie et une affinerie. Le propriétaire souligne d'ailleurs le manque d'eau qui ralentit le travail. Elle fonctionnera jusque vers 1860 environ. Actuellement, seule subsiste la digue, ainsi qu'une partie du crassier. On voit encore très bien le grand canal de fuite profond qui augmentait la chute d'eau. Bibliographie : La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). P. 53. L'industrie sidérurgique en France au début de la Révolution. Document d'archives : usine à fer de Joseph-Basile Roux à Belval. Inventaire général des chartes, titres de l'abbaye de Notre-Dame de Belval. Partage de la succession de Joseph-Basile Roux. Bail de la forge à Toussaint Rabaulz.

    Bossus-lès-Rumigny, Grosse forge et haut fourneau : Bourgin, L'industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, Paris, Imprimerie Nationale, 1920 : Bossus lès Rumigny : Forge de Bossus (une affinerie, une chaufferie) : 1300 quintaux métriques de fer 1ère qualité ; fonctionne au charbon de bois et à la houille ; fourneau de Bossus, 5000 quintaux métriques par an de fonte. Non trouvé.

    Boutancourt, Le Fourneau, Usine métallurgique : On se reportera à la notice de la Forge du Bas pour l'historique du site (IA08000342), le Fourneau étant situé en aval de la forge haute. Établissement sans doute créé au 16e siècle sans qu'aucun document ne vienne confirmer cette création. La forge apparaît en 1627 avec Gérard Coulon, maître de forge à Boutancourt. C'est son fils Nicolas qui exploite ensuite la forge et la seigneurie qui appartenaient alors aux Joyeuse-Grandpré. La forge est ensuite exploitée par Nicolas et son frère Raulin Coulon qui construisent vers 1665 une fenderie à l'ouest du Fourneau. Nicolas Lamotte succède aux Coulon puis Jacques Carbon. En 1705 apparaît Louis Poulain auquel Jean Louis, comte de Joyeuse vend : la forge fourneau et fonderie de Boutancourt, en 1710. Celui-ci exploite en même temps la forge et le fourneau de l'abbaye d'Elan. A sa mort, en 1726, sa veuve continue l'exploitation puis son fils Jean-Baptiste. En 1744, Poulain qui désire reconstruire son fourneau de Boutancourt est contrarié par la duchesse de [illisible], propriétaire du fourneau de Vendresse voisin et cherchant à éliminer la concurrence. En 1747, Poulain prend d'ailleurs à bail le fourneau de Vendresse appartenant à la duchesse de Mazarin et l'exploita jusqu'en 1761 au moins. En 1764, il semble que le fourneau de Boutancourt ait momentanément disparu et les fontes de Vendresse alimentent l'établissement qui se compose d'une chaufferie, deux affineries et une fenderie. Lors de l'enquête de 1772, la veuve de J.-B. Poulain précise qu'elle possède deux forges et un fourneau à Boutancourt. Le problème des forges de Boutancourt semble avoir été le manque de bois. En effet le propriétaire ne possédait pas de forêts ou d'affouages particuliers et devait acheter son combustible à des prix très élevés auprès des cisterciens d'Elan ou de la duchesse de Mazarin. Durant les guerres de la Révolution les forges de Boutancourt fournissent, comme le fourneau de Vendresse, de nombreuses munitions d'artillerie. Joseph-Alexis Poulain ajouta d'ailleurs un second haut fourneau accolé à celui préexistant, pour satisfaire aux commandes. A la même époque, il construisit le château, grande maison bourgeoise qui subsiste encore de nos jours. Suite au décès de Poulain en 1820 son gendre Rousseau de Givonne vend l'ensemble des usines de Boutancourt au concurrent de son beau-père, Jean-Nicolas Gendarme, pour 370 000 francs. On trouve alors : trois forges, deux hauts fourneaux, une fenderie, trois platineries et les bâtiments servant à l'exploitation. Après l'arrêt des fourneaux vers 1865, l'usine se reconvertit dans la seconde fusion. Aujourd'hui il ne reste rien de l'usine dont le site sert de parking, mais le bassin de retenue existe toujours ; ainsi que le logement patronal associé, dit le château.

    Chatel-Chéhéry, La Forge, Usine métallurgique : L'abbaye cistercienne de Chatel possède sa forge dès le Moyen Age et on en trouve mention dès 1310. Son histoire est malheureusement mal connue, faute d'archives. Elle se composait, à la fin du 18e siècle, de trois feux de forge et d'un haut fourneau. Vendue comme bien national à la Révolution, elle fut rachetée avec les bâtiments conventuels par Gérard de Melcy, qui y fit d'importants travaux. Elle fabriquait essentiellement des instruments aratoires. Elle fut exploitée successivement par Lambert Lombard, propriétaire de l'établissement de Senuc, puis par Gilbert Satabin, créateur du fourneau d'Apremont, et enfin Joseph Munault, créateur du fourneau de Cornay, en 1859. Suite à une faillite en 1860, les bâtiments désaffectés servirent à une sucrerie. Il ne reste rien de cet établissement sinon quelques pierres. Le site est aujourd'hui méconnaissable en raison de la construction du chemin de fer départemental à la fin du 19e siècle. Documents d'archives : AD, 7S 167 : Usine sur l´Aire (1812-1936). AN. Série F14 : 4287, dossier 17 (Forge de Chéhery, 1812 - 34). AD, H 490, visite de la forge le 30 mai 1787. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 55. BOURGIN, H. et G. L'industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, Paris, Imprimerie Nationale, 1920.ROBINET, R. n° 73. JAILLIOT, J.-L. Recherches sur l'abbaye de Chéhery, Sedan, 1898, 175 pages, n° 43.

    Chémery-sur-Bar, Champeau, Haut fourneau : L'existence de ce haut fourneau n'est attestée actuellement que par un seul document provenant des archives de Monaco, suite à une saisie sur Antoine Coffin, maître de forges à Chémery-sur-Bar. On peut lire sur ce document datée du 18 août 1553 : (...) établissement de commissions pour la garde des geuses et mynes et charbons se trouvant es fourneaux de Saint-Martin et Champeau (...). La présence du toponyme sur la commune de Chémery, et surtout l'abondance des scories sur le lieu-dit, confirment l'existence de ce fourneau au 16e siècle. Présence de scories. Documents d'archives : Archives de Monaco. Série T : 356. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 55.

    Chilly, Usine de fabrication des métaux : Le haut fourneau est connu par un seul texte du 24 novembre 1621 portant : Arpentage par J. Maneron (...) de 64 arpents, 71 verges de bois abattues dans la pièce apellée la Haute futaie, par les adjudicataires J. Martin, maître de forges à Signy-le-Petit, Nicolas Brodart le jeune, sieur de Bourbon et maître de forge à Rethel, Jean Sabzart d'Aubigny et Marin Boucher, marchand à Signy-le-Petit qui sont représentés à l'arpentage par Gaspard Lubin demeurant au fourneau à fondre fer appartenant audit Martin près Chilly. Ne reste rien. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 55.

    Cornay, La Forge, Haut fourneau : Haut fourneau construit en 1854 par Joseph Munault, maître de forges à Chatel-Chéhéry, pour augmenter sa capacité de production de fonte pour les pièces et coussinets de chemin de fer. La demande précisait qu'il devait consommer 14 000 stères de bois et produire 700 tonnes de fonte blanche par année. Il faut noter que la demande précise que la fonte de moulage produite servira aux chemins de fer ainsi qu'aux ateliers de construction mécanique de Paris, Reims et Rethel. La production de fonte de première fusion se poursuivra jusque vers 1880. H. Collin indique qu'en 1910 l'établissement fut vendu par autorité de justice et s'arrêta définitivement. Aujourd'hui il ne reste rien de ce haut fourneau, qui fut l'un des derniers construits dans le département. Sur le terrain, l'emplacement du fourneau est juste marqué par un puisard. Documents d'archives : AD, 7S 171, n°1 : moulin et haut fourneau de Cornay (1855-87). AN. Série F14 : 4296, dossier 69 (contient les plans masse et de détail en 1856). Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 55. COLLIN, Hubert. Monographie de Cornay, Revue Historique Ardennaise, 1975.

    Deville, Le Moulineau, Grosse forge et haut fourneau : La forge de Deville existe dès le 16e siècle, et on la trouve mentionnée dans les comptes du péage de la principauté de Château-Regnault en 1585, exploitée par Jean Bienaize. Elle figure aussi dans la vente faite en 1578 à César Bernier, des forges de Faux par le duc de Croy, seigneur de Château-Regnault. Jehan David est maître de forge en 1582. En 1837, Bertrand-Geoffroy, maître de forge et créateur de l'usine de Guignicourt, dépose une demande pour la construction d'un haut fourneau à Deville. Son plan précise l'emplacement de la masse d'un ancien haut fourneau. Ce nouveau haut fourneau ne sera jamais construit. Aujourd'hui le site est occupé par un hangar dépendant de la fonderie Gustin, située en contrebas. Documents d'archives : AN. Série F14 : 4287, haut-fourneau le grand étang à Deville. AD, A9 et 11. Bibliographie : HELIOT, P, n° 2.LEGRINE (?), J.-B. Monographie de l'ancien marquisat de Montcornet, Charleville, 1862, n° 50.

    Élan, Les Censes, Grosse forge et haut fourneau : Il s'agit sans doute de l'une des plus anciennes forges des Ardennes, créée par les religieux cisterciens de l'abbaye d'Elan dès les 13e-14e siècles. L'établissement se composait d'un haut fourneau et d'une forge et son existence est bien attestée au 16e siècle, où il est exploité par la famille Hanus. Durant le siècle suivant, ce sont les Coulon, puis Lamotte, qui dirigent les domaines et usines de l'abbaye. Enfin au début du 18e siècle, on y trouve Louis Poulain, maître de forges à Boutancourt. Les forges semblent avoir disparu durant le second quart du 18e siècle. On notera le lieu-dit : Le Vieux Fourneau, qui figurait sur le premier cadastre de la commune en 1840. Les cartulaires et archives de l'abbaye d'Elan ont disparus.Il n'en reste aujourd'hui que quelques scories. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 55.

    Exermont, La Neuve-Forge, La Vieille-Forge, Grosse forge : Forge essentiellement connue par les deux toponymes qui subsistent dans la commune : La Vieille et la Neuve-Forge. Le seul document d'archives retrouvé permet de préciser qu'à la fin du 16e siècle, les forges avaient déjà disparu. Celui-ci mentionne un acte de 1599, concernant des terrains qui sont : es environs de la maison de la Neuve-Forge en laquelle y voit anciennement une forge. Un cens est d'ailleurs dû en métal. Ne reste rien. Documents d'archives : AD, E 452. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 55, 56.

    Fligny, Haut fourneau et grosse forge, moulin : Aucune donnée dans la documentation collectées dans les années 1980.

    Fromelennes, Les Vieilles-Forges, Terne des Marteaux, Grosse forge : L'existence de cet établissement métallurgique, attestée pendant tout le 16e siècle, est également connue par deux mentions de la série B des archives départementales :- 1630-34 : Vente d'une forge, avec toutes ses appartenances et ses ustensiles, située au-dessus de Fromelennes par Jean Pierrard, sieur de Dion le Vaux, à Jean Rasquin, ses hoirs et ayant cause.- 1779 : Assignation à comparaître par devant le prévôt donnée à la requête du procureur du roi au maieur et aux gens de Loi de la communauté de Fromelennes, pour se voir condamner à faire avec le sieur Guillaume Piret, les réparations nécessaires au grand chemin des vieilles forges dudit lieu. Les lieux-dits : Vieilles-Forges ou Terne des marteaux existent encore et attestent de l'existence de cette activité. Cette existence est également signalée dans les dossiers de la série F14 des Archives nationales, relatifs à l'usine de cuivre de Flohimont et par Meyran. Ne reste rien. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 56.

    Le Fréty, La Forge, Grosse forge : Cette forge est uniquement connue par une mention de Meyran indiquant : La forge au Fretry : ont été trouvées en ce lieu de nombreuses scories indiquant l'existence d'une forge dont il ne reste plus trace actuellement.Cette mention est confirmée par l'ancien cadastre de la commune sur lequel on trouve deux toponymes Chemin de la Forge, à l'ouest du village, entre celui-ci et le ruisseau. Ne reste rien.

    Girondelle, La Forge, Grosse forge : Forge qui a dû fonctionner au 16e siècle, et que l'on ne connaît plus que par le toponyme et le document H 420 des Archives départementales.La digue subsiste en partie et forme la limite nord de la parcelle qui épouse sa forme. Un dragage récent du cours d'eau a fait ressortir de très nombreuses scories de fer à l'emplacement de la forge, à l'intersection de cette digue et de la rivière. Digue en partie subsistante. Présence de scories de fer. Documents d'archives : AD, H 420, Foulzy : plan des terres et prés de la forge, terroir de Foulzy en 1719. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 56. TOMAZACQ (?), F. Au pays des Rièzes (?) et des Sarts (?), n° 8, 1961, n° 8. TOMAZACQ (?), TANAZACQ (?) F. L'industrie ancienne du fer autour de Maubert-Fontaine.

    Givonne, Forge d'En Haut : AD 7S 21 : 4, forge d´En Haut sur ruisseau de Givonne ; autorisation Thomas aîné à ajouter à son usine un haut fourneau à charbon de bois, 1839 ; modification de l'ordonnance précédente en vue d´augmenter l'importance de l´usine de Desrousseaux-Noizet, 1854-57. Non identifié. Chataimont ?

    Givonne, Jacquemotte, Foulerie, grosse forge, dite de la Poudrerie, actuellement usine de traitement de surface des métaux APPLITEC : Repérage sur vue aérienne IGN.AD 7S 21 : Givonne, 2, usine sur l´étang Jacquemotte et usine dite de la Poudrerie ; autorisation Richard Camion à construire forge sur l'étang Jacquemotte, 1835 ; modification de l'ordonnance en vue de la hausse de la retenue de l'eau des usines de M. Léonard, 1857-68 ; plainte de Ch. Philippoteaux, propriétaire usine de la Foulerie contre Jacob-Nivette, proprio de la Poudrerie, 1906 ; demande de Léonard Prosper pour reconstruire son usine détruite, 1924. Actuellement usine APPLITEC. Toits en sheds, bief, bassin de retenue. Mais vestiges industriels anciens insuffisants : non retenu.

    Grandpré, La Forge, Talma, Deux forges : Bordereaux 1985. Pas d'illustration. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahier 11, p.56. Deux forges mentionnées en 1597, l'une sur l'Aire l'autre au lieu-dit Talma (Arch. nat., P187). Non retenu : ne reste rien. Seul indice : le toponyme sur la carte IGN sous la Forge, en contrebas de l'agglomération, sur l'Aire.

    Les Hautes-Rivières, Linchamps, Haut fourneau : Les substructions de ce haut fourneau du 16e siècle ont été retrouvées il y a quelques années.Il est situé en amont du site de Linchamps, sur l'Ours, qui dans sa partie supérieure porte aussi le nom de : ru du vi-fourneau. On distingue encore l'emplacement de la dérivation du ruisseau, qui actionnait la roue des soufflets.

    Imécourt, Les Glouyas, Moulin à blé, haut fourneau et usine métallurgique, actuellement ferme : Haut fourneau construit à la fin du 17e siècle, qui appartenait à la famille Vassinhac d'Imécourt, seigneur du lieu. Un aveu de 1688 parle du : moulin banal et autres usines. En 1733, un autre aveu cite : Item nous appartient le fourneau et autres usines. Après une interruption vers 1770, l'établissement se compose, d'après un document de 1783 : d'un fourneau à fondre fer placé proche la rivière (...) une bocquerie sans fermeture, une batterie à boulets couverte en latte, un four pour réchauffer les dits boulets, les halles à charbon (...). En 1812, c'est Lombard, maître de forges qui exploite le fourneau, qui appartiendra toujours aux Vassinhac. L'usine s'arrêta vers 1865. Aujourd'hui, il n'y a plus aucun reste de cet établissement, et le crassier a servi à rapiécer la route. Actuellement exploitation agricole. Les reliefs du terrain observés dans les près alentours correspondraient aux anciens crassiers. Documents d'archives : AD, 7S 164 : haut fourneau d´Allipont sur l´Agron (1824-62). AN. Série F14 : 4298.AD, E 632. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 57.ROBINET, R. n° 73.

    Le Mont-Dieu, La Forge, Grosse forge et fourneau : L'existence de la forge est connue seulement par la toponymie et le texte de Dom Garneron : La forge est fort récente, soit qu'on la considère en tant que forge ou en tant que cense. Elle fut premièrement forge du temps de Dom Henry, prieur vers l'an 1518 et estoit ladite forge un des principaux revenus du Mont-Dieu. Les fourneaux où on faisoit fondre la mine estoient au coin du petit étang [...]. En la forge susdite, on y affinait et battait le fer [...].La forge constituait un des principaux revenus du monastère. Elle fut abandonnée à cause de sa consommation excessive en bois qui ruinait les forêts de l'abbaye, et convertie en cens en 1565. Non retenu : ne reste rien (accès difficile). Impressionnante digue barrant la vallée du ruisseau de la Forge. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 58. GARNERON (?), Dom. Les antiquités de la Chartreuse du Mont-Dieu (textes rédigés en 1631), publié par P. Laurent, Paris, Picard, 1893, n° 30.

    La Neuville-aux-Joûtes, La Forge-du-Haut, Grosse forge et fenderie : Les forges de La Neuville-aux-Joûtes remontent au 16e siècle, ainsi que le prouvent les archives de Chantilly ou les dettes des marchands amiénois étudiées par P. Goubert. On les retrouve au cours du 17e siècle, exploitées par les Polchet ou Demeaux, mais elles eurent à souffrir de nombreux raids espagnols notamment durant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. En 1764, Nicolas-Joseph Raux, administrateur de la terre de Signy-le-Petit complète son achat par la forge du bas, acquise en 1755. Les deux forges passent ensuite à son fils, le célèbre Léopold-Augustin Raux, puissant maître de forges, qui les exploitera jusqu'à sa mort en 1815. Ces établissements seront revendus en 1818 à François Despret pour 67 000 francs, ainsi qu'une fenderie. Suite à la faillite du propriétaire en 1820, les forges sont rachetées par Charles Champon-Bocquet pour 120 000 francs. Celui-ci les exploite avant de les revendre en 1858 à Louis Rohant, ancien bocquier et associé aux exploitants des établissements métallurgiques d'Hirson et Saint-Michel. Les forges de La Neuville-aux-Joûtes cesseront leur activité vers 1883. Les demandes de maintien faites par les propriétaires durant la première moitié du 20e siècle montrent que ces forges possédaient trois feux et étaient mises en mouvement chacune par trois roues hydrauliques. Le bâtiment de la forge du haut a disparu. Seule subsiste une grange très remaniée ainsi que la digue de l'ancien bassin de retenue (1980). Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 58. BOURGIN, H. et G. L'industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, Paris, Imprimerie Nationale, 1920. Annexes : Bourgin, L'industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, Paris, Imprimerie Nationale, 1920 : La Neuville aux Joûtes : Forge d'en Bas, forge de la Neuville : deux feux de forge à M. Raux ; Forge d'en Haut, forge de la Croix Colas : deux feux de forge, existent 1603 ; la forge de la neuville est en platinerie : fabrication de fers en barre envoyés dans l'ile de france, le Soissonnais et la flandre française ; les gueuses viennent de l'étranger, tout comme les charbons ; 80 ouvriers occupés au travail des quatre forges de la neuville, grattepierre et wattigny dans l'aisne ; proprio Raux ; cet établissement, sans avoir le titre de manufacture royale, jouit de l'exemption de corvées et de milice pour les ouvriers qui y sont occupés.

    Lalobbe, Le Laidtrou, Grosse forge : Forge connue par un seul texte tiré des additions de Pierre Marandel à la chronique de Jean Taté : En l'année 1718, au mois d'août, on a commencé à construire la forge du Laidtrou, paroisse de La lobbe. On a percé la montagne au mois de septembre et octobre, ce qui a coûté 400 livres à percer seulement le trou. Les ouvriers ont eu le bonheur de ne point trouver de pierre car on ne l'esperoit point ainsy. Le trou s'est trouvé entre deux bornes de pierre. L'on a élevé le bâtiment de la forge au mois de mars de l'année suivante 1719. L'on a fait des buses de bois faittes avec des planches pour mettre dans le trou et on a éprouvé le marteau le 27e juillet ce qui n'a pas bien été parce que laditte buse n'ont pas tenu l'eau (...). L'on a éprouvé encore une fois ladite forge le samedi 2 septembre de ladite année d'où on a forgé du fer avec bonne issue pour la première fois. Ce qui a fait bien allé contre l'espérance de bien du monde (...). La forge n'a pas dû fonctionner très longtemps. On en trouve trace nulle part ailleurs. Sur le terrain, quelques scories attestent de son activité ainsi que le canal particulier, qui part du tunnel et rejoint la rivière, sur lequel devait se trouver la forge. La chute d'eau a été créée par le percement d'un canal à travers une colline qui permet de couper un grand méandre de la Vaux et d'avoir la force nécessaire pour faire marcher une forge. Ce canal sous la colline, qui existe encore, en partie éboulé, et les scories confirment la chronique et attestent du fonctionnement de l'établissement. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 58. Les additions de P. Marandel à la chronique de Jean Taté. Revue de Champagne et de Brie, tome VII, 1929, p. 100.

    Lançon, Les Bièvres, Grosse forge et haut fourneau : Bourgin, L'industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, Paris, Imprimerie Nationale, 1920 : Lançon, à Bièvres : un haut fourneau, 2 affineries, une chaufferie ; 15 ouvriers. Non retenu : ne reste rien. Présence d'une retenue d'eau, avec en aval ce qui semble être maintenant un établissement piscicole.

    Louvergny, La Forge, Le Say, Grosse forge et affinerie : L'existence de cette forge apparaît dans plusieurs documents des archives de Monaco. Ainsi en 1534, c'est Jean Hanus, fils de Nicolas, maître de forges à Boutancourt, qui tient la forge du Say, puis en 1538 Benoît Favereau. Le partage de la succession de Jean Regnesson en 1546 note qu'il lui appartient : la moytié en indivis de l'estang, maison forge affyneries et fourneau du Say pris Chaigny et halle. Cet établissement dut disparaître vers 1570, comme ceux de La Grangette et La Folie. Les toponymes et nombreuses scories qui subsistent confirment, sur le terrain, l'activité de cette forge. L'abondance de scories conservées au pied de la digue du bassin de retenue voisin des Vivaudières laisse supposer l'existence d'une autre forge à cet emplacement. Documents d'archives : Archives de Monaco. Série T : 356. Archives de Monaco. Série T : 354. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 59.

    Les Mazures, La Vieille-Forge, Grosse forge et fourneau : Cette Vieille-Forge fonctionna au 16e siècle et au début du 17e siècle. L'acte de vente de la seigneurie de Fray à César Bernier en 1578 précise l'existence de plusieurs établissements : Item les forges et fourneaux, usines et bâtiments de Faulx ou voie de Faulx et celle de Gérard Mahy, ainsi qu'elles se consistent et composent. Cette dernière forge est d'ailleurs représentée sur l'une des célèbres miniatures de Croÿ. La carte de Cassini porte : anciens fourneaux, sur le bord du ruisseau, à la hauteur du toponyme Vieille-Forge. On ne connaît pas exactement l'emplacement de cette Vieille-Forge qui devait se trouver sur le ruisseau près du hameau actuel. Le lac des Vieilles-Forges a sans doute recouvert une partie du site. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 59. DE LA BOURE (?) DE RAILLICOURT, D. Monographie de Bourg-Fidèle, Revue Historique Ardennaise, 1983, n° 44. LEGRINE (?), J.-B. Monographie de l'ancien marquisat de Montcornet, Charleville, 1862, n° 50.

    Monthermé, Petite-Commune, Grosse forge, haut fourneau, puis fonderie : Bordereaux 1985 : détruit, ou à peu près. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahier 11, p.60. Première mention connue de cette forge en 1615. Elle abandonnée dès la fin de ce siècle, puis remise en activité au début de la Révolution. Elle est rachetée par Morin (manuf. d'armes de Charleville) en 1801, puis J.-N. Gendarme en 1818 qui la reconstruit, puis par Faure en 1882 (fonderie de seconde fusion) (AD Ardennes, A11, inventaire série B, série 17 ; Arch. nat. F14 4291, dossier 39). Seule subsiste la cité ouvrière (construite par Faure) sur le site voisin de la Petite Commune.

    Mouzon, Usine métallurgique, actuellement ARCELOR : Repérage sur vue aérienne IGN. Actuelle usine ARCELOR. Non retenu : bâti subsistant trop récent. Le site a probablement être occupé depuis très longtemps, mais rien d'ancien n'est visible actuellement.

    Neuville-lez-Beaulieu, La Roche, Haut fourneau : Bourgin, L'industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, Paris, Imprimerie Nationale, 1920 : 2, la Roche, un haut fourneau très ancien, existe en 1848. Bordereaux 1985 : vestiges. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahier 11, p.58.Le fourneau de la Roche apparaît au début du 17e siècle avec sa reconstruction par Pierre Brochard. Après 1865 et l'arrêt du haut fourneau, l'établissement est reconverti en fonderie, et fonctionnera jusqu'à la Première Guerre mondiale (Arch. Nat. F14 4293, dossier 50). Rien trouvé. Vestiges, et bassin de retenue.

    Neuville-lez-Beaulieu, Le Petit Cerf, La Fermière, Grosse forge, puis moulin à blé : La métall. du fer dans les Ardennes, Cahier 11, p.58 : détruit. Forge peut-être créée dans la première moitié du 16e siècle, mais en ruine à la fin de ce siècle. Ce n'est plus qu'un moulin à blé en 1680 (Arch. Nat. F14 4286, dossier 14).

    Neuville-lez-Beaulieu, Beaulieu, Le Fourneau Godard, Le Bas fourneau (?), usine d'allumettes, actuellement maison : Repérage sur vue aérienne IGN. Aurait été autrefois une fabrique d'allumettes (tradition orale). Aujourd'hui : habitation privée. Présence d'un bassin de retenue ; mais le bâti existant ne présente aucune disposition industrielle.

    Nouart, La Ferme de Maucourt, Forge et haut fourneau, maison forte, actuellement ferme : Usine créée en 1539 par Gérard Michellet, sur un terrain que lui avait cédé Madeleine de Grandpré, comtesse de Dampierre. En 1546, la forge était située dans une maison forte. En 1565, Simon Monnart, maître de forge à Belval, prend à bail la forge et le fourneau de Dommaucourt avec la halle du fourneau (...) ustensiles de la forge, la maison auprès de la porte au dedans de la cour dudit Dommaucourt (...) la grange du bas à mettre les fers. En 1643, c'est Nicolas Galopin d'Haraucourt qui exploite la forge de Maucourt, appartenant alors au seigneur de Verpel. Au cours du 18e siècle un long procès stoppe l'activité de l'établissement. En 1825, Henri Dollin du Fresnel, juge de paix à Thionville, fait une demande pour reconstruire un haut fourneau, une forge à deux feux d'affinerie et une fenderie laminoir avec deux fours à puddler. Les maîtres de forges voisins, fortement opposés à ce projet novateur de forge à l'anglaise, le font échouer. Le propriétaire se contenta d'ajouter un bocard au haut fourneau qu'il avait construit dès 1828. Par la suite, il complète son usine avec deux feux d'affinerie. Maucourt fonctionnera jusque vers 1865, date de sa reconversion en ferme (située en partie nord-est du village). L'ensemble était installé dans un grand bâtiment de plan allongé, qui contenait côte à côte le haut fourneau, la forge, la halle à charbon. Il subsiste encore la partie qui servait de halle à charbon (sert aujourd'hui d'étable) ; de la forge et du haut fourneau ne reste que les vestiges des murs qui s'appuyaient sur la digue. Le grand bâtiment de la forge est dans le département de la Meuse ; celui du lavoir à minerais est dans les Ardennes. Documents d'archives : AD, 7S 4 : 1, forges de Maucourt (1828-1854). AD, série E : 1610.AD, sous-série 1J : 123.AD, sous-série 1J : 125. Documents figurés : AN. Série F14 : 4288, dossier 22 (1825-1840). Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 60. ROBINET, R. n° 73.

    Omont, La Grangette, Grosse forge et affinerie : Bordereaux 1985 : détruit. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahier 11, p.61. Forge citée dès 1531. Servait à affiner les gueuses produits dans les fourneaux de la Folie (Baâlons). Dut cesser de fonctionner vers 1570 (Arch. Monaco T 354, 356, 393). On devine encore aujourd'hui la digue du bassin de retenue, l'emplacement de la maison forte et de son fossé.

    Regniowez, La Forge, Grosse forge : La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.61 : détruit. Forge proche du village attestée en 1734 (Arch. génie, Vincennes, art.4, section 1 para. 2, carton 3, 13a).

    Regniowez, Forge Boulant, Grosse forge, actuellement moulin : La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.61 : détruit. Forge attestée en 1734 (Arch. génie, Vincennes, art.4, section 1 para. 2, carton 3, 13a). Site actuellement occupé par un moulin.

    Remilly-Aillicourt, Grosse forge (?) : Bordereaux 1985 : détruit. Pas d'illustration. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.61. Forge connue par plusieurs mentions aux 16e et 17e siècles. Rien trouvé. Identification difficile (site ancien).

    Rumigny, Le Frety, Grosse forge : La métall. du fer dans les Ardennes, Cahier 11, p.58 : détruit. Forge qui était située entre le village et la Serre.

    Saint-Jean-aux-Bois, Le Mirbion, Haut fourneau et grosse forge, puis moulin à blé : L'existence de ce haut fourneau est attestée par plusieurs documents. Ainsi, dans un acte de vente du 12 novembre 1664, on trouve Charles Godart, maître de forge, demeurant au Mirbion. Un acte du 21 novembre 1700 montre Philippe Le Moïse, sieur de Senicourt, maître de forges demeurant à Saint-Jean-aux-Bois, empruntant 3000 livres pour : (...) le rétablissement et la construction du fourneau du Mirbion ; achats de bois de sciage qu'il conviendra pour les appentis d'icelluy ; la construction d'une halle et maison ; une roue et soufflets ; boucher et rétablir la brèche de l'étang de la chaussée ; faire faire un canal pour passer et couler les eaux (...) ; faire la royère de la roue du fourneau et généralement tout ce qui conviendra pour mettre ledit fourneau en état de travailler (...). Enfin, P. Laurent, dans ses notes inédites sur le général du Merbion, précise que le fourneau et la forge existaient encore en 1731. L'établissement dut disparaître peu après, et la carte de Cassini indique la seule présence d'un moulin à blé. Haut fourneau et forge détruits. Dans les années 1980, les bâtiments du moulin à blé et une partie de la digue subsistaient sur le site (on voit encore le bâti de bois qui encadrait les meules), ainsi que de nombreuses scories, visibles au pied du bâtiment principal, et qui rappelaient l'utilisation antérieure de la retenue d'eau. Documents d'archives : AD, série E : 1367, acte du 21/11/1700. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 62. BOUDSON (?), Emile. n° 2 : Les Colbert et les possessions dans les Ardennes. Revue historique ardennaise, 1907.LAURENT, Paul. Notes inédites sur le général du Merbion et la famille Jadart. Revue historique ardennaise, 1895.

    Senuc, La Forge, Haut fourneau, grosse forge : Basias : Famille Boullenois, 1835 (AD Ardennes, F14 1Mi 126). AD Ardennes, 7S 78 : usine de Senuc sur l´Aisne : à la veuve de Boullenois, 1838-39 ; Aubert-Senart nouveau propriétaire, 1849-53 ; nouvelle réglementation 1926-1936. Nota : une forge est signalée au sud sud-ouest de Senuc sur carte IGN 1/25000e (lieu-dit) Bordereaux 1985 : actuellement usine hydroélectrique. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.62 : détruit. Etablissement créé en 1798, il comportait alors une forge et deux, et affinait les gueuses du haut fourneau d'Imécourt. Fait faillite en 1833, mais fut repris dès l'année suivante et s'équipa d'un second haut fourneau et de deux fours à puddler. L'usine fonctionna jusqu'en 1870 environ. En 1899 elle est convertie en moulin à coquins (nodules de phosphate). La guerre de 1914-1918 détruit les bâtiments (Arch. Nat. F14 4293, dossier 53 ; F12 1603, enquête de 1811). Basias situe cette forge entre les communes de Senuc et Termes. Se trouvait plutôt au sud-ouest de Senuc, lieu-dit la Forge, sur l'Aisne, proche moulin-centrale électrique. Non retenu : ne reste rien.

    Signy-l'Abbaye, Le Bois-Martin, Haut fourneau, puis moulin à blé : Bordereaux 1985 : vestiges. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.62 : détruit. Haut fourneau qui remonte au 16e siècle ; il appartenait alors à l'abbaye de Signy. Reconstruit en 1611, il fonctionne tout au long du 17e siècle. L'activité cesse en 1726, le fourneau est remplacé par un moulin à blé (AD Ardennes, H223, 228 ; E826). Il ne subsiste plus rien, ni du fourneau ni du moulin.

    Signy-l'Abbaye, Le Mainby, Haut fourneau et forges : Bordereaux 1985 : vestiges. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.62 : détruit. Haut fourneau et forges connus par un bail de 1570 ; ils appartiennent alors à l'abbaye de Signy. Ils durent disparaître à la fin de ce siècle (AD Ardennes, H223). Il ne subsiste plus rien.

    Signy-l'Abbaye, Les Petites Forges, Grosses forges : Repérage sur vue aérienne IGN. Voir Nicole Boucher : Signy-l'Abbaye (historiques et des photographies). La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.62. Site sur lequel se trouvaient sans doute les deux forges mentionnées dans un bail de 1570. Les forges sont détruites à la fin du 16e siècle, mais reconstruites après 1630. L'établissement disparut durant la seconde moitié du 17e siècle (AD Ardennes, H223 et H229). Ne reste rien : la fin de la production date du 17e siècle. Remplacé par un bâtiment qui abrita la gendarmerie et des bâtiments de ferme.

    Sommauthe, La Forge, Grosse forge (?) Drappier, actuellement ferme : Repérage sur vue aérienne IGN. L'habitation de la ferme conserve une porte avec clef de plate-bande datée 1787. Le propriétaire actuel a en sa possession un plan de la zone, daté 1848 (propriétaire de l'époque : Drappier) : par comparaison avec l'actuelle carte IGN, on constate que beaucoup de bâtiments ont disparus. Actuellement ferme isolée, à proximité du centre cynégétique François Sommer (école). Subsistent des mouvements de terrain, dans lesquels on devine : la digue de retenue, un bassin (à moins qu'il ne s'agisse d'une partie du tracé du canal) et des fondations de bâtiments.

    Tailly, Les Forgettes, Grosses forges (?) Camion, actuellement maisons : Repérage sur vue aérienne IGN. AD Ardennes, 7S 2 : 1, usine des Forgettes, sur le ruisseau d'Annelles. Camion propriétaire ; 1840-1849. AD Ardennes, 7S2 : 4, moulin à blé Darodes ; opposition à la réglementation, 1847-48. Bordereaux 1985 : une seule notice pour le Fourneau et les Forgettes. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.63. Appartient toujours à la famille Darodes. Subsistent maison de maître et divers autres bâtiments non identifiés mais tous actuellement aménagés en maison d'habitation. L'Anelle fait la séparation entre les deux départements de la Meuse et des Ardennes. Pas de photos (pas d'autorisation). Les aménagements hydrauliques actuels sont destinés à l'agrément, rien d'ancien a priori.

    Tailly, Le Fourneau, Haut fourneau et grosse forge : Repérage sur vue aérienne IGN. Bordereaux 1985 : une seule notice pour le Fourneau et les Forgettes. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.63. La forge, sans doute antérieure, apparaît dans la documentation en 1573. Elle est reconstruite en 1750. Comme la plupart des hauts fourneaux des Ardennes, il fut éteint peu après 1860. Non retenu : ne reste rien. Non visité, car chemin non carrossable. Aux dires de la propriétaire des Forgettes, il ne reste rien (ensemble détruit, terrain aplani). Dans les années 1980 il subsistait une halle à charbon, très délabrée, ainsi que la maison du régisseur.

    Touligny, La Basse-Touligny, Haut fourneau : Bordereaux 1985 : détruit. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.63. Haut fourneau élevé en 1838 pour alimenter l'usine de Guignicourt (Arch. Nat. F14 4291, dossier 40). Dans les années 1980 la halle à charbon était reconvertie en bâtiment agricole. Détruit. Scories sur place.

    Vendresse, Terron-les-Vendresse, Le Batardeau, Haut fourneau : Bordereaux 1985 : détruit. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.63. Haut fourneau qui doit avoir été construit à la fin du 16e siècle ; il dut disparaître à la fin du 17e siècle (Arch. Monaco T 354 et 420). Plus aucune trace aujourd'hui.

    Vendresse, La Forge, Grosse forge : Un arrêt du conseil d’État du roi du 13 février 1770 autorise la duchesse de Mazarin à faire construire dans l'étendue de la prévôté d'Omont, entre Armangeat et La Cassine, une forge pour y faire travailler les fontes provenant du fourneau de Vendresse. Cette forge fut construite par Bourgeois, fermier de la duchesse pour le fourneau de Vendresse, qui voulait exploiter un établissement complet. Elle n'aura qu'une existence éphémère et si elle fonctionne en 1798, lors du bail à Hivert, elle a disparu en 1803 lorsque Poulain de Boutancourt afferme le domaine. Elle était construite dans les fossés de l'ancien château de La Cassine, qui l'alimentaient en eau. Aujourd'hui il n'en reste rien, seuls deux toponymes rappellent son existence. Bibliographie : ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 57.

    Villers-Cernay, La Scierie, Grosse forge et platinerie, puis scierie (photos 1980) : Bordereaux 1985 : en ruines. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.63 : en ruines. Forge créée au début du 19e siècle par Huart-Desrousseaux ; puis transformée en scierie. Les bâtiments étaient en ruines mais encore partiellement en élévation dans les années 1980 (Arch. Nat. F14 4298, dossier 71). Plus rien.

    Wagnon, Les Forges, Grosses forges (?) : Repérage sur vue aérienne IGN. Bordereaux 1985 : détruit. Connu par le seul toponyme. La métall. du fer dans les Ardennes, Cahiers 11, p.64. Forge connue uniquement par le toponyme du hameau. Son existence n'est pas postérieure à 1700. A l'emplacement du toponyme Les Forges se trouvent trois bâtiments en U, ont-ils fait partie de la forge ? Le ruisseau les longe et il ne serait pas impossible qu'il y ait eu une roue sur le bâtiment du fond. Non retenu : vestiges insuffisants.