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Martinet, haut fourneau, clouterie, puis usine de taillanderie, puis remises, actuellement maisons d'habitation

Dossier IA52070286 inclus dans Généralités réalisé en 1989

Fiche

Précision dénomination clouterie
Destinations usine de taillanderie, remise, maison
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, logement patronal
Dénominations martinet, haut fourneau, usine de quincaillerie
Aire d'étude et canton Wassy - Wassy
Hydrographies Blaise canal de la
Adresse Commune : Louvemont
Adresse : rue du Buisson
Cadastre : 1850 D 537 ; 1982 D 71, 74, 75

Usine établie en 1827 ; haut fourneau construit entre 1827 et 1834. L'activité de transformation des métaux par le martinet, les cylindres étireurs et la clouterie cesse en 1843. Le haut fourneau semble fonctionner jusque vers les années 1870 ; il est encore en place en 1874. En 1877, l'usine n'est plus utilisée que comme taillanderie. Logement patronal probablement construit dans la deuxième moitié du 19e siècle. Cessation d'activité au cours du 20e siècle. Locaux utilisés comme remises en 1989, lors de l'enquête initiale. En 2013 (complément d'enquête), l'atelier de fabrication (B) et le logement patronal (C) apparaissent à usage de maisons d'habitation ; ancien atelier de fabrication (A) : activité non définie. 1827 : roue hydraulique actionnant des soufflets à pistons ; 1834 : les foyers de chaufferies accompagnant les cylindres étireurs et la clouterie fonctionnent au charbon de bois ; roue à aube de 25 CV ; le haut fourneau ne fait que quatre mètres de haut. Présence d'un vestige de roue hydraulique signalée en 1989. 1834 : 10 ouvriers ; 1862 : nombre total des ouvriers gravitant autour du haut fourneau : 28.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle , (?)
Dates 1827, daté par source

Atelier de fabrication (A) en rez-de-chaussée : soubassement en moellon qui laisse deviner l'emplacement d'une roue hydraulique, tuile creuse au nord-ouest : il s'agit de la clouterie primitive. Atelier de fabrication (B ; ensuite occupé par la taillanderie) en rez-de-chaussée : ancienne halle jointe au haut fourneau qui devait se trouver côté sud ; un logement existe dans la partie sud. Logement patronal (C) à un étage carré. Le patrimoine apparaît entretenu en 2013 (complément d'enquête).

Murs pierre
brique
bois
essentage de bardeaux
moellon
pan de bois
Toit tuile creuse, tuile mécanique
Étages 1 étage carré
Couvrements charpente en bois apparente
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
demi-croupe
Énergies énergie hydraulique
roue hydraulique verticale
Typologies arc plein-cintre, rectangulaire
États conservations établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété privée
Éléments remarquables machine de production

Annexes

  • HISTORIQUE

    1827 : M. Rostaing établit une clouterie et un martinet. Il y a une roue hydraulique qui fait mouvoir deux soufflets à pistons.

    9 octobre 1830 : Le martinet et la clouterie de M. Rostaing sont autorisés par ordonnance royale.

    1834 : M. Rostaing possède un martinet avec un foyer de chaufferie au charbon de bois, 10 cylindres étireurs et deux foyers de chaufferie au charbon de bois pour la clouterie. Cette usine utilise une roue à aube de 25 CV et emploie 10 ouvriers.

    8 novembre 1836 : Pierre Rostaing est autorisé à établir dans l'enceinte de son usine un haut-fourneau. Celui-ci est antérieur à 1834. Il s'agit d'un petit haut-fourneau de 4 m de haut, dont la fonte lui donne un fer doux qu'il étire aux cylindres et qui lui sert à la fabrication des petits clous. M. Rostaing serait aussi le premier à utiliser de l'escarbille, produit dont jusqu'alors on n'avait tiré aucun parti. En 1836, l'usine produit 300 tonnes de fonte et 60 tonnes de fer.

    1845 : M. Rostaing est toujours propriétaire de l'usine. Mais cette usine n'est plus composée que d'un haut-fourneau. Feu de forge, laminoir et clouterie sont détruits depuis 1843.

    1862 : Le nombre total des ouvriers utilisés pour le haut-fourneau de M. Rostaing est de 28.

    1865 : D'après P. Béguinot, M. Margot dirige ce haut-fourneau qui fonctionne toujours.

    1874 : Le haut-fourneau existe toujours.

    1877 : La halle au charbon jointe au haut-fourneau est utilisée pour une taillanderie dirigée par la veuve Margot et ses fils.

    1883 : La taillanderie Margot et Mion emploie 32 hommes et 8 garçons de moins de 16 ans.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Marne : 209 M9. Industrie. Statistique industrielle. 1825, 1828, 1834.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 209 M9
  • AD Haute-Marne : 227M 1. Législation industrielle : travail des enfants. Durée du travail des adultes. Contrats d'apprentissage. Livrets d'ouvriers. Tissage et bobinage. Accidents survenus dans les établissements industriels. Grèves et coalitions. 1848-1883 [1890].

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 227M 1
  • AD Haute-Marne : 269M 2. Rapports sur la situation industrielle et commerciale de l'arrondissement de Wassy. 1831-1886.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 269M 2
  • AD Haute-Marne : 130S 128, 129, 130, 130 bis. Louvemont. Moulins et usines.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 130S 128, 129, 130, 130 bis
Bibliographie
  • BEGUINOT, Pierre. Une grande industrie haut-marnaise disparue : la production de la fonte et du fer. Chaumont, 1979. 293 [263] pages.

    p. 202