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Martinet, puis usine de quincaillerie dite pointerie de Saint Georges, puis forge anglaise, puis cimenterie, puis usine de noir pour fonderie dite S.A. des produits pyroligneux de Bologne

Dossier IA52070315 inclus dans Généralités réalisé en 1989

Fiche

Précision dénomination pointerie
usine de noir pour fonderie
Appellations usine de quincaillerie dite pointerie de Saint Georges, puis usine de noir pour fonderie dite S.A. des produits pyroligneux de Bologne
Destinations centrale hydroélectrique
Parties constituantes non étudiées bâtiment d'eau, atelier de fabrication, magasin industriel, hangar industriel, aire des matières premières, logement patronal, logement d'ouvriers, bureau
Dénominations martinet, usine de quincaillerie, forge anglaise, cimenterie
Aire d'étude et canton Haute-Marne - Joinville
Hydrographies Marne la
Adresse Commune : Donjeux
Adresse : chemin de la Fenderie
Cadastre : 1860 G 457, 458 ; 1986 AB 256, 257, 431, 432

Martinet mentionné début 19e siècle. Pointerie dirigée par Capitain Delarbre édifiée sur le site et mentionnée en 1839. Installation d'une forge anglaise en 1860 par Bonnor Jeune dans l'ancienne pointerie. Cimenterie en 1888 et légère modification du site. En 1925, la S.A. des produits pyroligneux de Bologne achète l'usine abritant la société nouvelle des ciments et laitiers de Donjeux et y installe une fabrique de noir pour fonderie. Cessation d'activité en 1984 ; centrale hydroélectrique en fonctionnement en 1989, lors de l'enquête initiale. En 1817, le martinet consiste en un foyer de chaufferie, un marteau, deux roues et est chauffé à la houille ; la pointerie utilise 15 métiers ; la forge anglaise utilise deux machines à vapeur à partir de 1865 et Bonnor Jeune est spécialisé dans les petits fers plats, dits feuillards ; en 1989, présence d'une turbine hydraulique, d'un séchoir à charbon et d'un broyeur. En 1839 et 1843 : 13 adultes et 4 enfants employés, 60 ouvriers en 1860.

Période(s) Principale : limite 18e siècle 19e siècle , (?)
Principale : 1ère moitié 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1860, daté par source
1888

Site industriel desservi par embranchement ferroviaire, voie particulière. Magasin industriel (C) en rez-de-chaussée, soubassement en ciment, pignon en bois : ajouté à l'époque de la cimenterie, ainsi que les hangars (D et E) en rez-de-chaussée. En 2013 (complément d'enquête), le bâtiment d'eau (A) se trouve en partie détruit ; le logement patronal (G) n'existe plus.

Murs brique
pierre
ciment
bois
enduit partiel
pan de bois
moellon
parpaing de béton
Toit tuile mécanique
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvrements charpente en bois apparente
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
appentis
Énergies énergie hydraulique
énergie thermique
turbine hydraulique
moteur électrique
Typologies rectangulaire, arc plein-cintre, arc segmentaire
États conservations établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété privée
Éléments remarquables machine de production

Annexes

  • HISTORIQUE

    1813 : J. B. Roulot possède un martinet sur la Marne. Il existe depuis un ''grand nombre d'années'' et est situé à côté du moulin de Donjeux.

    1817 : Le martinet consiste en un foyer de chaufferie, un marteau, deux roues. Il est alimenté à la houille.

    1839 : Capitain Delarbre : exploitation d'une manufacture de pointes et fil de fer. Une roue à eau est utilisée ainsi que 15 métiers. 13 hommes et 4 enfants sont employés.

    1843 : Capitain emploie 13 adultes dont deux femmes et 4 enfants de moins de 16 ans. Il y a 15 métiers et la matière première utilisée est du fil de fer provenant de Bettaincourt et Forcey. 180 000 kg de fil de fer est nécessaire pour une production de 176 000 kg de pointes de Paris.

    1857 : L'usine est achetée par MM. de Damas, Berthelin frères, Mayence père et fils et Voillaume pour y établir une forge anglaise.

    Juillet 1859 : Une nouvelle société se forme, composée de MM. Damas, Mayence père et fils, Voillaume et Bonnor Nicolas qui sont propriétaires. Bonnor jeune est exploitant. Il demande que l'usine soit composée d'un train de cylindres cingleurs et une presse faisant cisaille ; un train de petits cylindres marchands destinés à fabriquer des fers fins, tels que cercles, rubans, vitrages, ronds de tréfilerie, trois fours à puddler, un four à réchauffer, un tour à tourner les cylindres.

    19 janvier 1860 : L'usine est mise en activité. Elle est composée de deux fours à puddler, un four à réverbère de chaufferie, une presse, un train brut, un petit train pour fer marchand, le tout mis en mouvement par une roue hydraulique de 80 chevaux. Bonnor s'est spécialisé dans la fabrication de petits fers plats, dits feuillards : la production mensuelle maximum est de 40 000 kg (le fer brut est converti en fer marchand puis coupé à la cisaille de 0,25 de long et plus. Ces bouts sont remis au four à réchauffer et passés au petit train de laminoir et ensuite à l'espatard. Toutes les houilles viennent du bassin de la Sarre).

    La forge emploie 30 hommes pour les fours et les trains de cylindre et 16 enfants ; 14 manoeuvres ou ouvriers divers sont dans les ateliers, soit un total de 60 ouvriers

    5 août 1861 : Décret autorisant l'établissement de la forge anglaise.

    Vers 1865 : Deux machines à vapeur viennent compléter la forge.

    1867 : Bonnor exploite toujours la forge.

    1872 : La compagnie des Transports acquiert l'usine du marquis de Damas, habitant à Cirey-sur-Blaise, de René Armand Peltereau de Villeneuve, député à l'assemblée nationale, Claude Voillaume, propriétaire à Poissons, François et Pierre Victor Mayence, maîtres de forges à Vaux-sur-Blaise, pour 260 000 francs.

    1876 : La compagnie des Transports apporte l'usine à la société des forges de Champagne.

    1888 : M. Henry installe une fabrique de ciment à la place de la forge anglaise. Il s'agit d'une fabrique de ciment hydraulique existant déjà dans la Meuse. Les matières principales sont la chaux et le laitier du haut-fourneau, celui-ci broyé dans des moulins analogues aux moulins à farine.

    1902 : Henry exploite toujours l'usine sous la raison sociale S.A. des ciments et laitiers de Donjeux.

    9 juillet 1925 : La ''S.A. des produits pyroligneux de Bologne'' achète l'usine abritant la ''Société nouvelle des ciments et laitiers de Donjeux''.

    Elle se compose d'une vaste halle construite en bois et brique, couverte en tuile, ateliers, magasins, bureaux, appentis et écuries, cours, jardins, terrains et cités. Présence de deux moteurs électriques, l'un de 150 chevaux et l'autre de 70 chevaux. Une turbine de 130 chevaux est installée sur la Marne.

    1984 : Faillite simultanée à celle de la ''S.A. des produits pyroligneux de Bologne'' (cf bordereau correspondant).

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Marne. Annuaire de la Haute-Marne. 1859-1860.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes
  • AD Haute-Marne : 145M 29. Etablissements dangereux, insalubres ou incommodes. Fours à ciment. 1853-1892.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 145M 29
  • AD Haute-Marne : 209M 10. Statistique industrielle. Renseignements. Correspondance. 1839-1848.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 209M 10
  • AD Haute-Marne : 269M 1. Statistique industrielle. Renseignements. Correspondance. 1824-1862.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 269M 1
  • AD Haute-Marne : Série Q. Hypothèques. Vol. 1440, art. 40 ; vol. 1442, art. 6.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : Série Q
  • AN : F12 4711. Travail des enfants. Haute-Marne.

    Archives nationales : F12 4711
Bibliographie
  • BEGUINOT, Pierre. Une grande industrie haut-marnaise disparue : la production de la fonte et du fer. Chaumont, 1979. 293 [263] pages.

    p. 104