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Moulin à tan et à farine, puis haut fourneau, puis usine de matériel agricole (usine de charronnage) Briffoteaux, puis Briffoteaux fils et Cie

Dossier IA52070295 inclus dans Généralités réalisé en 1989

Fiche

  • Vue d'ateliers de fabrication
    Vue d'ateliers de fabrication
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  • Parties constituantes

    • logement patronal
    • logement d'ouvriers
    • atelier de fabrication
    • salle des machines
    • bureau
    • hangar industriel
    • cour
    • bâtiment d'eau
    • cheminée d'usine
    • passerelle

Dossiers de synthèse

Précision dénomination usine de charronnage
Appellations dite usine de charronnage Briffoteaux, puis Briffoteaux fils et Cie
Parties constituantes non étudiées logement patronal, logement d'ouvriers, atelier de fabrication, salle des machines, bureau, hangar industriel, cour, bâtiment d'eau, cheminée d'usine, passerelle
Dénominations moulin à tan, moulin à farine, haut fourneau, usine de matériel agricole
Aire d'étude et canton Haute-Marne - Saint-Dizier 1
Hydrographies Blaise dérivation de la
Adresse Commune : Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière
Lieu-dit : le Fourneau
Cadastre : 1979 C 80

Moulin à tan et à farine et maison de maître établis en 1812. Moulin détruit et remplacé par un haut fourneau en 1829. Le haut fourneau est détruit vers 1895 et remplacé par une usine de charronnage ; des hangars sont bâtis à cette époque. Incendie partiel vers 1920, reconstruction d'ateliers en 1921 et 1926 (dates portées). Les logements d'ouvriers, servant aussi aux employés de la scierie Briffoteaux (IA52070272), datent de l'entre-deux-guerres. Cessation d'activité dans la seconde moitié du 20e siècle. L'électricité produite par l'usine alimente la commune à partir de 1905 ; présence d'anciennes machines signalée en 1989 (enquête initiale). En 1883 : 80 hommes et 2 enfants sont occupés par l'usine.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle , (détruit)
Principale : 2e quart 19e siècle , (détruit)
Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Dates 1812, porte la date, daté par source
1829, daté par travaux historiques
1921, porte la date
1926, porte la date

Logement d'ouvriers (A) : étage de comble, enduit ; maison patronale (B) : pans de bois, imitation torchis, un étage carré, un étage de comble, tuile plate, croupe ; bureau (C) en rez-de-chaussée : brique, essentage de bardeaux ; l'atelier (D) en rez-de-chaussée, charpente en bois ; l'atelier (E) a conservé en façade une partie du mur en moellon antérieure à l'incendie. En 2013 (complément d'enquête) : site inchangé. Ateliers de fabrication (D et E) remarquables.

Murs brique
bois
essentage de bardeaux
enduit
pan de bois
Toit tuile mécanique, tuile plate
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvrements charpente métallique apparente
charpente en bois apparente
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
croupe
Énergies énergie hydraulique
énergie thermique
énergie électrique
Typologies rectangulaire
États conservations établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété privée
Éléments remarquables machine de production, atelier de fabrication

Annexes

  • HISTORIQUE

    1812 : Laurent Alexis Pelletier, notaire impérial à Eclaron, est autorisé à établir un moulin à tan à Eclaron, sur le rive gauche de la dérivation de la Blaise. Il fait construire une maison la même année sur la rive droite.

    1815 : Claude Laurent Pelletier, son fils, transforme ce moulin en moulin à farine.

    1816 : Il en reçoit l'autorisation.

    Juin 1828 : La princesse Eugénie-Adélaïde-Louis d'Orléans, soeur du duc d'Orléans, achète ce moulin.

    1829 : Elle y fait construire un haut-fourneau, alors qu'un bocard et un patouillet existent à 1300 mètres en amont. Les forêts de Marmesse et du Der doivent apporter le combustible nécessaire au fonctionnement du haut-fourneau : elles appartiennent au duc d'Orléans.

    30 décembre 1830 : Il donne l'autorisation d'utiliser le haut-fourneau par ordonnance royale. Ce haut-fourneau est construit sur la rive droite.

    1832 : Il est en pleine activité.

    1839 : C'est le dénommé Danelle qui l'exploite en 1839.

    1852 : Le haut-fourneau fait retour au domaine de l'Etat.

    16 octobre 1854 : Il est vendu à Pierre Jules Guyard, maître de forge à Saint-Dizier.

    1862 : Celui-ci décide de bâtir une machine à battre le grain à l'ouest du haut-fourneau. Elle est mue par une roue hydraulique de 10 CV. La même année, c'est un dénommé Noirot qui exploite le haut-fourneau au nom de la famille Guyard.

    Avril 1862 : Il devient nécessaire d'utiliser le coke pour faire marcher le haut-fourneau.

    Septembre 1867 : Il semble que le fourneau soit arrêté pour être loué afin d'y établir une tréfilerie.

    1881 : Ch. Dufays et H. Breuil y produisent de la fonte : leur production consiste en ''moulages en tous genres sur plans et modèles pour la construction, le bâtiments et la fumisterie.

    1883 : L'usine occupe 80 hommes et 2 enfants.

    1895 : P. Peybert, fabricant de meubles, exploite l'usine.

    22 juillet 1896 : Les époux Lecoq l'achètent à Jules Guyard et Caroline Gény. Un dénommé Chaudron démolit alors le haut-fourneau qu'il remplace par une manufacture de roues et de bois cintrés.

    1902 : A. Briffoteaux poursuit cette production.

    1912 : Il décède. Son fils Joseph lui succède, alors que l'électricité est installée dans l'usine ; depuis 1905, elle en fait profiter la commune.

    Vers 1920 : Un incendie se déclare.

    1er janvier 1921 : Joseph Briffoteaux se rend acquéreur de l'usine provenant de Mme Claire Husson. L'atelier principal est reconstruit en 1921.

    1926 : Une seconde construction est édifiée.

    1941 : Lorsque J. Briffoteaux décède, l'usine se compose comme suit : ''ateliers de fabrication de l'usine de charronnage et de construction de matériel agricole, magasins, bureau, logements d'ouvriers, maison de maître, écuries pour chevaux, cour avec parc à fer, jardin et pré, chantier de bois, chemin appelé du fourneau prenant naissance à la gare d'Eclaron''.

    Actuellement, c'est Philippe Briffoteaux, arrière petit-fils d'A. Briffoteaux qui est propriétaire de l'usine.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Marne. Annuaire. 1859-1860.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes
  • AD Haute-Marne : 209 M9. Industrie. Statistique industrielle. 1825, 1828, 1834.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 209 M9
  • AD Haute-Marne : 209M 10. Statistique industrielle. Renseignements. Correspondance. 1839-1848.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 209M 10
  • AD Haute-Marne : 210M 2. Rapports sur la situation industrielle et commerciale du département. 1850-1870 [1880].

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 210M 2
  • AD Haute-Marne : 227M 1. Législation industrielle : travail des enfants. Durée du travail des adultes. Contrats d'apprentissage. Livrets d'ouvriers. Tissage et bobinage. Accidents survenus dans les établissements industriels. Grèves et coalitions. 1848-1883 [1890].

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 227M 1
  • AD Haute-Marne : 269M 2. Rapports sur la situation industrielle et commerciale de l'arrondissement de Wassy. 1831-1886.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 269M 2
  • AD Haute-Marne : 130S 79, 80, 81, 82. Eclaron. Moulins et usines. [S.d.] (Coll. Part.).

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 130S 79, 80, 81, 82
  • Archives du Service des hypothèques de Saint-Dizier. Vol. 1717, art. 16.

    Vol. 1717, art. 16 Centre des finances publiques de Saint-Dizier
Bibliographie
  • BEGUINOT, Pierre. Une grande industrie haut-marnaise disparue : la production de la fonte et du fer. Chaumont, 1979. 293 [263] pages.

    p. 203