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Moulin de Larrivour

Dossier IA10001301 réalisé en 2015

Fiche

Le moulin de Larrivour, bien qu'extra muros, est intimement lié au développement de l'enclos abbatial dont il jouxte l'angle sud-ouest, enjambant la Barse à sa sortie aval. Contrairement à d'autres moulins isolés ou intégrés à tel domaine grangier, souvent l'objet de conflits d'intérêt avec les riverains, celui-ci est resté très discret, au cœur du domaine primitif. La pancarte épiscopale d'Henri de Carinthie, qui introduit le chapitre de Campiniaco dans le cartulaire, relate que Gautier de Dosches, avec l'assentiment de toute sa famille, a fait don du "molendinum de abbatia", un acte datable des années 1146-68 (AD10, 4H1, f°79r). Il a nécessairement dû jouer un rôle important de transformation dans le système productif, d'où sa conservation jusqu'à nos jours, au même titre d'ailleurs que l'aile agricole de l'abbaye.

Même si son affectation actuelle de résidence a impliqué d'évidentes transformations et modernisations, le moulin a globalement gardé son volume ancien, à défaut de sa structure ancienne. Le bâtiment se répartit encore pour moitié sur la terre ferme (au nord) et au-dessus du cours d'eau (au sud). La partie nord était autrefois prolongée (face ouest) au niveau de l'étage par une extension à pan de bois sur "pilotis" (côté ouest) qui venait s'aligner sur l'aile artisanale du moulin faisant retour le long de la Barse, dont il ne subsiste plus que les fondations (cf. IVR21_20151000506NUCA). Le bief au niveau de la chute d'eau présente un assez gros appareil (médiéval ?) mêlant calcaire/craie et brique. Avec leurs deux étages, les différentes faces du bâtiment symbolisent bien la diversité de l'habitat de Champagne humide, où l'on retrouve les matériaux de base locaux : craie / calcaire crayeux (fondations), pan de bois et brique (en lieu et place du torchis) recouverts d'essentes/bardeaux (cf. IVR21_20151000505NUCA). Les toits sont eux couverts d'ardoise.

Genre de cisterciens
Précision dénomination ancien moulin abbatial
Appellations Abbaye de l'Arrivour
Destinations moulin, maison
Parties constituantes non étudiées maison
Dénominations moulin
Aire d'étude et canton Lusigny-sur-Barse
Adresse Commune : Lusigny-sur-Barse
Lieu-dit : hameau Larrivour
Adresse : D 1
Cadastre : 2015 F3 199-200
Précisions anciennement commune de Beaumont-Larrivour (1790-1795)

Le moulin de Larrivour, bien qu'extra muros, est intimement lié au développement de l'enclos abbatial dont il jouxte l'angle sud-ouest, enjambant la Barse à sa sortie aval. Contrairement à d'autres moulins isolés ou intégrés à tel domaine grangier, souvent l'objet de conflits d'intérêt avec les riverains, celui-ci est resté très discret, au cœur du domaine primitif. La pancarte épiscopale d'Henri de Carinthie, qui introduit le chapitre de Campiniaco dans le cartulaire, relate que Gautier de Dosches, avec l'assentiment de toute sa famille, a fait don du "molendinum de abbatia", un acte datable des années 1146-68 (AD10, 4H1, f°79r). Il a nécessairement dû jouer un rôle important de transformation dans le système productif, d'où sa conservation jusqu'à nos jours, au même titre d'ailleurs que l'aile agricole de l'abbaye.

Période(s) Principale : Fin du Moyen Age, 18e siècle , (?)

Bâtiment principal du moulin construit en pan de bois et brique, à deux étages. Soubassement principal (bief) en calcaire avec brique. Pignon sud et mur gouttereau ouest couverts d'essentes-bardeaux. Toiture à double pans et croupe au sud ; couverture en ardoise. Bâtiment accolé au nord très transformé (habitation), murs couverts de bardage horizontal ; même couverture d'ardoise. Articulation des deux parties par une structure métallique contemporaine à verrière.

Même si son affectation actuelle de résidence a impliqué d'évidentes transformations et modernisations, le moulin a globalement gardé son volume ancien, à défaut de sa structure ancienne. Le bâtiment se répartit encore pour moitié sur la terre ferme (au nord) et au-dessus du cours d'eau (au sud). La partie nord était autrefois prolongée (face ouest) au niveau de l'étage par une extension à pan de bois sur "pilotis" (côté ouest) qui venait s'aligner sur l'aile artisanale du moulin faisant retour le long de la Barse, dont il ne subsiste plus que les fondations (cf. IVR21_20151000506NUCA). Le bief au niveau de la chute d'eau présente un assez gros appareil (médiéval ?) mêlant calcaire/craie et brique. Avec leurs deux étages, les différentes faces du bâtiment symbolisent bien la diversité de l'habitat de Champagne humide, où l'on retrouve les matériaux de base locaux : craie / calcaire crayeux (fondations), pan de bois et brique (en lieu et place du torchis) recouverts d'essentes/bardeaux (cf. IVR21_20151000505NUCA). Les toits sont eux couverts d'ardoise.

Murs calcaire moyen appareil
bois pan de bois essentage de bardeaux
Toit ardoise
Étages 2 étages carrés
Couvrements
Couvertures
Énergies
États conservations remanié
Précision dimensions

LONG 21 x LARG 7 m pour la face la plus large (sud)

(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - Wissenberg Christophe
Christophe Wissenberg

Prestataire de cartographie pour les publications du SRI


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