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Moulin de Melay, puis usine de matériel d'équipement industriel Mougeotte

Dossier IA52070273 inclus dans Généralités réalisé en 1989

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations dit moulin de Melay, puis usine de matériel d'équipement industriel Mougeotte
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bureau, conciergerie, enclos, transformateur, logement d'ouvriers, hangar agricole, cour
Dénominations moulin, usine de matériel d'équipement industriel
Aire d'étude et canton Bourbonne-les-Bains - Bourbonne-les-Bains
Hydrographies Gueuse ruisseau de la
Adresse Commune : Melay
Adresse : ruelle du Moulin
Cadastre : 1988 AC 203 à 206

Mougeotte utilise en tant qu'usine de matériel d'équipement industriel à partir de 1872 les locaux du moulin de Melay, dont la date de construction est inconnue. Atelier de fabrication comprenant le bureau à l'ouest édifié en 1914 ; l'atelier de fabrication couvert de sheds, bâti en 1927, porte, sur le pignon d'un des sheds, les initiales du patron de l'époque. Mougeotte patron et propriétaire de père en fils. Cessation d'activité vers 1980 ; conciergerie (E) incendiée. Etablissement désaffecté en 1989 (enquête initiale). L'établissement est toujours à l'état d'abandon en 2013 (complément d'enquête) ; tous les bâtiments sont cependant encore visibles. Mougeotte est l'inventeur d'une machine à bois dite "charronneuse universelle" ou "menuisier universel", en 1873 ; énergie hydraulique dans l'ancien moulin puis utilisation de moteurs à gaz pauvre, enfin de l'électricité ; en 1893, présence d'un moteur à vapeur et d'un moteur hydraulique. En 1884 : 4 ouvriers ; de 1918 à 1980, effectif stable d'une quarantaine d'ouvriers. Existence d'un fonds d'archives privées.

Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1914, daté par tradition orale
1927, daté par tradition orale

Atelier de fabrication (A), ancien moulin, en rez-de-chaussée avec charpente en bois apparente ; atelier de fabrication (B) en rez-de-chaussée ; atelier de fabrication (C) en rez-de-chaussée, pan de fer. En 2013, la façade nord de l'atelier de fabrication (A) est murée par des parpaings d'aggloméré ciment ; la végétation envahie ce dernier atelier et le logement d'ouvrier (F). Le bureau (D) se trouve en revanche dégagé de la végétation ; sur sa façade est a été scellée une plaque en l'honneur de deux combattants tombés pendant la Première Guerre mondiale. L'atelier de fabrication (C) se détériore, la partie nord est en ruine.

Murs pierre
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
pan de fer
Toit tuile mécanique, tuile creuse, verre en couverture
Étages en rez-de-chaussée, étage de comble
Couvrements charpente en bois apparente
charpente métallique apparente
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
shed
demi-croupe
Énergies énergie hydraulique
énergie thermique
énergie électrique
États conservations établissement industriel désaffecté, mauvais état, envahi par la végétation
Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • Catalogue. Historique. [S.d.] (Archives privées) :

    Un peu d'Histoire

    La machine dénommée CHARRONNEUSE OU MENUISIER UNIVERSEL, dont la réputation est devenue mondiale par ses milliers d'exemplaires, est l'oeuvre de la Maison Mougeotte. C'est elle en effet qui a créée et inventée de toutes pièces cette merveilleuse machine ; paternité du reste rendue indiscutable non seulement par les brevets de l'époque, mais surtout par une reconnaissance loyale de tous les constructeurs de machines à bois.

    Les premiers types établis sur bâti bois parurent vers 1873, et fait remarquable, c'est que toutes ces machines de la première heure sont toujours là et visibles en fonctionnement, la plupart ont changé de génération et cela sans qu'une seule soit revenue à l'Usine pour être révisée. Les preuves les plus formelles peuvent être données à l'appui.

    Depuis et sans changer de principe, la Maison Mougeotte n'a pas cessé d'étudier, perfectionner, ajouter de nouvelles dispositions d'outils, car ses milliers de clients lui ont été autant et à juste titre des collaborateurs éclairés, elle tient ici à les en remercier sincèrement. En effet, tenant compte des moindres suggestions, des idées et exigences nouvelles qui lui étaient données, elle en faisait une sélection, une application judicieuse n'ayant que le souci des intérêts de sa clientèle.

    Il est évident qu'avec les années, un semblable retentissement de succès ne pouvait passer inaperçu, aussi les fabricants de machines combinées sont devenus nombreux surtout en ces dernières années. Si c'est une référence, la Maison Mougeotte peut être fière d'avoir déclenché ce mouvement et encore plus d'avoir travaillé sans cesse la cause des petits artisans du bois. Elle peut sans crainte revendiquer cet ultime honneur et cela de par les encouragements élogieux qu'elle en reçoit sans cesse. Tous travailleurs du bois, vous pouvez toujours compter sur elle, comme par le passé, elle tiendra toujours le premier rang dans cette voie. Car si elle est souvent copiée, jamais par sa vieille existence, elle ne sera égalisée à tout point de vue. Mais ici elle veut seulement donner quelques renseignements d'ordre pratique à sa clientèle. C'est un devoir qu'elle croit remplir pour les intérêts les plus chers de cette dernière.

    Nous disions tout à l'heure que beaucoup de constructeurs s'étaient contentés de grouper sur un même socle plusieurs machines séparées de leur catalogue, solution mauvaise car si elle assure un assez bon fonctionnement, elle est d'un encombrement trop grand, dépense beaucoup de force et surtout reste d'un prix inabordable. Autant prendre des machines séparées.

    D'autres ont cherché plus à fond la combinaison des différents organes, mais ce qu'ils ont obtenu, en déclarant pompeusement que leur machine est sans démontage, n'est que superficiel. Les démontages en principe sont certes à réduire au minimum, mais s'ils sont obtenus au prix de complications plus laborieuses, plus gênantes, entre elles dans le travail, le bénéfice en est perdu et même de loin, sans compter que le prix reste là encore trop élevé.

    D'autres enfin ont fait plus simplement, car avec deux ou trois machines combinées, scie, raboteuse, mortaiseuse, ils sont arrivés sur leur catalogue à déclarer le double d'organes réellement existants. Ce petit tour de force est obtenu simplement par les outils. Aussi leur combinée fait tenonneuse, mortaiseuse, bouveteuse, toupie, feuillure, moulureuse et encore d'autres. Cela est simplement obtenu en général sur la mortaiseuse par le changement d'outil approprié, fraise, scie circulaire, outil à lumière, outil profilé, etc., se plaçant au lieu et place de la mèche. Ces outils complètent une machine comme la mortaiseuse, mais ne sont pas des organes différents. Il faut savoir mettre à son point réel cette confusion qui a surtout une portée commerciale très habilement établie, il faut le reconnaître.

    En résumé, la machine combinée si simple à établir en apparence, est plutôt un problème difficile, parce que :

    1° Elle ne doit pas sortir du cadre qu'elle doit remplir pour rester avantageuse, c'est-à-dire à une grande catégorie d'artisans, disposant de peu de place, n'ayant que quelques ouvriers, une faible force motrice et enfin, un modeste capital disponible.

    2° Les organes doivent être judicieusement disposés, robustes, largement calculés, en matières de premier choix avec une exécution de toute précision égalant la robustesse et le rendement de machines séparées ;

    3° Les facilités de manoeuvre doivent être rendues simples et rapides. On ne doit pas regarder à établir dans une combinaison la solution de montage et démontage à condition toutefois que ces derniers s'exécutent rapidement sans chercher, presque automatiquement, comme par exemple, monter une mèche dans le nez de l'arbre de mortaiseuse, et surtout si en plus ce montage et ce démontage réalisent comparativement une diminution sensible de prix pour l'acheteur sans toutefois amoindrir la production et le rendement de la machine.

    4° La matière première étant d'un prix très élevé, toute pièce rendue lourde inutilement coûte cher, le prix de vente s'en ressent et sans donner plus de solidité à l'ensemble. Une machine relativement plus légère mais bien calculée dans tous ses points de résistance contre la rupture et les vibrations doit donc rester seule intéressante.

    L'entrainement de mise au point obtenu seulement par de longues années de pratique peut seul donner ce résultat.

    Or, la combinée que nous présentons est la seule donnant toutes ces garanties tout en étant au prix le plus minime. Nous répétons qu'une mise au point de plus de 50 années jointe à un outillage moderne puissant et spécialisé pour leur usinage peuvent seuls donner de tels résultats qui ne se trouvent nulle part ailleurs.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Marne : 226M 6. Etat des usines, manufactures, fabriques, etc., ainsi que du personnel employé. 1893.

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 226M 6
  • AD Haute-Marne : 227M 1. Législation industrielle : travail des enfants. Durée du travail des adultes. Contrats d'apprentissage. Livrets d'ouvriers. Tissage et bobinage. Accidents survenus dans les établissements industriels. Grèves et coalitions. 1848-1883 [1890].

    Archives départementales de la Haute-Marne, Chamarande-Choignes : 227M 1
  • Archives privées. Catalogue contenant un historique (cf Annexe 1).

    Annexe 1