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Outre-Aube, ancienne grange de Clairvaux

Dossier IA10001323 réalisé en 2015

Fiche

Si Fontarce et Fraville sont les deux plus anciennes granges de Clairvaux en dehors du foyer initial de la vallée de l’Aube, Outre-Aube (10- com. Longchamp-sur-Aujon), dont le développement est toutefois contemporain, n’est autre que le prolongement extra muros de la grange abbatiale (cf. carte du temporel ill. IVR21_20151000530NUCA). Cette dernière ayant sans doute été très vite débordée par la gestion des nombreuses donations, la création d’une nouvelle grange s’imposa nécessairement, comme sa localisation sur la rive opposée (ill. IVR21_20151000348NUCA). Ce n’est pas un hasard si Outre-Aube apparaît en seconde position dans l’organisation du cartulaire, juste après le chapitre Grange Abbatiale (AD10, 3H10, tome 2 du Grand Cartulaire, qui devait être en réalité le tome 1). On est là au cœur même du domaine primitif de la fondation bernardine. Les évêques de Langres exemptèrent l’abbaye des dîmes et cédèrent plusieurs droits d’usages dans leur domaine allodial situé en amont, connu sous le nom de ”Terre de Saint-Mammès” (de Dinteville à Montigny-sur-Aube). L’émergence de cette nouvelle grange maîtresse est étroitement liée à l’évolution d’un village qui était implanté dans la vallée entre Bayel et Longchamp, Perrecin. Nombre des terres cédées pour la constitution de la grange relevaient de cet ancien finage paroissial. En 1145 par exemple, Josbert de Laferté céda tous ses biens audit village avant de partir en Terre Sainte. En fait, la croissance d’Outre-Aube a vraisemblablement entraîné la disparition progressive de Perrecin ; ce phénomène fut par ailleurs aggravé par la création d’une nouvelle grange 4 km en aval, la Borde. Comme beaucoup d’autres granges, Outre-Aube avait sa chapelle. Grâce aux plans et vues de l’abbaye, dressés en 1708 par Dom Milley, on connaît la morphologie de cette importante grange (ill. IVR21_20151000535NUCA et IVR21_20151000536NUCA). Deux immenses granges stricto sensu, l’une de 1400 m2 pour 5 vaisseaux, l’autre de 2300 m2 pour 7 vaisseaux, occupaient le tiers ouest de l’enclos qui s’étendait sur 5,5 ha, ceint de murs (Wissenberg, 2007). Le reste de l’espace était occupé par un verger et une aire de pâturages ponctuées d’hébergeages. Le logis des convers, situé au centre et à l’intérieur d’une double enceinte, était organisé en 4 ailes formant un carré qui a subsisté (ill. IVR21_20155200557NUCA, IVR21_20155200562NUCA et IVR21_20151000537NUCA). La façade, bien que remaniée notamment dans ses baies, montre encore un beau portail du XVIIe siècle (autrefois central, avant division en deux propriétés). Dans le courant du XVIIIe siècle lui fut adjointe un nouvelle grange (ill. IVR21_20151000538NUCA), charpentée et divisée en deux vaisseaux. À cette époque, Outre-Aube était devenu un petit village où une cinquantaine de communiants étaient dénombrés (1770). Jusqu’en 1680 au moins, la grange était administrée par un convers ; elle rapportait 714 £ en 1768, soit le double de Fontarce.

Genre de cisterciens
Appellations Outre-Aube
Destinations grange monastique, village
Parties constituantes non étudiées grange monastique
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Bar-sur-Aube
Adresse Commune : Longchamp-sur-Aujon
Lieu-dit : Outre-Aube
Adresse : Grande Rue
Cadastre : 1988 ZH 45, 138

Si Fontarce et Fraville sont les deux plus anciennes granges de Clairvaux en dehors du foyer initial de la vallée de l’Aube, Outre-Aube (10- com. Longchamp-sur-Aujon), dont le développement est toutefois contemporain, n’est autre que le prolongement extra muros de la grange abbatiale (cf. carte du temporel ill. IVR21_20151000530NUCA). Cette dernière ayant sans doute été très vite débordée par la gestion des nombreuses donations, la création d’une nouvelle grange s’imposa nécessairement, comme sa localisation sur la rive opposée (ill. IVR21_20151000348NUCA). Ce n’est pas un hasard si Outre-Aube apparaît en seconde position dans l’organisation du cartulaire, juste après le chapitre Grange Abbatiale (AD10, 3H10, tome 2 du Grand Cartulaire, qui devait être en réalité le tome 1). On est là au cœur même du domaine primitif de la fondation bernardine. Les évêques de Langres exemptèrent l’abbaye des dîmes et cédèrent plusieurs droits d’usages dans leur domaine allodial situé en amont, connu sous le nom de ”Terre de Saint-Mammès” (de Dinteville à Montigny-sur-Aube). L’émergence de cette nouvelle grange maîtresse est étroitement liée à l’évolution d’un village qui était implanté dans la vallée entre Bayel et Longchamp, Perrecin. Nombre des terres cédées pour la constitution de la grange relevaient de cet ancien finage paroissial. En 1145 par exemple, Josbert de Laferté céda tous ses biens audit village avant de partir en Terre Sainte. En fait, la croissance d’Outre-Aube a vraisemblablement entraîné la disparition progressive de Perrecin ; ce phénomène fut par ailleurs aggravé par la création d’une nouvelle grange 4 km en aval, la Borde. Comme beaucoup d’autres granges, Outre-Aube avait sa chapelle. Grâce aux plans et vues de l’abbaye, dressés en 1708 par Dom Milley, on connaît la morphologie de cette importante grange (ill. IVR21_20151000535NUCA et IVR21_20151000536NUCA). Deux immenses granges stricto sensu, l’une de 1400 m2 pour 5 vaisseaux, l’autre de 2300 m2 pour 7 vaisseaux, occupaient le tiers ouest de l’enclos qui s’étendait sur 5,5 ha, ceint de murs (Wissenberg, 2007). Le reste de l’espace était occupé par un verger et une aire de pâturages ponctuées d’hébergeages. Dans le courant du XVIIIe siècle, Outre-Aube était devenu un petit village où une cinquantaine de communiants étaient dénombrés (1770). Jusqu’en 1680 au moins, la grange était administrée par un convers ; elle rapportait 714 £ en 1768, soit le double de Fontarce.

Période(s) Principale : 16e siècle, 1ère moitié 19e siècle , (?)

Grâce aux plans et vues de l’abbaye, dressés en 1708 par Dom Milley, on connaît la morphologie de cette importante grange (ill. IVR21_20151000535NUCA et IVR21_20151000536NUCA). Deux immenses granges stricto sensu, l’une de 1400 m2 pour 5 vaisseaux, l’autre de 2300 m2 pour 7 vaisseaux, occupaient le tiers ouest de l’enclos qui s’étendait sur 5,5 ha, ceint de murs (Wissenberg, 2007). Le reste de l’espace était occupé par un verger et une aire de pâturages ponctuées d’hébergeages. Le logis des convers, situé au centre et à l’intérieur d’une double enceinte, était organisé en 4 ailes formant un carré qui a subsisté (ill. IVR21_20155200557NUCA, IVR21_20155200562NUCA et IVR21_20151000537NUCA). La façade, bien que remaniée notamment dans ses baies, montre encore un beau portail du XVIIe siècle (autrefois central, avant division en deux propriétés). Dans le courant du XVIIIe siècle lui fut adjointe un nouvelle grange (ill. IVR21_20151000538NUCA), charpentée et divisée en deux vaisseaux.

Murs calcaire moellon enduit partiel
Toit tuile plate, tuile mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Étages en rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans croupe
toit à longs pans demi-croupe
(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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