Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Petit séminaire

Dossier IA51060429 réalisé en 2015

Fiche

Précision dénomination petit séminaire
Destinations Maison de la Région
Parties constituantes non étudiées jardin d'agrément
Dénominations séminaire
Aire d'étude et canton Châlons-en-Champagne centre - Châlons-en-Champagne 2
Adresse Commune : Châlons-en-Champagne
Adresse : 5 rue de Jéricho
Cadastre : 2018 BI 523

Le petit séminaire de Châlons-en-Champagne connut son premier emplacement sur le site de l’ancienne abbaye Saint-Memmie, rasée à la Révolution. Les bâtiments, construits en 1837, ayant été confisqués à la suite de la promulgation de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat le 18 décembre 1905, il fallait trouver un nouvel emplacement pour cet établissement qui avait provisoirement trouvé refuge dans les locaux de l’Institution Saint-Etienne.

Mgr Tissier choisit d’acquérir un terrain appelé « jardin Tisset », dépendant à l’origine du grand séminaire, pour y faire construire le nouveau petit séminaire, selon des plans dessinés par l’architecte châlonnais Maurice Maybel. La première pierre de l’édifice fut posée le 1er août 1914, jour même de la déclaration de mobilisation générale par le gouvernement de René Viviani. Les travaux, confiés comme ceux du grand séminaire à l’entreprise Bellois de Châlons, avancèrent rapidement avant d’être interrompus par les hostilités. A la fin de l’année 1914, le sous-sol et le rez-de-chaussée du bâtiment étaient ainsi déjà sortis de terre, les travaux s’arrêtant probablement au début de l’année 1915.

Le chantier ne put reprendre que huit ans plus tard. Les travaux avaient été confiés après-guerre à la Compagnie de constructions générales et de travaux publics qui fut chargée aussi bien du gros œuvre que de l’aménagement et de l’ameublement des intérieurs, à l’exception de l’électricité dont le marché fut attribué à l’entreprise Gourdier frères de Châlons. Dès le début de l’année 1924, les étages supérieurs et la toiture du bâtiment étaient achevés, l’aile nord, abritant la chapelle, étant élevée dans les premiers mois de l’année. Le premier semestre 1924 fut consacré aux aménagements intérieurs avec la réalisation des deux escaliers de béton armé et des peintures.

Le 4 octobre 1924, le tout nouveau bâtiment était enfin prêt à recevoir 74 élèves pour leur première rentrée. Il conservera cette fonction jusqu’en 1968, date à laquelle il est réorganisé en « Foyer des jeunes ». Cinq ans plus tard ouvrait le lycée privé mixte Charles Péguy. Il gardera cette affectation jusqu’en 2009.

Les locaux de l’ancien petit séminaire sont vendus en février 2009 à la Région Champagne-Ardenne qui souhaite y redéployer ses services jusque-là dispersés. Les travaux de réhabilitation ont commencé en février 2013 sous la direction de l’agence d’architectes APO-Wüstner de Reims, selon des principes forts de responsabilité environnementale et de performance énergétique. Les nouveaux locaux sont inaugurés le 11 mai 2015.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source
Secondaire : 1er quart 21e siècle , daté par source
Dates 1914, daté par source
1924, daté par source
2015, daté par source
Auteur(s) Auteur : Maybel Maurice,
Maurice Maybel

Architecte à Châlons-en-Champagne au début du 20e siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte, attribution par source
Personnalité : Tissier Joseph-Marie,
Joseph-Marie Tissier (14/08/1857 - 09/01/1948)
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
commanditaire, attribution par source
Auteur : Bellois Gérasime,
Gérasime Bellois

Travaillait à Châlons au début du 20e siècle.

Entrepreneur de maçonnerie


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
entrepreneur, attribution par source

Le petit séminaire adopte un plan en U, répondant au plan en H du Grand séminaire. Il est construit selon une architecture traditionnelle où alternent meulière, pierre de Chevillon, brique dure des Ardennes et béton. Ces différents matériaux combinés soulignent les différents niveaux : soubassement, rez-de-chaussée, deux étages carrés et un étage de comble.

A l’origine, comme l’atteste la présence d’une porte double surplombée d’un auvent sur le mur nord-ouest, l’entrée s’effectuait par les allées Saint-Jean, aujourd’hui allée Paul-Doumer. Le perron y donnant auparavant accès a été supprimé. Côté cour d’honneur, le rez-de-chaussée est précédé d’un corps en rez-de-chaussée abritant le couloir de circulation, en brique jaune et percé de sept baies en plein cintre.

Au-dessus de la baie centrale, marquant la symétrie du plan en U, une lucarne abrite une horloge. Aux deux extrémités de l’avant-corps, deux portes doubles, en léger retrait, sont accessibles par trois marches et couvertes d’un toit en avancée soutenu d’une part par une colonne et d’autre part par console en brique.

Les différentes élévations ont un caractère simple et rustique suggéré par l’emploi de la meulière, d’un avant-toit et de lucarnes rampantes.

Chaque niveau est caractérisé par un type de baies et un jeu de matériaux. Le rez-de-chaussée, côté allée Paul-Doumer, offre des baies cintrées géminées et un bandeau de briques disposées en dents de scie. Sur les autres élévations, les fenêtres du rez-de-chaussée sont en arc en anse-de-panier. Le premier étage présente des fenêtres rectangulaires simplement couronnées d’un linteau de béton. Le dernier étage est orné d’une corniche en pierre de Chevillon, d’une frise travaillée de briques jaunes arrondies et d’une fine corniche soutenant les aisseliers de l’avant-toit peint en rouge. La toiture en ardoise, à deux versants, se termine par des croupes aux extrémités des ailes.. Sur l’aile sud, s’élèvent deux souches de cheminée à mitre.

L’intérieur du bâtiment est constitué de planchers de béton et a été entièrement réaménagé lors du rachat du bâtiment par la Région Champagne-Ardenne.

Murs meulière
brique
pierre
béton
Toit ardoise
Plans plan régulier en U
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée, 2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
croupe
noue
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété de la région

Références documentaires

Documents figurés
  • [Petit séminaire de Châlons-en-Champagne. Plan du sous-sol]. [1914]. (A Évêché Châlons-en-Champagne).

    Archives de l'Evêché, Châlons-en-Champagne
  • [Petit séminaire de Châlons-en-Champagne. Plan du rez-de-chaussée]. [1914]. (A Évêché Châlons-en-Champagne).

    Archives de l'Evêché, Châlons-en-Champagne
  • [Petit séminaire de Châlons-en-Champagne. Plan du premier étage]. [1914]. (A Évêché Châlons-en-Champagne).

    Archives de l'Evêché, Châlons-en-Champagne
  • [Petit séminaire de Châlons-en-Champagne. Plan du deuxième étage]. [1914]. (A Évêché Châlons-en-Champagne).

    Archives de l'Evêché, Châlons-en-Champagne
  • [Petit séminaire de Châlons-en-Champagne. Plan de la façade sur Cour d'Honneur]. [1914]. (A Évêché Châlons-en-Champagne).

    Archives de l'Evêché, Châlons-en-Champagne
Périodiques
  • GILLET, Pierre abbé. Notice historique sur les séminaires de Châlons-sur-Marne. Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, 1980, 95, p. 195-242.

(c) Région Grand Est - Inventaire général (c) Région Grand Est - Inventaire général - Rousset-Perrier Mathieu - Ducouret Bernard
Bernard Ducouret

chercheur du Service régional de l'inventaire et auteur de certaines publications de l'inventaire


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Jarrassé-Raquillet Théodora
Théodora Jarrassé-Raquillet

chercheur au service de l'Inventaire du Grand Est


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.